SOMMAIRE DES NOUVELLES

Mercredi 28 Juillet 2010
Mardi 27 Juillet 2010
Lundi 26 Juillet 2010
Samedi 24 Juillet 2010
Vendredi 23 Juillet 2010
Jeudi 22 Juillet 2010
Lundi 19 Juillet 2010
Dimanche 18 Juillet 2010
Samedi 17 Juillet 2010
Mardi 13 Juiller 2010
Vendredi 9 Juillet 2010
Mardi 6 Juillet 2010
Lundi 5 Juillet 2010
Jeudi 1er Juillet 2010
Mardi 29 Juin 2010
Mardi 29 Juin 2010
Lundi 28 Juin 2010
Dimanche 27 Juin 2010
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Dimanche 13 Juin 2010
Samedi 12 Juin 2010
Jeudi 10 Juin 2010
Lundi 7 Juin 2010
Vendredi 4 Juin 2010
Mercredi 2 Juin 2010
Dimanche 30 Mai 2010
Vendredi 28 Mai 2010
Mercredi 26 Mai 2010
Dimanche 23 Mai 2010
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Mardi 18 Mai 2010
Dimanche 16 Mai 2010
Samedi 15 Mai 2010
Vendredi 14 Mai 2010
Jeudi 13 MAI 2010
Mardi 11 Mai 2010
Lundi 10 Mai 2010
Dimanche 9 Mai 2010
Samedi 8 Mai 2010
Mercredi 5 Mai 2010
Mardi 4 Mai 2010
Lundi 3 Mai 2010
Dimanche 2 Mai 2010
Vendredi 30 Avril 2010
Jeudi 29 Avril 2010
Mercredi 28 Avril 2010
Mardi 27 Avril 2010
Lundi 26 Avril 2010
Dimanche 25 Avril 2010
Vendredi 23 Avril 2010
Jeudi 22 Avril 2010
Mercredi 21 Avril 2010
Mardi 20 Avril 2010
Mardi 13 Avril 2010
1. Mahdi et Cassim nous ont quitté, hier.
2. Compte rendu: Réunion de concertation Délégation A.R.D/Diaspora djiboutienne d’Ottawa du 9 avril 2010

Lundi 12 Avril 2010
Mercredi 7 Mars 2010
Mercredi 31 Mars 2010
Mercredi 24 Mars 2010
Mardi 23 Mars 2010
Jeudi 18 Mars 2010
Afsoomaali : Shirweyne 20ka Mars 2010ka Ottawa
Français : Conférence du 20 Mars 2010 Ottawa
Qafar af : Kobox 20 Mars 2010 Ottawa

Mercredi 17 Mars 2010
Jeudi 5 Mars 2010
Mardi 2 Mars 2010
Samedi 13 Février 2010
1. Communiqué de l'ARD  (Cassim A. Dini)
Vendredi 12 Février 2010
1. La voix De Djibouti  (Émission du jeudi 11/02/10)
Dimanche 8 Février 2010
Samedi 7 Février 2010
Vendredi 5 Février 2010
1. La voix De Djibouti  (Émission du jeudi 4/02/10)
Vendredi 28 janvier 2010
1. La voix De Djibouti  (Émission du jeudi 28/01/10)
Vendredi 22 janvier 2010
Vendredi 22 janvier 2010
1. La voix De Djibouti  (Émission du jeudi 21/01/10)
Lundi 18 janvier 2010
Vendredi 15 janvier 2010
1. La voix De Djibouti  (Émission du jeudi 14/01/10)
Jeudi 14 janvier 2010
Mercredi 13 janvier 2010
Mardi 12 janvier 2010
Dimanche 10 janvier 2010
Samedi 9 janvier 2010
Vendredi 8 janvier 2010
Mardi 5 janvier 2010
Samedi 2 janvier 2010
1. La problématique de la présidentielles de 2011 (par le blogueur FreeDjibouti)
2. Rien de Nouveau (par le blogueur FreeDjibouti) 
Vendredi 1er janvier 2010
Mardi 29 décembre 2009
Lundi 28 Décembre 2009
Jeudi 23 Décembre 2009
Mercredi 22 Décembre 2009
Vendredi 18 Décembre 2009
Jeudi 17 Décembre 2009
1. "La voix au chapitre" par M. M. Ainaché (ancien directeur de la RTD)
Mardi 15 Décembre 2009  :
Dimanche 13 Décembre 2009  :
Mardi 8 décembre 2009:



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Mercredi 28 Juillet 2010
Courrier des Lecteurs: Réaction

L'article suivant nous parvient en réponse à la diffusion d'une vidéo en langue somalie de HOUSSEIN ABDOURAHMAN ANDOLEH intitulé "Cabdiraxmaan Boore waxa uu ku lacagaystay waa loo dhashaaye laguma dhasho ". Cet article est un droit réponse qui n'engage que son auteur. Voici l'article tel que nous l'avons reçu:

est-ce un enregistrement pour diviser les opposants ou etroitesse d'esprit?MONSIEUR HOUSSEIN
Par : Soubaneh Abdi

je viens d'ecouter l'enregistrement de MR Xuseen Cabdiraxman Jaamac Candoole.en racontant de loi fait pour boreh tel que:Cabdiraxmaan Boore ku lacagaystaywaa loo dhashaaye laguma dhasho.si vous ecouter bien des ses dires vous allez dire qu'il y a une haine ou jalousie,parce que en tant que porte parole d'une partie il faut savoir dire la verite et non pas raconter de facon gazdhagoleh (les ignorants qui racontent ce qu'ils viennent d'entendre par un tiers) a des choses que nous savons exactement. houssein,il ne faut pas prendre les djiboutiens pour des abroutis. ON sait tres bien le budget d'etats avant que MR BOREH emmene les invesstisseurs etrangeres. S'il y a  eu un peu de changement a djibouti ce grace a BOREH dit nous le contraire si t'en a une.
Il faut savoir connaitre ceux qui en profitent et qui construisent des villas au qabode et haramouse.les ministres et les directeurs.
 
ISMAIL OMAR dont tu nous  racontes qu 'il a enrichit a boreh,qu'il regle d'abord l'electricite.

Je n'ai pas d'affection particulière pour Boreh, mais je constate que la Propagande de Iog et Odette a Bien marcher au sein meme de soit disant opposant, la preuve avec ton commentaire autrement tu es paye pour destabiliser et diviser les opposants en racontant la meme scenario que La Cour Criminelle d'IOG(du procès contre Boreh et consorts).Tu disais si bien qu'il n 'a pas paye le taxe alors si cela est vrais pourquoi son avocat a ete refuse de representer a
djibouti.

Tu appartiens a une mouvance beauoup plus profonde que ce qu'il affiche, je juge justes vos paroles.Il ne faut pas jetter l'eponge avant le ring .en parlant de facon iogienne.
 
EN ce qui concerne le cigarette BENSON ,Il y a eu ICB(International Competitive Bidding ) entre lui et un somalien de somaliland residant a londre et a ce periode il y n' avait pas d'amitie entre BOREH ET IOG.pour information,des ton sejour de destabilisation de djiboutiens opposants  a londre  tu peut aller a la maison BENSON pour mieux verifier .
 
Je ne sais pas quoi vous dire sinon :tel pere tel fils. IL vous manque beaucoup de choses pour mieux comprendre la realite sur BOREH voir ici
 
une conseille  des sages pour tous les djiboutiens y compri mon ami houssein. savez-vous qui est celui qui a realise la plus grande  conquete de l'islam ? ce KHALID BIN WALID et avant il etait de l'autre cote contre l'islam ,il etais tres fort, brave,un tueur que meme notre prophete(saw) priait dieu pour qu'il se converti en islam, alham doulah il se converti. ce jour la ,il y avait  la force et les sabres qui contaient. Mais.aujourd'hui ce l'intelligence,la finesse,la course contre la montre,le savoir faire,le developpement economique qui conte.
dans ce cas, si un de nous possede ses atouts pourquoi traiter de facons ingrat, si Boreh est passé de l’autre coté de la barrière en refusant de soutenir aveuglement IOG. BOREH est element dynamique que les djiboutiens et les opposants ont besoin. CHER HOUSSEIN "celui qui ne dit pas merci a un homme il ne dira pas merci a DIEU"                                
"celui qui nie la realisation d'un homme il niera l'existance de dieu"

vive les djiboutiens WE CAN CHANGE togheter.

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Mardi 27 Juillet 2010
Tout ce qu’écrit L.O.I
N’a pas force de LOI

(Courrier des lecteurs)

C’est connu : pour bien manger dans les restaurants, mieux vaut ne pas en visiter la cuisine. Il en va de même d’une certaine cuisine journalistique. La Lettre de l’Océan Indien nous a servi il y a deux semaines un plat indigeste dont les ingrédients méritent que l’on s’y arrête. C’est vraiment prendre le lecteur pour un idiot de prétendre :

1) que, malgré les apparences, la conférence de presse du 24 juin regroupant autour de maître Morice, avocat d’Abdourahman Boreh, MM. Daher Ahmed (DAF), Mohamed Kadamy et Mohamed Daoud, n’a pas mis en scène une nouvelle opposition. A notre connaissance, aucun de ces illustres invités n’a réagi lorsque maître Morice les a présentés comme les « principaux opposants » qui allaient bientôt rendre public un programme commun. Plate-forme commune dont Mohamed Daoud est le seul à ne pas être au courant, les deux autres en parlant ad nauseam, comme si notre Peuple n’attendait ici que ça pour se soulever ou, pourquoi pas, prendre les armes.

2) que DAF serait le lien entre l’UAD et la lutte armée. On a du mal à comprendre comment la légalité peut ouvertement travailler avec l’illégalité, nonobstant le caractère illusoire de la démocratie à Djibouti. De plus, DAF a-t-il consulté ses militants et son état-major politique pour s’exhiber avec les tenants de la lutte armée ? Que font-ils réellement pour soutenir, sur le terrain, cette lutte armée, hormis quelques manœuvres politiciennes de bas étage dont la dernière consiste à s’opposer au troisième mandat en soutenant la candidature d’Aden Robleh, normalement déchu de ses droits civiques au prétexte de l’attentat du Café de Paris dont Ismael Omar Guelleh l’a formellement accusé d’être le commanditaire ?

3) et qu’enfin trois responsables syndicaux travailleraient sans succès au rapprochement entre UAD et FRUD. On comprend que personne de ce trio, dont on taira les noms pour ne pas amplifier une telle intoxication, n’ait jugé nécessaire de démentir : certes ils sont normalement rompus au dialogue (quoique cela ne soit pas vrai à Djibouti où le patron est un Etat-voyou), mais pourquoi diable des syndicaliste joueraient-ils aux Kissinger ? DAF aurait-il donc perdu sa fonction de « trait d’union »? On chercherait à délégaliser certains partis de l’UAD que l’on ne s’y prendrait pas autrement ! Et, pour le moment le seul résultat politiquement observable de cette prétendu direction de la lutte armée semble bien être la délégalisation du MRD et la zizanie au sein de l’opposition. Quant à véritablement combattre le régime, on demande encore à voir.

Dans la cuisine façon L.O.I., le problème n’est pas le cuistot, mais les ingrédients périmés qu’il lui arrive d’utiliser parce que son fournisseur lui permet d’atteindre certains marchés ou horizons exotiques difficilement accessibles.

Façon défense du consommateur, il faut en dénoncer l’usage à chaque fois par devoir vérité. Alors à la prochaine.

Un combattant proche de la retraite.

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Mardi 27 Juillet 2010
Réaction à l'article en langue somalie de
HOUSSEIN A. D. ANDOLEH

(Courrier des lecteurs)

je viens d'ecouter l'enregistrement de MR Xuseen Cabdiraxman Jaamac Candoole.en racontant de loi fait pour boreh tel que:Cabdiraxmaan Boore ku lacagaystaywaa loo dhashaaye laguma dhasho.si vous ecouter bien des ses dires vous allez dire qu'il y a une haine ou jalousie,parce que en tant que porte parole d'une partie il faut savoir dire la verite et non pas raconter de facon gazdhagoleh (les ignorants qui racontent ce qu'ils viennent d'entendre par un tiers) a des choses que nous savons  exactement. houssein,il ne faut pas prendre les djiboutiens pour des abroutis. ON sait tres bien le budget d'etats avant que MR BOREH emmene les invesstisseurs etrangeres. S'il y a  eu un peu de changement a djibouti ce grace a BOREH dit nous le contraire si t'en a une.

Il faut savoir connaitre ceux qui en profitent et qui construisent des villas au qabode et haramouse.les ministres et les directeurs.
 
ISMAIL OMAR dont tu nous  racontes qu 'il a enrichit a boreh,qu'il regle d'abord l'electricite.

Je n'ai pas d'affection particulière pour Boreh, mais je constate que la Propagande de Iog et Odette a Bien marcher au sein meme de soit disant opposant, la preuve avec ton commentaire autrement tu es paye pour destabiliser et diviser les opposants en racontant la meme scenario que La Cour Criminelle d'IOG(du procès contre Boreh et consorts).Tu disais si bien qu'il n 'a pas paye le taxe alors si cela est vrais pourquoi son avocat a ete refuse de representer a
djibouti.

Tu appartiens a une mouvance beauoup plus profonde que ce qu'il affiche, je juge justes vos paroles.Il ne faut pas jetter l'eponge avant le ring .en parlant de facon iogienne.
 
EN ce qui concerne le cigarette BENSON ,Il y a eu ICB(International Competitive Bidding ) entre lui et un somalien de somaliland residant a londre et a ce periode il y n' avait pas d'amitie entre BOREH ET IOG.pour information,des ton sejour de destabilisation de djiboutiens opposants  a londre  tu peut aller a la maison BENSON pour mieux verifier .
 
Je ne sais pas quoi vous dire sinon :tel pere tel fils. IL vous manque beaucoup de choses pour mieux comprendre la realite sur BOREH voir ici
 
une conseille  des sages pour tous les djiboutiens y compri mon ami houssein. savez-vous qui est celui qui a realise la plus grande  conquete de l'islam ? ce KHALID BIN WALID et avant il etait de l'autre cote contre l'islam ,il etais tres fort, brave,un tueur que meme notre prophete(saw) priait dieu pour qu'il se converti en islam, alham doulah il se converti. ce jour la ,il y avait  la force et les sabres qui contaient. Mais.aujourd'hui ce l'intelligence,la finesse,la course contre la montre,le savoir faire,le developpement economique qui conte. dans ce cas, si un de nous possede ses atouts pourquoi traiter de facons ingrat, si Boreh est passé de l’autre coté de la barrière en refusant de soutenir aveuglement IOG. BOREH est element dynamique que les djiboutiens et les opposants ont besoin. CHER HOUSSEIN "celui qui ne dit pas merci a un homme il ne dira pas merci a DIEU"  "celui qui nie la realisation d'un homme il niera l'existance de dieu"

vive les djiboutiens WE CAN CHANGE togheter
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Lundi 26 Juillet 2010
Une forte délégation se rend à Hargaysa


Une délégation djiboutienne forte de 16 membres se rend Hargaysa, en Somaliland. Cette délégation conduite par le ministre ALI ABDI FARAH va prendre part à la cérémonie de passation de pouvoir entre le président élu, AHMED SILANYO et le président sortant DAHIR RIYAALE.

Cette délégation est composée de membres du gouvernment dont ALI ABDI et MOHAMED AWALEH, du vice-président du parlement et de hauts responsabes responsables civils et militaires.

À noter l'absence de GUELLEH plus occupés par ses relations d'affaires (Sharif, l'Amisom et les gros sous) que par les relations fraternelles et de bon voisinage. Selon les infos qui nous sont parvenues, pas de Guelleh, pas de Arnaoud, pas de Dileyta... Mystère et boule de gomme.

De toute apparence, Guelleh préfère les relations ambigues avec les somalilandais. Pendant que certains festoient à Hargueysa, IOG continue ses affaires somaliennes et... sa campagne de colonisation des régions côtières en Somaliland.

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Lundi 26 Juillet 2010
Il faut libérer Halima Bil’a et ses quatre enfants arbitrairement emprisonnés à Djibouti


Halima Bil’a est emprisonnée avec ses quatre enfants à la prison de Nagad, à Djibouti, depuis le 5 juin 2010. Faute de pouvoir interpeller son mari qui a rejoint les rangs du Frud (Front pour la restauration de l’unité et de la démocratie), les autorités ont arrêté son épouse, Halima Bil’a et ses enfants le 17 avril à Medeho (Mablas) et les retiennent prisonniers.

En temps de guerre, ce type de pression sur des populations civiles relève du crime de guerre. Et si Djibouti n’est pas en guerre, les autorités ne peuvent retenir sous les verrous des personnes proches (encore moins des mineurs) d’un suspect sans qu’elles se soient vu signifier les accusations portées contre elles.

Halima et ses enfants n’ont commis aucun crime. Djibouti doit leur rendre la liberté. Femmes solidaires, l’ORDHD (Observatoire pour le respect des droits humains à Djibouti), l’AFASPA (Association française d’amitié et de solidarité avec les peuples d’Afrique), Les nouvelles d’Addis, appellent tous les citoyens et citoyennes, défenseurs des droits humains à signer et faire signer la pétition pour la libération immédiate d’Halima et de ses enfants.

Femmes solidaires
ORDHD, Observatoire pour le respect des droits humains à Djibouti
AFASPA, Association française d’amitié et de solidarité avec les peuples d’Afrique

Renseignements : Tél. : 06.78.06.23.68 ou 06.45.21.22.34
Contacter par courriels les organisations suivantes pour signer la pétition: femmes.solidaires@wanadoo.fr, ordhd@hotmail.com, afaspa@wanadoo.fr,

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Samedi 24 Juillet 2010
Note d’Information de l'ARD

L’Alliance Républicaine pour le Développement (A.R.D.) prend acte du lancement du projet « Djibouti Elections et Processus Politique » basé sur les objectifs compris dans l’accord bilatéral d’assistance, signé le 26 septembre 2009 entre les Etats-Unis et la République de Djibouti pour promouvoir la démocratie et la bonne gouvernance.

  • Connaissant, pour en être la principale victime, la propension du gouvernement Djiboutien à violer tous ses engagements écrits, l’A.R.D. maintient le mot d’ordre de Mobilisation Générale récemment décrétée par l’Union pour l’Alternance Démocratique (U.A.D.) dont l’un des mots d’ordre et objectifs est précisément le respect dans la pratique de l’état de droit.
  • Convaincue cependant que le gouvernement des Etats-Unis ne saurait cautionner une parure démocratique et passivement assister au dépérissement de l’état à Djibouti, l’A.R.D. est disposée dans ce cadre à étroitement coopérer avec le gouvernement Américain, l’USAID et son partenaire d’exécution Democracy International pour la promotion de la démocratie  et la bonne gouvernance à Djibouti.

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Samedi 24 Juillet 2010
NOTE D’INFORMATION DE LA LDDH
Cas précis de méthode de torture à Djibouti


Cette Note d’Information est un cas précis de Torture sur les méthodes de tortures que les Forces Armées exercent en toute Impunité. La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) ne cesse de dénoncer de telles pratiques, ce cas récent d’un jeune qui a eu le courage de s’adresser à nous ne peut que nous encourager à attirer l’attention de l’Etat-major de la République de Djibouti, ainsi celle des dirigeants politiques pour leur rappeler l’urgence de mettre fin à de telles pratiques intolérables et inadmissibles.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande à l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT) ainsi que toutes les Organisations des Droits de l’Homme d’envoyer une Mission d’Enquête afin de permettre l’ouverture de plaintes non seulement à Djibouti mais aussi parallèlement auprès des Juridictions aux Compétences Universelles.

Ci-après : Le témoignage d’un torturé qui nous a contacté le 19 juillet 2010 ;

Les préoccupations et les recommandions de la FIDH au Sommet des Chefs d’Etats Africains de Kampala.

NOEL ABDI Jean-Paul


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Vendredi 23 Juillet 2010
La Voix de Djibouti du 22 Juillet 2010 -Ed. No 29
http://www.lavoixdedjibouti.com


1. Manifestation de mères pauvres à la Place Mahamoud Harbi

Les mères pauvres qui essaient de faire subsister leurs enfants grâce à de menues activités informelles ont manifesté mercredi 14 juillet 2010 à la Place Mahamoud Harbi de Djibouti-ville. Motif : elles entendaient dénoncer les abus de la police et de l’administration de la capitale qui les rackettent. Pour toute réponse, elles ont été ramassées et jetées à Nagad. Elles ont été relâchées après quelques jours de détention.

 
2. Arrestation d’un cadre de l’UDJ et persécutions d’un policier filialement proche de Boreh

Un cadre du parti d’opposition UDJ, Houssein Robleh Darar, a été arrêté jeudi 15 juillet 2010 au matin et détenu trois jours durant par la police. Motif : il avait salué le caractère démocratique de l’élection présidentielle qui s’était déroulée le 26 juin 2010 au Somaliland voisin et félicité son vainqueur, le président du parti d’opposition Koulmiye, Ahmed Mohamed Mahamoud dit Silanyo.

Par ailleurs, un officier de police du nom d’Ali Chireh, filialement proche de l’homme d’affaires et opposant Abdourahman Boreh, est persécuté. Il a notamment été expulsé de son logement de fonction. Motif : sa proximité familiale avec Boreh.

La Voix de Djibouti et les forces démocratiques djiboutiennes condamnent fermement ces persécutions du président Guelleh et exigent qu’elles cessent immédiatement.

 
3. Des démobilisés attendent encore une partie de leur indemnité

Des milliers de soldats démobilisés par l’armée en cette décennie 2000, attendent encore le paiement complet de leur indemnité de départ. Ils réclament ce dû au haut commandement militaire qu’ils soupçonnent d’avoir détourné l’argent manquant. Devant la détermination des démobilisés, le général Zakaria Cheik Ibrahim, numéro deux de l’état-major de l’armée et homme de confiance de Guelleh, est saisi de peur et prie le gouvernement, en particulier le ministère des Finances, de mettre la main à la poche.

 
4. La caisse de solidarité de la police ne fonctionne plus

Au sein de la police, il existe depuis des années une caisse de solidarité à laquelle tous les policiers cotisent. Elle a pour mission de venir en aide aux familles des policiers qui décèdent. Or, ces derniers temps, aucune famille de policier rappelé à Allah ne bénéficie de cette caisse. Pourtant, l’état-major de la police continue à retenir à la source la cotisation des policiers à cette caisse. En d’autres termes, les policiers continuent de contribuer à une caisse qui ne fonctionne plus. Mais où va donc l’argent des policiers ? C’est à l’état-major de la police et au ministre de tutelle, Yacin Elmi Bouh, de répondre à cette question.

Par ailleurs, les achats de médicaments ne sont plus remboursés aux policiers, ce qui les met en difficultés compte tenu de leurs modestes salaires.


5. Le régime dépouille l’Etat de son patrimoine immobilier

Depuis sa prise du pouvoir en 1999, le couple présidentiel dépèce le patrimoine public à son profit. Les biens immobiliers de l’Etat ne sont pas épargnés que le couple présidentiel s’auto-attribue ou offre à vil prix à ses amis. Ainsi, l’immeuble de la Marine nationale situé au Boulevard de la République, en face du ministère de l’Education nationale, vient d’être cédé à prix d’ami par le président Guelleh à une nouvelle banque de la place. 


6. Les hauts fonctionnaires et entrepreneurs ne croient plus à l’avenir de Guelleh

Les hauts fonctionnaires de l’Etat et autres entrepreneurs sont de moins de moins nombreux à faire confiance au président Guelleh et à sa gouvernance. Aussi préparent-ils leur exil en achetant des logements à l’étranger. L’on ne compte plus les secrétaires généraux, directeurs, chefs de service et autres entrepreneurs qui acquièrent des logements en Europe et en Amérique du Nord, ce qui leur confère souvent la possibilité d’un titre de séjour. Le Canada est la destination la plus prisée.

Cela en dit long sur le sentiment de fin de règne qu’éprouvent ces femmes et hommes souvent bien vus par le régime qui ne nomme aux postes de responsabilité ou ne fait bénéficier des marchés publics que des gens qu’il juge proches de lui.


7. Guelleh tente à nouveau d’utiliser les artistes djiboutiens

Dans le cadre de son projet de troisième mandat et de présidence à vie, le président Guelleh entend à nouveau exploiter la misère matérielle des artistes djiboutiens pour les faire chanter à sa gloire. Aussi vient-il d’envoyer une enveloppe conséquente d’argent aux artistes par l‘intermédiaire de son ministre des Finances, Ali Farah Assoweh, et de celui de la Culture, Ali Abdi Farah.

 
8. Le périmètre agricole de Djibouti en Ethiopie toujours improductif

Selon des témoignages concordants recueillis par La Voix de Djibouti, le périmètre agricole offert en don par l’Ethiopie à la République de Djibouti sur son territoire national, ne produit toujours pas les denrées alimentaires pour lesquelles il nous a été octroyé. Ce, malgré les fonds importants qui y ont été investis par l’Etat de Djibouti. L’ambassade de Djibouti en Ethiopie, qui est censée superviser ce projet pour le compte de la République de Djibouti, s’en est inquiétée mais mal en a pris à l’ambassadeur Ismaël Goulal qui a été rappelé à Djibouti par le président Guelleh. Il risque son poste.

Rappelons que le Soudan a lui aussi fait don à Djibouti d’un périmètre agricole sur son sol et que cette exploitation produit, non pas des denrées alimentaires destinées à la consommation djiboutienne comme prévu, mais des fleurs commerciales que le président Guelleh exporte vers l’Europe et dont il empoche l’argent.


9. Le commerçant Ibrahim Ahmed Abdallah à son tour dans la tourmente

Après Boreh, après Al-Gamil qui va d’incendie en redressement fiscal en ce moment, le commerçant Ibrahim Ahmed Abdallah, autre homme d’affaires proche du couple présidentiel, se retrouve dans la tourmente. Le couple présidentiel le rackette toujours plus et il ne sait plus quoi faire. Refuser ? Ce serait signer instantanément son arrêt de mort. Tout accepter ? Ce serait aussi la mort par faillite économique à moyen terme. Alors que faire ? Pour l’heure, il déprime en silence, ou plutôt en famille, aux prises avec son frère et associé qui lui reproche sa coûteuse proximité avec le couple présidentiel.

 
10 L’ambassadeur Robleh Olhayé élit domicile au Sheraton Hôtel  de Djibouti

L’inamovible ambassadeur de Djibouti aux Etats-Unis et dans d’autres pays d’Amérique, Robleh Olhayé, avec résidence à Washington, se trouve depuis quelques mois à Djibouti où il a élu domicile au luxueux hôtel Sheraton de la capitale. L’homme, qui est en poste depuis le milieu des années 1980, est un proche du président Guelleh et n’a pas que des activités diplomatiques. Il gère de nombreux intérêts économiques de Guelleh à l’étranger et dirige ainsi un réseau d’affaires opaques. Deux à trois mois de séjour à Djibouti de la part d’un ambassadeur de ce poids pour Guelleh, voilà qui sonne comme un problème. De sorte que cette présence prolongée de l’ambassadeur Olhayé à Djibouti-ville soulève des questions. D’aucuns murmurent que, en raison de ses activités parallèles, il est de moins en moins le bienvenu aux Etats-Unis d’Amérique.

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Jeudi 21 Juillet 2010
K’naan : La Somalie, le Canada, puis le monde entier
 
À le voir sur scène balancer sa silhouette élancée au rythme de son hymne désormais célèbre « Wavin’ Flag », on a du mal à imaginer toute la force intérieure qui a permis à K’naan d’accéder à cette scène. En effet, dire que sa route vers le succès international a été semée d’embûches serait un euphémisme, voire une insulte.

K’naan est né en 1978 à Mogadiscio, en Somalie, d’un père intellectuel et d’une mère musicienne. Il vit une enfance heureuse dans une belle maison de banlieue surplombant l’océan Indien, jusqu’à ce son quotidien vire au cauchemar alors que son pays sombre dans la guerre civile. « Je me rappelle les chars d’assaut alignés le long de la rue… Un jour, alors que des amis et moi flânions, quelqu’un a jeté une pierre sur un véhicule porteur d’arme qui passait par là. Les personnes à l’intérieur ont aussitôt ouvert le feu et trois de mes amis ont été tués », a-t-il confié au Daily Telegraph de Londres.

Face à l’anarchie montante, son père part pour les États-Unis, mais il aura fallu des mois de supplications auprès de l’ambassade américaine pour que sa mère obtienne l’autorisation de partir le rejoindre avec sa famille. En 1991, ils quittent donc le pays en prenant ce qui, selon K’naan, aura été le dernier vol commercial de la Somali Airlines.

Après un bref séjour à New York, la famille emménage à Toronto, dans le quartier de Rexdale, où est établie l’une des plus importantes communautés somaliennes du Canada. Comme beaucoup d’autres nouveaux arrivants, K’naan a du mal à s’adapter. « Malgré le chaos et l’incertitude causés par notre installation en Amérique du Nord, nous étions pleins de gratitude envers la vie, explique-t-il au Chicago Tribune. Ce sentiment nous a aidés à surmonter la barrière linguistique et celle du climat. »

Tout n’est pas rose pour autant : à l’adolescence, K’naan souffre d’accès d’anxiété, de dépression, d’insomnie et de bien d’autres maux. C’est à ce moment qu’il se tourne vers la poésie et la musique, et y trouve du réconfort. Dans un blogue du Huffington Post, il indiquera qu’il comprend aujourd’hui à quel point la musique était pour lui « un besoin, un antidote à un poison qui le rongeait. »

Mais l’antidote ne fait pas effet immédiatement. Il quitte l’école en dixième année et admet s’être attiré des ennuis, dans un quartier où la délinquance n’était pas rare. Voyant ses amis tomber dans la violence des gangs de rue, K’naan prend la décision de s’exiler pendant plusieurs années aux États-Unis et en Europe, où il perfectionne sur son art.

En 2002, de retour au Canada, il est « découvert » par un membre de l’équipe de production de Nelly Furtado, et on connaît la suite : deux albums en tête de liste des meilleurs vendeurs, trois prix Juno et une chanson – « Wavin’ Flag » – sur les lèvres de centaines de millions de personnes dans le monde grâce à Coca-Cola, commanditaire principal de la Coupe du monde de soccer en Afrique du Sud, qui en a fait l’hymne officiel de l’événement.

Bien que ses paroles dénoncent clairement les souffrances dans son pays natal, K’naan est également très attaché à son pays d’adoption. D’ailleurs, après son doublé au prix Juno en 2010, il a déclaré au National Post « J’ai éprouvé une joie particulière d’être consacré au Canada. J’aurais pu gagner aux Grammys et ça aurait été bien, mais ça n’aurait pas eu la même saveur. »

Il porte toujours la Somalie dans son cœur. Comme il l’a écrit sur un blogue : « J’espère que, d’une certaine façon, ma musique permet aux gens d’ouvrir les yeux sur un continent d’une magnifique beauté, mais qui souffre énormément. J’essaie aussi de me faire le porte-parole de mon pays. »

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Lundi 19 Juillet 2010
L'ARD VA PORTER PLAINTE CONTRE LE GOUVERNEMENT DE DJIBOUTI


COMMUNIQUE DE PRESSE

C’est avec anxiété que nos compatriotes avaient pris acte de notre dénonciation le 24 septembre dernier de l’Accord de paix du 12 mai 2001 et du silence irresponsable par lequel le régime a officiellement traité cette grave décision. Or, lui-même coupable de multiples crimes et délits, le régime djiboutien aurait récemment saisi la Cour Internationale de Justice de La Haye dans le cadre d’une affaire Borrel.

Pour sa part, l’ARD, fidèle à sa posture légaliste et outrée par l’arrogance d’un pouvoir djiboutien accordant plus d’importance à l’«irrespect» d’une France dont la Justice, un peu plus indépendante qu’ici, refuse de lui transmettre certains dossiers, qu’aux traumatismes d’un conflit civil dont il refuse encore de traiter les causes et les conséquences, informe l’opinion publique nationale et internationale que, depuis sa dénonciation de l’accord de paix, elle prépare le dossier d’une plainte en justice contre le régime djiboutien.

Plainte motivée par :


  1. La violation de l’accord de paix
  2. L’impunité assurée aux officiers, sous-officiers et hommes de troupe coupables de crimes contre des civils, crimes dont certains ont été commis depuis 1999, que ce soit dans le cadre du conflit, lors de manifestations pacifiques ou comme à Arhiba le 18 décembre 1991 et le 30 novembre dernier.
  3. Le refus d’indemniser les milliers de civils dont les biens ont été pillés ou détruits par les troupes gouvernementales durant le conflit.
Forte du soutien populaire et convaincue de la justesse de sa cause, l’ARD est confiante dans l’issue de sa démarche : nul ne peut être durablement privé de tout recours légal.

Le Président Ahmed Youssouf Houmed

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Lundi 19 Juillet 2010
NOTE D’INFORMATION DE LA LDDH DU 18 JUILLET 2010

Dans la lutte générale anti Carpettes, les forces de police doivent s’engager eux aussi dans le combat contre les bradages dans le juste combat pour mettre au banc des accusés l’individu Ismaël Omar Guelleh, manipulateur de la Constitution.

Depuis plus de deux ans, la grogne monte au sein de la Police nationale, la grogne monte, monte et monte de plus en plus ces derniers temps. Les vieux, les routiers, les cadets et les jeunes commencent à parler, commencent à s’exprimer librement sans avoir peur et disent ouvertement leur refus d’être des carpettes, leur refus de se voir sans avenir, sans aucune assurance maladie ou autres assurances spécifiques à leur fonction, sans possibilité d’avoir un logement décent et peut être au moment de leur retraite, un nombre croissant d’entre eux se retrouveront dans la rue.

Depuis 1996, un collectif de policiers s’était mis en place grâce au Général Yassin Yabeh assassiné par non assistance à personne en danger.

Ce collectif était essentiellement chargé d’entreprendre des démarches pour permettre aux policiers hébergés dans le domaine du « carré de la police » juste derrière l’Etat-major de la Police nationale (entre Arhiba en partie démolie et Enguella bientôt à démolir tout comme le grand marché de Djibouti probablement donné à Loota considéré par certain comme une association de malfaiteurs) de bénéficier progressivement et de mettre en leur nom  les logements qu’ils occupent durant des dizaines d’années au moins.

A l’heure actuelle, le même scénario est entrain de se jouer au détriment des policiers dont certains ont souvent fait preuve de zèle, de zèles inadmissibles, juste pour faire plaisir à certaines autorités politico-administratives, des zèles dangereux et criminels comme les récentes exécutions extrajudiciaires faites par un officier de la Police qui bénéficie encore de la fameuse impunité et demain : décoration et promotion.

Il est bon de rappeler que fin 2009 le même scénario d’expulsion des Cheminots dont leur syndicat maison était totalement dévoué à ceux-là même qui n’ont pas hésité à les mettre (les Travailleurs Cheminots) à la porte, à les jeter sans avertissement dans la rue en mettant en application la voracité à brader de l’usurpateur encore au pouvoir.

C’est dans ce souci que certains policiers vivant dans le terrain du « carré de police » et face à l’urgence car déjà les bulldozers menacent les 191 logements de forces de police construits avant l’indépendance et terminés après l’indépendance, ils ont immédiatement alerté le ministère de l’Habitat.

Cette alerte légitime n’a pas apparemment été soutenue par l’Etat-major de la police et même certains policiers auraient été arrêtés et incarcérés à Nagad puis relâchés.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains demande au chef d’Etat-major des forces nationales de Police d’intervenir pour que ses soldats retrouvent la dignité et ne pas subir le même sort que les cheminots ou les Forces de la Gendarmerie et de l’AND.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande au Premier Ministre Dileita Mohamed Dileita, aux Ministres de l’Habitat, des Finances et de l’Intérieur de  prendre les dispositions urgentes afin de mettre fin à la politique illégale des bradages criminels inacceptables, même si ces mesures vont à l’encontre de la politique de piraterie du perpétuel candidat.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est sidérée des précipitations depuis deux ans des pirateries des propriétés domaniales orchestrées sous la signature abusive est illégale du Chef de l’Etat, illégale car de telles mesures sont du ressort de l’Assemblée Nationale.

Tout comme pour le Sheraton, vendu à Boreh pour le « prix d’un morceau de pain »  car ami d’enfance à cette période du Chef de Cabinet de la Présidence de la République, patron de la police politique et actuellement candidat à vie pour un troisième mandat après la violation flagrante du principe républicain par une révision adoptée par le groupe de l’UMP (association politique et financière dont il est le Président), les ventes  domaniaux ainsi que des propriétés publiques sont du ressort de l’Assemblée nationale.

Face à cette politique criminelle consistant à brader les biens immobiliers de l’Etat par le Premier argentier et Chef du Gouvernement, politique criminelle qui continue en toute impunité en bafouant allègrement et constamment la Constitution alors qu’il en est le Garant conformément aux Titre III de la Constitution du 4 septembre 1992, sans oublier qu’il avait juré sur le Saint Coran, le classant malheureusement, d’Impie au rang de Renégat.

Il est temps aux forces de police de se mobiliser en créant un ou des Syndicat(s) de Police car ils sont d’abord des fonctionnaires tout comme les juges qui eux aussi ont droit à un ou des syndicats de magistrats, pour mieux  accompagner les forces vives djiboutiennes et les défenseurs des Droits de l’Homme dans leur juste combat contre les pirateries des deniers publics, des biens sociaux, du patrimoine national et du patrimoine domanial par une clique au pouvoir passible de :

  • 1er : Crimes fiscaux ;
  • 2ème : Crimes financiers et blanchiment de l’argent sale ;
  • 3ème : Crimes Organisés ;
  • 4ème : Crimes de Guerre ;
  • 5ème : Torture et Exécutions Extrajudiciaires.

NOEL ABDI Jean-Paul
 
PS:

En tant que vieux routier politique, connaisseur des mascarades électorales, connaisseur des usurpations électorales, connaisseur des Coups d’Etat électoraux, je suis très inquiet pour l’avenir de mon pays, pour l’avenir de mon  peuple, pour l’avenir de notre république de Djibouti.

Un avenir sombre pour la liberté d’expression et pour la fin du musèlement de la presse indépendante, pour l’avenir de la justice djiboutienne, un avenir sombre pour des officiers de la police judiciaire qui essaient de sortir de la carapace des mafieux au pouvoir, un avenir sombre, un avenir sombre pour la liberté syndicale et les droits à manifester, les droits à s’exprimer par des grèves syndicales et autres, les droits de la légitime défense lorsque devant vous : on viole, on tue et on vole. Dans notre Djibouti, on ne peut que se poser des questions, on se demande pourquoi cette politique de brader sauvagement les logements des serviteurs de l’Etat, parfois très zélés, souvent prêts à se salir les mains pour une décoration ou une promotion, pourquoi de telles décisions signées au nom du chef de l’Etat, pourquoi ?

Est-ce pour mettre en application le principe secret de certains dictateurs comme en Amérique latine, au Soudan, en Ouganda etc…où : « la classique politique de la Police Militaire (MP like Member of Parliament or Military Police) consiste à saper le moral des troupes pour enfin mettre à l’écart voir éliminer physiquement un chef de Corps. J’espère que ce n’est pas le cas de la mort mystérieuse du Colonel Bogoreh Chef d’Etat–major de la gendarmerie nationale ?

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Dimanche 18 Juillet 2010
"Cabdiraxmaan Boore waxa uu ku lacagaystay waa loo dhashaaye laguma dhasho ".
Xuseen Cabdiraxman Jaamac Candoole

Afhayeenka Isbahaysiga Isbadilka iyo harawmarka Jabuuti mudane Xuseen C.J Candoole oo waraysi siiyay shabakada kulanka ayaa ka hadlay xaalada guud ee Jabuuti.

Xuseen waxa uu ku tilmaamay xaalada Jabuuti mid kama dambeyn ah oo u baahan in shacabku midoobo si dalka burburka looga badbaadiyo.

Waxa kale uu sheegay in isku soo dhawaashaha ganacsade Cabdiraxmaan Boore iyo qayb kamid ah mucaaradka Jabuuti wax ka soo baxayn waxa kale uu sheega in Cabdiraxmaan Boore ku lacagaystay waa loo dhashaaye laguma dhasho.

Xussen waxa uu ugu in mucaaradku iska ilaaliyo so saarida qoraalo kala duwan midna ahaadaan.

Ugu dambayn xuseen waxa uu seegay in safar ku tagao Yurub bilaha soo socda.

Waxa kele oo uu noo sheegay Xuseen in todobaadafa soo socda u soo saridoono warar kele oo badan oo xiso le.

Halkan ka Dhegayso


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Samedi 17 Juillet 2010
La Voix de Djibouti du 15 Juillet 2010 - Ed. No 28
http://www.lavoixdedjibouti.com

 
Ratissages et blocus alimentaire dans le district d’Obock

Des éléments militaires commandés par le colonel Abdo Abdi Dembil terrorisent à nouveau la population dans le district d'Obock. Depuis lundi 12 juillet, les soldats imposent un blocus alimentaire : ils confisquent les vivres disponibles aux points de vente et bloquent les denrées à destination des zones rurales. Cette population qui subit déjà les conséquences de la sécheresse, se voit ainsi privée des quelques aliments envoyés par la solidarité familiale. 

Par ailleurs, les militaires entreprennent des ratissages dans la région entre Indahi et Mabla, toujours pour terroriser la population civile. Selon la population, le district d'Obock est depuis quelques jours sous contrôle militaire total, après réduction au silence du pouvoir civil local. Les ministres et députés de la région, y compris le premier ministre Dilleyta, restent sourds à la demande de la population sous prétexte que l’opération est coordonnée directement par le Président de la République.

L’ORDHD, la LDDH, La Voix de Djibouti et l’ensemble des Forces démocratiques djiboutiennes condamnent ces agissements dangereux et appellent la communauté internationale, en particulier la France, les Etats-Unis d’Amérique et l’Union européenne, à faire pression sur le président Guelleh pour que cessent les souffrances des Obockois et du peuple djiboutien en général.

Enfin, La Voix de Djibouti appelle à la raison le colonel Abdo Abdi Dembil, qui est un soldat de valeur déjà pressé et jeté par le président Guelleh voilà peu. Fais ton examen de conscience, Abdo, et ose dire Non à la folie de fin de règne du chef de l’Etat, comme le font bien d’autres soldats et policiers à leur manière.


Le nouveau projet de cimenterie d’Ali-Sabieh déjà en difficultés

A peine sa première pierre est posée que le nouveau projet d’usine de cimenterie à Ali-Sabieh, au sud du pays, fait déjà l’objet d’une tension entre le président Guelleh et ses promoteurs égyptiens du groupe Al-Shoura, qui du reste vient d’ouvrir une banque à Djibouti. En effet, vigilants à l’égard du régime djiboutien dont ils semblent avertis du déficit de sérieux et d’honnêteté, les promoteurs égyptiens exigent, avant tout démarrage du chantier, que la participation djiboutienne de 40% au capital de la cimenterie, dont le coût est évalué à quelque 300 millions de dollars, soit versée. Cela suscite tout simplement le courroux du chef de l’Etat qui ne reconnaît à autrui que le droit d’exécuter ses propres volontés. Il va, apprend-on, jusqu’à menacer le chef du projet d’expulsion du pays s’il persiste dans cette exigence. Du coup, le projet devient incertain.

Encore une fois, après le tam tam officiel, se dessine la triste tournure de l’annonce sans lendemain. Après les Indiens dont le projet de cimenterie est à l’arrêt à Ali-Sabieh, après les investisseurs américains et français qui affichent leur méfiance économique, après bien d’investisseurs somaliens qui ont été abusés, après les opérateurs éthiopiens qui n’en finissent pas de subir l’insatiable appétit du couple présidentiel, après les Erythréens qui ont vu de près Guelleh dans ses œuvres, après les Emiratis qui ne savent plus sur quel pied danser avec ce personnage, après tant d’autres, les Egyptiens sont en train de déguster les méthodes de Guelleh.  A suivre.


Trafic de passeport à Djibouti

Selon des témoignages concordants recueillis par La Voix de Djibouti,  le passeport national djboutien ferait l’objet d’un trafic illicite organisé au sommet du ministère de l’Intérieur. Le ministre Yacin Elmi Bouh et le chef de la police, le colonel Abdillahi Abdi Farah, qui délivre le passeport national à Djibouti, se seraient entendus pour la mise en place d’une filière de vente de ce document à des ressortissants étrangers au prix plafond de 10 000 dollars la pièce. Et cela marcherait bien, remplissant les poches des deux chefs.

D’ailleurs, le ministre de l’Intérieur est toujours en conflit avec son homologue des Finances, Ali Farah Assoweh, qui ne l’alimente plus en timbres et autres documents officiels, de sorte que de nombreux propriétaires de véhicules attendent toujours la délivrance de leur carte grise.

 
Le ministre de la santé interdit de voyage

Le vent tourne-t-il contre le ministre de la Santé publique, Abdallah Abdillahi Miguil ? En tout cas, il a été empêché de voyager jeudi 8 juillet 2010 sur ordre du chef de l’Etat. Ne disposant plus de son passeport diplomatique, qui lui a été récemment retiré suite au scandale financier du projet SIDA, le ministre a tenté d’utiliser son passeport ordinaire mais la Garde républicaine a fait échec à cette tentative. Résultat : il est comme assigné à résidence, la peur au ventre, car il sait Guelleh capable du pire.

 

Le projet d’assainissement mis en cause dans l’épidémie de choléra

Les langues se délient à Djibouti-ville sur les causes immédiates de l’épidémie de choléra. L’on pointe ainsi du doigt un projet d'assainissement en cours à Djibouti-ville qui aurait endommagé certaines canalisations d’eau potable et mis ainsi en contact eaux usées et eau potable. Une pollution de l’eau du robinet serait donc à l’origine de l’épidémie de choléra, la énième du genre ces dernières années.

 

L’hôpital de Balbala paralysé par une grève

Il semble que la crise entre hiérarchie et agents de santé au ministère de la Santé publique s’aggrave jour après jour. Entre un ministre empêtré dans un scandale financier et des chefs qui se croient tout permis, le personnel est bafoué dans ses droits les plus élémentaires et il multiplie les grèves. Ainsi à l’hôpital de Balbala où une grève du personnel vient d’être lancée contre le directeur de l’établissement, docteur Madian, médecin militaire détaché auprès de la Santé publique. Les agents dénoncent des méthodes dignes d’un autocrate de la part de ce médecin. A suivre.

 

Manifestation contre les dictatures africaines

Une grande manifestation d’Africains et de démocrates européens s’est déroulée mardi 13 juillet à Paris. De nombreux démocrates djiboutiens y ont participé. Ainsi des organisations telles que l’ADD et le Comité des femmes contre le viol s’y sont illustrées.

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Mardi 13 Juiller 2010
Il faut sauver Mohamed Ahmed dit Jabha: il est en danger de mort.

Nous avons appris que Mohamed Ahmed dit Jabha, militant de longue date du Frud a été arrêté le 1er mai 2010, près du Moussa Ali (nord-ouest du district de Tadjourah) par des éléments de l’Armée. Selon les témoignages concordant, il aurait essayé de défendre une femme enceinte victime de tentative de viol de la part des soldats.

Depuis son arrestation, l'homme est dans un état grave, à la sinistre prison de Gabode (Djibouti-ville), Il a été battu et torturé sans retenue par les tortionnaires du régime (côtes cassées, tympans éclatés, contusions partout...). Il est incarcéré sans soins à la sinistre prison de Gabode depuis le 30 juin sans aucun soin.

L'état de cet homme et de tous ceux et celles qui sont déténus pour délit d'opinion interpelle notre conscience. Djiboutii.net joint sa voix à ceux et celles qui manifestent contre l'arbitraire à Djibouti et exige la libération de tous les prisonniers politiques.

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Mardi 13 Juiller 2010
Note d’information de l’A.R.D
Halte aux exactions contre les civils !


Au prétexte d’un soutien à une rébellion armée dont le gouvernement, au gré de ses intérêts du moment, tait l’existence ou ébruite les activités, l’armée Djiboutienne a procédé ce matin à l’arrestation massive des habitants de Gaali Dabba à environ 60 kms d’Obock, puis à leur transfert et emprisonnement à la prison du chef-lieu de la région.  Cette opération est dirigée par le colonel Abdo Abdi Dembil. Près de cent vingt civils y sont actuellement détenus malgré les manifestations de la population et des notables de la région devant la préfecture pour leur libération.

Cette arrestation massive de civils fait suite aux ratissages, emprisonnements, déportations et tortures de civils innocents depuis le début du mois de Juin dans les districts du nord et du sud-ouest du pays…

Elle s’inscrit dans un contexte de Mobilisation Générale décrétée par l’Union pour l’Alternance Démocratique (U.A.D.) depuis le printemps 2010 qui a profondément ébranlé le pouvoir Djiboutien. Cette énième fuite en avant du gouvernement qui cherche manifestement à déclencher une guerre civile pour perdurer au pouvoir, nous conforte dans la conviction que l’U.A.D. est dans le droit chemin ! En conséquence, l’Alliance Républicaine pour le Développement :


  • Appelle le peuple Djiboutien à la plus grande vigilance et à demeurer mobilisé et uni pour sauver la Paix !
  • Condamne avec la plus grande fermeté le silence complaisant des puissances occidentales présentes à Djibouti. Silence qui, avec l’impunité assurée au plus haut lieu aux Crimes permanents commis par l’armée Djiboutienne fonctionne comme une incitation aux troubles civils…

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Mardi 13 Juiller 2010
LDDH: NOTE D’INFORMATION DU 10 JUILLET 2010
Rafles de civils nomades dans la région d'Obock: comme en mai 2006?


L'armée Djiboutienne aurait  arrêté depuis hier des dizaines de civils nomades  dans l'ouest d'Obock, les personnes arrêtées seraient actuellement internées dans la caserne militaire de la ville d'Obock.

Selon plusieurs sources concordantes, les opérations de ratissage et de  répressions à l'encontre des civils seraient dirigées par le colonel ABDO ABDI DEMBIL ; cet officier supérieur avait déclenché en mai 2006 une répression sans précédent contre les populations rurales des deux districts du nord, que les autorités avaient présenté à l'époque comme étant une lutte à grande échelle contre le banditisme et la criminalité sévissant dans le nord; on connait la suite...

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains(LDDH) dénonce vigoureusement les
arrestations arbitraires et les détentions abusives dont sont victimes les civils nomades de l'arrière pays d'Obock déjà gravement affectés par la sécheresse, la soif et la malnutrition; selon les informations reçues, plus d'une centaine de personnes raflées à GALI DABBA localité située à l'ouest  d'Obock  seraient toujours détenues par l'armée malgré les protestations des notables et de la population devant les autorités administratives de ce
district.

Face à ces exactions contre les civils qui prennent une nouvelle ampleur, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) interpelle la communauté internationale, les organisations de défense des droits de l'homme, et les grandes puissances militairement présentes à Djibouti sur les dangers de cette hystérie répressive pour la stabilité de notre pays.

NOEL ABDI Jean-Paul

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Vendredi 9 Juillet 2010
La Voix de Djibouti du 08 Juillet 2010
Edition No 27

http://www.lavoixdedjibouti.com

La leçon de démocratie du Somaliland

Encore une fois, le Somaliland a tenu des élections démocratiques. Après les législatives de septembre 2005 qui ont vu la victoire de l’opposition à l’Assemblée somalilandaise, l’élection présidentielle du 26 juin 2010 s’est déroulée de manière globalement démocratique. Elle s’est soldée par la victoire du chef du principal parti d’opposition Koulmiyé, Ahmed Mohamed Mahamoud dit Silanyo. Le président sortant, Daher Rayaleh Kahin, a reconnu sa défaite et félicité son adversaire. Le vainqueur doit être investi dans la fonction présidentielle au cours de la dernière semaine de juillet 2010, après la confirmation des résultats par la Cour suprême. L’alternance aux commandes du Somaliland, après plusieurs années de présidence Rayaleh, est désormais une réalité.

Tout cela témoigne d’une culture démocratique qui s’enracine et qui tranche avec la situation dans le reste de la Corne d’Afrique, particulièrement à Djibouti où le président Guelleh s’accroche au pouvoir et a unilatéralement modifié la constitution pour une présidence à vie. Du reste, le chef de l’Etat djiboutien ne s’est pas empressé de féliciter le président élu Silanyo.

Avec le message de félicitations que le président du MRD, Daher Ahmed Farah, a adressé au président Silanyo et au peuple somalilandais, l’opposition djiboutienne a été, elle, bien plus prompte à saluer l’alternance démocratique au Somaliland. 

«En mon nom personnel et au nom du MRD, a écrit le président DAF, je tiens à féliciter le président Ahmed Mohamed Mahamoud, chef du parti d’opposition Koulmiyé, élu à la tête du Somaliland le 26 juin 2010». «Je félicite également le peuple du Somaliland qui a fait preuve d’attachement à la paix et de maturité politique. C’est une leçon de démocratie que les Somalilandais ont donnée à la région qui devrait méditer cet événement démocratique majeur», a-t-il conclu.

En effet, c’est une leçon de démocratie qui a été administrée à la région comme à d’autres contrées du monde par le Somaliland en ce mois de juin 2010.

 
Epidémie de choléra à Djibouti !

Une épidémie de cholera vient de se déclarer à Djibouti-ville, capitale de la République de Djibouti. Enfants, personnes âgées et autres adultes sont touchés en grand nombre. Depuis plus d’une semaine, les hôpitaux (hôpital général Peltier, Centre Paul Faure) débordent de personnes touchées et refusent désormais les nouveaux cas. Pire, le personnel paramédical et de nombreux médecins sont démobilisés par le non-paiement de leurs heures supplémentaires et la grève qui en a résulté.

La misère sociale généralisée, qui affecte adultes et enfants (comme en témoigne le rapport de l’UNICEF publié le 15 juin 2010) et qui affecte d’autant la santé de la population, l’assainissement défaillant de la ville qui dégrade sérieusement l’hygiène du milieu, la pénurie d’eau, l’absence de prévention sanitaire, sont à l’origine de cette épidémie. C’est l’une des graves conséquences de la malgouvernance.

Du reste, face à cette épidémie, aucune réaction de crise, aucune mesure à la hauteur de la situation, ne sont prises par le président Guelleh.

Le peuple djiboutien se meurt ainsi sous les yeux de la France et des Etats-Unis d’Amérique militairement et matériellement présents à Djibouti ainsi que du Japon qui s’apprête à les y rejoindre.

Le MRD, le reste de l’opposition, la LDDH et d’autres organisations démocratiques condamnent vigoureusement cette inaction du régime et appellent la communauté internationale à venir en aide à la population de Djibouti. La Voix de Djibouti joint sa voix à la leur et invite vivement la communauté internationale à réagir d’urgence.


Deux incendies dévastateurs au Quartier 4

Dimanche 4 juillet 2010, deux incendies, les énièmes du genre depuis quelques temps, ont dévasté une vingtaine d’habitations au Quartier 4 suite à un court-circuit électrique lié aux difficultés d’alimentation en énergie électrique que connaît la capitale. Les habitations sont situées près du fameux restaurant 22 qui a également brûlé.  L’on ne déplore pas de mort d’homme. Encore un fait de malgouvernance.

 
Un militant du FRUD dans un état grave à la prison de Gabode

Mohamed Ahmed dit Jabha, militant de longue date du FRUD a été arrêté le 1er mai 2010 au Nord de Djibouti par des soldats aux ordres du président Guelleh. Il a été sauvagement torturé dans les locaux de la Sécurité politique, puis transféré à la brigade Nord de la gendarmerie dans la capitale où il a passé 10 jours dans des conditions difficiles. Il a été finalement jeté à la prison de Gabode le 30 juin et y croupit depuis lors, sans aucun soin. Il souffre de contusions multiples, a des côtes cassées, un tympan éclaté, crache du sang et peine à se déplacer.

Le président Ismaël Omar Guelleh a cité  cet homme dans son discours au Conseil de Sécurité de l’O.N.U le 29 mai dernier en le qualifiant de chef de bandes à la solde de l’Erythrée.

 
Des mères de famille se mobilisent contre la vie chère à Djibouti

Pas moins d’une centaine de femmes sont descendues jeudi 1er juillet 2010 dans la rue pour réclamer la fin de la vie chère. Elles réclament la fin des monopoles d’importation et des ententes entre commerçants qui expliquent pour une large part la hausse des prix. «Nous ne pouvons plus survivre avec une vie aussi chère !», ont-elles martelé.

Lors de cette manifestation, les mères de famille se sont directement adressées au président Ismaël Omar Guelleh et lui ont demandé de prendre des mesures urgentes contre les monopoles et les ententes entre commerçants.

 
Des agents d’assurance à Gabode

Un agent actionnaire représentant le couple présidentiel et un salarié de la maison d’assurance GXA, où sont associés le chef de l’Etat, son épouse et le français Christian Boucher, qui en est le manager général, ont été arrêtés et jetés dans la prison de Gabode. Il leur est reproché d’avoir détourné des fonds de l’assurance, ce que rejettent les agents concernés. Pour sa part, le manager général, en voyage à l’étranger, hésiterait à rentrer à Djibouti de peur d’être inquiété par le couple présidentiel. En tout cas, compte tenu de la soumission de la justice djiboutienne au chef de l’Etat, les chances d’un procès équitable sont bien minces.


Fonds détournés du projet SIDA

Selon des informations recueillies par La Voix de Djibouti, le président Guelleh cherche à enterrer le problème des fonds détournés du projet SIDA, détournements à l’origine de tensions entre le régime et les bailleurs de fonds. Pour protéger son ministre de la Santé publique, Abdallah Abdillahi Miguil, fortement soupçonné d’avoir détourné ces fonds à travers le responsable du projet, Omar Ali Ismaël, Guelleh s’apprêterait à  faire rembourser ces fonds par le budget de l’Etat. Cette attitude du chef de l’Etat donne à penser qu’il n’est pas étranger à ces détournements de fonds. Et rappelle un précédent : les 100 millions de francs Djibouti détournés par le même Abdallah Abdillahi au cours des années 1980 début 1990 de l’ONARS et qui ont été remboursés par l’Etat. 

En tout cas, les malades du SIDA se retrouvent en pénurie de médicaments du fait de ces détournements de fonds.

 
Le FMI s’oppose à l’accréditation des nouvelles banques à Djibouti

Le Fonds monétaire international (FMI), sur lequel le régime s’appuie au gré de son vouloir dans le domaine de la politique économique, s’oppose à l'accréditation des quatre nouvelles banques qui se sont récemment ouvertes à Djibouti. Il motive son attitude par le fait que les banques en question n’ont pas déposé la caution légale de deux millions de dollars USA par banque auprès de l’Etat de Djibouti, caution destinée à garantir le remboursement des dépôts clients en cas de besoin. Le FMI nourrit des doutes, par ailleurs, sur la multiplication à Djibouti d’établissements bancaires alors que le contexte économique local ne connaît point de boom.

 
Message de condoléances du MRD

Le président du MRD, Daher Ahmed Farah, le Bureau national ainsi que les militants et sympathisants du parti adressent leurs sincères condoléances à la famille de Feu Ahmed Mahmaoud Bakid dit Harbi Soudanais, président de la 1ère fédération du MRD, décédé vendredi 2 juillet 2010 à Djibouti des suites d’une longue maladie. Militant de la première heure du PRD devenu MRD, ce fils du pays était un démocrate convaincu qui menait la lutte pour le changement démocratique en première ligne. Il était apprécié pour sa conscience politique, son sens des responsabilités, son esprit de sacrifice et ses qualités humaines. En son quartier 4 natal comme dans le reste de la capitale et du pays. Allah l’accueille en son Paradis Eternel. Amin.

Le MRD adresse également ses condoléances à la famille de feu Ahmed Malow Guedid, décédé vendredi 2 juillet 2010. Frère du regretté Ali Malow Guedid, le défunt était un ancien cadre du secteur privé et père d’une famille de quatre enfants. Discret et humain, il était apprécié de celles et ceux qui le connaissaient. Allah l’accueille en son Paradis Eternel. Amin.

Enfin, les condoléances du parti sont adressées à la famille de Douho Waberi Hared, épouse de Souleiman Ibrahim, habitant du Quartier 7 et militant de première heure du PRD devenu MRD. Cette ancienne sage-femme, bien connue à Djibouti, laisse quatre enfants, leur père et de petits-enfants. Allah l’accueille en son Paradis Eternel. Amin.

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Mardi 6 Juillet 2010
Djibouti,    «Pour ne pas attendre le boycott en 2011»
Article de Cassim Ahmed Dini

I. – UN ROITELET SOURD À TOUT DIALOGUE

La situation qui prévaut actuellement à Djibouti est la résultante de la neutralisation réciproque de deux forces d’inertie. D’un côté, le régime de parti unique camouflé, se maintient par la fraude, le tribalisme et le chantage au salaire […] [et] réprime par la force toute velléité démocratique. Avec ses législatives de février 2008, il a clairement démontré qu’il préférait se discréditer par une seule liste en lice plutôt que de garantir un scrutin libre et transparent. De l’autre, une opposition qui, par son boycott tacitement reconduit, s’est de facto mise hors champ de la compétition politique et, parce qu’elle est incapable de faire advenir quelque alternance politique que ce soit étant donné que son terrain de lutte est celui d’une “légalité” sujette à caution, est jugée inoffensive et peu prise au sérieux. Effectivement, en l’absence d’un syndicalisme libre et d’une société civile organisée, la contestation est réduite au strict minimum : celui d’une façade démocratique dont se satisfont les bailleurs de fonds pour décerner leur label de respectabilité, indispensable à la coopération tous azimuts.

La question qui se pose à l’UAD est : que faire pour éviter d’être condamnée au boycott lors de la présidentielle de 2011 ? Avant d’établir une stratégie de combat ou d’évaluer les chances de dialogue, il faut définir l’ennemi puis saisir les fondements de sa domination.

Parler de régime à propos du RPP et de ses satellites est une facilité de langage qui ne doit pas masquer une donnée fondamentale : l’ennemi à abattre est un seul homme autour duquel une cour s’est structurée en cercles concentriques. Ismaël Omar Guelleh est un spécialiste du clientélisme (symptôme du tribalisme, maladie infantile des États post-coloniaux) qui redistribue à ses courtisans les bénéfices d’une entreprise qu’il a perfectionnée après en avoir hérité de son oncle. Cet usurpateur n’ayant aucune qualité intrinsèque à exhiber ni aucune action remarquable à son actif, doit impérativement contrôler toutes les ressources coercitives ainsi que les opinions en se médiatisant en permanence. [ ] Deux interviews, deux versions

Au fait, Ismaël Omar Guelleh a-t-il oui ou non reconnu que le président Chirac lui ait suggéré de saisir la Cour internationale de justice contre la France pour demander la transmission du dossier Borrel ? […] Voici deux réponses contradictoires de Guelleh à Jeune Afrique ; petite illustration de sa propension au double langage.

Juin 2007.

– Jeune Afrique : « Des pièces saisies lors des perquisitions du mois d’avril aux ministères de la Justice et des Affaires étrangères indiqueraient que les autorités françaises vous auraient suggéré de déposer un recours contre la France devant la Cour internationale de justice, afin de contraindre la juge Sophie Clément à transmettre le dossier d’instruction à la justice djiboutienne… »

– Ismaël Omar Guelleh: «Comme si nous étions des enfants ou des mineurs qui avions besoin qu’un Blanc nous tienne par la main ! Trente ou cinquante ans après les indépendances, on continue à considérer les Africains comme de grands enfants. Il est vraiment malheureux que les Européens n’arrivent pas à se défaire de leur complexe de colonisateurs. »

Février 2008.

–Jeune Afrique : « Il se dit que c’est Jacques Chirac, alors chef de l’État, qui vous aurait suggéré de porter plainte devant la CIJ pour avoir accès au dossier de l’affaire Borrel. Est-ce exact ? »

– Ismaël Omar Guelleh : « C’est exact. Au cours d’un entretien que j’ai eu avec Jacques Chirac en 2005, je lui ai posé cette question : “Vous me dites que vous n’avez aucun pouvoir sur votre justice et que vous ne pouvez rien faire pour moi. Or, moi, j’ai à me plaindre de votre justice. Je me sens trahi, je me sens sali. Que dois-je faire ? Je ne vais tout de même pas aller agresser madame Borrel ?” Il m’a alors répondu : “Vous n’avez qu’à aller attaquer l’État français devant la Cour de La Haye, elle est faite pour ça. Moi, je suis impuissant…” C’est ce que nous avons fait. »

Le mensonge est flagrant. Discuter avec un tel individu doit être pénible. […] Cependant, on aurait tort de croire que c’est uniquement par manque de gratitude qu’il assassine ainsi un
Chirac tout juste incapable d’arrêter la machine judiciaire. Ismaël Omar veut peut-être plus plaire à Sarkozy qui ne porte pas particulièrement son prédécesseur dans son coeur […]. En fait, nul n’ignore ici tout ce qu’il doit aux Renseignements français qui l’ont choisi et adoubé en 1999 […]. Et si l’opposition n’a jamais cherché à instrumentaliser l’affaire Borrel, c’est surtout parce que la France a perdu le respect des Djiboutiens, du fait de son soutien à IOG.

Des larmes de crocodile:

Il est impossible que le roitelet Ismaël Omar dialogue avec les dirigeants de l’UAD puisque, pour lui, ils n’en sont pas dignes :

– Jeune Afrique : « L’opposition, qui a boycotté l’élection présidentielle de 2005, s’apprête à récidiver le 8 février à l’occasion des législatives. C’est embêtant pour votre image de marque. »

– Ismaël Omar Guelleh : « Oui, je le regrette. Mais à qui la faute ? Nous avons tout fait pour qu’elle participe, offert toutes les garanties. Français et Américains lui ont conseillé d’y aller,
quitte à examiner ensuite les éventuels contentieux. Rien n’y a fait, En réalité, cette opposition n’a plus de leader depuis la disparition d’Ahmed Dini et le ralliement de ses principaux chefs à l’Union pour la majorité présidentielle. »

Contrairement à Ismaël Omar, la pudeur s’impose à nous lorsqu’il s’agit de parler d’un défunt. […] Et ce qu’il dit à propos de l’opposition montre que celle-ci n’a rien à espérer de lui :
  • a) Il n’a répondu à aucune des correspondances que l’opposition lui a adressées afin que soit garanti un minimum de transparence électorale. Bien au contraire, l’intimidation des électeurs (dont certains avaient poussé le 10 janvier2003 la naïveté jusqu’à croire possible une alternance par les urnes) est venue renforcer la panoplie de la fraude.
  • b) Prétendre qu’Américains et Français auraient “conseillé” à l’UAD de participer est non seulement malhonnête (on a l’habitude) mais surtout malhabile car cela reviendrait à cautionner une ingérence dans les affaires intérieures de Djibouti!
  • c) Se présentant lui-même comme un leader providentiel, il impose cette illusion héroïque en enterrant l’opposition avec Ahmed Dini ; et un mort ne revenant pas…
  • d) Certains opposants ont effectivement viré leur cuti et rejoint lors des législatives du 10 janvier 2003 la mouvance au pouvoir. Dire d’eux qu’ils sont les « principaux chefs » de l’opposition est pour le moins excessif. Question : lequel de ces reconvertis a dit un jour, alors qu’il était ministre : « Afar et Issa ne peuvent pas vivre en paix à Djibouti. Le pays devra appartenir en exclusivité à un seul de ces deux groupes » ? Idéologie raciste qui pourrait expliquer bien des errances et demande que l’on s’intéresse aux fondements de ce régime.

Après la psychopathologie d’un président omniscient et omnipotent, pour se contenter d’une terminologie polie, il faut comprendre comment “le fou s’est échappé de l’asile”.


II. – UNE IDENTITÉ DJIBOUTIENNE À CONSTRUIRE

[…] Zorro arrive trop tard. Il n’en a pas toujours été ainsi, et pour cause, Ismaël Omar Guelleh tente depuis peu de s’inventer des faits d’armes anticoloniaux. Les langues les plus méchantes se contentent ici de rappeler qu’il a commencé sa carrière dans la police coloniale, à la brigade des Moeurs […]. Hélas, le policier Ismaël Omar Guelleh n’était nullement prédestiné à l’héroïsme indépendantiste. Mais lisons d’abord sa version des faits :

– Jeune Afrique : « Vous avez été membre de la police française de Djibouti pendant dix ans, avant d’en être évincé en 1974, trois ans avant l’indépendance. Pour quelles raisons ? »

– Ismaël Omar Guelleh : « Pour des raisons politiques. À l’instar de beaucoup de Djiboutiens, je considérais comme nocif le gouvernement local d’Ali Aref, manipulé depuis Paris par Jacques Foccart puis René Journiac et qui s’appuyait sur des milices afares afin de faire régner la terreur. Persuadé que je complotais contre lui, Ali Aref a ordonné mon limogeage. »

– Jeune Afrique
: « À raison, puisque vous complotiez effectivement. »

– IOG
: « Exact. Ali Aref représentait un danger pour l’avenir de Djibouti. »

Dans ses deux questions, le journaliste a présenté deux contrevérités par complaisance et, dans ses deux réponses, Ismaël Omar Guelleh a menti au moins quatre fois.

Pour le journaliste :
  • 1) Ismaël Omar ne s’est exilé à Mogadiscio qu’en septembre 1976, alors que la vocation de Djibouti a l’indépendance avait été reconnue par le président Giscard d’Estaing dès janvier 1976 : le flic de choc est donc arrivé après la bataille ;
  • 2) de ce fait, il n’a jamais eu à «comploter» contre qui que ce soit. D’ailleurs, le journal Réalité avait rapporté une anecdote croustillante : Ismaël Omar Guelleh se présentant à un meeting indépendantiste avec caméra et micro pour rendre compte à son patron de l’époque, un certain Ali Aref ! En vérité, c’est à peine dix mois avant le 27 juin 1977 qu’un dénommé Ismaël Omar Guelleh a quitté Djibouti pour se prétendre farouche combattant anticolonialiste de l’ombre […].

Autant de raisons pour lesquelles IOG a été obligé de mentir quatre fois dans les deux réponses :
  • 1) Ce n’est pas pour des raisons anticoloniales qu’il a quitté la police coloniale : le temps lui semblait venu de préparer l’après indépendance en profitant de ses cousins et tantes bien placés au sein de la LPAI. Conversion facilitée par la concurrence qui s’annonçait pour la conquête de l’État postcolonial.
  • 2) Dire que le représentant local du pouvoir colonial était manipulé est un contresens      absolu : Aref n’avait pas à être manipulé puisqu’il était l’omnipotent représentant local de la puissance coloniale et celle-ci avait déjà contrefait l’Histoire en prétendant que des chefs locaux Afar, Gadaboursi ou Issa lui avaient donné leurs territoires respectifs.
  • 3) Ali Aref chef de milices afars faisant régner la terreur ? Il fallait vraiment que le journaliste soit aussi complaisant qu’ignorant pour laisser passer cela ! Pitoyable parce que les Afar de Djibouti n’ont jamais eu de milice : ce que l’on peut nommer ainsi (à image des Gulwadé de Siad Barré) est une création de la LPAI, rapidement constituée comme vecteur d’une tectonique des peuples à l’œuvre (jusqu’à aujourd’hui) sur l’ensemble de la corne de l’Afrique. Tous ceux qui se souviennent des différentes confrontations intercommunautaires avant l’indépendance savent qu’il n’a jamais existé une quelconque « milice afar » et inutile d’enfoncer ici des portes ouvertes en parlant de l’IGLF(4) ou de l’USF, cette dernière étant directement liée à l’attentat du Café de Paris en septembre 1990.
  • 4) Aref, un danger pour l’avenir de Djibouti ? alors qu’il est aujourd’hui membre du bureau politique du RPP et que dès 1978, le régime clanique l’avait contacté pour remplacer un Ahmed Dini démissionnaire, ce qu’il refusa, contrairement à d’autres. Plus gravement, lui imputer une telle capacité de nuisance, c’est uniquement pour dire, dans une logique de revanche communautaire (leitmotiv de l’ancien petit flic des Moeurs) que les Afar sont « une minorité outrageusement favorisée par le colonialisme ». Venant d’un immigré de la première génération, chouchouté par la puissance coloniale, c’est osé ! Bref, toute cette interview sonne comme un rappel des troupes et renvoie aux fondements de cette dictature. […] À l’opposition d’incarner cette indispensable promesse de justice et d’égalité sans lesquelles aucune paix civile n’est possible ! […] En acceptant de survivre dans leurs ghettos-tribus respectifs, les Djiboutiens ne se donnent objectivement pas plus de raisons de vivre ensemble que n’en avaient les Somaliens du temps de Siad Barré. Et, en l’espèce, il n’existe aucune détermination ontologique. […]

– CAD

  • UAD. Union pour l’alternance démocratique
  • RPP. Rassemblement populaire pour le progrès
  • LPAI. Ligue populaire africaine pour l’indépendance
  • IGLF. Issa Gurgura Liberation Front (créé pour revendiquer la région de Diré-Daoua en cas d’effondrement de l’Éthiopie après la chute de Mengistu)
  • USF. United Somali Front (créé pour revendiquer la région de l’Awdal en cas d’effondrement de la Somalie après la chute de Siad Barré).

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Mardi 6 Juillet 2010
Djibouti : Les rebelles du FRUD harcèlent les forces gouvernementales
(Alwihda) - 4 Juillet 2010

Selon les informations en provenance de la capitale djiboutienne, les derniers affrontements entre rebelles et soldats gouvernementaux ont crée une sorte de panique au sein de la population.

Les rebelles du Frud (Front pour la restauration de l'unité et la démocratie), dirigés par Kadamy semblent gagner du terrain. Harcelés par les combattants du Frud, des officiers supérieurs djiboutiens ont conseillé le président de privilégier la négociation d'arrêter l'effusion de sang, a déclaré à Alwihda un officier supérieur sous le couvert de l'anonymat.

Selon les informations en provenance de la capitale djiboutienne, les derniers affrontements entre rebelles et soldats gouvernementaux ont crée une sorte de panique au sein de la population. Des soldats refusent de combattre et face à l'intransigeance du président sur sa présentation aux élections présidentielles, d'aucuns n'excluent pas un coup d'état à la nigérienne afin de sauver l'unité du pays.

Les forces de l’ordre (Armée, gendarmerie, et police), qui constituent le bouclier du régime jusqu’aujourd’hui, sont traversées par des crises profondes, l’armée n’est pas très motivée pour combattre le FRUD.

L’exécution du chef d’Etat major de la gendarmerie, le colonel Abdi Bogoreh le 12 mai 2010, probablement par les éléments du régime, toujours liée aux péripéties du 3ème mandat, suscite de sérieux  remous  au sein de cette corporation.

Crée en Août 1991 à BALHO, petit village au Nord Ouest de la République de Djibouti sous sa forme actuelle, le FRUD est issu de 3 mouvements fruits des luttes populaires multiformes. Ce mouvement s’est assigné comme objectif la création d’un véritable État national et d’une authentique démocratie, ainsi que la justice sociale et l’égalité entre les citoyens.

Selon le leader du mouvement, "Le FRUD, qui avait déjà dénoncé l’éventualité d’une présidence à vie de Guelleh, dans sa déclaration de Bruxelles (26 juin 2009), condamne avec force cette fuite en avant d’un président illégitime adoubé par un parlement coopté et non moins illégitime, qui risque de mettre le pays  dans une situation chaotique".

Dans une interview à Alwihda, le leader du FRUD a déclaré que l’opposition au 3ème mandat est très forte au sein de toute la population, y  compris au sein des soutiens traditionnels du pouvoir, Le PND d’Aden Robleh Awaleh, membre de la coalition UMP (Union pour la Majorité Présidentielle) a refusé son soutien à la révision constitutionnelle relative à la levée de la limitation du mandat présidentiel.

Lié à cette conjoncture, l’homme d’affaire Aboulrahman Boreh qui a été un homme clé sur le plan économique (la construction des infrastructures) en introduisant les investisseurs de pays de Golfe, a été évincé par le fait de prince ou de « princesse ». Tous ses biens ont été confisqués ; ses proches parents ont été pris comme  cibles (arrestations arbitraires, tortures, assassinats …).
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Mardi 6 Juillet 2010
Note d'information de la LDDH le 4 juillet 2010

«NON AU 3ème MANDAT car  IOG est Incompétent, et c’est un criminel avec  ses négligences… sa  politique délibérée face aux calamités provoquées, les  détournements des sommes d’argent  inimaginables. IOG GET OUT scandent les Jeunes chômeurs»

Mardi dernier 29 juin 2010, les Travailleurs du secteur paramédical des Hôpitaux : Peltier, Dar El Hanan, italien de Balbala, auraient mis fin à la grève qu’ils avaient déclenché le 10 juin 2010 car ils auraient perçu les primes et espérons que les  autres engagements seront respectés.
 
Toutefois, par note du 15 juin 2010, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) avait souligné et réitère les points suivants :

  • dénonce d’une manière générale, tous les détournements des fonds publics, des biens sociaux, pire encore les dons  en médicaments et autre assistance financière à divers échelons ministériels ;
  • encourage l’ouverture d’enquête indépendante et une expertise internationale sur les détournements en particulier pour les Départements ministériels aux objectifs essentiellement sociaux tels que la Santé, l’Education, l’Intérieur dans la lutte contre la sécheresse et les calamités  naturelles ;
  • d’autres secteurs comme l’EDD (Electricité de Djibouti) qui endettent et hypothèquent à outrance l’avenir et la viabilité de notre  pays nécessitent d’urgence un audit international  indépendant et dont leur rapport devra être public et médiatisé.
 
Conscients que pour des raisons, soi disant, géostratégiques et en cette période où les forces pré positionnées en république de Djibouti se seraient engagées sans commune mesure, à soutenir le maintien par la force du « minable dictateur » Ismaël Omar Guelleh ;
 
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est inquiète des tentatives de classer  secret d’Etat les plaintes des Organisations Internationales Humanitaires ainsi que celles des Bailleurs de Fonds pour les grosses sommes vertigineuses empochées à divers niveaux de l’Etat, y compris le candidat au 3ème mandat illégal et ce en tant que Premier argentier de l’Etat.

NOEL ABDI Jean-Paul

Post Scriptum : Depuis février 2010, le choléra fait des victimes d’Obock à Djibouti, le nombre de morts est un secret d’Etat, malgré l’aide Internationale, qui « s’évapore rapidement » (non pas sous l’effet de la canicule), il est temps de comprendre que cette aide précieuse  ne sert à rien car immédiatement placée dans des paradis fiscaux comme les îles Caïman.
L’aide pour la lutte contre la tuberculose empochée, pour l’aide en milliards contre le Sida, est totalement disparue.

Depuis une semaine, dans les quartiers 7 et 7 bis les victimes enfants se comptent par centaines et dorment par terre jusque dans les halls de l’Hôpital Peltier, souvent sans perfusion.

La seule aide que le peuple djiboutien accueillerait avec reconnaissance est celui de voir une mobilisation nationale et internationale pour déloger à jamais cette équipe de mafieux imposée par les forces étrangères.

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Lundi 5 Juillet 2010
ÉPIDÉMIE DE CHOLÉRA A DJIBOUTI !

Mouvement pour le Renouveau démocratique et le Développement
(Ancien PRD)

Cité Poudrière Avenue Nasser
Tel : 34 23 99
www.mrd-djibouti.org
BP : 3570 - Djibouti 


COMMUNIQUE DE PRESSE
Bruxelles, le 3 juillet 2010

 
ÉPIDÉMIE DE CHOLÉRA A DJIBOUTI !

Une épidémie de cholera vient de se déclarer à Djibouti-ville, capitale de la République de Djibouti. Enfants, personnes âgées et autres adultes sont touchés en grand nombre. Depuis quelques jours, les hôpitaux (hôpital général Peltier, Centre Paul Faure) débordent de personnes touchées et refusent désormais les nouveaux cas. Pire, le personnel paramédical et de nombreux médecins sont démobilisés par le non-paiement de leurs heures supplémentaires et la grève qui en a résulté.

La misère sociale généralisée, qui affecte adultes et enfants (comme en témoigne le rapport de l’UNICEF publié le 15 juin 2010) et qui affecte d’autant la santé de la population, l’assainissement défaillant de la ville qui dégrade sérieusement l’hygiène du milieu, la pénurie d’eau, l’absence de prévention sanitaire, sont à l’origine de cette épidémie. C’est l’une des graves conséquences de la malgouvernance. 

Du reste, face à cette épidémie, aucune réaction de crise, aucune mesure à la hauteur de la situation, ne sont prises par le président Guelleh.

Le MRD condamne vigoureusement cette inaction du régime et appelle la communauté internationale à venir en aide à la population de Djibouti.

Le peuple djiboutien se meurt sous les yeux de la France et des Etats-Unis d’Amérique militairement et matériellement présents à Djibouti ainsi que du Japon qui s’apprête à les y rejoindre.

Le président du MRD: Daher Ahmed Farah

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Lundi 5 Juillet 2010
Echos de la manif de Bruxelles : une heureuse surprise

La manifestation a lieu devant la Commission européenne dans le cadre de l'appel à manifester lancé par le FRUD et le MRD. Notre parti n'a pas été invité mais, mettant les questions d'amour propre de côté, nous nous sommes rendus à la manifestation. A peu près une centaine de personnes ont répondu à l’appel. Compte tenu du nombre de la diapora présente en Belgique, ce chiffre est décevant. (Je vous fait une confidence : la diaspora d'origine afare, qui devrait être la fortement représentée, a boudé la manifestation). Il ne reflète pas la réelle capacité de mobilisation de l'opposition. Rassembler plus de 300 personnes à Bruxelles me paraît possible.

En tout cas, des raisons de se réjouir ne manquent pas pour autant. Toute l'opposition djiboutienne était là. Peut-être un pas timide vers l'unité. Les manifestants comprenant des hommes et des femmes, venus de toute l'Europe, ont scandé des slogans exigeants : « la démocratie à Djibouti" ; « le départ d'IOG et le refus du 3ème mandat présidentiel »; « l'impunité pour les tortionnaires et les violeurs des femmes ». Il y avait aussi la présence d'une grande chanteuse comorienne venue spécialement soutenir notre cause.

Hoummado (FRUD), M. Reyaleh, Idris et Omar, DAF (MRD), Kadami (FRUD), Ali Coubba (Uguta-Toosa).

Vers 14h00, à la fin de la manifestation, on pouvait dresser un premier constat très encourageant. Toutes les formations politiques de l'opposition avaient délégué soit leurs chefs ou leurs membres à la manifesation. Outre le FRUD de Mohamed Kadami, accompagné de son épouse Aicha Dabalé, le MRD de Daher Ahmed Daher (ainsi que son épouse), l'UDJ de Ismail Guédi Hared représenté par M. Ismail, Uguta-Toosa (Idriss Houlay, Omar Dabalé et moi-même), le GED et l'ARD qui avait dépêché sur le lieu Docteur Hamad Daoud. Enfin, tout le monde a répondu présent en mettant de côté leurs "rivalités de personnes" et "divergences idéologiquess". Il est vrai que c'est dans l'action que les partis politiques peuvent réaliser de réelles et durables convergences.

Espérons qu'une réunion au sommet viendra donner forme prochainement à l'unité observée au cours de la manifestation du 26 juin 2010 à Bruxelles.

Uguta-Toosa - juin 2010

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Jeudi 1er Juillet 2010
Message de remerciements de M. MAHDI IBRAHIM A. GOD au Comité d'organisation de la table ronde de Bruxelles et aux différents intervenants qui ont pris la parole.

La table ronde de l’UAD qui s’est tenue à Bruxelles le 26 juin a été un franc succès.

J’adresse mes plus vives félicitations au comité d’organisation et mes plus sincères remerciements à l’ensemble des participants, auditoire et intervenants.

La qualité des débats et la modération des propos ont démontré que nul, malgré l’éloignement de l’exil, ne perdait de vue l’essentiel : la diaspora doit assumer ses responsabilités en accompa- gnant concrètement la mobilisation populaire qui se déroule actuellement dans le pays.

Un appel en ce sens a été lancé par l’ensemble des organisations djiboutiennes présentes à cette table ronde, ce qui témoigne d’une réelle volonté d’union.

Cette inéluctable unité est plus que nécessaire aujourd’hui lorsque sous la bannière de l’UAD notre peuple défie le régime répressif et assassin du Rpp qui tente encore se maintenir au pouvoir. Il en va de notre responsabilité à tout un chacun pour appuyer ce bras de fer entre un peuple meurtri mais courageux et déterminé et un régime dont tous les paramètres de sa gestion du pays sont une catastrophe et une calamité national.

Cette analyse de la situation nationale maintes fois évoquée par les participants à cette table ronde revêt un caractère d’urgence à laquelle la diaspora djiboutienne doit méditer en s’attelant à la mise en place d’un cadre unitaire en vue de soutenir, tant moralement que matériellement, nos compatriotes en lutte pacifique contre la dictature. Sur ce je lance un appel solennel à tous les Djiboutiennes et Djiboutiens vivant à l’étranger.

En remerciant encore une fois l’assistance aussi nombreuse que déterminée, je ne peux conclure ce message sans réitérer mes vives félicitations à :

  • Madame Laurence DAWIDOWICZ de l’Association SURVIE ;
  • Madame Samia YOUSSOUF, Présidente de l’Association LîDjibouti, dont l’intervention en faveur de la représentation et de la place en politique des femmes a été un point important dans ce débat. Nous lui souhaitons un grand courage et lui promettons de rester en contact ;
  • Monsieur Jean-Loup SCHAAL, Président de l’ARDHD qui contribue fortement à la lutte du peuple djiboutien et continue d’apporter son aide aux réfugiés ;
  • Mon grand frère et Président de la LDDH, Jean-Paul ABDI NOEL, dont le texte émouvant écrit spécialement pour cette table ronde et lu par Monsieur SCHAAL nous a tous réconfortés à cet instant où l’unité de l’opposition semble battre de l’aile ;
  • Mon ami et bientôt compagnon de lutte et camarade de parti Ali Coubba, dont la patience et la détermination forcent notre respect ;
  • Ali Iftin qui vient de s’engager résolument dans la voie d’une action unitaire ;
  • Monsieur Ismail BOUH, Président du CDS, nouvelle association djiboutienne de droit belge. Je vous souhaite de tout mon cœur la réussite de votre association et surtout un grand courage pour impulser davantage nos compatriotes de Belgique vers un engagement infaillible aux côtés des manifestants pour la démocratie à Djibouti et contre le troisième mandat de l’usurpateur Guelleh ;
  • Aux responsables de l’ARD en Europe qui ont su avec honneur et dévouement répondu au nom de l’UAD les questions des intervenants en expliquant clairement les tenants et les aboutissants d’une telle rencontre ;
  • Enfin, je lance un grand Bravo au comité d’organisation de cette rencontre et félicite les nombreux autres compatriotes qui ont participé et contribuer à la réussite et au succès certain de cette table ronde du 26 Juin 2010 à Bruxelles.

Mahdi IBRAHIM A. GOD
Vice-Président de l’ARD
Membre du Bureau de l’UAD


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Mercredi 29 Juin 2010
Communiqué du Vice-président de l'ARD : Uguta-Toosa intègre l'ARD Communiqué du 26 juin 2010

Après contact téléphonique avec notre président Ahmed Youssouf, puis par voie du courrier du 26 juin 2009 adressé au vice-président Aden Mohamed Abdou, le Président d’Uguta

Toosa Ali Coubba et les membres du bureau politique ont formulé le souhait de voir leur organisation intégrer les structures de l’ARD afin de rassembler nos forces.

En réponse, le délégué plénipotentiaire de l’ARD, Cassim Ahmed Dini s’en est félicité et a assuré le Président d’Uguta-Toosa qu’il allait transmettre ce vœu au reste de la direction à Djibouti.

Lors des dernières assises l’ARD, une recommandation ad hoca été adoptée en ce sens, invitant les responsables des deux formations à concrétiser ce rapprochement dans les plus brefs délais.

Ainsi, en marge de la table ronde de l’UAD tenue à Bruxelles le 26 juin 2010, les responsables de ces deux formations se sont retrouvés pour donner un contenu formel à ce projet.  Il en est sorti une officialisation de l’intégration d’Uguta-Toosa au sein de l’ARD.

Il a été convenu de mettre en place une structure commune du travail afin d’amplifier l’action que l’ARD mène pacification à l’intérieur du pays dans le cadre de l’UAD. 

Bruxelles, le 26 juin 2010

Mahdi Ibrahim A. GOD

Vice-président de l’ARD

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Mardi 29 Juin 2010
Note de synthèse De la Table ronde de l’UAD
à Bruxelles le 26 juin 2010


La table ronde organisée par l’Union pour l’Alternance Démocratique (UAD) à Bruxelles le samedi  26 juin 2010 s’inscrivait dans un contexte particulier. Alors que la mobilisation populaire s’amplifie dans le pays, sous l’impulsion d’une opposition plus unie que jamais, la capitale française avait été l’avant-veille le théâtre d’un événement pour le moins saugrenu : un avocat français annonçant la constitution d’une nouvelle coalition politique djiboutienne. Le thème de la table ronde (comment la diaspora peut-elle accompagner la mobilisation populaire en cours?)  revêtait une urgence particulière qu’intervenants et auditoire n’ont pas manqué de soulever.

La nouvelle configuration ainsi définie imposait un choix évident : soit soutenir la marche de notre Peuple vers son émancipation dans le combat unitaire mené par l’UAD, soit se couper du véritable terrain de lutte qu’est le pays et suivre l’aventurisme d’une opposition exilée ignorant les sacrifices de ses concitoyens au nom desquels elle prétend pourtant lutter. La réponse n’a pas été difficile à trouver : prétendre lutter de l’extérieur sans aucune coordination avec l’intérieur constitue une inacceptable usurpation.

C’est pourquoi les organisations qui ont répondu à notre invitation ont réaffirmé leur soutien à l’UAD et se sont engagées à le concrétiser au sein d’une structure unitaire travaillant depuis l’étranger mais totalement solidaire des mots d’ordre et des stratégies de lutte pacifique définis à Djibouti. Nombreux furent également les membres de notre diaspora qui, à titre personnel, ont adhéré à cette démarche de bon sens tout en souhaitant qu’un débat s’instaure afin de restaurer l’indispensable unité de l’opposition djiboutienne.

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Mardi 29 Juin 2010
Communiqué du 26 juin 2010
(Bruxelles)


Après contact téléphonique avec notre président Ahmed Youssouf, puis par voie du courrier du 26 juin 2009 adressé au vice-président Aden Mohamed Abdou, le Président d’Uguta-Toosa Ali Coubba et les membres du bureau politique ont formulé le souhait de voir leur organisation intégrer les structures de l’ARD afin de rassembler nos forces.

En réponse, le délégué plénipotentiaire de l’ARD, Cassim Ahmed Dini s’en est félicité et a assuré le Président d’Uguta-Toosa qu’il allait transmettre ce vœu au reste de la direction à Djibouti.

Lors des dernières assises l’ARD, une recommandation ad hoc a été adoptée en ce sens, invitant les responsables des deux formations à concrétiser ce rapprochement dans les plus brefs délais.

Ainsi, en marge de la table ronde de l’UAD tenue à Bruxelles le 26 juin 2010, les responsables de ces deux formations se sont retrouvés pour donner un contenu formel à ce projet.  Il en est sorti une officialisation de l’intégration d’Uguta-Toosa au sein de l’ARD.

Il a été convenu de mettre en place une structure commune du travail afin d’amplifier l’action que l’ARD mène pacification à l’intérieur du pays dans le cadre de l’UAD.

Bruxelles, le 26 juin 2010
Mahdi Ibrahim A. GOD
Vice-président de l’ARD


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Lundi 28 Juin 2010
Après le 6 mars 2010 à Paris, l'opposition djiboutienne a manifesté avec succès à Bruxelles contre le 3ème mandat Ismaël Omar Guelleh

A l'appel de l'opposition Djiboutienne ( PDD, MRD, UDJ, FRUD, FDP), un vaste rassemblement s'est déroulé ce samedi 26/06/2010 de midi à 13h30 devant le siège de l'Union Européenne, en présence des dirigeants de l'Opposition, des personnalités de la société civile: Mohamed Doubad Waïss, Abdoulfatah Omar,Mohamed Houmado, Aïcha Dabalé; et de la chanteuse comorienne engagée Nawa.

Les manifestants, au nombre de 300 personnes venus de toute la Belgique, de France et des Pays-Bas, et regroupant des sympathisants de partis politiques, de la résistance armée et des représentants de la société civile (syndicats, associations de la diaspora et des droits de l'homme), soutenus par des démocrates européens et africains, ont dénoncé la présidence à vie que tente d'instaurer Ismaël Omar Guelleh en violant la constitution.

Dans la foulée de l'interpellation de la Commission européenne par plusieurs députés européens dont Stéphane le Foll sur la situation dramatique à Djibouti, les démocrates djiboutiens ont voulu alerter les institutions et l'opinion européennes sur les violations massives des droits de l'homme et sur le risque de chaos à la somalienne qui guette le pays.

Les participants ont observé une minute de silence à la mémoire de Simone Bernier, qui est décédée le 28 mai 2010 et qui avait inlassablement défendu les droits humains à Djibouti en tant que Secrétaire générale de l'Observatoire pour le Respect des Droits Humains à Djibouti (ORDHD), et ont salué la présence de son mari André Colomba qui a fait le déplacement de Paris pour être présent à cette manifestation.

L'évenement était couvert par plusieurs medias: VRT (radio et télévision belge de langue flamande, Deutche Welle en amharique, la voix de Djibouti et la radio de la diaspora panafricaine).

Fait à Bruxelles, le 27 juin 2010

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Dimanche 27 Juin 2010
Il faut aider le président Guelleh.
Hassan Abdi Aden

Nous fêtons le 33ème anniversaire de notre indépendance nationale. Déjà? Oui, déjà! À cette occasion, je souhaite bonheur et prospérité à tous les djiboutiens.

Habituellement, les citoyens de tous les pays de la terre font le bilan à chaque fête nationale. Chez nous, comme d’habitude, selon le régime et sa presse, tout va au mieux dans le meilleur des mondes possible. Ainsi, * «Le sectaire bancaire en premier, Ismail Omar Guelleh vient d'inaugurer en personne la 9ème banque» dixit la feuille de choux. À quand la Bourse de Djibouti avec Guelleh à la cloche, chaque matin, à l’ouverture? Il semble que tout va bien. La preuve: les banques, IOG en ouvre à la pelle.

Toutefois, à y regarder de plus près, l'on peut se demander, sans être parano, s’agit-il de vraies banques ou plus simplement de planques pour blanchir l’argent sale et les fortunes mal acquises de toute la région? Jugez par vous-même. Faites quelques recoupements. Jetez un coup d’œil aux rapports des organismes indépendants qui œuvrent dans la région (UNICEF, MSF, Banque Mondiale, FMI, CIA Factbook…). Vérifiez par vous même. SVP.

La propagande de Guelleh déraille. Elle ne trompe plus que lui et ses warabas. Jugeote, sens commun, peur du ridicule... autant de vocables inconnus dans sa cour. Wallee waraabe ma rabaysmo!

Et puis... Que se cache-t-il derrière cette histoire de billets de 5.000 DJF sortant à go go du chapeau magique de notre IOG? Ceux qui les reçoivent pour services rendus, au régent de Beit-el-Waali, doivent maintenant s’armer d’un détecteur de faux-billets pour éviter les mauvaises surprises.

Chers compatriotes, je le reconnais. L’heure n’est plus au sarcasme, ni à la réjouissance et encore moins à la fête. L’heure est grave. Le 19 avril 2010, IOG a modifié la constitution de 1992 qui limitait le nombre de mandats présidentiels à trois, par un simple vote de ses «parlementaires». Il peut maintenant s'attribuer un troisième mandat. Il est déterminé à rester. Il vient d'ouvrir toutes grandes les portes d'une présidence à vie. C'est maintenant officiel. Il a violé la constitution sans la moindre hésitation. Rien ne va plus, les jeux sont faits.

Après ce viol, il a commencé une propagande médiatique dans ses feuilles de choux  (La Nation, Le Progrès, etc.) et des chaines et des magasines étrangers à la pige comme la BBC Somali Service et Jeune Afrique. Il a justifié son geste en prétendant, je le cite, qu’il avait «un peuple à nourrir et un pays à construire».  Ite missa est. Allez, la messe est dite!

On aura tout vu et tout attendu de sa part. Je vous le redis. Le ridicule ne tue pas! Désormais, pour pouvoir manger, les djiboutiens doivent laisser les clés de leurs garde-manger et signer un chèque en blanc à l’ordre de l'ogre IOG. C’est aussi simple que ça. C’est qu’il nous demande cet affameur de peuple. C’est à prendre ou à laisser.

De toute façon, il n’a plus besoin de nous. Il rédige une liste de valets et puis bourre les urnes pour les faire élire (par les morts, les soldats et des mercenaires venus des pays voisins, voire de la terre entière). Et voilà, on a ce qu'il appelle des parlementaires!

Une fois «élus» de cette façon, il présente à ces hommes de main, tout ce qu’il veut. Et ça passe comme une lettre à la poste, comme on dit. Même le changement de la constitution n’a plus besoin de notre aval car ces gens de service de la liste unique de service rendent tous les services! Sans poser de questions.

Voilà tous les progrès accomplis en 33 ans de règne de Gouled/Guelleh. On doit renoncer à tous les acquis. Même la France coloniale n'a pas osé nous refuser les droits référendaires! Nos gouvernants, eux, ne sont pas gênés de gérer  le pays sans aucune constitution pendant 15 ans. En 1992, ils ne sont pas gênés de nous en présenter une. Puis, en 2010, ils ne sont pas gênés de la violer sans hésiter dès qu'elle est devenue un obstacle au projet de règne à vie, planifié depuis le début... Voilà tout le progrès réalisé en 33 ans par IOG et ses proches! On doit renoncer à tous les acquis. Et l'opposition?

Elle est divisée, infiltrée, dynamitée... mais elle ne baisse pas les bras même si emprisonnement, assassinat, etc. restent son pain quotidien. Ces dernières semaines, l'opposition est de plus en plus active, un peu partout dans le monde et... surtout au pays. Ouf! Il était temps.

Je dédie donc ce message aux hommes, aux femmes, aux anciens et aux jeunes qui se tiennent encore débout, armés de leur seul courage et de leur amour de la patrie. À eux et à elles, je dédie ce message.

Car là-bas à Djibouti, les choses bougent. De plus en plus fort. Souhaitons très fort que ce 27 juin, soit le dernier du régime waraba. Ça dépend de notre habilité à dépasser nos petites différences. Il est grand temps, chers compatriotes. Il faut aider le président Guelleh… à partir! Montrons-lui la porte.

Jabuutaay Illaahay ha kula jiro.

* Nous citons texto la feuille de choux du régime (édition du 22 juin)

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Samedi 26 Juin 2010
La Voix de Djibouti du 24 JUIN 2010
Edition N0 25


http://www.lavoixdedjibouti.com

1. Nouvelle manifestation de l’opposition djiboutienne à Bruxelles le 26 juin 2010

Les opposants et les autres démocrates djiboutiens en exil manifestent samedi 26 juin à partir de midi à Bruxelles devant le siège de l’Union européenne, 175 Rue de la Loi, Métro Schuman. Ils renouvellent ainsi leur rejet de la modification de la constitution et du troisième mandat du président Guelleh, relayant la mobilisation populaire massive en cours en République de Djibouti. Tous celles et ceux qui veulent agir pour leur pays ainsi que les amis démocrates de Djibouti sont invités à cette manifestation.

 
2. L’hôpital Peltier paralysé par la grève des paramédicaux

Les agents paramédicaux de l’hôpital général Peltier n’ont pas encore obtenu le juste paiement de leurs heures supplémentaires, objet de leur grève. Aussi poursuivent-ils la grève entamée jeudi 10 juin 2010. Ni le ministre de la Santé publique, Abdallah Abdillahi Miguil, ni le chef de l’Etat n’ont jusqu’ici rien fait pour régler la situation. Et les conséquences se font gravement sentir pour les patients dont trois sont décédés par manque de soins. L’on cite parmi eux le jeune médecin Mokhtar Mahamoud Sougueh, victime d’un accident de la circulation vendredi 11 juin 2010.

Rappelons que la Santé publique est dirigée par l’un des ministres les plus corrompus et les plus riches du régime, Abdallah Abdillahi Miguil. Il a notamment volé une centaine de millions de francs Djibouti du temps où il était directeur de l’Office national d’assistance aux réfugiés et sinistrés (ONARS). Ce qui fait dire à de nombreux Djiboutiens qu’il a peut-être également détourné les heures supplémentaires des paramédicaux de Peltier.

 
3. Une nouvelle aide dans les poches du couple présidentiel

Après le riz offert par le Japon et détourné par le chef de l’Etat en janvier 2010, une aide en ciment octroyée par le Danemark à notre pays a été vendue à un commerçant de la place proche du régime et l’argent ainsi collecté empoché par le couple présidentiel. Ce, au mépris des règles de bonne gestion qui exigent qu’une telle vente fasse l’objet d’un appel d’offres et son produit versé sur un compte public pour financer de manière transparente des projets d’intérêt général.

Et pendant ce temps, les enfants djiboutiens manquent d’abri, d’eau, d’électricité, de santé, d’éducation, d’alimentation correcte. Et pendant ce temps, 80% des Djiboutiens se trouvent dans la misère. Et pendant ce temps, tout un pays se meurt.


4. Guelleh s’offre un nouveau château à Ali-Sabieh

Chassé de la forêt du Day par la peur du FRUD, le président Ismaël Omar Guelleh se replie sur le district d’Ali-Sabieh au sud du pays. Il y a lancé le chantier d’un nouveau château qu’il supervise personnellement. Il s’y rend chaque vendredi pour suivre l’état d’avancement des travaux.

C’est d’ailleurs vendredi dernier, 18 juin 2010, à l’occasion d’une visite de Guelleh à ce chantier d’Ali-Sabieh, que le chef de la garde présidentielle, le colonel Mohamed Djama Doualeh, s’est accroché avec un gendarme local proche du colonel assassiné Abdi Bogoreh Hassan. Il a ordonné au gendarme de restituer son pistolet de service et de rentrer chez lui. Ce que le gendarme a refusé. A suivre.

 
5. Le chauffeur du camion benne serait-il mort sous la torture?

La question du sort du chauffeur du camion benne devenu incontrôlable jeudi 10 juin 2010 et qui a de ce fait percuté le cortège présidentiel dans la capitale, est sur toutes les lèvres à Djibouti. Selon des informations concordantes recueillies par le Voix de Djibouti, il serait mort sous la torture des gardes du corps du chef de l’Etat. Ce, sur ordre du Guelleh en personne. Mais notre enquête se poursuit sur le sort réservé par Guelleh à ce paisible chauffeur qui a perdu le contrôle de son véhicule suite à une défaillance technique. A suivre donc.

 
6. Les fonds détournés du projet SIDA toujours introuvables

Les millions et millions de francs Djibouti volés du Projet SIDA que gère le ministère de la Santé publique restent introuvables. Pourtant, sous la pression des bailleurs de fonds internationaux, une enquête  a été lancée et tous les agents du projet, du chef de projet Omar Ali Ismaël à la secrétaire, ont été interrogés. Mais aucune suite judiciaire n’a été ordonnée. De source digne de foi, la chaîne de responsabilité de ces détournements remonte jusqu’au ministre Abdallah Abdillahi Miguil. Alors, le ministre va-t-il enfin répondre de ses actes ? Ou au contraire être récompensé et nommé superministre ? A suivre.


7. Pénurie de fruits et légumes

A la pénurie d’eau et d’électricité, à la cherté sans précèdent des denrées de première nécessité, au chômage massif, à la famine qui frappe enfants et non-enfants, aux jets de pierres et aux assassinats, vient s’ajouter une pénurie de fruits et légumes. A l’origine de cette pénurie, une baisse drastique des importations en provenance d’Ethiopie, notre principal fournisseur de ces produits agricoles. Cette hausse de la taxe sur les fruits et légumes éthiopiens exportés vers Djibouti est-elle liée au refroidissement des relations entre Addis-Abeba et le président Guelleh qui à des fins personnelles multiplie les difficultés contre les usagers éthiopiens du Port ? A suivre.

 
8. Le rapport de l’UNICEF sur les enfants djiboutiens dérange le régime

Le rapport accablant de l’UNICEF sur le terrible sort des enfants djiboutiens qui manquent d’abri, d’eau, de santé, d’éducation et d’alimentation correcte, dérange le régime djiboutien. Ce rapport couvre de ridicule le discours mensonger du chef de l’Etat qui prétend lutter contre la pauvreté. Avec la diffusion de l’information par de grands médias internationaux, la pauvreté abjecte des enfants djiboutiens est maintenant connue par de larges proportions de gens à travers le monde. Du coup, la ministre de la Promotion de la femme et des Affaires sociales, Madame Nimo Boulhan, qui a reconnu cette vérité, s’attire le courroux du couple présidentiel. Va-t-elle être débarquée pour avoir reconnu la vérité ? A suivre.

 
9. La justice de Guelleh condamne Boreh

Après avoir refusé à son avocat français, Maître Olivier Morice, de venir le défendre à Djibouti, la justice aux ordres de Djibouti a condamné hier l’homme d’affaires et opposant djiboutien Abdourahman Boreh à quinze ans de prison ferme et à la perte de tous les biens qu’il possède au pays. Quant à Mohamed Ahmed Abdillahi, il a été condamné à cinq ans de prison ferme. C’est dire si Guelleh n’épargnera personne, ami ou non, riche ou pauvre, civil ou militaire. Notre salut à tous réside dans l’intensification de la lutte contre ce dictateur.

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Jeudi 24 Juin 2010
Interview du Président de l’ARD: Ahmed Youssouf Houmed (dernière partie)

« …Le noyau dur du R.P.P., afin de perdurer au pouvoir et s’enrichir, n’a aucun   intérêt à la Paix et la bonne gouvernance…»
« …Injustice et répression, c’est les ingrédients et les facteurs déclenchant de toutes les insurrections ! »

Cette deuxième partie de l’interview du président AHMED YOUSSOUF a trait aux situations politiques nationale et régionale.


Réalité : Pouvez-vous à présent nous faire une brève analyse de la situation à Djibouti qui a motivé cette Mobilisation Générale ?

Ahmed Youssouf Houmed (A.Y.H.): Je ne serai peut-être pas bref mais elle se caractérise par les points suivants :

1. Sur le plan politique : une impasse totale essentiellement due à la violation unilatérale par la partie gouvernementale de l’Accord de Paix Définitive du 12 mai 2001 ! Sa dénonciation par nous en septembre 2005 faute de partenaire responsable a conduit à cette situation de ni guerre ni paix qui favorise le chaos que la Mobilisation Générale vise précisément à éviter et qui est pour l’instant le dernier recours légal et démocratique pour soigner la surdité et l’autisme politique dont souffre le gouvernement ! Il faut d’urgence mettre fin au cavalier seul et à la nuisance du R.P.P. car l’Union pour la Majorité Présidentielle n’est qu’un confetti de courants opportunistes du R.P.P., sans militants. sans objectif politique autre…que le soutien à un homme, le président, comme l’indique si bien sa dénomination ! Ce qui est vraiment court comme programme politique pour solliciter le soutien d’un peuple dont l’avis sur le plébiscite est connu d’avance : un NON massif !!!

Les blocages au processus démocratique (dissolution par décret d’un parti légal, le M.R.D. sous un prétexte fallacieux, et refus de pacifier, clarifier et équilibrer les règles de la compétition électorale) viennent aggraver la reconduction  des causes qui ont conduit au conflit civil dont le déni de citoyenneté, qui sert de justification à toutes les manipulations des statistiques démographiques, est le plus intolérable ! Il est devenu clair pour tout le monde aujourd’hui, que le noyau dur du R.P.P. afin de perdurer au pouvoir et s’enrichir, n’a aucun intérêt à la Paix ni à la bonne gouvernance…. Conscient qu’il est le plus grand perdant de cette situation, notre peuple est désormais mûr, prêt, déterminé et mobilisé pour y mettre  pacifiquement et légalement fin !

2. Sur le plan économique : le succès dont se gargarise le président est localisé et conjoncturel : seule la capitale et ses deux ports ont profité de la fulgurante progression du transit des marchandises vers l’Ethiopie voisine consécutive à la guerre entre l’Ethiopie et l’Erythrée et non au savoir-faire émirati que nous ne contestons pas, mais qui n’explique pas le boom des activités portuaires comme tente maladroitement de le faire croire le gouvernement.

Ce que par contre nous contestons, c’est l’opportunité de confier la gestion du port à un opérateur étranger : si l’Etat-RPP a été incapable de gérer ce levier de développement économique, on aurait très bien pu en confier la gestion à notre chambre de commerce à l’instar d’autres pays ; mais ce que nous trouvons inadmissible c’est l’opacité du contrat de gestion, qui lui, explique sans doute en grande partie, le fulgurant enrichissement sans cause du président et de ses proches…

Quant à la manne financière générée par la présence des troupes militaires américaines, françaises, japonaises…son impact sur le développement humain est quasi nul comme l’indique la couleur rouge des indicateurs du développement humain, la dangereuse progression de la pauvreté extrême et le poids chaque mois plus lourd du chômage…

3. C’est sur le plan social que la situation  est devenue aujourd’hui, conjuguée aux effets néfastes de l’impasse politique et l’injuste redistribution des richesses nationales, insurrectionnelle ! Il n’y a plus de classe moyenne, il y a de plus en plus de pauvres qui s’appauvrissent, et une extrême minorité de riches qui s’enrichit de plus en plus ! Ajoutez à cela l’honteux état d’abandon des trois-quarts du territoire national après trente trois ans d’indépendance que la réhabilitation et la décentralisation visaient à corriger. D'autre part, ce n’est plus d’une fracture sociale dont parlait le président il y a deux ans qu’il s’agit aujourd'hui, mais on est en présence de deux sociétés qui ne peuvent plus dans ces conditions coexister pacifiquement : une oligarchie excluant l’écrasante majorité, du pouvoir, des richesses nationales et d’accès aux soins et à l’éducation surtout dans les régions de l’intérieur !

Les droits syndicaux sont bafoués au grand jour et vaut à notre pays les condamnations récurrentes du B.I.T. et de la Confédération Syndicale Internationale…Injustice et répression, c’est les ingrédients et les facteurs déclenchant de toutes les insurrections !

 

Réalité : Passons si vous le voulez bien à la situation régionale, avec un Accord de Paix en cours au nord avec l’Erythrée et une situation qui s’aggrave en Somalie…

 
A.Y.H. : Nous l’appellerons Accord de Paix quand il sera concrétisé ! Pour nous cela signifie que les belligérants identifient les causes du conflit, et œuvrent de concert à en traiter les causes et conséquences. Nous n’en sommes pas là, il s’agit pour le moment d’une initiative heureuse de médiation de l’émir du Qatar que l’A.R.D. accueille favorablement ! Mais quand on connait la propension du gouvernement djiboutien à fouler aux pieds tous ses engagements nationaux et internationaux, la prudence reste de mise… !

Quant à la Somalie, il est grand temps que la communauté internationale tire une bonne fois pour toutes, les leçons de ses échecs successifs ! Nul besoin d’être expert de la question, ce que je ne suis d’ailleurs pas, pour conclure que la solution à ce drame qui nous attriste, ne peut venir que des seuls Somaliens et non de députés « élus » nommant un gouvernement, à Djibouti, Nairobi ou ailleurs, pour régner sur un vaste territoire contrôlé par des milices armées à ce jour inexpugnables… Il serait d’ailleurs plus convenable de parler de Somalies au pluriel…

Notre position sur ce sujet est restée inchangée depuis 1992. L’A.R.D. qui est la transformation en parti politique d’une résistance armée et civile (F.U.O.D.), continue, comme les regrettés Cheiko et mon prédécesseur, à plaider pour une reconnaissance et un renforcement des entités somaliennes existantes et vivant en paix comme un début de solution : Le Somaliland pour ne citer que cet exemple, connait une paix et un développement que ne connait malheureusement pas notre pays en trente trois ans d’indépendance !

La prévention du terrorisme et une lutte efficace contre la piraterie ainsi que la stabilité régionale passe à nos yeux par là ! La politique régionale du R.P.P. et du gouvernement djiboutien, par ses ingérences récurrentes dans les affaires intérieures de tous ses voisins, constitue un facteur évident de déstabilisation régionale…


Réalité : Quel rôle jouent les puissances militairement présentes sur le sol national pour la Paix civile à Djibouti et la stabilité politique dans la région ?

 
A.Y.H. : Pour le moment leur rôle en faveur d’une paix civile à Djibouti est insignifiant, le constat fait par un journaliste indépendant de « the London Times » est accablant : « La C.I.A. se livre à partir de Djibouti à une guerre secrète contre El-Quaeda…La présence de tant d’Américains aux côtés de Français, Allemands, Japonais…génère des revenus substantiels dilapidés, les rues de Djibouti sont bondés de chômeurs mâchant le khat… » ; Pire, leur silence complaisant fonctionne pour le pouvoir comme une incitation à poursuivre une politique nuisible à tous points de vue à la paix… et donc à leurs intérêts ! Mais elles ne sauraient garder plus longtemps ce silence dès lors que le peuple se lève pour reconquérir ses droits, malgré l’inévitable répression.

Djibouti entrerait alors dans un engrenage difficilement maitrisable de violences politiques qui mettrait directement en cause leurs intérêts et elles ne pourront sauf à les mettre en péril, soutenir une dictature contre un peuple déterminé et pacifique…Nous les invitons donc à prendre leurs dispositions pour jouer dès la rentrée, un rôle à la mesure de leur rang et de leurs missions de paix et de développement, car en 2011…il sera trop tard !!!

Dans la région, il semblerait qu’elles privilégient la guerre contre le terrorisme à une prévention efficace qui serait pourtant financièrement et militairement moins coûteuse, mais il ne faut pas désespérer de les voir corriger leurs erreurs…

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Jeudi 24 Juin 2010
Appel de l’Opposition Djiboutienne à manifester contre le 3ème mandat d’Ismaël Omar Guelleh à Bruxelles

Nous avons déjà publié cet à appel à manifester contre le 3ème mandat d'IOG. Maintenant que la date s'approche, nous avon jugé opportun de faire ce rappel.

La manifestation aura lieu 
le 26 Juin 2010 de 12 heures à 14 heures
devant les locaux de l’Union européenne,
170 Rue de la Loi,
Métro : Schuman         

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Mercredi 23 Juin 2010
La folie des grandeurs de IOG
Analyse d'un lecteur

«Si tu te tais tu meurs ; si tu dis, tu meurs. Alors dis et meurs» Tahar Djaout

Dans sa visite effectuée à Washington et New-York au mois de mai 2010, le président Guelleh avait tenu à faire un tour à la bourse de New York Stock Exchange (voir ci-dessous le lien de l’article de la RTD). Selon la presse gouvernementale djiboutienne, le président a rencontré Larry Leibowitz, responsable des opérations de la bourse. Lors d’une interview accordée par IOG à un jeune journaliste somalien travaillant pour le compte de la section somalienne de la BBC, le président affirme avoir visité la bourse et demandé à la direction de la New York Stock Exchange les possibilités de créer une bourse à Djibouti. Le président IOG semblait être très fier de son idée et jubilait dan son fauteuil (voir ci-dessous la vidéo de l’interview).

Les propos du président Djiboutien m’avaient laissé pontois. Je m’étais rendu-compte que le président était plus fou que je ne le pensais.  Ces propos démontrent à quel point il  est complètement coupé de la réalité dans laquelle vit la majorité de ses compatriotes. Ces propos nous prouvent aussi que le président IOG ne lit aucunement les rapports des agences des Nations-Unies sur la situation économique et sanitaire de notre chère patrie. Hormis le fait que Djibouti est classé dans la liste des Pays les Moins Avancés, un rapport daté de décembre 2009 de l’UNICEF et coécrit avec le  Ministère djiboutien de la promotion de la femme du bien-être familial et des affaires sociales (voir le lien du rapport ci-dessous) révèle que «la majorité des enfants à Djibouti vivent dans la misère, ce qui les expose à des situations potentiellement mortelles». Le rapport précise qu’environ deux enfants sur trois à Djibouti sont privés d'au moins un droit fondamental, y compris le droit au logement, l'eau et l'assainissement, l'information, de la nutrition, l'éducation et la santé. À Djibouti, selon cette étude, la situation s’est dégradée puisque la privation de logement adéquat est particulièrement répandue, avec plus de la moitié des enfants qui n'ont pas accès à un logement adéquat. Les niveaux sont extrêmement élevés dans les zones rurales, où ils atteignent 9 enfants sur 10.

Dans le même registre, dans une vidéo mise sur Youtube, des médecins de l’association des Médecins Sans Frontières expriment leur frustration sur la situation catastrophique de malnutrition avancée des enfants djiboutiens. Ce qui m’a le plus surpris dans les propos du médecin, c’est quand il dit que Djibouti a un taux de malnutrition infantile élevé comme dans un pays miné par une guerre civile. Djibouti serait-elle en guerre? Évidement non mais alors que fait le président djiboutien des récoltes provenant des terres arrables achetées en Éthiopie et au Soudan?

Avec cette situation d’extrême pauvreté des enfants djiboutiens, les propos du président djiboutien  sur la création d’une bourse financière vous paraissent-ils censés? Enfermé dans ses châteaux luisants et entouré de «courtisans zélés» qui lui mentent sur la situation économique de Djibouti, IOG semble souffrir d’une folie propre aux tyrans, la folie des grandeurs.


NB : Au moment où j’écrivais cet article, le ministère djiboutien de la promotion de la femme du bien-être familial et des affaires sociales s’est désassocié de l’UNICEF sur les contenus de l’étude sur la pauvreté des enfants et a précisé dans un communiqué publié au journal La Nation du dimanche 20 juin 2010 que « les agences du système des Nations Unies doivent accompagner et appuyer les efforts du gouvernement et non les dénigrer.


Rapport de l’UNICEF sur la pauvre des enfants à Djibouti
http://www.unicef.org/media/media_53968.html

Article de la RTD sur la visite d’IOG à la bourse de New York
http://www.rtd.dj/index.php?option=com_content&view=article&id=164:dejeuner-de-travail-entre-le-president-de-la-republique-et-mme-suzanne-rice&catid=41:top-headlines&Itemid=115

Vidéo de L’interview d’IOG à la section somalienne de la BBC
http://www.youtube.com/abdirahmankahin1#p/u/0/pT96vkkuJDQ

Vidéo sur la frustration des Médecins Sans Frontières
http://www.youtube.com/watch?v=5LXiLeiB1jg

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Mardi 22 Juin 2010
Guddomiyaha Isbaheysiga Isbedelka iyo
horumarinta Jabuuti ee Woqooyiga
Ameerika Xuseen Abdirahmaan jaamac Cadhoolle
oo Hanbalyeeyay Mucaaridka
Somaliland Amaanayna Ololaha Doorashooyinka.


akguled / June 20, 2010 / No Comment

Ottawa-Canada-Waxa aan dhawrkii bilood ee ina dhaafay hadaanu nahay isbaheysiga mucaaridka Jabuuti iyo guud ahaan Shacabka reer Jabuuti aanu si weyn oo ahmiyadi ku dheehan tahay ula soconay hanaanka Dimuqraadiyadeed ee Somaliland,kaas oo dhamaan shucuubta ku dhaqan geeska Afrika iyo inta xiiseysa umuuraha geeska Africaba ay il gaar ah ku eegayeen sida geedi socodka dimuqraadiyadu u sal dhigato Somaliland oo ah dal aan weli la aqoonsan balse ummadda ku wada nooli ay goaansatey in mustaqbal Dimuqraadiyad ku saleysan ay ku wejahaan ayahooda.

Waxa aanu Isbaheysi ahaan il gaar ah ku eegeynay qodobo dhawr ah oo aanu hadaanu nahay reer jabuuti u baahan in si dhaqsa ah isula meel dhigno hadii Jamhuuriyadeena aanu dooneyno in aanu ka saarno xiliga ay haatan ku sugan tahay.

Waxa laga wada dheregsan yahay in Jamhuuriyada Jabuuti ay iminka ku jirto xaalad kala guur,oo isbedel dhab ahna ay tahay sida qura ee looga saari karo marxaladaasi,iyo in mucaaridku helo fursado dhab ah oo uu uga mira dhalin karo himilooyinka shucuubta reer Jabuuti.

Somaliland waxa aanu uga faaiideysan karnaa dhawr siyaabood;

1)Labada dal waa laba dal oo ku yaal isku mandaqad oo wixii mid ka suuroobaa kan kale waa ka hirgeli karaan.

2)Labada ummaddood waa isku mid markaad eegto marxaladahooda dhaqan dhaqaale iyo ka siyaasadeed.

3)Labada dal waxa iminka uun ay u bislaadeen dadkooduna doonayaan in ay ka guddbaan marxalada hogaanka lagu doorto habka qabiilka iyo in dusha looga keeno madaxdooda.

Halkan riix si aad u akhrido inta kele.

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Dimanche 20 Juin 2010
Interview d’Ahmed Youssouf Houmed
Président de l’A.R.D.
Questions de: Maki Houmed Gaba de Réalités

Nous avons profité pour l’interroger, de la récente arrivée en France du Président de l’A.R.D. Ahmed Youssouf Houmed, qui a accepté de répondre à nos questions pour tirer un bilan provisoire de la Mobilisation en cours, faire une analyse de la situation politique à Djibouti et dans la région …ainsi qu’à d’autres interrogations qui préoccupent les Djiboutiens. Cette longue interview du président sera diffusée en deux parties dont voici la première qui a trait à la Mobilisation Générale, ses enjeux, effets immédiats et résultats attendus.

« …c’est une marée humaine déjà prête qui sera alors en marche ! »

Réalité : Bienvenue en France Mr le Président et merci d’avoir accepté notre invitation car cela fait longtemps que vous ne vous êtes pas exprimé dans nos colonnes !

Ahmed Youssouf Houmed (A.Y.H): C’est moi qui vous remercie ! Cela fait cinq ans si ma mémoire est bonne que je ne me suis pas exprimé dans Réalité bien que je me sois exprimé plusieurs fois dans d’autres media depuis cette date. Je risque donc d’être long cette fois-ci…

Réalité : ce n’est pas un risque Mr le président, c’est pour vous une obligation de l’être dans ce contexte et pour nos lecteurs une attente et un plaisir de vous lire…Commençons par la brûlante actualité, pouvez-vous brièvement présenter cette Mobilisation Générale avant de tirer un bilan provisoire des quatre batailles que vous venez de livrer ?

A.Y.H. : Vous avez raison ! C’est bien le terme approprié pour rendre compte de ce qui vient de se passer le mois écoulé à Djibouti et du courage physique nécessité ! En tant que vieil acteur et routier de la politique Djiboutienne, je suis bien placé pour affirmer que c’est sans précédent depuis l’Indépendance, la politique s’étant déplacée de fin 1991 à février 2000 sur le champ des combats armés ! Les manifestations que l’on vient de vivre ont réveillé les souvenirs de l’indépendantiste que j’étais ! J’ai vécu ces quatre batailles avec la même intensité que les combats menés contre le colonialisme.

Toutes proportions gardées, les batailles que l’on vient de livrer sont comparables à ces combats sauf qu’il s’agit cette fois de mettre fin aux agissements irresponsables non pas de colons mais d’une poignée de malfaiteurs autochtones de toutes ethnies contre l’ensemble du peuple ! Et s’il s’avère inamendable comme cela est prévisible, porter au R.P.P., ses dirigeants et ses alliés le coup de boutoir décisif car c’est la Paix et l’existence de Djibouti en tant qu’Etat qui sont en jeu !

Réalité : Excusez-moi de vous interrompre Mr le Président, mais puisque vous parlez de Paix, il y a eu des accrochages armés ces derniers temps dans le nord dont cette fois le gouvernement n’a pas fait état…

A.Y.H. : C’est exact et c’est la raison pour laquelle je dis et répète que la Paix est en jeu ! Les mêmes causes produisant les mêmes effets, il y a c’est évident une relation de cause à effet entre la violation unilatérale de l’Accord de Paix de 2001 par le gouvernement, la reconduction et l’aggravation par sa politique des causes qui ont déclenché le conflit armé et surtout la dénonciation par Nous en septembre 2005 dudit Accord d’une part, et les accrochages sporadiques dans le nord depuis quelques années d’autre part ; nous en tenons le gouvernement pour unique responsable, la légitime défense étant le fait d’acteurs ayant fait depuis, le choix compréhensible d’autres lieu et forme de lutte.

Nous restons pour notre part fermement attachés au combat démocratique légal parce que convaincus, comme le démontre l’unité et l’approbation populaire des combats menés dans la capitale, que c’est la meilleure façon d’en finir avec une dictature qui n’est pas plus puissante que le colonialisme d’hier et bien plus affaibli sur tous les plans que lors de la guerre civile !

Et si, vous avez raison de le soulever, le gouvernement n’en parle pas aujourd’hui comme il le faisait hier, c’est parce qu’engagé depuis peu dans un processus de réconciliation avec l’Erythrée, il cherche à faire croire que ces accrochages sont survenus avec la naissance du conflit frontalier…ce qui est, je viens de le rappeler, absolument faux !

Je voudrais ajouter à ce chapitre que le gouvernement prend prétexte de ces accrochages pour se livrer à des exactions sans précédent dans le nord, l’ouest et le sud-ouest de notre pays. Détentions et arrestations arbitraires de civils innocents brutalisés et pour certains torturés, plusieurs civils sont encore détenus dans des lieux tenus secrets, décasements de plusieurs dizaines de familles (suspectées de soutien aux maquisards) dont les habitations ont été détruites …

Je lance donc un dernier avertissement au gouvernement : Qu’il soit bien compris que les commanditaires gradés ou en col blanc ainsi que les exécutants s’exposent à des poursuites s’il n’est pas immédiatement mis fin à ces exactions et leurs auteurs punis !

Réalité : Revenons à présent à la Mobilisation. Puisque vous venez brièvement d’en définir les enjeux qui sont vitaux, pourquoi a-t-elle été aussi tardive ?

A.Y.H. : Parce que c’est l’ultime carte d’une opposition légale qui a épuisé en 2006 toutes les voies juridiques d’une compétition politique ordinaire ! Et si la décision prise par les congressistes de l’A.R.D. en décembre 2006 de ne plus participer dans ces conditions aux élections à venir et recourir à la désobéissance civique pour parvenir à nos fins a tardé à prendre forme c’est dû en partie, mais en partie seulement, à la répression violente qui s’est abattue contre l’Union pour une Alternance Démocratique lors de la campagne de boycott des législatives de 2008 qui n’a eu pour effet immédiat que de briser un élan, alors que le gouvernement pensait en avoir définitivement fini avec l’opposition légale.

Hors, les récents combats politiques le prouvent bien, elle en est sortie renforcée ! La fuite en avant permanente du gouvernement qui a conduit à un conflit armé évitable avec notre voisin a également retardé quelque peu cette mobilisation. Mais ce qui, vu d’ici, peut sembler être un retard s’explique par le fait qu’il n’est pas dans les mœurs politiques des Djiboutiens de se mobiliser en dehors des périodes électorales…

Et je tiens ici à renouveler mes félicitations au comité exécutif de l’A.R.D. et à la cellule de coordination de l’U.A.D. : ils ont fait preuve d’une combativité à toutes épreuves car il a fallu un long travail de terrain et de persuasion et de persévérance pour mobiliser des milliers de gens durant un mois sous la canicule…

J’en profite pour adresser mes félicitations et celles de tout le comité exécutif à Mahdi et Cassim pour le remarquable travail de communication politique qu’ils ont fait aux Etats-Unis et au Canada et j’encourage la délégation plénipotentiaire à poursuivre ce travail en Europe pour relayer le travail accompli à Djibouti par l’U.A.D. auprès de nos partenaires pour les informer de la situation actuelle et des combats à venir, afin qu’ils prennent leurs dispositions pour la rentrée…

Mais aussi à notre représentation en France et en Europe pour la création d’un site ARD sur facebook, ses actions d’éclat et médiatisation de la lutte dans la presse qui font de notre parti structuré et ramifié une référence dans le paysage politique djiboutien !

Réalité : Quel bilan en tirez-vous et pour quand la désobéissance civique ?

A.Y.H. : Il est encore trop tôt à mon avis pour en tirer un bilan même provisoire ! Mais les premiers résultats dépassent nos espérances ! Il s’est produit entre l’annonce en début d’année du recours à partir du printemps à cette forme de lutte et le lendemain de ces premières batailles des évènements encourageants et prometteurs qu’il ne faut pas sous-estimer ! De la peur qui a changé de camp à la renaissance du mouvement syndical en passant par les signaux positifs en provenance des chancelleries occidentales, le mouvement contestataire a pris une telle ampleur qu’il y a aujourd’hui à Djibouti une atmosphère palpable de fin de règne !

L’audit en cours au ministère de la santé pour identifier et punir les responsables de la disparition des centaines de millions de nos francs destinés à la lutte contre le sida et mené à la demande des donateurs est une première qui fait partie des revendications de l’opposition pour une transparence dans la gestion des deniers publics et la lutte contre l’impunité de la délinquance financière qui fait des ravages et qui accumulés constituent de véritables crimes économiques !

Dans n’importe quel pays du monde ce genre de scandale aurait provoqué la démission du ministre concerné ou sa révocation mais nous sommes à Djibouti dirigé par le R.P.P. présidé par I.O.G….

La grève du personnel de la santé fait également partie des ondes de choc de la Mobilisation Générale et ça ne fait que commencer…

Quant à la désobéissance civique, elle constituera le point d’orgue de cette Mobilisation Générale quand le mouvement aura gagné en intensité et aura alors pour objectif de déposer le R.P.P. La dynamique de contestation prenant chaque jour de la vitesse et de l’ampleur, c’est une marée humaine déjà prête qui sera alors en marche !

Nous n’en sommes pas encore là, il nous faudra auparavant, au courant du premier trimestre 2011, actualiser la plateforme de l’U.A.D et éventuellement l’élargir…

Réalité : Pour clore ce chapitre, qu’attendez-vous de la diaspora?

A.Y.H. : Sa contribution financière sera la bienvenue mais sa plus grosse contribution sera le relais médiatique qu’elle apportera aux combats politiques menés dans la capitale et elle est invitée à y réfléchir lors de la table ronde de l’opposition du 26 juin à Bruxelles !

C’est surtout pour les jeunes, étudiants ou en exil, que nous nous battons, ils seront pour la plupart appelés à devenir des acteurs politiques ou opérateurs économiques et sociaux chez eux bientôt et il est donc important pour leur crédibilité future qu’ils soient en phase avec un mouvement politique contestataire pacifique et populaire et acteurs d’un changement qui se fera à leur bénéfice !!!

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Dimanche 20 Juin 2010
LDDH : LETTRE OUVERTE
A MONSIEUR MAHAMOUD ALI YOUSSOUF
MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES
ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE



Monsieur le Ministre,

J’ai très bien reçu votre première et aimable  invitation afin de participer au Lancement national du processus du Mécanisme Africain d’Evaluation par les Pairs (MAEP) qui aura lieu le lundi 21  juin 2010 à partir de 8h00 au Sheraton Hôtel.

On a déposé chez moi (paraît-il par un certain Said) une carte avec le tampon du Président Coordinateur  du Mécanisme Africain d’Evaluation des Pairs.

Aucun document sur ce processus du Mécanisme Africain n’a été porté à ma connaissance et je ne connais pas même pas  le nom du Président Coordinateur. La carte d’invitation ne portait que mon nom sans mentionner  à quel  titre. Est-ce en tant que Défenseur des Droits Humains et Vice-président de l’UIDH chargé de la Corne d’Afrique ?

En tant que Défenseur des droits fondamentaux, comme vous le savez je n’ai jamais cessé à dénoncer les Crimes de Guerre, les Crimes de Génocide, les Crimes contre l’Humanité, les Crimes Organisés en Ogaden par les Forces coloniales Ethiopiennes, en République de Somalie par les Forces tueuses du Burundi et de l’Ouganda, tout en dénonçant les Crimes de Disparitions Forcés, les Crimes d’Exécution et les Crimes organisés dans notre Pays.

Je sais que votre politique belliqueuse, contre nos frères Erythréens, nos frères de la Somalie occidentale et nos frères de la République de Somalie, s’avère aujourd’hui  comme un échec. Nos points de vus sont diamétralement opposés et en cette période d’une campagne pour un 3ème Mandat en violation flagrante de la Constitution du 4 septembre 1992, je tiens à vous témoigner mon refus de m’afficher dans des Réunions sur le Mécanisme Africain dont je ne connais même pas la teneur.

NOEL  ABDI  Jean-Paul

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Samedi 19 Juin 2010
L'avocat français de Boreh est récusé
Source LOI
 
Les autorités djiboutiennes viennent de récuser l'avocat français d'Abdourahman Mahamoud Boreh, Olivier Morice. L'homme d'affaires lui avait demandé de se rendre à Djibouti pour le défendre dans le procès intenté contre lui par le gouvernement "pour acte de terrorisme" (LOI nº1287). Me Morice a écrit le 14 juin au ministre de la justice, Mohamed Barkat Abdillahi, pour obtenir l'autorisation de plaider devant la cour criminelle de Djibouti dans cette affaire, qui doit être jugée le 24 juin. Celui-ci lui a répondu par la négative le 16 juin, en mettant en avant une explication très alambiquée. Selon le ministre djiboutien, le client de Morice étant accusé de "faits qualifiés de crimes" et ne s'étant pas présenté à la justice de Djibouti, celle-ci l'a "déclaré rebelle à la loi avec toutes les conséquences juridiques que cette situation peut entraîner".

Mohamed Barkat Abdillahi a conclu sa lettre à Me Morice par un chantage à peine déguisé, en précisant que "[son] client ne peut bénéficier de l'assistance d'un avocat et retrouver tous ses droits que s'il se présente pour être jugé devant la cour criminelle". Dès lors, le verdict du 24 juin ne fait guère de doute. Djibouti est un pays où la justice prend très rarement le risque de déplaire au pouvoir politique !

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Vendredi 18 Juin 2010
La Voix  de Djibouti du 17 JUIN 2010 - Edition N0 24
http://www.lavoixdedjibouti.com
 

Les enfants de Djibouti dans une pauvreté abjecte

Selon un rapport de l’UNCEF, repris par les médias internationaux, les enfants djiboutiens vivent dans une extrême pauvreté, qui les expose à l’exploitation et à d’autres atteintes à leurs droits. Selon l’organisation onusienne, deux enfants sur trois se trouvent dans une situation où ils manquent de logement, d’eau, de santé ou d’alimentation. Plus de la moitié des enfants djiboutiens n’ont pas de logement. Dans les zones rurales, ce sont neuf enfants sur dix qui manquent de logement.

Le problème le plus grave qui affecte les enfants djiboutiens est la malnutrition, selon ce rapport. Au moins 28% des enfants de moins de 5 ans sont sévèrement mal nourris.


Succès éclatant du meeting de l’opposition

Malgré la chaleur, en dépit de la Coupe du monde, les Djiboutiennes et Djiboutiennes ont entendu l’appel de l’opposition et de la Voix de Djibouti à un meeting de protestation. Ils sont venus en masse à ce meeting tenu par l’UAD vendredi 11 juin 2010 à quinze heures devant les sièges du MRD, de l’UDJ, non loin de celui de l’ARD.

Jeunes, moins jeunes, femmes, hommes, les habitants de la capitale, qui concentre la majorité de la population du pays, étaient présents par milliers et milliers. Soit plus que les trois autres meeting tenus à Balbala.

Comme d’habitude, les dirigeants de l’Union pour l’alternance démocratique (UAD), qui regroupe le MRD, l’UDJ et l’ARD, se sont successivement adressés aux Djiboutiennes et Djiboutiens. Ils les ont encore harangués et encouragés à rester mobilisés pour l’action. Parmi les personnalités qui ont pris la parole, il y avait Ismaël Guedi Hared, président de l’UDJ, Ahmed Youssouf Houmed, président de l’ARD, Souleiman Farah Lodon, vice-président du MRD, Farah Abadid Hildid, cadre dirigeant du MRD, Mère Mako Houssein Miguil, grande figure du MRD, Adan Mohamed Abdou et Jirdeh Djama, respectivement vice-présidents de l’ARD et de l’UDJ. Le plus jeune des orateurs, Farah Abadid Hildid, a exhorté les jeunes à se mobiliser plus que jamais pour jouer un rôle déterminant dans la libération du pays du dictateur Guelleh dont il a dénoncé les méfaits.

Ce meeting de protestation contre la modification de la constitution et le troisième mandat de Guelleh était le dernier de l’été. Il sera suivi de bien d’autres dès la rentrée de septembre.

C’est par ces slogans «A la rentrée pour d’autres actions de masse. A la victoire» que s’est terminé le meeting.

Beau succès qui en annonce bien d’autres.

 
Nouvelle manifestation de l’opposition djiboutienne à Bruxelles le 26 juin 2010

Les opposants et les autres démocrates djiboutiens en exil manifestent samedi 26 juin à partir de midi à Bruxelles devant le siège de l’Union européenne, 170 Rue de la Loi, Métro Schuman. Ils renouvellent ainsi leur rejet de la modification de la constitution et du troisième mandat du président Guelleh, relayant la mobilisation populaire massive en cours en République de Djibouti. Tous celles et ceux qui veulent agir pour leur pays ainsi que les amis démocrates de Djibouti sont invités à cette manifestation.

 
Pénurie d’eau et d’électricité: la situation n’a jamais été aussi grave

En cette saison estivale, la soif et la chaleur n’ont jamais été aussi subies à Djibouti-ville, la capitale. L’eau ne coule quasiment plus des robinets comme des quelques fontaines publiques, que ce soit dans les anciens quartiers ou dans ceux plus récents de Balbala. Le spectacle des jerrycans et autres seaux en quête d’une introuvable eau est saisissant. Et pour cause, puisque cela fait des années qu’aucun nouveau forage n’a été mis en exploitation, tandis que la population augmente chaque année. Tout aussi saisissante est la fréquence des coupures d’électricité. Une heure de courant électrique pour plusieurs heures de coupure, voilà l’état de la fourniture du courant électrique.


Désaccord FMI/Guelleh autour du billet de 5000 francs Djibouti

Les relations entre le Fonds monétaire international (FMI), dirigé par le français Dominique Strauss-Kahn, et le président Guelleh, ne sont pas au beau fixe. Outre les reproches de mauvaise gestion adressés au régime, le FMI demande avec insistance le retrait de la circulation de l’ancien billet de 5000 francs Djibouti qu’il soupçonne d’être l’objet de trafics de fausse monnaie. Ce que refuse le chef de l’Etat, qui confirme ainsi qu’il a intérêt à la circulation douteuse de ce billet de banque.


Le passeport djiboutien otage du ministre de l’Intérieur

Selon nos informations, la tension entre le ministre de l’Intérieur, Yacin Elmi Bouh, et son homologue des Finances, Ali Farah Assoweh, qui l’accuse de détourner diverses recettes collectées par son ministère, est loin de cesser. Elle gagne le service Passeport et bloque la délivrance des documents de voyage aux Djiboutiens. Ce blocage fait suite à la découverte par les services du ministère des Finances de l’usage de faux timbres par le ministère de l’Intérieur pour les passeports ordinaires qu’il délivre.

En effet, le ministère des Finances ayant cessé de l’approvisionner en timbres officiels suite aux détournements répétés des recettes de leur vente, le ministre de l’Intérieur s’est tout simplement procuré de faux timbres pour les apposer sur les passeports et continuer ainsi à voler les recettes que ces timbres génèrent. Et Guelleh ne fait rien. Y a-t-il encore une once d’Etat ?


Des agents de la santé publique en grève

Les agents paramédicaux (infirmiers, sages-femmes, aides-soignants, etc.) de l’hôpital général Peltier de la Santé publique, ministère dirigé par Abdallah Abdillahi Miguil, un homme notoirement connu pour sa corruption, font grève depuis le 10 juin 2010. Motif : ils ne sont plus payés pour leurs heures supplémentaires depuis le mois de janvier 2010.

En outre, l’indice de rémunération des heures supplémentaires a été réduit de 30% de manière unilatérale et tout dialogue leur est refusé. Dans une lettre adressée au directeur de l’hôpital, aux ministres de la Santé et de l’Intérieur comme à l’Inspection du Travail, ces agents se disent déterminés à poursuivre cette grève jusqu’obtention du juste paiement de leurs heures supplémentaires. A suivre.


Guelleh cherche activement à mettre la main sur Boreh

Selon nos informations, le président Guelleh que dérange beaucoup le procès intenté contre lui à Paris par Abdourahman Boreh, l’homme d’affaires djiboutien devenu opposant, cherche activement à mettre la main sur cet adversaire. Contre Boreh, il a émis un mandat d’arrêt international et organisé pour le 24 juin 2010 un procès politique dont le verdict est prévisible. Objectif : obtenir l’extradition de Boreh qui séjourne actuellement à Dubaï pour l’éliminer selon ses méthodes, comme il l’a déjà fait contre bien d’autres avant lui.  A suivre.


Après Boreh, Al-Gamil ?

Les relations se détériorent entre le couple présidentiel et son proche ami et homme d’affaires Gamil Abdoulkarim. Selon des témoins oculaires, le commerçant a été récemment agressé en public par la première dame, Kadra Mahamoud Haïd. C’était au supermarché Nougaprix où il est associé au couple. Elle lui a lancé un trousseau sur le visage et l’a traité de voleur.

Quelques jours après, vendredi 4 juin 2010, en l’absence d’Al-Gamil, parti en voyage, le domicile de son frère et bras droit, Ali Abdoulkarim, situé au quartier commercial de la capitale, a mystérieusement pris feu. Il a totalement brûlé. L’incendie porte la signature du couple présidentiel, en voyage à ce moment là, comme toujours quand il donne des instructions criminelles.


La grosse frayeur du président Guelleh

Jeudi 10 juin 2010, le Chef de l’Etat a connu l’une des plus grosses frayeurs de sa vie au rond-point d’Ambouli dans la capitale. Cela s’est produit vers 10 heures lorsque son cortège a été percuté par un camion benne devenu incontrôlable suite à une défaillance de freins.

Quelques-unes des grosses cylindrées présidentielles ont été endommagées par le poids lourd chargé de pierres, et Guelleh a poussé des cris de frayeur. Arrêté, brutalisé et emmené par les gardes du corps de Guelleh, le chauffeur du camion n’a plus donné signe de vie depuis lors. A-t-il été assassiné? Une victime de plus au sinistre tableau de chasse à l’homme de Guelleh? A suivre.


Message de condoléances

Nous adressons nos sincères condoléances à la famille de docteur Mokhtar Mahamoud Sougueh, jeune médecin décédé samedi 12 juin 2010 à Djibouti des suites de blessures subies lors d’un accident de la circulation survenu la veille vendredi à Djibouti. Ce médecin de valeur était au nombre de ces cadres du pays persécutés par le régime pour leur sens de la dignité. Il était âgé d’une trentaine d’années, issu d’une vieille famille djiboutienne et père d’un enfant. Allah l’accueille en son Paradis Eternel. Amin.

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Mercredi 16 Juin 2010
Interview: Ahmed Youssouf, président de l'ARD

«D’ores et déjà, nous assurons et rassurons les autorités du caractère pacifique de cette mobilisation, qui aura lieu en tout état de cause.»

En attendant de mettre en ligne l'interview en voie de finalisation du président de l'ARD, présent en France depuis le 14 juin, nous avons estimé utile d'exhumer cette interview du même président datant du 9 mars 2005. Et ce, afin qu'il soit clair pour tout le monde que la mobilisation en cours ne doit rien au hasard du calendrier et péripéties constitutionnelles, mais s'inscrit dans une démarche cohérente et mûrement réfléchie de l'ARD..." La rédaction.

Lire la suite dans Réalité en cliquant ici

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Mercredi 16 Juin 2010
Nouvelles en bref : Kadamy à LVD demain

Le Dirigeant du FRUD (Front pour la Restauration de L’Unité et la Democratie) A Djibouti, MONSIEUR MOHAMED KADAMY, Intervient dans la Voix De Djibouti ce Jeudi 17 juin. Il nous parle de la situation generale du Pays ainsi que son avenir. A ne pas le rater! La Voix de Djibouti “LVD”

* Vous pouvez écouter l'interview en ligne ou à la radio à 15:30 heure de Djibouti.
http://www.lavoixdedjibouti.com

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Mardi 15 Juin 2010
LDDH : Note d'information du 15 juin 2010

Un trou de plusieurs milliards de francs Djibouti...
Le corps de la santé va très mal

Questions préalables.

1) combien se chiffre le trou financier au niveau de l’Hôpital
     Peltier: un (1) milliards de Francs Djibouti ou nettement plus?
2) A combien se chiffre le trou financier au niveau de l’aide
     internationale octroyée au Ministère de la Santé pour lutter
     contre le SIDA : à cinq (5) milliards de Francs Djibouti?

3) Qui a octroyé cette aide d’un tel montant alors que tout le
     monde même le HCR connait très bien les antécédents de
     l’actuel Ministre de la Santé ?

4) La Banque Mondiale et l’OMS vont-ils ou ont-ils déjà réagi?
 
Un fait récent qui prouve le ras-le-bol du corps médical.
Depuis le 10 juin 2010 les personnels paramédicaux de l’Hôpital Peltier ont déclenché un mouvement de protestation.

Ce mouvement continue encore, alors que le silence gouvernemental montre clairement leur irresponsabilité ou leur inconscience.
 
Ci-après la teneur de leur lettre au directeur de l’hôpital.
 
Hôpital Général Peltier au directeur de l’hôpital

Objet : Préavis de grève
 
Monsieur le Directeur,

Par la présente et conformément à l’article n° 13 de LOI ORGANIQUE n° 48/AN/83/Ière L du 26 juin 1983 portant statut général des fonctionnaires et suivants du Code du travail, les personnels paramédicaux vous notifient d’un préavis de grève.

Le mouvement de protestation débutera le 10/06/2010 à 8 h et prendra fin qu’à l’obtention de tous nos honoraires, sans diminution de leurs valeurs actuelles.

Par cette action, nous souhaitons attirer votre attention sur les faits suivants :
  • Un retard chronique de payement de nos heures supplémentaires
  • Une diminution de plus de 30% de leurs valeurs, sans négociation préalablement avec les  personnels
  • Absence de communication sur la situation actuelle de votre part
  • Aucune prise de décisions pour rétablir la situation
  • Manque de transparence sur la situation de ces honoraires

A ce titre nous revendiquons les éléments ci-dessus :

1) Payement de nos honoraires depuis janvier 2010
2) Rétablir la valeur initiale de nos honoraires.

Recevez, Monsieur le Directeur, l’expression de nos salutations les plus distinguées

Les personnels paramédicaux de l’HGP remis au Directeur de l’Hôpital Peltier et reçu par Yasimin le 31/5/10

Copie:
  • Au  Ministre de la Santé
  • Au Ministre de l’Intérieur
  • A l’Inspection de travail 
 
Par ces motifs :

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) dénonce d’une manière générale, tous les détournements des fonds publics, des biens sociaux, pire encore les dons  en médicament et autre  assistance financière à divers échelon ministériel.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) encourage l’ouverture d’enquête indépendante et une expertise internationale sur les détournements en particulier pour les départements ministériels aux objectifs essentiellement sociaux tels que la santé, l’éducation, l’intérieur dans la lutte contre la sécheresse et les calamités naturelles.

D’autres secteurs comme l’EDD qui endettent et hypothèquent à outrance l’avenir et à la viabilité de notre  pays nécessite d’urgence un audit international indépendant et dont leur rapport devra être public et médiatisé.

Le Président de LDDH: NOEL ABDI Jean-Paul


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Dimanche 13 Juin 2010
UADed DEEQO TIKKI INAAMAK 2010, JUIN’ H ALSAK 26IH -- BRUXELLES MAGAALAL NANGARAWAY.

Xukkó kee meesissól baaxó abbiyek sarra:
  • Doorol dumah, 1999ah UAD,yengele sadih eglah afak, Moussa Ahmed Idris kaal faxiteh yen. Kah naaxige innah, ma genna woo doorol fula. Abeh yen boolá cinak, Ismail Omar Guelleh woysa doorok xalu ( resultat ) makeh, nanu abnen nen iisá eseh orbiseh yen. Tokkéey takke, usuk ummattak halay ( liberté ) seewa kah yabbixem.
  • Dudda le wagarih ittin geyiy, Baaxóh abba kee, Frud afak Ahmed Dini fanat 2001ih firmá kah tekkeh tene makak,
  • Abbootanak oobe wayuh, 1992ah xisen baaxô distuurut abeh yan milaaguk amakkaquk,
  • Gabuuti kee Eretriyâ fanih ittin wayay, mabló luk yeney, qeebi kah gaadisek xagar xagak, kalah ni toobokó, Soomalih ummattah fanat, ittal hayis kee xiine kali gaba, axcih net xeyi Somaalilandi buxat abbaxuk,

Ismaqil Qumar Gelle a saaku qabaabak Gabuutih Ummatta, gabbi Ameerikal tanu, Europal tanu, tet fanah giitima. Wacarriye waa num yi cummadih afle, texce’yyen dumah barrá. Usuk keenil baaheeh, usun kaak kak kudeenimih bagul usuk uxih anuk, kaa elle faysaanaah, kay abtó elle faysan kassowná away ken fanah baahe leemit yaaban. Amah takkuh, sahdá baaxól qululuh rabak, maaluk qabbadi esketti heeh, baaxót caxam faxa. Minneapolisi, Atlanta, New-York kee Washington lakal, away, ransáy fayya itta kassowná le, alsak juin’ah, yamaatu waa 27 ih, Bruxelle magaalal, ayti le kalluwan absiisam faxa.

Usuk isim tet abam faxa kaa ‘mmay, ama ayroy curriyat ayró kinni, kay im hinnaay, kaa m’aabussa. Baaxóoy, baaxóh tú faxa marih imik kalah, usuk edde lem mali. Sumaaqil umaané saakuuy rike maada. Umam elle baahen urruk cabeey cabey kah iyyan gurrah, kay xintók kudak, eleeliten baaxol yan marih lakal abah yan cambaariyyo sugay gubat maca lee ?

UADek, naharsi gicló, amó yani abbootan waasak, akke kaltaama. Sarrak, baaxóh addal takku wayta uluulukay, ummattak qeebit cabtu wayta akke kaltu, ama kobox Bruxelle’il kah abtam

Giti caylat cabak dumal, UAD demokraasi Gabuutil daffessuh, tet aadó 2010, juin’ak 27, carra 2 aay 5 û fanah, malah elle koboxxu wayta sigma ah teeti:

ESPACE PINO FABRIK
35, Rue de Fort
1060 Saint-Gille

Pour répondre à ce message, suivez ce lien :
http://www.facebook.com/p.php?i=100000821304485&k=Z6E3Y56YT45C2JAJPB63QTTUTP1AZ25NUWGWGKTEXR&oid=1134014206739

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Samedi 12 Juin 2010
Compte rendu du meeting de l'UAD
«U.A.D. 2010!»

Malgré la concurrence de la coupe du monde, du roi khat, la canicule du mois de juin  et les habituelles tentatives d’intimidation des forces de l’ordre présentes sur les lieux depuis le matin, les militants de l’U.A.D. sont venus en force assister au meeting d’explication de ce vendredi 11 juin à l’avenue Nasser pour écouter les dirigeants de l’U.A.D. exposer leur programme de lutte.

Jamais depuis les manifestations pour l’Indépendance et les manifestations contre la guerre civile imposée au pays par le R.P.P., notre pays n’a connu une telle ferveur populaire en dehors des périodes électorales. Cela prouve la maturité politique d’un peuple déterminé à en découdre avec l’imposture qui cherche à perdurer  au pouvoir.

S’exprimant tour à tour les dirigeants de l’U.A.D. ont axé leurs discours sur trois points essentiels:
L’absolue nécessité de rester mobilisé tout au long de l’année 2010 pour imposer le changement au cours de cette année pré-électorale, des règles régissant la compétition électorale et mettre un terme définitif aux violations par le R.P.P. des lois, constitutions, engagements internationaux, Accords de Paix… et le cas échéant imposer la transition démocratique, car en 2011, il sera trop tard !

Cette mobilisation doit être permanente à Djibouti-ville considéré par le pouvoir comme le pays utile et où sont stationnées les forces militaires étrangères que nôtre visibilité ici cette année doit aider à comprendre la nécessité de réviser sa coopération avec un pouvoir en guerre contre son propre peuple car il en va de la préservation de ses intérêts chez Nous !
Cette mobilisation devra garder ses caractères pacifiques et légaux comme elle l’est  à ce jour!

Au Président de la République qui a déjà illégalement entamé sa campagne électorale  en affichant à grands frais publics,  à tous les carrefours de la ville, des pancartes publicitaires où il affirme sans rire « Je me soumets à la volonté du peuple », la réponse populaire a été et restera sans équivoque «U.A.D. 2010 !».
Rendez-vous a donc été pris pour l’Aîd el fitr pour relancer une mobilisation qui prend chaque jour une grandissante  ampleur et annonce des lendemains prometteurs !

Les manifestations se déroulant cette année 2010, là où elles font le plus mal au régime, à Djibouti-ville, la diaspora est invitée à relayer ces manifestations sur le plan médiatique en interpellant par écrit , les décideurs politiques Français, Américains ou autres partenaires traditionnels de notre pays! Le premier relais médiatique prévu étant le forum organisé par l’U.A.D. à Bruxelles le 26 juin, toutes les forces politiques de la diaspora sont vivement encouragées à faire de cette table ronde un vif succès qui doit ridiculiser les festivités en faveur du troisième mandat de la tristement célèbre ambassade djiboutienne de Bruxelles.

Tous ensemble nous vaincrons!

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Samedi 12 Juin 2010
Une video de l'UAD de Djibouti

Voici une courte video amateur en provenance de Djibouti (format .mp4 pouvant être lu par la plapart des navigateurs récents (IE, Firefox, etc.)) . Elle montre le grand rassemblement organisé par l'UAD.

Les choses bouges à Djibouti. À la diaspora de faire sa part!

Cliquer ici pour la regarder.

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Samedi 12 Juin 2010
Nouvelles en bref de Djibouti
Source "infodjib"

A) Djibouti:

A son retour du sommet Afrique-France à Nice, le président Ismaïl Omar Guelleh n'a pas pu attendre d'être seul avec son ministre de la défense, Ougouré Kiflé, et avec le chef d'état-major général des armées, le général Fathi Ahmed Houssein, pour leur exprimer son mécontent. Dès sa descente d'avion, il les a traités d’incapables, en faisant allusion aux militaires morts lors des accrochages avec les rebelles du FRUD, fin mai.


B) IOG veut la peau de Boreh à tout prix

N'étant pas parvenu à faire extrader Abdourahman Boreh de Dubaï, le président Ismaïl Omar Guelleh va maintenant le faire condamner par un tribunal djiboutien.

Le conflit qui oppose le président Ismaïl Omar Guelleh (IOG) et son épouse à l'homme d'affaires franco-djiboutien Abdourahman Mahamoud Boreh, qui fut longtemps leur ami, va connaître un nouveau rebondissement. Pour se venger de la plainte déposée par Boreh à Paris contre lui et son épouse, IOG a déjà tenté en avril d'obtenir son extradition de Dubaï où il réside une partie de l'année ( LOI nº1284 ). Les Emirats arabes unis ayant refusé de céder à une simple injonction du chef de l'Etat djiboutien, celui-ci a eu une autre idée: il vient de faire convoquer Boreh le 24 juin par le tribunal de Djibouti afin qu'il réponde à l'accusation de complicité dans un "attentat" qu'auraient commis des cousins à lui.

Cette affaire n'est pas nouvelle et fait d'ailleurs partie des accusations portées par Boreh contre le couple présidentiel sous l'appellation suivante: "la séquestration, la torture et le décès de Mahdi Abdillahi" en prison. Ce cousin de Boreh avait été arrêté avec son jeune frère le 22 mars 2009 et accusé d'avoir jeté une grenade dans un magasin sans faire de victime. Mais ce témoin capital dans cette affaire est mort mi-avril de manière mystérieuse alors qu'il était en prison. Et la demande de son épouse pour que son corps soit autopsié a été refusée par les autorités. Depuis, des pressions de toutes sortes sont exercées sur le frère du défunt, Mohamed Ahmed Abdillahi, toujours emprisonné, afin qu'il témoigne contre Boreh.

Le 24 juin, l'accusation devrait donc produire un témoignage attestant d'échanges téléphoniques entre Mahdi Abdillahi (qui n'est plus là pour les confirmer) et Boreh durant lesquels ce dernier aurait dénoncé le régime du président IOG et appelé ses proches à s'y opposer fermement. Avec cela, IOG veut faire condamner Boreh par contumace (puisque ce dernier ne se rendra pas à Djibouti) afin que son administration puisse lancer un mandat d'arrêt international contre lui. En réalité, tout cela n'a qu'un seul but: empêcher Boreh de se présenter contre IOG au scrutin présidentiel de 2011.


C) De nouveaux ennuis pour Wissam Cassim

Rien ne va plus entre la première dame et son partenaire en affaires, l'Ethiopien Wissam Cassim.

Après avoir rencontré de graves problèmes en Ethiopie il y a plusieurs années, Wissam Abdallah Cassim avait travaillé à Djibouti pour le compte d'Abdourahman Boreh, dont il est un parent par alliance. Mais il s'est brouillé avec lui et a fait cavalier seul, devenant un proche collaborateur en affaires de la première dame, Kadra Mahamoud Haïd, avant que les relations avec cette dernière ne se détériorent. La première dame et Cassim sont partenaires dans la firme ICC qui sert d'intermédiaire pour de  nombreux contrats de BPT. Avec cet appui politique, Cassim a pu contracter de nombreux prêts dans les banques locales. Mais les travaux réalisés via ICC pour le couple présidentiel ou des dignitaires du régime n'ont pas toujours été payés. Du coup, les dettes bancaires de la société gérée par Wissam Cassim ont explosé. Tant et si bien que celui-ci a voulu quitter Djibouti en catimini. Pour l'en empêcher, les autorités djiboutiennes lui ont confisqué son passeport. Cassim a également eu des problèmes avec les invesisseurs américains des sociétés Maple Indian Ocean Resources et Maple Contracting Co., dont il était le gérant et qui ont récemment été mises en liquidation.


D) Des concessions minières en zone afar

Le gouvernement djiboutien vient d'accorder des licences d'exploration de l'or à une compagnie britannique sur une zone frontalière avec l'Ethiopie.

Dans le prolongement géographique des permis d'exploration de l'or qu'elle détient déjà en Ethiopie, la compagnie britannique Stratex International Plc, cotée sur l'AIM de Londres, a obtenu six licences à Djibouti. Elles recouvrent un total de 535 km2, situés dans la dépression Afar, à la frontière avec l'Ethiopie. Dirigée par David Hall et Bob Foster, Stratex aura 90% d'intérêts sur ces permis, lesquels seront valables pour une période de deux ans renouvelables. Le gouvernement de Djibouti disposera de 5% et d'un droit de préemption pour acquérir jusqu'à 35% sur ces permis. Les 5% restants sont destinés aux propriétaires de la firme Green River Geology, en contrepartie de l'accès à sa base de données. Cette société fondée par Don Gustafson et deux anciens géologues de l'Anglo American Corp. (AAC), Murray Surtees et Roy Corrans, avait obtenu les premiers permis de rospection aurifères à Djibouti en 2004 (LOI nº1186). Avec ses nouvelles licences, Stratex disposera d'une zone totale d'exploration de 2 780 km2 à cheval sur l'Ethiopie et Djibouti. La compagnie britannique a embauché le géologue italien Franco Maranzana comme consultant sur ce programme d'exploration minière.

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Jeudi 10 Juin 2010
Un grand meeting demain vendredi à Djibouti
 
Un nouveau et grand meeting est prévu pour vendredi 11 juin 2010 dans l’après-midi, à Djibouti-ville, Avenue Nasser, devant les sièges du MRD et de l’UDJ. Les Djiboutiens sont invités à venir nombreux.

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Jeudi 10 Juin 2010
Entrevue de MOHAMED KADAMY
Source: 
dabio.net
 
Crée en Août 1991 à BALHO, petit village au Nord Ouest de la République de Djibouti sous sa forme actuelle. Le FRUD est issu de 3 mouvements fruits des luttes populaires multiformes. Ce mouvement s’est assigné comme objectif la création d’un véritable Etat national et d’une authentique démocratie, ainsi que la justice sociale et l’égalité entre les citoyens.

La lutte menée par le Front pour la Restauration de l’Unité et la Démocratie dans les montagnes des MABLAS et MOUSSA ALI contre la dictature à Djibouti participe à l’émancipation des peuples d’Afriques. C’est en ce sens que le FRUD s’inscrit dans une démarche panafricaine.

Les différents conflits en Afrique se sont construits sur l’échec économique et la déliquescence de l’Etat. Face aux échecs de tentatives démocratiques, la lutte armée a pu apparaitre comme la véritable alternative politique. Autrement dit la dictature ouvre la voie à l’insurrection.


1- Alwihda Actualité: Monsieur Kadamy, vous dirigez depuis plusieurs années le Front pour la restauration de l'unité et la démocratie, le FRUD,  un mouvement armé dont l'objectif est de lutter contre le pouvoir en place à Djibouti. Aujourd’hui, le Président djiboutien s’apprête en 2011 à se faire élire pour un troisième mandat après avoir fait modifier  l’article 23 de la Constitution qui stipule que le Président est élu pour six ans au suffrage universel direct et au scrutin majoritaire à deux tours. Il n'est rééligible qu'une seule fois. Quelle est la position de votre mouvement?

 
Kadamy: Cette décision qui n’est pas pour étonner, est humainement scandaleuse dans la mesure où elle va pérenniser la misère de la grande majorité de la population, politiquement irresponsable en fermant définitivement la porte à toute alternance par les urnes du vivant d’Ismael Guelleh, totalement illégale au regard du propre corpus juridique du régime, est porteuse d’une révolte massive, comme la nuée porte l’orage.

L’opposition au 3ème mandat est très forte au sein de toute la population, y  compris au sein des soutiens traditionnels du pouvoir, Le PND d’Aden Robleh Awaleh, membre de la coalition UMP (Union pour la Majorité Présidentielle) a refusé son soutien à la révision constitutionnelle relative à la levée de la limitation du mandat présidentiel. Lié à cette conjoncture, l’homme d’affaire Aboulrahman Boreh qui a été un homme clé sur le plan économique (la construction des infrastructures) en introduisant les investisseurs de pays de Golfe, a été évincé par le fait de prince ou de « princesse ». Tous ses biens ont été confisqués ; ses proches parents ont été pris comme  cibles (arrestations arbitraires, tortures, assassinats …).

Les forces    de l’ordre (Armée, gendarmerie, et police), qui constituent le bouclier du régime jusqu’aujourd’hui, sont traversées par des crises profondes, l’armée n’est pas très motivée pour combattre le FRUD. L’exécution du chef d’Etat major de la gendarmerie, le colonel Ali Bogoreh le 12 mai 2010, probablement par les éléments du régime, toujours liée aux péripéties du 3ème mandat, suscite de sérieux  remous  au sein de cette corporation.

Le FRUD, qui avait déjà dénoncé l’éventualité d’une présidence à vie de Guelleh, dans sa déclaration de Bruxelles (26 juin 2009), condamne avec force cette fuite en avant d’un président illégitime adoubé par un parlement coopté et non moins illégitime, qui risque de mettre le pays  dans une situation chaotique.

Nous,  nous  élevons contre l’escalade de  la répression dans le Nord et le sud ouest, où de mesures de tortures, d’expulsions et de bannissements qui ont touchés 300 citoyens de SIYARU, HILU, et MARGOÏTA en février et avril 2010,et contre les arrestations et les assassinats des femmes innocentes dans la capitale.

 
2- Alwihda actualité : M. Ismail Omar Guelleh   estime que son parti  le Rassemblement Populaire pour le Progrès est le parti de l'avenir et le pionnier de la mutation qualitative et par conséquent, il doit briguer un troisième mandat pour continuer la mission de réforme. Que pensez- vous de cette attitude? 


Kadamy : Une petite explication s’impose pour comprendre le système politique qui dure depuis 33 ans à Djibouti. Qualifiée d’ethnocratie par Philippe DECREANE, la République de Djibouti suit le même processus politique que la somalie de Ziad Barré. C’est un système clanique, qui a évolué vers un caporalisme lignager, c’est un régime quasi dynastique dans la mesure où le président actuel a succédé à son oncle Hassan Gouled qui n’avait pas d’enfant. Ce processus  est une machine à exclusion dont le noyau s’est rétréci comme une peau de chagrin au couple présidentiel autour duquel gravitent les surgeons du lignage du président et les proches parents de son épouse. Le RPP, qui est resté un parti unique de fait n’a plus aucun rôle depuis la présidence de Guelleh, est devenu  l’appendice du pouvoir du couple présidentiel.


3- Alwihda Actualité: L’année dernière et précisément en Août, une recrudescence des combats entre vos combattants et les forces gouvernementales a été constatée. Comment arrivez-vous à armer vos combattants? Y a t-il un pays tiers qui vous apporte un soutien militaire et financier?


Kadamy : Le FRUD a pu conserver sa structure politico militaire, grâce à la détermination des combattants, des cadres et des certains dirigeants qui sont restés fidèles à la ligne politique de ce mouvement, en dépit des dissidences, des traités de paix qui n’ont jamais abouti. Il a pu ainsi conserver ses armes tout en renouvelant son stock. N’oublions pas que cette partie d’Afrique est surnommée de zone de 100 millions de Kalachnikov. (qui constituent dans certains coins reculés seuls outils de la modernité).

Mais l’arme la plus redoutable reste la volonté de résister, qui crée finalement d’une manière ou d’une autre les moyens de résistance. Nous comptons principalement sur nos propres forces.


4– Alwihda Actualité: Selon votre communiqué du fin août, vos combattants ont fait face à l'armée nationale Djiboutienne appuyée par deux hélicoptères de combats durant six heures. La résistance de vos combattants, si l'on en croit le  communiqué, atteste que vous êtes soutenus militairement par un pays étranger. Que dites-vous des accusations selon lesquelles l'Erythrée vous apporterait un soutien militaire?
 

Kadamy : Les recrudescences  des combats entre nos combattants et les forces gouvernementales, sont d’abord le fait du pouvoir. La résistance de nos combattants face à l’A.N.D* appuyés par des hélicoptères, prouve tout simplement que le FRUD est bien organisé et les combattants assez aguerris et que l’Armée n’est pas très motivée. Les combattants du Front pour la Restauration de l’Unité et la Démocratie viennent de repousser une nouvelle attaque des éléments de l’armée renforcés par des mercenaires somalis (formés par la communauté internationale pour combattre  à Mogadiscio), du côté de Moussa Ali, le 19 mai 2010, au moment même où le Président djiboutien pérorait  au Conseil de Sécurité sur les bienfaits de la paix dans la région, et traitait les combattants pour la démocratie de bandes de malfaiteurs infiltrés par l’Erythrée.

L’accusation selon laquelle l’Erythrée apporte un soutien au FRUD ne résiste  à aucune analyse sérieuse  des faits, pour la simple raison que le FRUD serait au palais de HARAMOUS* s’il recevait  une quelconque aide d’un pays, parce que notre organisation bénéficie du soutien et de la sympathie de l’ensemble de la population.

 
5. Alwihda Actualité: Qu’elles sont les relations entre le FRUD et le reste de l’opposition?


Kadamy : Nous essayons de tirer les leçons d’un certain nombre de changements qui ont lieu en Afrique ces 20 dernières années. Le FRUD essaie de construire une alternative crédible, et prépare l’après dictature pour mettre fin à la spirale de l’instabilité, avec les forces politiques et sociales représentatives. Le FRUD  qui ne prétend pas  à un rôle d’avant-garde propose une synthèse entre les luttes armées triomphantes en Afrique de l’est et les conférences nationales chères aux ouest africains.

Nous refusons aussi bien la formule de la 3ème force que celle du mouvement d’avant-garde.

C’est cette conception qui lui permet, la recherche effrénée d’une entente entre les forces démocratiques.

Des discussions sont  aujourd’hui avancées et une plateforme politique va voir le jour dans les mois suivants.
 

6. Alwihda actualité: Quelle relation entretient le FRUD avec la Diaspora Djiboutienne qui représente une forte présence dans les grandes métropoles d'Europe et d'Outre Atlantique


Kadamy : Les premières vagues d’émigration ont été consécutives au début de la guerre civile (1991), et se sont en majorité installées en Ethiopie.  Ensuite, beaucoup sont partis en Europe et en Amérique du Nord. Le FRUD entretient des relations privilégiés avec une partie importante de la diaspora, d’autres partis de l’opposition ont aussi des relais parmi les Djiboutiens installés à l’extérieur.


7. Alwihda actualité: Jusque quand votre mouvement et les forces gouvernementales continueront à s'affronter à un moment où le pays a besoin d’une stabilité pour s’attaquer au développement ?


Kadamy : L’alternance par les urnes est cadenassée, les partis légalisés sont paralysés, les syndicats sont interdits, les violations des droits humains sont quotidiennes, dans ces conditions la résistance est un impératif catégorique. Ce régime qui va fêter ses 33 ans le mois prochain, est la principale source d’instabilité, son armée qui ratisse régulièrement les régions du nord et du Sud ouest est un facteur d’instabilité. Ses dirigeants qui sont dans une incapacité quasi-congénitale d’amender, de réformer leur système, de démocratiser le pays, d’instaurer une paix durable, ne peuvent pas s’éterniser plus longtemps.
 

8.
Alwihda Actualité : Pourquoi ne privilégiez-vous pas le dialogue avec le président djiboutien?


Kadamy: Le FRUD a toujours privilégié le dialogue avec le pouvoir mais cela n’a pas abouti, d’ailleurs  un des apports important du FRUD, à la pratique de la lutte armée, est le paradigme de règlement pacifique de conflit.

La quête permanente du FRUD de la recherche de la paix est même apparue à  des observateurs comme, un certain angélisme et peut être comme une faiblesse par le pouvoir

Mais le règlement pacifique du conflit est vraiment la marque de fabrique de notre mouvement, intégré à nos pratiques de base, ce principe  a été d’abord appliqué au sein du FRUD. Ce qui a évité des affrontements violents à l’intérieur de cette organisation en dépit des défections et des dissidences.

Les deux accords de paix signés avec le régime se sont révélés être un cautère sur une jambe de bois.

Le dernier accord signé en 2001 avec le regretté Ahmed Dini a été piétiné comme un bout de papier par Ismael Omar Guelleh, incapable d’honorer la moindre de ses engagements. Comme disent les berbères, une mouche ne produit pas le miel.


9. Alwihda Acrualité – Pourquoi ne sollicitez vous pas la médiation de la France pour une solution pacifique à Djibouti ?

Kadamy : La France s’est engagée dans les années 1992, comme médiatrice, et n’a pas pu infléchir l’intransigeance du pouvoir, à cause justement du Président actuel, qui était alors Chef de Cabinet de la Présidence et Chef de la Sécurité.

Son interposition a sauvé cependant le régime de la déroute militaire. Il est temps que les pays africains s’impliquent d’avantage dans le règlement pacifique du conflit à Djibouti pour favoriser une transition démocratique et pour empêcher que cette situation ne se transforme en scénario à la somalienne.

 
10. Alwihda actualité: Comment expliquez-vous aux lecteurs l'existence de deux FRUD? Un mouvement armé que vous dirigez et un autre FRUD légalisé en parti politique dirigé par Mr. Ali Mohamed Daoud?


Kadamy : Le FRUD, qui a d’abord agrégé plusieurs mouvements et a même…pu fédérer autour de lui d’autres forces politiques,  a permis d’ouvrir un espace démocratique. Dans une phase de reflux, qui a débuté en 1994, une tendance dissidente s’est alliée avec le régime avec armes et bagages, en emportant y compris  le nom  du FRUD, pour créer la confusion. Cette tendance n’a fait que conforter la dictature, en devenant un alibi pour le pouvoir qui s’est radicalisé. Elle vient surtout de signer son arrêt de mort, en soutenant le 3ème  mandat de Guelleh, qui a entrainé le départ de 70% de ses militants. Alors même nous assistons au renforcement spectaculaire, à la renaissance du FRUD dit armé, pour le distinguer du FRUD désarmé politiquement


11. Alwihda Actualité: La piraterie maritime a connu ces dernières années une recrudescence dans la Mer Rouge, le Golfe d'Aden et l'Océan Indien. Près de cinq cents navires ont subi depuis 2008 les assauts des pirates qui sévissent au large des côtes somaliennes. L'ampleur du phénomène a précipité la tenue de la conférence de Djibouti sur les actes de piraterie au mois de janvier 2009. Quel regard porte votre mouvement sur cette situation sachant qu'on accuse maintenant la nébuleuse organisation AlQaida de s'être mêlée à la guerre en Somalie?


Kadamy : La Somalie vit une situation dramatique depuis 1991, jamais une population  n’a été à ce point martyrisée.

L’Etat a implosé, laissant place à des multiples groupes armés. Les pays Africains, ses élites, ses démocrates, ses penseurs doivent méditer l’exemple Somali, qui est révélateur de la crise de l’Etat en Afrique Subsaharienne. Ce qui est arrivé dans ce pays peut arriver dans n’importe quel autre pays africain.

Le chaos somalien ne pouvait pas ne pas affecter ses côtes.

Les Somalis ont inventé une forme nouvelle de piraterie qu’ils assimilent à un exercice de souveraineté sur leurs mers territoriales, et parfois au-delà, la notion des frontières étant assez floues dans leur esprit des nomades.

Les pirateries sont devenues de commerces juteux auxquels participent presque tous les acteurs de la société somalienne, y compris, les groupes  censés lutter contre ce fléau et qui sont soutenus par la Communauté Internationale. D’où les difficultés de cette dernière à y mettre fin.

Notre mouvement condamne les actes de piraterie qui mettent en danger le commerce international. Mais tant que la Situation en Somalie ne sera pas stabilisée (ce qui est loin d’être le cas avec le Président Cheik Charif Cheik Ahmed qui ne contrôle qu’une seule rue de Mogadiscio, mais soutenu par l’ensemble des pays de la communauté internationale), beaucoup de groupes y compris les plus extrémistes, ou encore certains Etats profiteront de ce chaos.

Paradoxalement, cette insécurité des côtes somaliennes a braqué les projecteurs sur la République de Djibouti, qui contrairement au mythe de stabilité véhiculé par quelques griots modernes dont Jeune Afrique, commence à inquiéter les puissances occidentales, les systèmes des Nations Unies, ont estimé dans leur rapport de février 2010 que 50% des territoires Djiboutiens étaient dans une situation d’insécurité.

Les derniers évènements survenus entre le 11 et le 14 mai : assassinat du  chef d’Etat Major de la gendarmerie, et de plusieurs femmes dans la capitale, ne sont pas pour rassurer.

 

12.
Alwihda Actualité - Quel message adressez vous au Président Djiboutien, à partir de la Tribune d’Al Wihda Actualité? 


Kadamy : Nous disons au Président Djiboutien de tirer sa révérence, il a une chance historique de se retirer, et peut être de négocier sa sortie, car il peu craindre, à juste titre des poursuites pénales pour de nombreux crimes et massacres dont il est accusé.

L’exemple somalien doit l’inciter, à ne pas emprunter le même chemin.

Nous lançons un appel pressant aux forces militaires et de police Djiboutiennes dont la majorité végètent dans la misère, de ne pas servir de chair à canon au couple présidentiel, qui a déjà aménagé .des hôtels particuliers en Europe pour s’exiler dès les premières difficultés, de s’abstenir de toutes les opérations contre les civils et contre les résistant du Front pour la Restauration de l’Unité et la Démocratie.

Nous mettons en garde les militaires et les policiers contre les exactions des civils qui constituent des crimes de guerre, qui ne resteront jamais impunis, aussi bien les exécutants que les commanditaires auront à répondre de leurs actes ignobles contre les populations civiles.

Notre message s’adresse aussi à tous ceux qui aspirent au changement dans notre pays dans ses différentes composantes et catégories sociales, y compris au sein du régime qu’ils ont une opportunité historique de tourner la page de ce pouvoir qui dure depuis 33 ans, en empêchant le Président de briguer un troisième mandat.

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Lundi 7 Juin 2010
APPEL DE L’UAD
TOUS ENSEMBLE A LA TABLE RONDE
DU 26 JUIN 2010 A BRUXELLES



Continuant de régner par la répression et l’intimidation et après avoir :

  • spolié la liberté du peuple en 1999 face au candidat Moussa Ahmed Idriss de l’Opposition unie ;
  • violé l’Accord de Paix définitive de 2001 signé avec le Président du Frud Ahmed Dini Ahmed ;
  • modifié la Constitution de la République de 1992 pour rester à vie au pouvoir ;
  • provoqué contre l’Erythrée  une guerre qui aurait pu être évitée ;

Et après ses ingérences dans les affaires intérieures somaliennes au détriment de notre voisin somalilandais ;

Ismail Omar Guelleh cherche désespérément à séduire la diaspora Djiboutienne en Amérique du Nord et en Europe, en organisant des soirées de soutien à son régime et à sa personne à coups de centaines de milliers de dollars. Après Minneapolis, Atlanta, New-York et Washington, son projet mystificateur pour l’Europe commencerait à Bruxelles par l’organisation d’une soirée culturelle grandiose pour le 27 juin prochain.

Or, cette journée nationale de l’indépendance appartient à nous tous enfants de ce pays et l’imposture du dictateur se révèle dans toute sa dimension : pourquoi courtise-t-il une diaspora qui, par définition, a fui son régime par un exhibitionnisme qu’il est incapable d’imposer à notre Peuple au pays ? 

Combattre ce projet de présidence à vie est aujourd’hui le premier objectif de l’opposition pacifique. Une mobilisation populaire s’affirme comme dernier rempart contre une reprise du conflit armé.

En renfort à cette dernière chance d’instaurer pacifiquement la Démocratie, et au nom de toute l’UAD, une table ronde est organisée le 26 juin 2010 à Bruxelles, de 14 heures à 17 heures à l’adresse suivante :

ESPACE PINO FABRIK
35, Rue de Fort
1060 Saint-Gille

Le thème en sera : la contribution de la diaspora à l’actuelle mobilisation populaire.

Toutes les sensibilités de l’opposition djiboutienne exilée sont invitées à y participer en prenant contact avec moi.
Le programme complet sera bientôt rendu public après concertation avec tous nos alliés.

Pour l’UAD
Mahdi Ibrahim
Vice-président de l’ARD
Membre du comité directeur de
l

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Vendredi 4 Juin 2010
La Voix de Djibouti du 3 JUNe 2010 - Edition N0 22
http://www.lavoixdedjibouti.com


UAD : Nouvelle action de masse, nouveau succès

Vendredi 28 mai 2010, l’Union pour l’alternance démocratique (UAD), coalition des partis djiboutiens d’opposition, qui regroupe le MRD, l’ARD et l’UDJ, a tenu un nouveau meeting aux abords des sièges du MRD et de l’UDJ à Hayabley, Balbala. Des milliers et des milliers de personnes se sont rassemblés là, exprimant leur rejet du régime et scandant des slogans hostiles au pouvoir. Non au troisième mandat ! Non à la modification de la constitution ! Non au président Guelleh !

Les dirigeants des trois partis ont tour à tour pris la parole pour haranguer la foule et appeler à une mobilisation nationale décisive. Premier à prendre la parole, le président de l’UDJ et président en exercice de l’UAD, Ismaël Guedi Hared, a, comme dans les précédents meetings, insisté sur la nécessité d’une mobilisation permanente pour faire échec à la volonté de présidence à vie de Guelleh. Le chef de l’ARD, Ahmed Youssouf Houmed, a insisté sur l’importance de l’unité et de l’action. A son tour, le MRD s’est exprimé par la bouche de son vice-président Souleiman Farah Lodon et de Farah Abadid Hildid, cadre dirigeant du parti. Souleiman Farah a longuement souligné l’intérêt fondamental à limiter le nombre de mandats présidentiels, avec à l’appui de solides références historiques. Farah Abadid a, lui, déclaré que meeting après meeting les Djiboutiens montrent au monde entier leur rejet définitif de Guelleh. 

Après les dirigeants, les poètes Ahmed Darar Robleh dit Arsanyo et Mohamed Darar Waberi dit Kanio ainsi que d’autres personnalités se sont exprimés. Ils ont salué la mobilisation et encouragé les Djiboutiennes et Djiboutiens à maintenir ce cap.

Au cours de ce meeting, un grand nombre de nouvelles affichettes portant des slogans hostiles au troisième mandat et au pouvoir illégitime du président Guelleh ont été distribuées.

Un nouveau et grand meeting est prévu pour vendredi 11 juin 2010 dans l’après-midi, à Djibouti-ville, Avenue Nasser, devant les sièges du MRD et de l’UDJ. Les Djiboutiens sont invités à venir nombreux.

 
Nouveaux affrontements entre l’armée et le FRUD

Sur ordre du président Ismaël Omar Guelleh, qui panique et veut des résultats immédiats, l’armée a lancé deux attaques contre les combattants de FRUD au Nord de Djibouti. La première attaque s’est produite le 28 mai 2010 à côté de Bouya, près de la frontière éthiopienne. Elle a été repoussée par le mouvement armé d’opposition et s’est soldée par 2 morts et 7 blessés parmi les militaires. La seconde opération de l’armée s’est déroulée, elle, le 29 mai 2010 à Eshatou Asmadera à 35 km d’Obock. Elle a également été repoussée et a fait 1 mort et 3 blessés dans les rangs de l’armée.

Depuis lors, les tensions sont très vives dans les régions de Mabla, de Moussa Ali et de Bouya.

Dans un communiqué publié le 30 mai 2010, le FRUD impute l’entière responsabilité de cette escalade à l’entêtement du régime à s’enfermer dans une logique guerrière, au lieu de favoriser la résolution pacifique des causes des conflits.

Pour sa part, le régime parle de ratissages et cherche à taire l’ampleur des combats.

Ces combats répétés rappellent que, contrairement au discours de Guelleh, il n’y a pas de paix à Djibouti et qu’il est urgent de trouver une solution politique à la situation sans cesse plus grave de notre pays.

Nous adressons nos sincères condoléances aux familles et proches des soldats tombés lors de ces combats inutiles commandés par Guelleh. Allah les accueille en son Paradis Eternel. Amin.                                                          


Les cartes grises en rupture de stock

Selon une enquête menée par La Voix de Djibouti, il n’y a plus de cartes grises vierges au Service des Mines chargé de l’immatriculation des véhicules et des permis de conduire au ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation. Les usagers se voient remettre une feuille rose volante qui s’abîme rapidement. La rupture du stock des cartes grises est liée à un conflit entre le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, Yacin Elmi Bouh, et son homologue des Finances, Ali Farah Assoweh. Le second refuse de renouveler le stock de documents au premier à qui il reproche de détourner les recettes de la vente des timbres. Or, Guelleh ne réagit pas et laisse la situation pourrir au détriment de l’intérêt général. 


Les jets de pierre encore et toujours

Les jets de pierres par des bandes de jeunes continuent dans la capitale. Ils se poursuivent dans tous les quartiers, dans les anciens comme dans ceux plus récents de Balbala. Ce, sous les yeux de la police qui ne réagit pas. Cela fait maintenant plus d’une année que ces jets de pierres ont débuté. Les quartiers n’en peuvent plus et accusent le président Guelleh d’être responsable de cette situation par mauvaise gouvernance et inaction. Rappelons que le président Guelleh a déclaré en mars 2010 qu’il fallait laisser ces jeunes s’opposer deux à deux jusqu’à épuisement.


Commentaire de la dernière interview de Guelleh à Jeune Afrique

Nous poursuivons notre commentaire de l’interview publiée le 10 mai 2010 dans le numéro 2574 de Jeune Afrique, journal ami de Guelleh.

Affirmation de Guelleh par rapport à la situation économique du pays :
La crise nous a frappés de plein fouet, comme tout le monde (…). Grâce au soutien de nos frères saoudiens, émiratis, koweïtiens ou indiens, nous avons pu juguler cette crise et ces difficultés. Et nous continuons d’avancer (…). En vérité, cette crise a été un mal pour un bien, car elle nous a contraints à mieux nous organiser et à trouver des solutions urgentes mais inventives, comme notre initiative pour le développement social, l’acquisition de terres en Éthiopie ou au Soudan pour produire nous-mêmes les céréales dont nous avons besoin, ou encore la mise en culture, ici à Djibouti, d’une variété japonaise de riz qui supporte très bien les concentrations importantes de sel et les fortes chaleurs. Le pire ennemi d’un dirigeant, c’est le confort et la routine.

Commentaire de LVD :
Si la crise a été jugulée, si Guelleh est inventif et dynamique, comme il le prétend, comment se fait-il que l’écrasante majorité des Djiboutiens rencontrent des difficultés au quotidien? Comment se fait-ils qu’au moins deux ménages sur trois ne mangent pas à leur faim, que le chômage continue de se massifier, qu’il y ait une grave pénurie d’eau et d’électricité, une inflation galopante y compris des denrées de première nécessité? Et ces céréales, ce riz, qui les a vus? A supposer qu’ils existent, qui en bénéficie en dehors de Guelleh et des siens?

*  La fin de cette misère sociale ne peut venir que de la fin du pouvoir en place.  A suivre *

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Mercredi 26 Mai 2010
Compte rendu de la réunion
des responsables de l’ARD en Europe


Sous la présidence de M. Mahdi Ibrahim, Vice-président, l’ARD a tenu une réunion de travail samedi 29 mai 2010 à Paris. Etaient présents autour de lui MM :
  • Cassim Ahmed, Délégué Plénipotentiaire,
  • Maki Houmed-Gaba, Représentant en Europe et
  • Dr Hamad Daoud, Représentant en France.
L’ordre du jour comportait trois points :
  • 1) Hiérarchie et répartition des rôles
  • 2) Programmes des activités et
  • 3) Rapport avec les autres mouvements

1)Hiérarchie et répartition des rôles

La hiérarchie de l’ARD à l’extérieur s’établit comme suit :
  • Le Vice-président
  • Le Délégué Plénipotentiaire
  • Le Représentant continental
  • Le représentant national

Les rôles sont les suivants :
  • Le Vice-président: Il a en charge la cohésion de l’équipe dirigeante de l’extérieur et sa coordination avec le Comité Exécutif de Djibouti. Tous les courriers et rapports en provenance ou à destination de Djibouti transitent par lui.
  • Le Délégué Plénipotentiaire: est habilité à représenter le Parti partout où de besoin. Il est responsable de la communication politique à l’extérieur et de la gestion du site Internet du Parti.
  • Le Représentant en Europe est placé sous l’autorité directe du Délégué Plénipotentiaire. Il a en charge la coordination des activités de chaque Représentant national relevant de sa compétence territoriale et dont il transmet les rapports au Délégué Plénipotentiaire.
  • Les Représentants en France et en Suisse sont placés sous l’autorité directe du Représentant en Europe. Ils sont chargés de coordonner les activités du Parti dans leur pays respectif et doivent notamment mettre en place des sections du Parti partout où de besoin ainsi qu’une organisation pour la défense des droits de l’homme et la promotion de la démocratie. Ils sont tenus de soumettre un rapport mensuel de leurs actions à leur supérieur hiérarchique direct qu’est le Représentant en Europe.

2)Programme des activités
  • Le Vice-président doit finaliser sa prospection pour nommer un Représentant national dans plusieurs pays d’Europe, après concertation avec la diaspora  militante concernée.
  • L’échéance politique la plus proche étant le 27 juin, et considérant l’investissement du régime pour en donner une image partisane à l’extérieur, l’effort devra être porté sur l’organisation d’un débat citoyen que l’ARD se propose d’animer à Bruxelles à cette occasion.

3)Rapport avec les autres mouvements
Intimement convaincue que le seul ennemi à renverser est le régime dictatorial en place, l’ARD est plus que jamais disposée à œuvrer dans ce but en travaillant avec toutes les forces politiques et associatives militant pour un changement démocratique pacifique. Dans ce cadre, la représentation extérieure de l’ARD continue la coordination des activités avec tous les mouvements qui le souhaitent.

Quant aux difficultés rencontrées en Europe avec d’autres forces d’opposition, il a été convenu de suspendre toute relation avec elles jusqu’à ce qu’un règlement soit trouvé dans le cadre de concertation approprié. En ce sens, les responsables de l’ARD à l’extérieur ont officiellement saisi leur Comité Exécutif.

Fait à Paris le 1er juin 2010
Le Vice-président
Mahdi Ibrahim Ahmed God


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Dimanche 30 Mai 2010
Compte rendu du meeting de l'UAD à Hayabaley : le Peuple répond présent

C’est sans doute un des quartiers le plus peuplé de la capitale. Les habitants de ce quartier ont courageusement répondu présents dans l’unité à l’appel de l’UAD

Ils ont démontré avec force militante, le rejet de la dictature et surtout son obstination, son arrogance, pour affirmer haut et fort à mettre au régime dictatorial du RPP au pouvoir depuis l’indépendance. Hommes, femmes, enfants, ont démontré dans la fraternité et dans l’union que cette prémisse de mobilisation générale est une occasion d’écouter et de recevoir les instructions des actions futures des dirigeants de l’UAD qui s’étaient donnés rendez-vous à Hayabaley en ce vendredi saint après le succès de le meeting tenu par l’ARD à Wahlé-Daaba le vendredi passé.

Certes, cette population galvanisée venait de tous les quartiers lointains ou proches comme Wahlé-Daaba, Cheikh Osman, cité Hodane. Cette population imposante a par son nombre défié le pouvoir, car prévenue par l’U.D.J. de la tenue d’un meeting d’explication devant son annexe du quartier.

L’intimidation du régime a été un échec car l’afflux des manifestants, les artères principales reliant Hayabaley à la cité Hodane se sont noircies de monde transformant le meeting en une manifestation avec occupation des lieux bloquant tout le quartier sous l’œil vigilant du service d’ordre de l’U.A.D. des 17 h. Ce afin de permettre à cette marée humaine de suivre dans le calme les discours des dirigeants de l’U.A.D. tous présents et satisfaits de voir ce valeureux peuple remobilisé pour forcer son destin, vers une démocratie réelle.

Le peuple étant conscient de la médiocrité du régime RPP qui l’a dirigé par la force et la répression, sait aujourd’hui que seule l’unité peut permettre le changement qui lui a fait défaut jusqu’à ce jour.

Un changement se doit de venir par la rue et dans la capitale, chose que tout un chacun admet aujourd’hui, en disant en chœur : RPP dehors ! Vive la démocratie !

Avec l’approche du grand meeting de l’U.A.D. prévue à l’avenue Gamal Abd-El- Nasser, la mobilisation générale décrétée par l’U.A.D. prend l’allure d’une campagne électorale avant l’heure.

Satisfaits, les présidents des trois partis se concertent et décident de tenir une réunion dans les 48 heures pour réactualiser le calendrier et donner plus de vigueur à la campagne anti dictatoriale !!!

«Réalité» tiendra ses lecteurs informés des derniers développements d’une campagne de mobilisation générale qui a d’ores et déjà remplie ses promesses et gonflé l’espérance du peuple djiboutien !!!

La Rédaction, le 28/05/2010

Pour en savoir plus, lire ici.
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Dimanche 30 Mai 2010
DIFFUSION D’INFORMATION DU 28 MAI 2010
La répression contre la Liberté d’expression et de Témoignage continue au Burundi
 
«Le Juge Borrel et le Colonel Bogoreh se sont ils suicidés… ? Surveiller les blanchiments d’argent est à haut risque ?
 
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) dénonce avec rigueur les assassinats des Défenseurs des Droits de l’Homme en particulier ceux chargés de  de suivre et de dénoncer la corruption et les blanchiments d’argent.

Le Burundi et Djibouti respectent pas, l’Opinion internationale violent constamment  La Liberté d’expression. La Ligue Djiboutienne des droits Humains (LDDH) demande à la Communauté Internationale à prendre des mesures adéquates pour mettre fin à l’Impunité en faveur des commanditaires et/ou les auteurs  des Crimes de Guerre, Crimes contre l’Humanité et Crimes organisés.

La Ligue Djiboutienne s’associe à tous les Défenseurs des Droits de l’Homme pour exiger des Autorités

Burundaises de mettent en application les Recommandations suivantes :
« Aux autorités burundaises                                        
  • Assurer le respect de la liberté d’expression.
  • Rétablir le permis de travail de la chercheuse de Human Rights Watch au Burundi, Neela Ghoshal.
A la communauté internationale
  • Condamner l’expulsion d’une activiste des droits humains du Burundi.
  • Faire appel aux autorités burundaises afin qu’elles rétablissent le permis de travail de la chercheuse de Human Rights Watch. »
NOEL ABDI  Jean-Paul

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Vendredi 28 Mai 10
La Voix de Djibouti du 27 Mai 2010 - Ed. No 20
http://www.lavoixdedjibouti.com
 
1. Succès du meeting de l’UAD de vendredi dernier

Le meeting populaire auquel a appelé l’Union pour l’alternance démocratique (UAD) vendredi 21 mai 2010 à Balbala devant les sièges du MRD et de l’UDJ a été un succès éclatant. En dépit des actes d’intimidation, malgré la forte présence de la police et de la sécurité politique, des milliers de militants et de sympathisants ont répondu à l’appel de la coalition des partis d’opposition qui regroupe l’UDJ, l’ARD et le MRD. Les dirigeants ont tour à tour pris la parole pour haranguer la foule et appeler à une mobilisation nationale décisive. Ainsi, le président de l’UDJ et président en exercice de l’UAD, Ismaël Guedi Hared, a insisté sur la nécessité d’une mobilisation permanente pour faire barrage au troisième mandat de Guelleh qui prélude à une présidence à vie. Le chef de l’ARD, Ahmed Youssouf Houmed, a souligné que le salut réside dans l’unité et dans l’action. A son tour, le MRD s’est exprimé par la bouche de son vice-président Souleiman Farah Lodon et de Farah Abadid Hildid, cadre dirigeant du parti. Souleiman Farah a longuement expliqué l’importance fondamentale de la limitation du nombre de mandats présidentiels, avec à l’appui de solides références historiques. Farah Abadid a, lui, indiqué que le succès de ce meeting témoignait du rejet de Guelleh par les Djiboutiens.

Pour  décrire la malgouvernance du régime Guelleh, il a été utilisé la métaphore d’un bâtiment confié à deux mauvais ingénieurs et mal construit, contre les bonnes recommandations d’un troisième ingénieur. Le bâtiment a, bien entendu, fini par s’écrouler. Après les dirigeants, les poètes Ahmed Darar Robleh dit Arsanyo et Mohamed Darar Waberi dit Kanio et d’autres personnalités se sont adressés avec conviction aux Djiboutiennes et Djiboutiens. 

Signalons que, au cours de ce meeting, pas moins de 1500 affichettes portant le slogan Non au troisième mandat ont été distribuées.
 

2. Combats au Nord du pays

Selon un communiqué du FRUD, des combats ont opposé ses hommes à des militaires djiboutiens le 19 mai 2010, suite à l’incursion d’un détachement de l’armée stationnée à Margoïta au district de Tadjourah vers des zones contrôlées par ce mouvement armé d’opposition. Le FRUD a repoussé les militaires jusque dans leur camp qu’il a ensuite attaqué durant 3 heures.

Selon ce communiqué de la résistance armée, il y aurait eu, du côté de l’armée, trois morts, une douzaine de blessés et une partie du camp militaire détruite, tandis le FRUD n’aurait subi aucune perte. En revanche, les militaires s’en seraient pris à des civils innocents. Ces combats interviennent après une série de ratissages et d’exactions contre les civils : tortures, arrestations, expulsions et bannissements des quelques 300 citoyens et de nombreuses violences  à l’encontre des femmes de cette région. C’est au cours de ces opérations de Guelleh qu’a été arrêté le 1er mai 2010 le combattant Mohamed Ahmed du FRUD.

 
3. Guelleh : est-ce ainsi qu’il construit le pays et nourrit la population?
 
«J’ai un pays à construire et une population à nourrir», déclare le président Guelleh fin avril dans une interview au journal ami Jeune Afrique, interview que J.A a publiée dans son numéro 2574 du 10 mai 2010. Le 14 mai 2010, quelques semaines après l’enregistrement de cette interview, Guelleh se rend en compagnie de son épouse aux Etats-Unis d’Amérique pour assister à la remise du diplôme de Master à sa fille Haïbado par la Columbia University de New York. Il effectue ce voyage privé à bord de l’avion présidentiel, un boeing 727, acheté et utilisé aux frais de l’Etat. L’appareil est stationné en Afrique du Sud d’où il doit partir pour prendre le couple présidentiel à Djibouti (10 heures) et le transporter via Paris jusqu’à New York (15 heures), soit 25 heures de vol à l’aller et autant au retour. Or, de source sûre, son avion consomme 13000 dollars de carburant par heure de vol. Il s’ensuit que ce voyage revient au chiffre astronomique de 650 000 dollars pour le seul carburant au budget de l’Etat. Si l’on ajoute à cela les frais d’hôtel de luxe, le shopping princier, les réceptions, les dépenses en personnel accompagnant (y compris l’équipage de l’avion), la note grimpe facilement. Et pendant ce temps, au pays, la pénurie d’eau et d’électricité s’aggrave, le chômage empire sous les assauts de la mainmise économique présidentielle, le coût de la vie ne cesse de monter. Et pendant ce temps, l’on assassine femmes et officiers supérieurs. Et pendant ce temps, le sang coule au Nord. Etc., Etc.

Ainsi construit Guelleh le pays et nourrit la population. Et il n’entend pas quitter le pouvoir.

 
4. Port : Le remorquage à son tour pris par Guelleh et son épouse

C’est par décret présidentiel que l’activité de remorquage du Port a été attribuée à la société Maersko Damco que dirige le nouvel homme de confiance du couple présidentiel, Ahmed Osman Guelleh. Après l’empotage/dépotage, les remorqueurs passent sous contrôle du chef de l’Etat et de son épouse. C’est la stratégie du secteur après secteur pour s’approprier l’ensemble du port à leur profit. Ainsi va le régime.


5. Le régime assiège toujours la famille de feu colonel Abdi Bogoreh

Le régime n’en finit pas d’assiéger la famille de l’ancien chef d’état-major de la gendarmerie, le colonel Abdi Bogoreh Hassan, tué par balles le 11 mai 2010 dans la cour de sa résidence. Le président Guelleh envoie chefs galonnés et autres dignitaires des deux sexes essayer de persuader des proches du défunt officier supérieur de déclarer qu’il s’est suicidé. Ainsi, la famille a été visitée ces jours-ci par des officiers militaires et policiers. En vain. De même, une délégation de femmes conduites par la secrétaire générale de l’UNFD, Degmo Miganeh Issack, a approché l’épouse de la victime pour le compte du chef de l’Etat. Sans succès aussi. Décidément, le président Guelleh a quelque chose à se reprocher au sujet de cette mort tragique qui présente bien les traits d’un assassinat commandité.

 
6. Détournements de fonds au ministère de l’Intérieur

Selon une enquête de la Voix de Djibouti, les recettes de la vente de timbres au ministère de l’Intérieur, qui devaient être versées au Trésor public conformément à la loi, ont pris une autre direction. Interrogé par une commission d’enquête constituée pour faire la lumière sur cette affaire, l’agent féminin préposé à l’activité de vente de timbres a déclaré avoir remis les recettes en question au ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, Yacin Elmi Bouh. La commission s’est alors retournée vers le ministre et lui a demandé pourquoi il avait détourné ces fonds de leur destination, à savoir le Trésor public, et ce qu’il en avait fait. En vain. Le ministre aurait déclaré à la commission qu’il n’avait de comptes à rendre à personne. Résultat : à ce jour, cet argent manque aux caisses de l’Etat. 

Ainsi va le régime de Guelleh. Ainsi va sa gouvernance.
                            

7. Commentaire de la dernière interview de Guelleh à Jeune Afrique

Nous poursuivons notre commentaire de l’interview publiée le 10 mai 2010 dans le numéro 2574 de Jeune Afrique, journal ami de Guelleh.

Affirmation de Guelleh par rapport à l’opposition : «Moi j’ai un pays à construire et une population à nourrir. Je veux être jugé sur mes résultats. C’est facile de critiquer, surtout quand on ne fait rien… Mais pour faire de la politique, il faut travailler, proposer, pas seulement critiquer. L’opposition a fait des choix, il faut qu’elle les assume. (…) L’opposition ne pèse pas grand-chose… En tout cas pas suffisamment pour influer sur l’avenir de ce pays. (…) Il n’y a chez nous ni peine capitale ni prisonniers politiques. Les journalistes ne vont pas en prison pour leurs écrits. On peut manifester, faire grève. Les élections se déroulent normalement. Oui, Djibouti est une démocratie.»

Commentaire de LVD :
  • Guelleh devrait dire : j’ai mon ventre et ma famille à nourrir et je veux être jugé sur mes résultas.
  • Si l’opposition ne pèse pas grand-chose et ne peut influer sur l’avenir du pays, pourquoi a-t-il tant peur d’elle?
  • Qui détient pour son opinion Mohamed Ahmed Abdillahi depuis le 22 mars 2009 ? Qui a fait mourir en prison son frère et opposant Mahdi Ahmed Abdillahi le 14 avril 2009 ? Qui a interdit le journal Le Renouveau en 2007 et le grand parti d’opposition MRD en 2008 ? Qui a interdit les centrales syndicales et s’oppose à toute expression sociale libre ? Qui vole les élections ? Qui a violé l’accord du 12 mai 2001 et ignore les propositions répétées de l’opposition pour sortir le pays du calvaire ?

Affirmation de Guelleh par rapport aux risques de guerre civile : «Si nous ne faisons pas attention, si nous ne veillons pas à l’unité nationale, ce n’est pas à exclure.»

Commentaire de LVD : L’unité des Djiboutiens est là, palpable, comme vient de le rappeler le meeting de l’UAD en date du 21 mai 2010, mais elle est nationale et anti-Guelleh. La guerre civile, ce sont la soif de pouvoir et la politique du pire de Guelleh qui nous y conduisent. Et cette fois, la guerre civile risque fort de soulever, non une seule communauté, mais tout le peuple contre le régime.

Affirmation de Guelleh sur le fait que le même parti dirige le pays depuis trop longtemps : «Et alors ? L’alternance n’est ni une fin en soi ni un gage absolu de bonne gouvernance, que je sache.»

Commentaire de LVD: Qu’il rende le pouvoir au peuple et il verra comment le pays s’en portera bien mieux. De fait,  Guelleh ne pouvait pas mieux déclarer sa mentalité de dictateur et de prédateur de l’Etat.
 

8. Dossier du jour : Des méthodes du président Guelleh
(Suite)

Poursuivant notre analyse des méthodes du président Ismaël Omar Guelleh, nous nous penchons cette semaine sur le domaine social. Quelle est la stratégie de cet homme, élevé aux mamelles de la police coloniale et de la sécurité néo-coloniale, pour opprimer le peuple au plan social ?

La stratégie anti-sociale du président Guelleh s’articule autour d’une idée aisément perceptible qui consiste à enfoncer l’écrasante majorité du peuple djiboutien dans la misère matérielle et la détresse morale, de manière à ce que l’attention de l’essentiel du corps social soit tournée vers la survie. Et pour ce faire, tous les moyens sont bons.

Le chômage est au plus haut et touche plus de 60% de la population active. Les salaires et pensions de retraite, déjà réduits de 20 à 30% au cours des années 1990 sous prétexte d’ajustement structurel, ne sont pas indexés sur l’inflation. Le coût élevé de la vie à Djibouti atteint des sommets, laminant le pouvoir d’achat des ménages. Les prix à la consommation n’ont jamais été aussi élevés, principalement pour des raisons liées au contrôle monopolistique de l’économie par le régime et ses proches. Aujourd’hui acheter un sac de riz ou de farine, un carton de pâtes ou de lait en poudre, un sac de sucre ou un bidon d’huile alimentaire, est hors de portée de la plupart des ménages djiboutiens.

La santé est dégradée et rendue payante, de sorte que les patients meurent aux portes des urgences s’ils n’ont pas d’argent pour payer les soins. Le système éducatif perd beaucoup en qualité comme en capacité d’accueil, avec un enseignement et des diplômes souvent au rabais. Des milliers de jeunes en sont exclus chaque année et les diplômés ont très peu de chances de trouver du travail. La pénurie d’eau est indescriptible : il faut veiller toute la nuit pour avoir une chance bien mince de recueillir un peu d’eau boueuse et peu potable. Ce, en saison fraîche comme en saison chaude. L’électricité devient synonyme de coupures, en toutes saisons. Les rues, en dehors de quelques artères, sont sales, les ordures rarement enlevées et les eaux usées stagnent, générant nuées de moustiques et autres agents pathogènes. L’insécurité règne, entre les jets de pierres chroniques dans les quartiers, les vols, les viols, les assassinats, y compris de hauts officiers de sécurité.

Ainsi se présente le tableau social. Il est lourd, trop lourd de dégâts sociaux. C’est un tableau conçu pour ôter toute volonté et tous moyens d’action au peuple. Et il n’est pas près de s’alléger puisqu’il s’inscrit dans un système de gouvernement.

*  La fin de cette misère sociale ne peut venir que de la fin du pouvoir en place. A suivre *

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Mercredi 26 Mai 2010
Appel de l’ARD à manifester samedi 29 mai à Paris
contre la venue d’Ismaël Omar Guelleh au
25ème Sommet France-Afrique de Nice


Le dictateur Ismael Omar Guelleh a violé la Constitution pour rester au pouvoir indéfiniment au terme d’élections comme toujours truquées.

Déterminée à le contrer par tous les moyens légaux, L’Opposition Djiboutienne, notamment l’A.R.D avec l’ensemble de l’U.A.D viennent de lancer une vaste campagne de mobilisation populaire à Djibouti.

Nos concitoyens répondent de plus en plus présents  à cette initiative de la dernière chance car ils savent que c’est le seul moyen d’instaurer enfin la Démocratie et d’éviter le chaos.
Le dictateur venant en France à l’occasion du 25ème sommet France Afrique, il est du devoir de notre diaspora de dénoncer toutes les formes de complaisance dont il bénéficie en :

  • témoignant sa solidarité avec l’élan citoyen en accompagnant la mobilisation sur le terrain et
  • soutenant pleinement le Forum citoyen de l’Association SURVIE qui se tiendra samedi 29 mai 2010 à partir de 11 heures à Aubervilliers.
Au nom de toute l’Opposition Djiboutienne, l’ARD appelle ses militants, toutes les organisations œuvrant pour le changement démocratique ainsi que les démocrates amis de Djibouti à manifester samedi 29 mai 2010 de 17h à 19h devant l’ambassade de Djibouti à Paris 16ème, 26 rue Emile Menier (métro porte Dauphine).

Paris, le 26 Mai 2010
Signé : Le Vice-Président de l’ARD
Mahdi IBRAHIM GOD

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Dimanche 23 Mai 2010
La contestation populaire s’amplifie à Djibouti!
Source ARD

Initiée la semaine dernière par l’A.R.D., la contestation populaire contre le troisième mandat et pour l’avènement  d’une transition démocratique, continue et s’amplifie !

En effet plusieurs milliers de partisans de l’U.A.D. ont assisté le vendredi 21 mai au meeting d’explication de l’U.A.D., convoqué cette fois-ci par l’U.D.J.

A la différence du meeting de la semaine précédente, un communiqué du président de l’U.D.J. avait averti les partisans de l’U.A.D. et le ministère de l’intérieur de la tenue d’un meeting d’explication à Balbala. Si bien que cinq camions des forces de l’ordre avaient quadrillé les alentours de l’annexe de l’U.D.J. et des policiers en civils étaient postés dès 15h autour de l’annexe, caméras aux poings dans une vaine tentative d’intimidation.

Et c’est l’effet contraire qui s’est produit puisque dès la sortie de la prière de l’Asr, les partisans de l’U.A.D. ont afflué par centaines de tous les quartiers de la capitale pour écouter les dirigeants de l’U.A.D.

La foule devenant de plus en plus importante, le service d’ordre de l’U.A.D. a poliment mais fermement prié les forces de l’ordre de se tenir éloignés de la place pour ne pas gêner la tenue du meeting … ce qu’ils ont fait de bon cœur…

Ce meeting qui s’est déroulé de 16h à 18h a vu la participation du président de l’U.D.J. Mr Ismaël  Guedi  Hared, du président de l’A.R.D. Mr Ahmed Youssouf Houmed, et du vice-président du M.R.D. Mr Souleiman Farah  Lodon ainsi que de nombreux cadres et dirigeants de l’U.A.D.

S’exprimant tour à tour les présidents des trois partis après un bref exposé de la situation politique, économique et sociale désastreuse que traverse le pays ont fait savoir à l’assistance que la tournée diplomatique commune était à présent terminée et a été fructueuse, la communauté internationale s’étant montrée sensible et réceptive à l’argumentation de l’U.A.D. et qu’il n’appartenait plus qu’au peuple à faire preuve de détermination et persévérance pour faire aboutir ses droits et forcer son destin!

A quoi l’impressionnante foule à répondu en chœur « Le peuple Vaincra !  Nous répondrons présents !!!».

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Dimanche 23 Mai 2010
Mémorandum de l'UAD remis le 8 mai 2010
aux chancelleries étrangères à Djibouti
aux Nations-Unies, Union Africaine, Ligue Arabe, Etats-Unis d’Amérique et Union Européenne
Djibouti, le 8 mai  2010

L'U.A.D. est née au lendemain de la violation par le gouvernement d'un Accord de Paix Définitive salué par tous les partis politiques et la communauté internationale et à la veille des élections Législatives de 2003 pour appliquer dans les détails et de concert cet Accord et reconstruire un pays ravagé par dix années de guerre civile et bâtir une démocratie digne de ce nom.

Toutes les propositions de l'U.A.D. pour un déroulement transparent du scrutin qui figuraient pourtant dans l'Accord de Paix cosigné par le gouvernement ont été rejetées par le ministère de l'Intérieur, mais l'U.A.D. forte du soutien populaire et afin de donner une chance à un multipartisme naissant et au premier scrutin pluraliste de l'Histoire a accepté d'aller aux élections...Malgré l'adhésion du peuple à son programme politique sanctionné par une écrasante victoire de l'U.A.D., le gouvernement a recouru à de grossières et massives fraudes électorales prouvées dans l'épais dossier de recours en annulation déposé au conseil constitutionnel dont les membres sont désignés par le Président de la République et du parti au pouvoir .

Echaudée par cette mascarade, l'U.A.D. a, à la veille de chaque parodie d'élections saisit par courrier officiel la Présidence et le ministère de l'Intérieur en proposant la participation de l'opposition au processus électoral et en posant neuf conditions garantissant la transparence du scrutin. A chaque fois un silence méprisant lui a été opposé!

Contrainte de boycotter les échéances électorales suivantes, l'U.A.D. a cependant pesé de tout son poids électoral en prônant une abstention largement suivie aux Présidentielles 2005 obligeant le candidat sortant à se présenter seul contre lui-même, aux Régionales 2006 qui ont vu un taux officiel d'abstention de 70% ainsi qu'aux Législatives 2008 qui se sont déroulées dans un contexte de répression politique inouïe et sans précédent dans l'Histoire électorale Djiboutienne (interdiction à l'opposition de mener campagne, occupation policière du siège d'un parti légal (U.D.J.), arrestation et emprisonnement de centaines de militants de l'opposition légale...

De sorte que Djibouti vit aujourd'hui  une impossibilité d’alternance démocratique aggravée par :
  • la dénonciation par l'A.R.D. (partie signataire) en septembre 2005 de l'Accord de Paix  Définitive du 12 mai 2001,
  • l'absence totale de presse libre et indépendante depuis la saisie et confiscation du matériel d'impression de l'organe de presse du M.R.D.,le "Renouveau" et médias publics monopolisés par le parti au pouvoir,
  • la dissolution par décret présidentiel du M.R.D. sous un prétexte fallacieux, et
  • les bruits de bottes persistants dans le nord et le sud-ouest du pays dus à la reconduction et aggravation des causes qui ont déclenchées la guerre civile de 1991!

Cette impasse politique conjuguée aux effets de la situation économique et sociale explosive :
  • Indicateurs du développement humain au rouge et augmentation de la pauvreté extrême tandis que le budget de l’Etat et l’aide publique au développement connaissent une fulgurante progression…
  • marginalisation de la politique publique de développement national de 70% du territoire,
  • hausse croissante du chômage des jeunes notamment,
  • cherté des prix des denrées alimentaires dans la capitale
  • famine organisée dans les régions de l’intérieur
  • absence pour cause de répression de syndicats libres et légaux,
  • dénis de justice faute d'indépendance de l'appareil judiciaire...
  • expulsions forcées des populations de l’ouest du pays vers l’Ethiopie voisine
  • bradage de lotissements publics à des étrangers en expulsant les nationaux (familles de militaires) et situation explosive avec les expropriations et décasements programmés  d’Arhiba et du P.K.12 … font que la situation est aujourd'hui explosive !

A cette absence d'alternance politique démocratique et risque d’explosion sociale vient s'ajouter cette année la modification de la constitution adoptée le 19/O4/10 et promulguée le 21/04/10 enterrant un espoir de changement en 2011 par l'amendement de l'article limitant à deux le nombre de mandats présidentiels.

Ce projet d'amendement contrevient aux dispositions des Accords de Cotonou signés par la République de Djibouti!

Malgré les appels à un dialogue national serein et salvateur de la part de l’U.A.D., les incessantes sonnettes d'alarme lancées par l'unique ligue Djiboutienne des Droits de l'Homme (L.D.D.H.) et les multiples condamnations de la République de Djibouti par le B.I.T., la F.I .D.H. le C.I.S.L... Le gouvernement reste désespérément prisonnier d'une logique de parti unique et reste sourd conforté en cela par le silence de la communauté internationale pourtant sensibilisée en permanence par l’U.A.D. de  la situation par courriers et démarches auprès des représentations diplomatiques...

Comme l’a dit samedi 11 juillet 2009, le président des Etats-Unis d’Amérique Barack Obama à l’occasion de sa première visite sur le continent à Accra, au Ghana, pays où s’enracinent la démocratie et la bonne gouvernance, nous pensons que «l’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts mais d’institutions fortes». Or, Djibouti n’a point d’institutions fortes mais croupit sous un homme fort qui l’opprime. L’heure est plus que jamais grave sous nos cieux et commande que l’on agisse en conséquence car c'est aujourd'hui l'existence même de l'Etat Djiboutien qui est menacée par cette situation et partant la Paix et la stabilité régionales !

L’U.A.D. reste convaincue que seule une transition démocratique chargée de réformer les institutions politiques et refaire de ce pays ce qu’il a cessé d’être depuis une décennie :une république et un état, constitue la solution politique pacifique de sortie d’impasse ! Les points essentiels à appliquer par cette transition pour restaurer et consolider la démocratie, l’Etat de droit, la bonne gouvernance et la sécurité, promouvoir les droits de l’homme, le développement et l’entente cordiale avec les pays voisins et le reste du monde ont été consignés dans un document daté du 26 septembre 2009.

L'U.A.D.fidèle à sa posture légaliste mais déterminée à sauver la Paix civile à Djibouti, après avoir terminé ses démarches diplomatiques et exposé, au cours d’un meeting d’explication à venir, sa position au peuple djiboutien et ses propositions de sortie de crise:

Lancera une campagne pacifique de Mobilisation Générale (marches pacifiques, meetings d'explication, conférences...) dans la capitale et tout au long de l'année, à une  date qui sera fixée ultérieurement mais sous peu !

Ce mémorandum est donc un appel à témoins et une invitation aux Nations-Unies à mener une mission de bons offices auprès du  gouvernement, seul responsable de cette impasse politique et ce, dans l’unique et noble objectif de préserver la paix et prévenir le conflit de trop !

Union pour l'Alternance démocratique

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Dimanche 23 Mai 2010
Note d'information de la LDDH sur les infractions d'ingérence en Somalie
par
NOEL ABDI Jean-Paul président de la L.D.D.H
   
(NOTE D'INFORMATION DU 23 MAI 2010)

Halte aux flagrantes infractions d’ingérence du Docteur B. KOUCHNER… avec son sac de riz ou plutôt le sac de « chair à canon » afin d’exterminer des populations somalies ?

Après avoir appris que le candidat à un troisième mandat suite à une manipulation de la Constitution djiboutienne a vociféré sa propagande au ban « de concert des nations » en exigeant qu’il faut « ( …) débarrasser la capitale des extrémistes (…) » ;

Faut-il considérer la majorité des populations du Sud de la Somalie, notamment celles de Mogadiscio, comme des extrémistes dont il faut se débarrasser par extermination délibérée et systématique, un génocide par une amplification des bombardements  des  casques bleus de la France comme au Rwanda par exemple ou autres Forces Européennes ?

Considérons que la dernière déclaration du Docteur B. KOUCHNER sur la Somalie diffusée,  aujourd’hui 23 mai 2010, sur les ondes de la BBC en langue somalie est plus qu’inquiétante ;

Dénonçons que tous les bombardements aveugles des forces tueuses de l’Ouganda et du Burundi sont dans l’unique but d’exterminer des centaines et des centaines de civils somalis, plus de quatre-vingt morts rien qu’en l’espace des trois derniers jours ;

Considérons que ces exterminations des populations ciblées de la république de Somalie, qui semblent être encouragées pour ne pas dire commanditées de New-York par le Conseil de sécurité, sont incontestablement des crimes de guerre, crimes de génocide et crimes contre l’Humanité ; 

Lançons un appel pressant à la communauté internationale et à toutes les organisations internationales de défense des droits de l’Homme afin d’exiger le départ immédiat de toutes les forces étrangères et en priorité les forces tueuses du Burundi et de l’Ouganda. Les patriotes somalis ont le droit le plus légitime de libérer leur Patrie. Que Dieu guide leur pas.

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Dimanche 23 Mai 2010
DJIBOUTII.NET, CENSURÉ
(Source: ARD)

Nous venons d'apprendre que notre site vient d'être bloqué aux lecteurs de Djbouti. Nous ne sommes pas surpris! Nous vous invitons à lire ce qui suit.

Djiboutii.net symbole de la presse libre interdite à Djibouti

Djibouti a interdit depuis une semaine l’accès des Internautes au site djiboutii.net. La sanction semble faire suite à la diffusion sur ce site d’informations sur la mobilisation citoyenne à Balbala le 14 mai et à la retransmission du discours d’Ahmed Youssouf.

En mars 2010, Djiboutii.net avait déjà couvert en exclusivité la tournée au Canada et aux Etats Unis des dirigeants de l’ARD Mahdi Ibrahim, Vice-président du parti, et Cassim Ahmed, Délégué plénipotentiaire, sans compter la diffusion régulière par cette plateforme médiatique des communications audio de la radio Voix de Djibouti.

Le système médiatique à Djibouti a toujours été strictement contrôlé par les services de l’Etat et il en résulte des réactions de monopole, de grande médiocrité et une presse révérencieuse. La censure des médias diffusés depuis l’étranger a été fréquente. Les sites de l’ARDHD et de UGUTA sont notamment interdits par intermittence. Même la radio RFI a l’antenne systématiquement brouillée au gré de l’actualité.

L’interdiction de la presse libre est un déni du droit à l’information pour les 800 000 citoyens qui se retrouvent dans une grande soif de liberté. A ce jour, aucun journal d’opinion et encore moins d’opposition n’est édité à Djibouti, sauf celui du PND Adan Robleh, membre critique de la coalition de l’UMP, l’Union de la majorité présidentielle.

Enfin, il n’existe encore aucune radio libre à Djibouti, alors même que l’article 14 de la loi relative aux partis politique de 1992 repris dans l’accord de réforme et de concorde civile du 12 mai 2001 dispose : « Les partis politiques régulièrement constitués ont accès aux antennes de la radiodiffusion télévision de Djibouti pour la diffusion de leurs communiqués de presse et la couverture de leurs manifestations statuaires. En outre, ils peuvent être invités à participer à des émissions à caractère politique, notamment sous la forme de débats ou de tables rondes. » (Loi n°1/AN/92/2e L relative aux partis politiques en République de Djibouti).

Observateur attentif, Reporter Sans Frontières (RSF) n’a pas manqué de classer Djibouti au 110e rang sur 175 pays notés dans le dernier classement mondial 2009.

Soutenez djiboutii.net, qui est une voix pour les sans voix. Envoyez-lui vos commentaires, vos suggestions, vos critiques et vos articles à l’adresse administrateur@djiboutii.net.

La rédaction de Réalité, 21/05/2010

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Dimanche 23 Mai 2010
Démonstration populaire ?
par NOEL ABDI Jean-Paul président de la L.D.D.H
   
NOTE D'INFORMATION DU 21 MAI 2010

En ce mois de mai 2010 : « Oui la révolte Populaire est un devoir … Non à l’anarchie provoquée par le pouvoir » ont été les slogan des jeunes Djiboutiens

Aujourd’hui, vendredi 21 mai 2010 l’opposition djiboutienne continue son légitime combat pour mettre fin à la dictature en république de Djibouti. Tous les dirigeants de l’UAD, avec détermination, continuent ensemble de mobiliser leurs militants et les compatriotes opprimés par la mafia au pouvoir.

Il va s’en dire que leur combat a pris une allure irréversible. D’ailleurs, l’élan populaire est, depuis ce mois de mai 2010, bien présent.

Pour une fois, des « journalistes en tenue » de la Police, de la Gendarmerie et aussi de l’AND sans complexe ont circulé, certes avec tact, sans garde rapprochée, pour (perharps) une prochaine diffusion à l’aimable attention de l’UAD.

Rappelons que la RTD, avec ses quelques milliards budgétisés et annuellement empochés est devenue une propriété privée pour un candidat sur la sellette des Juridictions aux compétences universelles.

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Dimanche 23 Mai 2010
Propagandes du candidat impopulaire, au banc du concert des Nations
par NOEL ABDI Jean-Paul président de la L.D.D.H  

DIFFUSION D’INFORMATION DU 21 MAI 2010

NON aux Propagandes non fondées par le candidat impopulaire encore au pouvoir à Djibouti … !

« Nin waalan toolki baa uu miyir qaaba waalalayaal reer Djibouto ninkan  taaliska xoog ku heesta an is kaa qabanno »  Taalo Waalid, version en langue Somalie.

En visite privée pour certains, le Conseil de Sécurité des Nations Unies de New York a écouté « avec attention » le discours d’Ismaël Omar Guelleh. Ce discours en des termes belliqueux par le spécialiste des plagiats, mais cette fois avec les « TONALITES HITLTERIENNES » démontrent sa méconnaissance des profondes réalités des populations somalies.

Délires vociférés sans ambiguïté à l’attention  est en grande partie et en réalité à l’adresse du Peuple de la Somalie du Sud, du Puntland (Zone des Pirates ?) et évidemment de l’Ogaden.

A vous d’apprécier en vous référant à son récent discours de propagande intitulé : « 2000-2010 profonde politique onusienne néfaste et vénale en République de Somalie ».

En tant que Défenseur des Droits de l’Homme, j’ai été plus que choqué de ce genre de comportement propre aux  racistes favorables aux crimes de guerre et crimes de génocide et autres crimes organisés à l’égard des populations ciblées du Peuple somali.

Quant au problème frontalier, entre la république de Djibouti et la république sœur d’Erythrée, il ne peut pas être résolu par la force, les armes, ni les insultes. Ce problème frontalier doit avoir une issue juridique légale au Tribunal International de la Haye comme pour le problème frontalier entre le Yémen et l’Erythrée.

Faut-il rappeler que lors d’un simple litige entre le Chef de l’Etat de Djibouti et la Justice française, la Haye a été saisie même si dans le fond elle n’est pas compétente ?

Quant à  ses propos sur Djibouti, ils sont totalement opaques et incompréhensibles car loin des aspirations légitimes des populations opprimées de la république de Djibouti.

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Dimanche 23 Mai 2010
UGUTA-TOOSA : Journal de Mai 2010

Trois objectifs à réaliser (Extraits)


Les trois principaux objectifs de notre parti sont :
  • Provoquer le départ d'Ismail Omar Guelleh au mois d'avril 2011, voire avant cette date si nous en avons la force ; (le plus important est bien-sûr de chasser le dictateur);
  • Engager une transition démocratique dans notre pays au cours de l'année 2011 avec la participation de tous les partis politiques (le RPP et le FRUD devront changer de noms...);
  • Adopter une nouvelle constitution nationale qui insiste sur les droits et les libertés des citoyens (Etat de droit) et qui établira un partage équilibré des pouvoirs au sein de l'exécutif.

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Samedi 22 Mai 2010
Les combattants du FRUD affrontent l'Armée djiboutienne au Nord du pays
(Dabio.net 21/05/2010)

Cet affrontement fait suite à une série de ratissages et d’exactions contre les civils (tortures, arrestations, expulsions et bannissements des quelques 300 citoyens et de nombreuses violences à l’encontre des femmes de cette région).

Suite à l’incursion des éléments de l’Armée Gouvernementale stationnée à Margoïta (Nord Ouest du District de Tadjourah) vers des zones contrôlées par le Front pour la Restauration de l’Unité et la Démocratie (F.R.U.D), les combattants ont repoussé les assaillants jusque dans leur camp qu’ils ont par la suite attaqué durant 3 heures, le 19 mai 2010.

Bilan : perte importante de l’Armée (3 morts et une douzaine de blessés). Une partie du camp de l’armée a été détruit. Le F.R.U.D ne déplore aucune victime, mais l’Armée comme à son habitude s’est vengée sur les civils innocents d'après un communiqué officiel parvenu à Alwihda.

Cet affrontement fait suite à une série de ratissages et d’exactions contre les civils (tortures, arrestations, expulsions et bannissements des quelques 300 citoyens et de nombreuses violences à l’encontre des femmes de cette région) selon Hassan Mokbel, Responsable des relations extérieures du FRUD.

C’est d’ailleurs en intervenant contre 3 soldats qui tentaient de violer une femme enceinte que le combattant Mohamed Ahmed a été encerclé et arrêté le 1er Mai 2010 en compagnie de deux autres personnes.

Une section spéciale de l’Armée en partie composée des mercenaires, originaires de la Somalie (entraînés et financés par la Communauté Internationale pour soutenir Cheik Cherif Cheik Ahmed, Président du Gouvernement de Transition de la Somalie) est chargée de sévir contre les civils de cette partie de la République de Djibouti.

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Samedi 22 Mai 2010
Condoléances à la famille de Hassan Robleh

Nous adressons nos sincères condoléances à la famille et aux proches de feu Hassan Robleh Kayad, combattant pour la libération nationale et membre dirigeant du FLCS, il est décédé samedi 15 mai 2010 à Djibouti-ville. Hassan Robleh connu des Djiboutiens comme l'auteur de notre emblème national laisse dans le deuil une famille nombreuse (enfants et petits-enfants).

Nous prions Allah d'ouvrir bien grandes au défunt les portes de son Paradis Eternel et le sambir wal imaan à tous ses proches. Amin.

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Vendredi 21 Mai 2010
La Voix de Djibouti du 20 Mai 2010 - Edition N0 19

Source : http://www.lavoixdedjibouti.com/

L’UAD s'adresse à la communauté internationale et mobilise le peuple

La coalition des partis d’opposition djiboutiens, L’Union pour l’alternance démocratique (UAD), qui regroupe le MRD, l’ARD et l’UDJ, vient d’adresser un mémorandum sur la situation à Djibouti à la communauté internationale. Le document daté du 8 mai 2010 est destiné à l’Afrique à travers l’Union africaine (UA), au Monde arabe à travers la Ligue des Etats arabes (LEA), à l’Europe à travers l’Union européenne (UA), aux Etats-Unis d’Amérique, mais aussi à l’ensemble de la communauté internationale à travers l’Organisation des Nations Unies (ONU).

Dans ce mémorandum signé par le président en exercice de la coalition et leader de l’UDJ, Ismaël Guedi Hared, l’UAD décrit la situation grave à tous points de vue qui prévaut à Djibouti : politique, démocratique, institutionnel, économique et social. Elle pointe les efforts pacifiques qu’elle a déployés depuis sa naissance en 2003, à la veille des premières élections législatives multipartites qui ont vu sa large victoire volée par le régime du président Guelleh. Elle rappelle que le président Guelleh a décidé de ne pas respecter l’accord de paix et de concorde civile du 12 mai 2001 signé par Guelleh avec le FRUD armé alors dirigé par le regretté Ahmed Dini Ahmed, accord salué par toute l’opposition et la communauté internationale mais devenu caduc depuis lors du fait du pouvoir en place. Elle dénonce la répression multiforme qui s’abat sur les démocrates et le peuple djiboutiens sous le régime de Guelleh. Elle  insiste sur ses efforts diplomatiques répétés mais jusqu’ici vains auprès de la communauté internationale. Elle exprime ses vives craintes d’un nouveau conflit civil dévastateur pour le pays.

Face à cette situation explosive, l’UAD réitère sa détermination à poursuivre la lutte et annonce une campagne pacifique de mobilisation générale. Elle reste convaincue que la solution passe par la mise en place d’un gouvernement d’union nationale de transition regroupant opposition, gouvernement et société civile autour des points essentiels contenus dans son appel du 26 septembre 2009. Ces points sont :

  • Un véritable multipartisme intégral ;
  • La mise en œuvre d’une véritable décentralisation ;
  • Une justice indépendante et opérationnelle ;
  • Le réexamen du Conseil constitutionnel dans son statut comme dans sa composition ;
  • La mise en place d’une Commission électorale nationale indépendante en charge de l’ensemble du processus électoral et composée à parité de représentants de l’opposition et du régime sous la présidence d’une personnalité indépendante de la société civile acceptée par les deux parties ;
  • Le respect des libertés fondamentales (syndicale, d’expression, de presse, etc.) et des droits de l’homme ;
  • L’accès libre et équitable des partis politiques aux médias publics (radio, télévision, journaux, etc.).

Dans le cadre de sa campagne de mobilisation générale, l’UAD a organisé un grand meeting populaire à Wahle-Daba à Balbala, devant le siège de l’ARD, vendredi 14 mai 2010. Elle en organise un autre demain vendredi 21 mai 2010 devant les sièges de l’UDJ et du MRD, au quatrième arrondissement de Balbala.


Guelleh cherche le silence la famille du colonel Abdi Bogoreh

Selon nos informations, le président Guelleh tente déjà d’obtenir le silence de la famille du colonel Abdi Bogoreh Hassan, le chef d’état-major de la gendarmerie disparu le 11 mai 2010 à Djibouti-ville dans des circonstances tragiques. Deux proches membres du défunt ont été approchés par le trio sécuritaire du chef de l’Etat, à savoir le directeur de la sécurité extérieure et intérieure, Hassan Saïd Khaireh, le numéro 2 et chef réel de l’armée, le général Zakaria Cheik Ibrahim, ainsi que le chef de la garde dite républicaine, le colonel Mohamed Djama Doualeh. Ils ont demandé, mais sans succès, à ces deux personnes de faire dans les médias gouvernementaux des déclarations confortant la thèse du suicide avancée par le régime dès les heures qui ont suivi la découverte du corps du colonel Bogoreh. Ce sont là des manoeuvres bien connues, régulièrement utilisées par le régime pour camoufler les vérités qui le dérangent. Et sur la mort du colonel Bogoreh, les manœuvres de Guelleh sont d’autant plus significatives que :
  • il s’avère que le défunt a reçu un coup de fil peu avant qu’il ne sorte dans la cour de sa résidence et ne soit tué par balles,
  • tous les gardes du corps du défunt ont été retirés la veille, à l‘exception de l’un d’entre eux. C’est dire si le président Guelleh a quelque chose à se reprocher au sujet de cette mort tragique, la énième du genre depuis l’Indépendance qui a vu sa nomination à la tête de la sécurité d’un régime dont il héritera de la présidence en 1999.

Rappelons que les Djiboutiens, bien avertis des méthodes du régime, rejettent dans leur écrasante majorité la thèse bien fragile du suicide que Guelleh tente désespérément de promouvoir.


Des travailleurs non payés par l’UNFD et Inchcape puis jetés en prison

L’Union nationale des femmes djiboutiennes (UNFD), organisation progouvernementale présidée par l’épouse du chef de l’Etat, Kadra Mahamoud Haïd, et l’agence maritime Inchcape Shipping que dirige un proche du couple présidentiel, Ahmed Osman Guelleh, n’ont pas payé des agents de manutention qu’ils ont fait travailler pour transporter du matériel. Le matériel a été transporté au profit de l’UNFD sous la responsabilité d’Inchcape. Révoltés par cette attitude, les travailleurs ont lancé quelques pierres au siège de l’UNFD, ce qui leur a valu d’être arrêtés et jetés à la prison de Nagad. Ils y croupissent depuis lors. Ainsi va le régime.


Guelleh envoie des militaires au Sud du pays

Selon nos informations, le président a ordonné le retrait de nombreux soldats de Doumeira, à la frontière djibouto-érythréenne, pour les redéployer dans les districts du Sud, c’est-à-dire à Dikhil et à Ali-Sabieh. C’est un signe fort que Guelleh voit des ennemis armés partout et panique en conséquence.

Solution pour mieux dormir, Guelleh ? Rendre le pouvoir au peuple. Sinon, il y a fort à parier que tu ne retrouveras pas de sitôt le sommeil.


Le régime repousse une offre japonaise de pompes à eau

Le président Guelleh vient de repousser un don japonais de pompes à eau qui devait équiper une cinquantaine de puits à travers le pays. Motif ? Elles étaient manuelles ! Guelleh a demandé au Japon de les remplacer par des pompes solaires. Geste que les Japonais n’ont pas dû apprécier. En tout cas, l’on voit encore là que ce n’est pas Guelleh qui meurt de soif et qu’il se soucie comme d’une guigne du peuple. Affaire à suivre.

 
Les jets de pierre continuent dans la capitale

Les jets de pierres par des bandes de jeunes ont repris de plus belle dans la capitale. Ils sont observés dans tous les quartiers, dans les anciens comme dans ceux plus récents de Balbala. Ce qui crée un fort sentiment d’insécurité chez les habitants. Or, le régime ne fait toujours rien, surtout depuis que le président Guelleh a déclaré en mars 2010 qu’il fallait laisser ces jeunes s’opposer jusqu’à épuisement. Ainsi va le régime.


Guelleh s’agite pour se réconcilier avec le sultan de Rahayta

Selon nos informations, le président Guelleh cherche activement à se réconcilier avec le sultan de Raheyta, Abdoulkader Daoud. Ce chef traditionnel issu de la communauté afare djiboutienne, siège à Raheyta en Erythrée, mais sa compétence territoriale traditionnelle s’étend à la région d’Obock et jusqu’aux confins du district de Tadjourah en République de Djibouti. Guelleh se dit prêt à payer à prix d’or la réconciliation avec ce sultan, qu’il a persécuté en lui coupant notamment son indemnité coutumière au motif d’un prétendu soutien à la résistance armée du FRUD. Mais c’est mal connaître cette personnalité coutumière digne et éprise de liberté. Décidément, Guelleh ne trouve pas le sommeil.

 
Message de condoléances

Nous adressons nos sincères condoléances à la famille et aux proches de feu Hassan Robleh Kayad, combattant indépendantiste et membre dirigeant du FLCS, décédé samedi 15 mai 2010 à Djibouti-ville. Décès quasiment passé sous silence par le régime. Le défunt était l’un des concepteurs de l’emblème national. Il laisse une famille nombreuse d’enfants et de petits-enfants. Allah l’accueille en son Paradis Eternel. Amin.


Commentaire de la dernière interview de Guelleh à Jeune Afrique

Dans le numéro 2574 du 10 mai 2010 de Jeune Afrique, journal ami de Guelleh, celui-ci se donne encore à voir dans tous ses états. Nos commentaires.

Affirmations de Guelleh : Je me souviens très bien de cet entretien de février 2008. À l’époque, j’étais réellement persuadé que deux mandats suffiraient et qu’il serait temps, ensuite, de passer la main. J’ai besoin de repos, de faire autre chose. Mais, depuis l’année dernière, je suis l’objet de pressions amicales qui, compte tenu du contexte régional pour le moins inquiétant, m’incitent à continuer. J’ai résisté, je vous l’assure, mais j’ai finalement consenti ce sacrifice. Parce que je peux vous assurer que mon métier n’est pas de tout repos…

Commentaire de LVD :
1) Mais qui demande à Guelleh de rester au pouvoir ? Peut-être ses quelques obligés, sûrement pas le peuple djiboutien. Pour s’en convaincre, il lui suffit de laisser le peuple et l’opposition manifester pacifiquement dans la rue ce qu’ils pensent de lui et de son régime.
2) Guelleh nous rappelle que pour lui le pouvoir est un métier, un gagne-riz à conserver, non le service désintéressé et sur mandat électif de la nation. Curieuse conception.

Affirmations de Guelleh (par rapport à l’exemplarité du président malien Amadou Toumani Touré (ATT) qui lui quitte le pouvoir) : « Chacun a sa façon de voir les choses. Les contextes sont différents et il faut aussi écouter ceux qui pensent que la limitation du nombre de mandats n’est pas forcément démocratique. Si votre population souhaite vous voir continuer à diriger le pays, parce que vous avez obtenu des résultats et qu’ils sont satisfaits de votre travail, pourquoi les en empêcher puisqu’il s’agira d’une élection ?»

Commentaire de LVD :
1) De quels contextes parle Guelleh ? Les Maliens ne sont pas des extraterrestres !  Ce sont des Africains, comme nous, attachés à la démocratie et à la bonne gouvernance, comme nous, assoiffés de progrès, comme nous... La différence que nous percevons c’est que le président ATT est un homme d’Etat, non un homme de prédation comme Guelleh.
2) Les résultats de Guelleh ont pour noms : misère sociale, mainmise économique et régression politique. Ils s’appellent pénurie d’eau et d’électricité, chômage massif, santé mouroir, éducation défaillante, coût excessif de la vie, aide alimentaire détournée, usines fermées ou détournées, couple présidentiel avide d’enrichissement sans cause, assassinats, vols, viols, jets de pierres, licenciements en direct des agents de l’Etat, risques graves de guerre civile, etc.

Voilà tes résultats, Guelleh. A suivre.

*Au programme de LVD de jeudi prochain :
  • Une interview d’Abdourahman Boreh,
  • Le sort réservé par le couple présidentiel aux remorqueurs du Port de Djibouti.

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Mercredi 19 Mai 2010
Rassemblement géant à Balbala vendredi 14 mai 2010 à l’appel de l’opposition djiboutienne

L’opposition djiboutienne a lancé le vendredi 14 mai la contestation citoyenne à Djibouti. Le premier meeting a été celui de l’ARD. Il a été tenu ce vendredi à 16 heures 30 à Balbala, en périphérie de Djibouti-ville et a rassemblé de milliers de personnes arrivées du pays entier.

Les militants d’Arhiba du PK 12 et des quartiers populaires de la ville sont arrivés en force dès 14 heures et ont été rejoints par la foule les militants du MRD et de l’UDJ ainsi que de nombreux autres citoyens djiboutiens.

La montée en puissance des rassemblements et des manifestations programmés cette année démarre sous un signe d’engagement sans pareil, les citoyens djiboutiens se sachant ne devoir compter que sur leur seule mobilisation pour se défaire de la capture d’Ismaël Omar Guelleh.

La note d’information ci-dessous rend compte de ce premier meeting de l’ARD, accompagné de la vidéo du discours du président Ahmed Youssouf illustrant la charge de la mobilisation.

Vidéo du discours du président Ahmed Youssouf au Meeting de l'ARD

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Mercredi 19 Mai 2010
L’A.R.D. ouvre le bal de la contestation !
Djibouti, le 14l05l10

A l’appel de l’A.R.D, plusieurs milliers  de personnes se sont réunies à Balbala devant l’annexe de l’A.R.D. pour un mini-meeting d’explication qui a débuté à 16h30 mn pour se terminer peu avant l’appel à la prière du Maghreb. Outre les nationaux sans-papiers venus en masse  et les dockers, fers de lance de la mobilisation, plusieurs centaines de militants du M.R.D. et de l’U.D.J. étaient venus témoigner leur solidarité en attendant le grand meeting commun de l’U.A.D. qui sera précédé d’autres mini-meetings de préparation, d’explication et de mobilisation dans les différentes annexes des partis de l’opposition dans  la capitale !

Parmi une foule compacte on pouvait distinguer des jeunes militants des quartiers avoisinants portant des banderoles où l’on pouvait lire « Non à un troisième mandat !».

L’écrasante majorité des participants sont venus à leurs frais de tous les quartiers de la capitale par conviction contrairement aux milliers de réquisitionnés que le régime a fait défiler à grands frais.

S’exprimant en premier, le porte-parole de l’A.R.D. a insisté sur deux points qui feront l’objet  d’un forcing de la part de l’opposition et singulièrement de l’A.R.D : « Les mots d’ordre de mobilisation et chevaux de bataille de l’opposition durant cette année pré-électorale sont nombreux et tous légitimes ! Mais il me tient particulièrement à cœur d’en rappeler deux ici ! Le premier mot d’ordre est le droit à la citoyenneté ! Son déni  a constitué une des causes du conflit armé qui a ravagé notre pays de 1991 à 2000 et a fait l’objet d’un volet de l’Accord de Paix du 12 mai 2001.Il nous faut pour préserver la Paix civile, tous nous mobiliser pour la reconquête pacifique de ce droit. Le droit à l’identité représente à nos yeux la mère des droits sans l’obtention duquel aucune coexistence pacifique avec ce gouvernement ne sera possible!

Le second mot d’ordre est d’actualité. Il s’agit du monopole de l’empotage et du dépotage des marchandises destinées à l’Ethiopie, accordé à la société  MDCFS dirigée par un proche de la première dame nouvellement créée à cette fin. « Nous disons NON AU MONOPOLE ! L’A.R.D. exige l’annulation pure et simple de cette directive et le retour au statu quo ante dans le transit des marchandises ! »

Enfin le porte-parole a tenu à mettre en garde la communauté internationale ! « Le bras de fer entre le gouvernement et nous, pour la conquête des droits civiques, a aujourd’hui débuté et durera le temps que perdureront les injustices ! Son inestimable contribution au développement du pays, dévoyé par le gouvernement risquant de reconduire le conflit de trop, la communauté internationale est invitée à reconsidérer sa coopération et faire pression sur le gouvernement pour l’instauration d’un climat propice au dialogue et la Paix. Il en va de la préservation de ses intérêts à Djibouti !!! »

Messieurs Farah Abadid Hildid, emprisonné trois jours à Gabode le mois dernier et membre du MRD et de la LDDH, suivi de Abdi Osman, membre du comité central de l'UDJ, ont pris la parole en haranguant la foule compacte et réceptive, ce dernier insistant sur les risques de Somalisation de notre cher pays « les dirigeants irresponsables du R.P.P. qui se sont considérablement enrichis sur le dos du peuple ne se soucient pas des conséquences incalculables de leur fuite en avant mais nous autres citoyens ordinaires qui n’avons pas les moyens ni le souhait de nous exiler devons d’urgence faire barrage à l’irréparable par une visibilité pacifique en restant unis ! », auparavant Farah Abadid a lui insisté sur le caractère inacceptable de la modification constitutionnelle. « Il n’appartient qu’à nous de démentir chaque jour que ces députés ne nous représentent pas ! Que Djibouti n’a pas besoin d’I.O.G. ! » a t-il martelé avec conviction devant une foule toute acquise !

Le secrétaire général de l’A.R.D. Mr Kassim Ali Dini prophétise : « C’est aujourd’hui le début de la fin de la mystification du R.P.P. et de son chef !...Le proche avenir et la rue livreront bientôt leur verdict.

Le vice-président de l’A.R.D. Mr Adan Mohamed Abdou a quant à lui félicité les participants à ce mini-meeting « vous venez aujourd’hui de faire la démonstration, par votre courage, que les Djiboutiens et l’opposition sont unis ! Ils nous restent désormais à faire preuve de persévérance pour conquérir le droit à une existence digne, encourager le reste de la population que nous savons acquise à notre cause, à occuper pacifiquement la rue et démontrer que nous sommes les plus nombreux à contester  la dictature et contraindre le gouvernement à accepter une transition pacifique ! ».

Enfin ce fut le tour du président de l’A.R.D de prendre la parole. S’exprimant en somali cet homme pieux a encouragé les valeureux militants de l’opposition à  aller de l’avant dans le combat pour la démocratie et la justice « Aujourd’hui est un grand jour car il marque un tournant ! Nous sommes désormais dignes de mériter la miséricorde divine ! Persévérons dans cet effort, l’unité et la détermination affichée aujourd’hui est un cinglant démenti au mensonge permanent du R.P.P. ! ». Citant plusieurs versets coraniques, il a conclu par l’annonce d’une victoire imminente contre la dictature !

La rédaction de Réalité

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Mardi 18 Mai 2010
Le 3ème mandat ne se fête plus à Bruxelles

Après le fiasco de la soirée de soutien au troisième mandat d'Ismaël Omar Guelleh à Bruxelles le 24 avril qui avait amené l'ambassadeur de Djibouti à annuler sa visite à la cérémonie, un groupe baptisé Communauté djiboutienne de Bruxelles a tenté de fêter en catimini le samedi 15 mai à Bruxelles un soutien morne et effacé au même 3e mandat.

Environ dix personnes seulement s’étaient aventurées sur le chemin de la salle de la Clé le long du quai de l’industrie, lieu délabré à la lisière d’un canal d’eaux navigables et de voies rapides de la ville, où se tenait le festin.

Les caméras toujours en alerte pointés sur l’entrée de la salle par un groupe d’opposants n’a pas facilité la tâche des organisateurs, réduits à supplier leurs compatriotes de ne prendre en photos que d’éventuels officiels djiboutiens si de tels personnages venaient à apparaître.

L’échange avec les organisateurs a permis de comprendre que par exemple l’ambassadeur de Djibouti à Bruxelles Mohamed Moussa Chehem n’était pas le bienvenu à cette fête qui rassemblait nombre de ses détracteurs.

L’éveil a duré deux heures avant de s’assurer du vide de l’ambition et de décider de lever le camp autour de 20 heures.

Il a été néanmoins clairement rappelé à cette occasion que toute cérémonie dédiée à la révision de la constitution et au troisième mandat anticonstitutionnel d’Ismaël Omar Guelleh dans la capitale européenne, ferait l’objet d’un film vidéo versé sous peu au tribunal de l’histoire finissante de la dictature de Djibouti.

Fait à Bruxelles le 15/04/2010

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Dimanche 16 Mai 2010
Notes d'Archive

On dit que l'histoire se répète, ou que les jours se suivent et se ressemble. Nous vous proposons de partager avec nous ce document d'archive, paru en mai 2004 dans le périodique «Réalité»  de l'ARD qui vient de nous être envoyé par une lecteur.

UN COUP DE PAIX DANS L’EAU ?
Paru dans Réalité No96, le MAI 2004

A chacun ses préoccupations, en fonction de ses priorités : prétendant changer le monde en en changeant la représentation, le Chef de l'État s’est offert une débauche d’encre et de papier pour fêter le cinquième anniversaire de son mandat. Libre à lui de se glorifier, s’il estime que le 8 mai 1999 est plus important dans l’Histoire du pays que le 12 mai 2001, la majorité de nos concitoyens n’est certainement pas de son avis. C’est pourquoi, pour notre part, nous saisissons l’occasion du troisième anniversaire de l’Accord de Paix définitive pour modestement inviter les citoyens lecteurs-électeurs à une pause-réflexion à trois niveaux : la fragilité d’une paix à laquelle les deux parties signataires n’accordent pas la même importance, les limites d’une opposition pacifique dans un contexte de fraude généralisée et enfin l’utilité d’un journal comme le nôtre.

En premier lieu, par manque d’application honnête, l’Accord de paix n’a pas mis fin aux multiples injustices qui sont à l’origine du conflit, le récent communiqué présidentiel l’imputant aux manœuvres néocolonialistes françaises n’est que la preuve par l’absurde d’un constat dramatique : un quiproquo n’aurait-il pas présidé à la paix ? Les attentats perpétrés par le régime contre une nouveauté institutionnelle aussi importante que la décentralisation, et son acharnement à prétendre instaurer une Nation au détriment de sa diversité, à travers une citoyenneté à deux vitesses, montre bien le peu d’intérêt accordé à la Réconciliation nationale et à la Reconstruction du pays. Dans ces conditions, comment nos concitoyens peuvent-ils tolérer un régime aussi insouciant de l’intérêt général et passivement assister à cette entreprise de destruction de notre avenir commun ?

En second lieu, autant la timide ouverture politique de septembre 1992 a été imposée par le bruit des armes rebelles, autant le multipartisme intégral est une conquête de l’Accord de paix du 12 mai 2001. La menace du clonage disparue, de véritables partis d’opposition se sont créés, unissant leurs forces pour participer à une consultation électorale qu’ils espéraient sincère et transparente, assurés qu’ils étaient de représenter l’alternance crédible que le Peuple attendait depuis si longtemps. L’instauration d’un environnement institutionnel pacifié s’est heurtée aux tourments d’un ancien parti unique essentiellement préoccupé par sa survie. Les graves déficits démocratiques que l’Accord du 12 mai 2001 rendait responsables du conflit civil ont été purement et simplement renforcés à cette occasion, le fonctionnement folklorique du Conseil Constitutionnel et de la CENI n’en étant que l’épiphénomène le plus brutalement caricatural. Dans ces conditions, face à un régime qui ne respecte aucune légalité, comment nos concitoyens estiment-ils possible qu’une opposition à laquelle il est interdit de proposer puisse un jour gouverner en arrivant au pouvoir par les urnes, par la voie démocratique ?

Enfin, concernant spécifiquement notre journal, une modestie personnelle au service d’une efficacité militante nous incline à toujours interroger le sens de nos productions hebdomadaires. Écrire pour être lu n’est pas une posture d’apesanteur politique : on écrit avant tout pour faire bouger les choses, pour donner une autre vision des multiples réalités, nationales comme internationales. Car écrire autant que lire ne peut tenir lieu de condition suffisante du changement démocratique. Il y a une condition absolument nécessaire, sine qua non : l’action pratique. En d’autres termes, nous invitons cette semaine nos lecteurs à se poser une question : nous lire peut-il contribuer à provoquer un changement dans la gestion de la chose publique ?

C’est pourquoi nous avons préféré commémorer le troisième anniversaire de l’Accord de Paix du 12 mai 2001 de cette façon : réduire le journal à la stricte explicitation de notre démarche, en invitant chaque citoyen à se demander où va notre pays dans ces conditions. Le Chef de l’Etat croit remplir le vide de sa politique par la surabondance de sa publicité. Nous choisissons la démarche inverse : nous ne produisons rien cette semaine pour laisser les citoyens lecteurs-électeurs seuls avec leur conscience. La liberté de la presse ne peut pas exister sans la liberté de librement choisir ses représentants politiques.

L’Accord de Paix, le fonctionnement des partis d’opposition et la publication de notre journal ont-ils encore un sens quand sont à ce point bafoués les droits civiques les plus élémentaires ?


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Dimanche 16 Mai 2010
Les pouvoirs à vie: un danger en permanence
OLI N'DO Jean-Pierre,  Enseignant à Léo (L'Evénement 14/05/2010)

C'est une logique bien africaine aujourd'hui de vouloir s'éterniser au pouvoir. Pour cela, le toilettage des constitutions apparaît comme une donnée politique majeure de notre temps. Si certains arguments qui tendent à justifier politiquement la révision de certains articles pour s'éterniser au pouvoir ont une logique et une rhétorique intéressante, il faut dire que ces discours quelquefois et généralement se dérobent de la morale et surtout ne s'inscrivent pas dans une vision plus lointaine, plus historique de l'organisation sociale et politique des hommes.

On dira certainement, avec des arguments de mousse, que depuis Machiavel, il y a un divorce entre la morale et la politique. Car plus on veut le pouvoir, moins on a la morale. Plus de pouvoir, moins de scrupule ; tout pouvoir est un vouloir plus à n'en plus pouvoir, tout pouvoir, dit-on, désire le pouvoir. L'important pour lui est de se reproduire quelle que soit la forme, de sorte que justement celui qui détient le pouvoir veuille le conserver. Chose qui naturellement modifie de fond en comble son mode d'être, en élargissant ou réduisant sa vision, en ordonnant sa vision à son désir et sa pensée à sa passion.

Le pouvoir, répète-t-on, accroît la force et les ambitions et l'excès est dans le pouvoir. L'exercice du pouvoir " dévore " la moralité. Et pour Machiavel, le détenteur du pouvoir doit apprendre à ne pas être bon, faire peu cas de la parole donnée et ne pas craindre d'être taxé de cruauté. Cette vision du pouvoir est bien connue dans les classiques de la philosophie politique. Même les candidats à l'humanité de la déclaration universelle des droits de l'homme le savent. En Europe, cette vision du pouvoir commence à disparaître, car les associations, les forces dites vives exercent une réelle pression, imposent et obligent par des manifestations à refonder certaines politiques, à faire beaucoup de compromis.

On ne saurait exercer le pouvoir au 21è siècle comme dans la féodalité. Mais en Afrique, de façon générale, cette vision a la peau dure. Dans de nombreux pays, le refus de moderniser le pouvoir est clair dans les propos et les actes. C'est du "nabaïsme" très développé. De Houphouët Boigny à Sékou Touré, de Sangoulé Lamizana à Kadhafi, de Kérékou à Moussa Traoré en passant par Idriss Déby, Bongo, Dénis Sassou Nguesso, etc. pour enfin nous arrêter devant notre porte, les ambitions et les désirs sont les mêmes.

Comment on demeure au pouvoir ?

Tous ces chefs d'Etat, surtout Houphouët et Mobutu, les mécanismes mis en place pour demeurer et s'éterniser au pouvoir consistent au nivellement des esprits, avec la destruction de toute opposition. On raconte que Houphouët avait même coulé des larmes lorsque Mitterrand, à la Conférence de la Baule, avait conditionné l'aide française à l'ouverture démocratique, au multipartisme.

Dans ce nivellement des esprits, l'opposition est écrasée, poussée à l'alignement, au silence et aux discours très souvent formatés. Les rares et seuls moments d'élection ont consisté en une réélection pour embellir et vernir une démocratie qui se conjuguait déjà en discours pompeusement élogieux, en fête d'indépendance et en pillage systématique avec très souvent la complicité de multinationale et du "bienveillant" colonisateur. On ne dirige pas un Etat après une lutte d'indépendance avec un programme de société fait uniquement de festifs. Or, en dehors de Nkrumah, tous les autres étaient de simples Nègres avec des médailles à la poitrine.

Ce fut (et cela l'est toujours) l'ère des "démocratures", c'est-à-dire un pouvoir à une forme démocratique pour contenter une certaine opinion et à un fond dictatorial détruisant tout ce qui socialement maintenait l'espoir.
Du coup, les points de repère et les systèmes de référence ont craqué. Les conséquences majeures d'un tel paradigme socio-politique, des pouvoirs à vie comme celui de Mobutu, de Houphouët et de ceux en instance, c'est la construction d'une communauté d'illusionnés, d'une cohésion de farce, cultivant de façon insidieuse par de petites associations, le repli identitaire, l'éthnicisme, le régionalisme réactif. Toutes les consciences sous les pouvoirs à vie sont appelées à l'amusement, au ventre et au bas-ventre. Sexe, alcool, danse deviennent les menus préférés. Tout bouge négativement. La devise de ces Etats est donc : "Amuse-toi et proteste pas !".

Nul ne peut demander des comptes, car tout le monde a été transformé en béni-oui-oui, en mouton de Panurge. Et chaque membre de la collectivité devient un agent secret au compte du Président, du Ministre, du Directeur jusqu'au dernier maillon car chacun a le souci de préserver son petit pouvoir en détruisant toute velléité de remise en cause. Tous les pouvoirs qui se sont inscrits dans la logique de la durée ont généralement utilisé la violence, l'argent et l'amusement pour s'éterniser. Plus on danse, plus on mange, moins on réfléchit.

Plus on s'engouffre dans la quête de l'avoir, moins on a d'yeux pour l'Etre. La violence est utilisée pour apeurer les esprits et l'argent pour corrompre et amener tout le monde à l'aduler. Cela a le mérite de détourner les esprits de la chose politique et de créer une situation où justement tout le monde, recherchant la richesse tous azimuts, travaille inconsciemment à saper les bases déjà fragiles d'une société enlisée dans le retour aux idéologies meurtrières. Le carnet secret de chaque membre de la société comporte ainsi, pour une bonne part, des idées secrètes de terreur, de mal, de méchanceté, de vengeances qui sonnent une régression pathétique de nos sociétés, la défaite de la conscience morale. Il suffit de regarder avec une saisine millimétrique la situation politique et sociale de la Côte d'Ivoire et du Congo pour le savoir, surtout pour ceux qui comprennent plus par l'exemple.

Dans un Etat où c'est le pouvoir à vie qui devient le couscous journalier, tout le monde devient fou, et surtout quand tous ceux qui vivent de dialogue et d'amour sont étouffés ou disparus, et que l'inconscient collectif s'emplit de THANATOS, de velléité de guerre, c'est le chaos général. L'histoire montre qu'on ne renaît pas facilement d'un désordre politique. Tous les discours qui ressurgissent après s'apparentent à une politique du "tombeau blanchi". C'est l'heure du Nostalgique, on blâme le présent et on loue le passé, pourtant c'est ce même passé qui a engendré ce présent. Une chose est certaine, c'est que plus on dure au pouvoir, plus on a le malheur de préparer les conditions d'un chaos général. Ce qui est plus évident, c'est qu'on assassine tout, y compris la morale de la tradition et on consacre l'amoralisme des individus. Le mal et la corruption deviennent des faits divers.

Lorsqu'un peuple n'a plus alors de repère politique, c'est la violence qu'il utilise. Car les pouvoirs à vie ont tout lessivé, piégé les mots et les actes, piégé les hommes qui applaudissent leur mort à tout rompre. Les plus grands drames de l'histoire ont été perpétrés avec le "chœur populaire riant".
C'est pour éviter cet inconnu, c'est pour éviter cette réalité implacable que toutes les bonnes consciences travaillent à rappeler aux idoles du jour, aux devins politiques de toute espèce, cette triste réalité de l'histoire.
Machiavel disait que l'histoire ne sert qu'à ceux qui savent la lire au présent.

Houphouët, Mobutu, Eyadema, Bongo, par les ossements, ces déchets politiques, ces vermines sociales, ces habitants de nulle part, ces consciences perforées, ces crises structurelles qu'ils ont laissés à leur postérité, nous demandent certainement d'éviter ce qu'ils ont fait, tout le mal qu'ils ont planifié. Pour notre pays, riche de sa misère légendaire, il est grand temps d'y réfléchir, pour éviter que demain cette natte commune ne soit en morceaux. Nos enfants, surtout ceux qui conjuguent espoir et désespoir, ne méritent pas ce haussement des épaules de leurs grands frères politiciens. Puisse chacun comprendre les enjeux.

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Samedi 15 Mai 2010
Poverty in Djibouti

Two-thirds of Djibouti's estimated 800,000 people live below the poverty line – 50 percent in extreme poverty according to the latest UN report. After 32 years in power and over 80 percent of population that estimated 800,000 people live below the poverty line what project is unfinished for this regime.  Five more years of this regime - the poverty line would reach over 90%.
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Samedi 15 Mai 2010
Le sultan de Tadjourah Hospitalisé

Le sultan de Tadjourah, Abdoulkader Houmed, a été hospitalisé à l'hôpital militaire du Val-de-Grâce à Paris, le 3 mai, pour être opéré de l'ablation d'un kyste au niveau des reins, à la charge des autorités françaises. Il a reçu beaucoup de visiteurs : des Afars de France et de Belgique qui estiment que les sultans afars sont marginalisés à Djibouti. Tant et si bien que le nombre de ses visiteurs a dû être limité sur ordre de l'établissement.

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Samedi 15 Mai 2010
Une série de faits divers inquiétants à Djibouti

Le colonel Abdi Abdillahi, chef d'état-major de la Force nationale de police (FNP), est intervenu le 12 mai à la télévision djiboutienne (étatique) pour rassurer la population en affirmant que les meurtriers de deux femmes récemment assassinées à Djibouti avaient été retrouvés.

Le corps de la première femme avait été découvert devant le Camp Cheik Osman (CCO, camp militaire), tandis que la seconde, d'origine malgache, a été assassinée en pleine ville. La même semaine, l'épouse du ministre des affaires étrangères, Mahmoud Ali Youssouf, a été agressée en ville par un groupe d'hommes qui lui ont dérobé son argent.

A l'inquiétude suscitée par ces faits divers s'est ajoutée la mort à 3h30 du matin le 11 mai, à son domicile, du colonel Abdi Bogoreh Hassan, chef d'état-major de la gendarmerie. Selon la version officielle, il s'est suicidé après avoir beaucoup consommé de khat et être entré dans une phase de déprime. Un coup de blues aussi subit qu'étrange pour cette personnalité ourweiné, le plus petit sous-clan des Issas, que les autorités essayent de favoriser. Néanmoins, la rumeur selon laquelle le colonel Bogoreh aurait été tué de plusieurs balles n'a pas été confirmée.

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Samedi 15 Mai 2010
Visite privée d'IOG à New York

Le président Ismaïl Omar Guelleh doit se rendre à New York pour assister à la remise d'un diplôme à sa fille.

Le président djiboutien doit se rendre en fin de semaine à Paris, puis à New York pour assister à la remise d'un diplôme à sa fille Haibado qui a préparé son Master à la Columbia University. Ismaïl Omar Guelleh s'était déjà rendu discrètement en France, fin mai 2007, pour assister à la remise d'un autre diplôme à sa fille qui venait d'obtenir une licence à l'American University of Paris ( LOI nº1216 ). Pour ce déplacement à Paris et à New York, IOG devrait être accompagné de son épouse et utiliser le Boeing 727 présidentiel, actuellement stationné en Afrique du Sud. L'appareil devra revenir sur Djibouti (dix heures de vol), avant de transporter le couple présidentiel à Paris (huit heures), puis à New York (sept heures). Soit environ 50 heures de vol aller-retour.

Comme c'est un avion très gourmand en carburant, une heure de vol revient à 13 000 $. La facture devrait donc être de 650 000 $ rien qu'en carburant !

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Samedi 15 Mai 2010
Aden Robleh à VOA.

Voici la dernière intervention de Aden Robleh sur les ondes de Voice Of America.
http://www1.voanews.com/templates/mediaDisplay.html?mediaPath=http://media.voanews.com/audio/Djibouti-commander-death-12MAY10.Mp3&mediaContentID=93600084

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Vendredi 14 Mai 2010
La Voix de Djibouti du 13 Mai 2010 - Edition N0 18
 

Mort tragique du colonel Abdi Bogoreh, chef de la gendarmerie

Le colonel Abdi Bogoreh Hassan, chef d’état-major de la gendarmerie djiboutienne, a été retrouvé mort, tué par balles mardi 11 mai 2010 vers 3 heures. Les autorités judiciaires djiboutiennes se sont empressées de conclure au suicide. Ce qui n’est pas sans rappeler des précédents, notamment la mort le 19 octobre 1995 à Djibouti du juge français Bernard Borrel, mort qui s’est révélée un assassinat. En tout cas, l’opinion publique djiboutienne ne croit pas à la thèse du suicide, s’agissant du chef de la gendarmerie. Elle se rappelle qu’il n’est pas le premier responsable de sécurité à mourir dans des circonstances tragiques, comme en témoigne le cas du commissaire Mohamed Idriss dit Qaraf en 1991, ou encore de l’ex-lieutenant Moussa Mahamoud Nour dit Deheye en 2002. Le colonel était à la tête de la gendarmerie depuis octobre 2005, après une longue période de traversée du désert puis de fonctions d’adjoint à l’ex-patron de la gendarmerie, le colonel Mahdi Ibrahim Cheik. Le défunt était entré dans la gendarmerie avant l’Indépendance, comme tous les premiers officiers de ce corps. Il laisse une épouse et plusieurs enfants. La Voix de Djibouti adresse ses condoléances à sa famille et à ses proches. Allah lui accorde sa miséricorde.

 

Détournements de fonds au ministère de l’Intérieur

Selon une enquête de la Voix de Djibouti, les recettes de la vente de timbres au ministère de l’Intérieur, qui devaient être versées au Trésor public conformément à la loi, ont pris une autre direction. Interrogé par une commission d’enquête constituée pour faire la lumière sur cette affaire, l’agent féminin préposé à l’activité de vente de timbres a déclaré avoir remis les recettes en question à un haut responsable du ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation. La commission s’est alors retournée vers la hiérarchie du ministère et lui a demandé qui avait détourné ces fonds de leur destination, à savoir le Trésor public, et ce que cette personne en avait fait. En vain. La commission n’a pas obtenu des réponses claires. Résultat : à ce jour, le sort de cet argent public reste indéterminé.

Ainsi va le régime de Guelleh. Ainsi va sa gouvernance.

 

Une épouse de ministre agressée et dépouillée de ses biens

L’épouse du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération du président Guelleh, Mahamoud Ali Youssouf,  Madame Faïza, a été retrouvée jeudi 6 mai 2010 sur la route d’Arta au PK23, où elle a été abandonnée après avoir été agressée. Elle a été dépouillée des bijoux qu’elle portait et d’une somme d’argent qu’elle avait sur elle. Elle a été retrouvée près de sa voiture. La victime a été hospitalisée suite à cette agression et n’a regagné son domicile que lundi 10 mai 2010. Ses agresseurs, qui seraient au nombre de trois, ont pris la fuite, mais l’un d’entre eux aurait été interpellé dans la région de Wea où des habitants de la région l’auraient intercepté puis livré à la gendarmerie. Cet individu serait un ressortissant d’un pays limitrophe. Mais ni le ministre ni son épouse n’ont fait de déclaration. Pas plus qu’aucune plainte ne semble avoir été enregistrée à ce jour.  

Comment l’épouse du ministre des Affaires étrangères, s’est-elle retrouvée entre les mains de ses agresseurs ? Les  agresseurs la connaissaient-ils ? Pourquoi ce silence ? Ce sont là autant de questions qui demeurent à ce jour sans réponse.


Encore deux femmes assassinées à Djibouti

Deux autres femmes ont été assassinées ces jours-ci à Djibouti-ville. La première était une Djiboutienne d’origine malgache, prénommée Rachela, secrétaire d’une avocate djiboutienne de la place, Maître Fatouma Mahamoud. Elle été retrouvée égorgée vendredi 7 mai 2010 au soir à son domicile de la cité aquitaine à Ambouli, près de la Villa Christophe, lieu de torture tristement célèbre et actif depuis la période coloniale. Selon l’entourage de la victime, contacté par La Voix de Djibouti, aucune enquête de police n’a été diligentée pour rechercher l’auteur et le commanditaire de cet odieux meurtre.

La seconde victime était une jeune Djiboutienne vivant à Ambouli, non loin de la cité Aquitaine. Elle a été assassinée au Quartier n°2 de la capitale à l’arme blanche dans la nuit du lundi 10 mai 2010. 

Nous adressons nos sincères condoléances aux familles et proches de ces deux victimes.


Le centre Nagad devenu une extension de la sinistre prison de Gabode

Le centre de détention administrative de Nagad, créé pour servir de centre de tri par nationalités des clandestins en cours de refoulement vers leurs pays d’origine, est devenu une prison de fait au fil du temps et de la répression contre le peuple djiboutien. Ainsi, y sont régulièrement jetés les Djiboutiennes et Djiboutiens, jeunes et moins jeunes, mais aussi des étrangers, arrêtés par les sbires du pouvoir. Ces personnes y croupissent d’ordinaire de quelques heures à quelques jours. Mais ces derniers temps, Nagad fonctionne comme une extension de la sinistre prison de Gabode, avec des détentions de plus en plus prolongées. Les quatre dernières personnes victimes de cette détention prolongée et sans jugement sont : Abdi Aden Guireh, Mahad Ahmed Dirir, Houncho Harbi et Mohamed Abdi Djama. Ces quatre citoyens djiboutiens ont été arrêtés à Doraleh il y a un mois et croupissent à Nagad depuis lors. Sous le coup d’un mandat de dépôt qui n’en finit pas. A suivre.

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Vendredi 14 Mai 2010
Essai poétique de Farah Abdillahi Miguil

Silence sur les femmes…

Le 8 mars, c’est la journée de la femme,
On glorifie la femme,
On honore la femme,
Partout, on célèbre la femme,
Silence, silence, silence…

Ministère de la femme,
Code de la famille,
Code pénal,
Participent à la célébration de la femme,
Silence, silence, silence…

On est entré dans l’ère de la dissuasion,
Les violences faites aux femmes,
Les mutilations faites aux femmes,
Sont punies pénalement,
Silence, silence, silence…

Mars passa et avril débarqua,
Soudain, on découvre le cadavre d’une femme,
Du côté de Doraleh,
Des coups de couteaux sur son corps, parait-il,
Silence, silence, silence…

La presse écrite, silence
La radio, silence
La télé, silence
Les pouvoirs publics, silence
Silence, silence, silence…

On se branche chaque jour sur Radio Rumeur,
On parle d’un deuxième cadavre de femme dans la ville,
C’est un vendredi qu’on retrouve un troisième cadavre de femme,
Du côté du Camp Cheik Osman,
Silence, silence, silence,…

La série continue,
Radio Rumeur parle d’une quatrième victime,
On découvre le corps d’une cinquième,
Egorgée dans sa propre maison,
Silence, silence, silence…

Une autre victime de prise d’otage,
Abandonnée du côté de PK23,
Dépouillée de tous ses biens,
Sauvée par la grâce divine,
Silence, silence, silence…

« La reine Rumeur » devient notre quotidien,
Les pouvoirs publics toujours silence,
La presse toujours silence,
Et la peur s’installe,
Silence, silence, silence…

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Jeudi 13 MAI 2010
Ismaël Omar Guelleh et Mobutu même destin ?
Source : ARD

« Je défie quiconque de donner le numéro d’un compte bancaire, à travers le monde entier, portant mon nom. Il n’y a  rien ! Depuis des années, on parle, on parle : « Moboutu est très riche ! Je défie qui que ce soit de le prouver ! » Sourire narquois, la toque de léopard inclinée, le président zaïrois s’adresse aux journalistes qu’il incrimine à souhait. « C est vous qui m’ attribuez des sommes astronomiques à travers vos pages de journaux et vos images de télévision ».

La fortune du chef de l’Etat zaïrois ? Des milliards de dollars. Il serait l homme le plus riche du monde. De l’avis de plusieurs spécialistes, chercheurs et hommes politiques, le président zaïrois, par le jeu des prête-noms et par le biais de sociétés entières, détiendrait la plus grosse fortune du monde. En une trentaine d’années, il aurait accumulé une fortune colossale dépassant la dette extérieure de son pays ! Dans les années soixante-quinze déjà, il prêtait de l’argent à son pays : « Grace à la gentillesse et au patriotisme du père fondateur de la nation, notre pays a bénéficié d’un prêt qui lui évite les humiliations que font subir les pays préteurs… »

Ce n’est point cette fortune seulement qui mérite que l’on s’y attarde, mais aussi la manière dont elle a été amassée. Plus on est riche, plus on cherche à amasser des richesses. Cela est connu.

Mais dans le cas présent, peut-on un seul instant prétendre être responsable d’un pays et d’un peuple et chercher pendant toute une vie à bâtir une fortune personnelle au détriment de ce pays et de ce peuple ? Quel seuil de dégradation morale faut-il atteindre pour ne plus se soucier du peuple dont on est le représentant aux yeux du monde ?

Le cas de Moboutu n’est pas isolé en Afrique. Alors, nous nous interrogeons : à quel moment peut-on dire qu’un chef d Etat Africain a oublié jusqu’ à l existence de son peuple et se considère comme un étranger dans le destin de son pays ?

Ces questions sont importantes lorsqu’on veut faire le diagnostic du régime en place. Oui ou non, un chef d Etat d un pays Africain a-t-il oublié l’existence de son peuple pour n’amasser  que sa propre fortune ? Oui ou non, lui et son entourage peuvent-ils conduire ce peuple dans une guerre civile, le voir souffrir de misère et s’en détourner pour bâtir leur fortune ?

A quel moment peut-on considérer qu’un dirigeant Africain s est « Moboutisé » ? Deux faits peuvent nous alerter de la « Moboutisation » d’un chef d’Etat Africain.

Le premier fait est le refus de démocratiser réellement le pays. Cela se sanctionne par une autocratie, un culte du pouvoir sans partage et la férocité qu’on met à le conserver. Quand un chef d’Etat peut tuer sans sourciller ses adversaires politiques ou tous ceux qui refusent la génuflexion, il n’a aucun scrupule à vider les caisses de l’Etat, à piller les richesses du pays pour bâtir sa propre fortune. Il se « Moboutise ».

Tout est lié. Si un chef d’Etat Africain n’a aucun souci à violer les lois, la Constitution, les valeurs morales et culturelles de son peuple, il se « moboutise » à coup sûr.

Le deuxième fait qui doit alerter de la « Moboutisation » d’un chef d’Etat Africain est perçu dans la gestion des biens publics par le régime tout entier. Quand les seules fautes punies par ce régime sont la subversion ou l’opposition contre ce régime ; c’est que le chef à la tête de ce régime se « Moboutise ». Détourner les biens publics, se laisser corrompre ou corrompre soi-même deviennent des pratiques naturelles et acceptables. Quand un président se « Moboutise » ; il n’a plus ni d’yeux ni d’oreilles pour s’occuper de ceux qui l’imitent.

Il est évident que, pour sanctionner les autres, non seulement il faut reconnaitre que leurs actes constituent des fautes, des erreurs ou des crimes, mais surtout il faut que ces comportements vous soient étrangers . L’exemple vient du sommet et est imité par la base. La vertu s’enseigne et s’impose par un comportement vertueux de la part de l’enseignant comme du chef.

L’épanouissement de la corruption annonce un degré élevé de la « Moboutisation » du chef de l’Etat et son entourage. Le refus de la démocratisation véritable, avec un désir affiché de régner à vie, est le signe d’une « Moboutisation » très avancée du chef de l’Etat et son régime.

Le Moboutu du Zaïre n’est pas seul. Dans plusieurs pays de notre continent, des responsables rusent avec les lois et la constitution pour régner à vie. Ils pillent et trompent leur peuple comme Moboutu. Dans de nombreux pays à travers le continent,  des chefs d’Etat refusent toute alternance, bâtissent des pouvoirs autocratiques et monarchiques. Ils pillent leurs pays et amassent des fortunes personnelles à l’étranger.

Dans les régimes africains, telle serait donc l’ultime question : le chef de l’Etat ne se « Moboutise » t-il pas ?

La réponse peut être vite trouvée, pourvu que l’on s’interroge. Prenons en seulement la peine.

L’Indépendant n .193 du 22 avril 1997

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Jeudi 13 MAI 2010
Laa Ilaahah Illallah
Source : ARD

Ces quelques lignes, démystifiant l’imposture officielle, doivent surtout se lire comme un mot d’ordre d’incitation du démocrate djiboutien à la résistance et au combat politique pacifique, pour la conquête de la Liberté. Seules la détermination et la persévérance sont payantes. Nasroun min Allah wa fathoun Qariib.

Jamais l’embrigadement de la société civile n’a atteint à Djibouti le niveau qui est aujourd’hui le sien. Ni du temps du parti unique, ni durant la guerre civile. Depuis l’accession au pouvoir de l’actuel candidat solitaire, la politique a perdu son caractère tragique qui faisait et fait ailleurs son sérieux et sa noblesse. Un sextennat durant, elle a délibérément été réduite à sa simple expression théâtrale. Les comédiens officiels y jouent des rôles savamment distribués et grassement rétribués. Pas d’improvisation et toute fausse note y est impitoyablement sanctionnée par le chef de la troupe. Ses rôles préférés sont ceux du sorcier et du soldat : ils sont les plus proches des rapprochés de la cour.

Deux comédiens jouent le rôle de sorcier, l’un au grand jour, l’autre en coulisses. Celui qui se donne en spectacle est interprété par les médias publics. Illusionniste, il est officiellement chargé de jet de la poudre aux yeux du peuple par une mise en scène destinée à lui faire croire qu’il le sert. Ainsi, récemment interrogé par un illusionniste (Gros Plan) sur l’impact de sa politique sur l’opinion publique, le candidat solitaire lui retourne la question :

« Mais ça, vous le savez mieux que moi. N’êtes-vous pas les faiseurs d’opinion ? ». Coquin, il sait qu’en le rabâchant sans pudeur ni contradiction à la télé, à la radio et dans la presse écrite, ces sorciers des temps modernes peuvent faire d’un gros mensonge une vérité partagée. Ainsi le font-ils passer pour tout ce qu’il n’est pas : l’homme de la paix, de la bonne gouvernance…

Parce que d’autres parvenus avant lui y ont souvent eu recours, nous n’excluons pas le bien fondé d’une rumeur persistante, à savoir son recours en coulisses au sorcier tout court : faal, oracles et autres charlatanismes chargés de le prémunir contre l’adversité.

Tout rappel étant utile (peut-être se repentira-t-il pendant qu’il en est encore temps ?), rappelons-lui ce qu’a dit l’Unique en chargeant le prophète Moussa d’une mission chez Pharaon : « LAA YOUFLIHOU SAAHIROU HAYSOU ATAA ».

Bien que salutaire et pacifique, toute voix dissonante (la nôtre) toute contradiction n’a évidemment pas droit à la scène, à l’audimat. Dont acte !

Quant au soldat, son rôle est lui aussi joué par deux acteurs. Celui essentiel et vital pour le parvenu est interprété par un comédien obligé de juger en public sa fidélité à lui. Si l’on y ajoute le SDS, au budget duquel émargent des milliers de femmes, c’est le comédien le plus choyé. Il doit espionner, tenir à distance et le cas échéant réprimer sans état d’âme toute contestation populaire. Exhibé à chaque occasion, c’est un talisman censé conférer au grand parvenu une sorte d’invulnérabilité. Miskiin !

Présenté comme garant de l’ordre républicain, le rôle de l’autre soldat est à ses yeux second. Négligé, humilié, il se cherche encore à Djibouti. Partout ailleurs et récemment, il a retrouvé sa voie à défaut de voix. Nous sommes convaincus que les FAD, la Police et la Gendarmerie joueront, à Djibouti aussi, leur vrai rôle à elles imparti par la Constitution : garantes de l’ordre républicain, par la neutralité.

S’enflant d’orgueil, il recrute, gratifie, menace, divise et sanctionne à tours de bras. Tirant parti de la misère : morale des uns, tout court des autres. Et il proclame : « C’est Moi ! J’ai le soutien des femmes, des jeunes, des barbus, des imberbes, des enturbannés. C’est Moi ! ». A d’autres, Pharaon !

En effet, même si leur sort est identique, plus qu’à Icare, c’est à Pharaon qu’il fait immanquablement penser. Son comportement outrancier est une sommation. Il cristallise ce faisant ce qu’il y a de plus enfoui en chacun d’entre nous : l’ange ou le démon, c’est selon. Poussant un grand nombre à l’exil, éliminant certains, enrichissant les siens, paupérisant les autres et contraignant la majorité à la résignation… ou au sursaut !

Par la voix du comédien chargé de l’Intérieur, il vient d’interdire ce qui est légal, légitime : l’expression pacifique d’opinions autres par une opposition légale. Lequel, s’exprimant lors d’un meeting au Héron samedi 26 mars, déclare : « Nous connaissons les agitateurs. Il s’agit de quatre anciens ministres indépendantistes et de quatre universitaires. Ne les écoutez pas ! » Où était-il quand eux tous militaient pour l’Indépendance ? Et il ose nous interdire de nous exprimer et nous accuser de rage. Trouve-t-il normal, lui le prétendu démocrate, qu’un seul candidat soliloque ?

Dos au mur, défié, la balle est dans le camp du démocrate, du Mazloum, du lésé de ses droits, c’est-à-dire de l’écrasante majorité des Djiboutiens.

S’il ne reste qu’une poignée à relever le défi et inciter le démocrate djiboutien au combat politique pacifique, nous serons celle-là. Et advienne que Mektoub !

KAAM MIN FIATIN QALIILATIN RALABAT FIATIN KATHIIRATIN BI IZNILLAH

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Jeudi 13 MAI 2010
Djibouti propre?
par Hassan Aden

Idaa haada nuurukum keif dalaamakum? disait l'adage. Si Djibouti est "deuxième pays le plus propre de l'Afrique après l'île Maurice" "selon des chercheurs américains ayant utilisé 25 indicateurs dont les émissions de gaz à effet de serre et l'impact de l'environnement sur la santé de la population", immaginez le reste du continent! Immaginez la glère.

Mais tout d'abord, qui sont ces chercheurs américains et quels sont les 23 autres facteurs utilisés. Ça doit être une blague! Je crois qu'on a mesuré la qualité de l'air dans une des meilleurs chambres de l'hôtel Kempinski.

Nul besoin d'instruments de mesure ni de chercheurs, fussent-ils américains, pour apprécier la qualité de l'air à Djibouti. Essayez de vous promener sur la route d'Arta au niveau d'Arhiba, ou plus loin, sur cette même route, entre le Cité Cheik Osman et la limite de Balbala ou encore le long de la clôture du cimetière musulman... Sur la plupart de nos terrains vagues gisent toutes sortes d'excréments et d'urines et des montagnes d'imondices organiques. Tout cela est brûlé sur place et à ciel ouvert.

L'odeur indescriptible qui se dégage de la combustion des ces matières mélangée à celles des matières synthétiques comme les sacs de plastique vous étrangle et vous aveugle. Si cela n'affecte pas la qualité de l'air et ne pose donc pas un problème de la salubrité publique, que faut-il de plus? Que faut-il pour se retouver plus mal classé que Djibouti dans ce domaine?

C'est quand même incroyable que les "chercheurs américains de l'Environmental Performance Index 2010 (EPI) qui ont établi un classement des pays les plus propres de la planète en s'appuyant sur toute une série de critères n'aient rien vu de tout ça.

Ceux qui prétendent que Djibouti est le 2ème pays le plus propore d'Afrique et 6ème du monde ne me rapellent rien de mieux 
que ces  marchants ambulants charlatans du Far Far West vendeurs de remède en tout genre, de la bande dessinée Lucky Luke. Mais voyons donc!

Pourquoi je vous raconte tout ça? Jettez un coup d'oeil à cette publication pour le moins incroyable extraite de notre cher La Nation.

La République de Djibouti est classée deuxième pays le plus propre de l'Afrique après l'île Maurice, 6ème pays au monde, par des chercheurs américains de l'Environmental Performance Index 2010 (EPI) qui ont établi un classement des pays les plus propres de la planète en s'appuyant sur toute une série de critères

Djibouti, 75ème au niveau mondial, vient loin derrière avec seulement 60,5 alors que le géant sud-africain ne se classe que 15ème dans l'Afrique et 115ème au niveau mondial avec un indice de 50,8.

Basé sur la qualité environnementale, le classement des chercheurs américains place l'Islande en première position devant la Suisse et le Costa Rica.

L'île nordique arrive en tête de 163 pays classés avec un indice de performance environnementale de 93,5. Maurice a pour sa part obtenu 88,6 à cet indice.

Madagascar est très loin derrière, 120ème avec un indice de 49,2. Les Etats-Unis se classent à la 61ème place avec un indice de 63,5 alors que les pays émergents Chine (121ème) et Inde (123ème) se suivent.

Les chercheurs ont classé les pays en fonction de 25 indicateurs, y compris la qualité de l'eau et de l'air, les émissions de gaz à effet de serre et l'impact de l'environnement sur la santé de la population.


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Jeudi 13 MAI 2010
Le col. ABDI BOGOREH n'est plus.

Selon plusieurs sources concordantes, l'assassinat du Colonnel Abdi Bogoreh Hassan dont nous vous parlions hier est confirmé. Toutes nos condoléances à ses proches et nos prières pour le défunt. Innaa Lillaah wa inna Ileyhi rajicuun.

Le corps du colonnel qui était le Chef de Corps de la Gendarmerie Nationale, a été retrouvé chez lui. Plusieurs faits troublants jettent le discrédit sur la version gouvernmentale annoncée procureur de la république qui a conclu au suicide par balles.

En effet, selon des sources dignes de foi, le corps du defunt a été retrouvé la tête criblée de plusieurs balles. Il n'est pas nécessaire d'être un expert en balistique pour savoir qu'il est impossible de se tirer plus d'une balle dans la tête. Autre faits: les déclarations du soit-disant médecin traitant (parlant de l'insomnie du défunt en public) et les conclusions hâtives du procureur... Ça ne sent pas bon tout ça.

Selon nos sources, le colonnel et ses enquêteurs seraient sur la piste du ou des meurtiers de plusieurs jeunes filles violées puis mutilées dont les corps ont été retrouvés dans la périphéries du Camp Cheik Osman (CCO) et de plusieurs autres meutres et disparutions innexpliquées qui se sont produit dans le pays. Au "second pays le plus propre d'Afrqiue", il est hors de question pour IOG et ses ouailles de retrouver des cadavres.

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Mardi 11 Mai 2010
Nouvelles en bref: les assassinats se multiplient.

Plus rien ni personee n'échape au régime délinquant. C'est avec frayeur et consternation que nous avons appris que, après les enlèvements et les emprisonnments arbitraires, les assassinats se multiplient ces derniers jours au pays. Le dernier en date, celui d'un haut officier. Selon nos sources, ce meutre digne d'un autre âge serait commis dans le bureau même de la vitime.

Comme il fallait s'y attendre, selon le régime, il s'agirait d'un suicide.

Il est trop tôt pour dévoiler l'identité de la victime ou de donner d'autres détails car nous sommes en train de vérifier ces nouvelles.

À suivre donc, si cela se confirme.

La rédaction.

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Dimanche 9 Mai 2010
Discours n°4 - ali coubba
Source: Uguta-Toosa


Chers camarades,

voici le lien de la dernière intervention sur Youtube de ali coubba (président de Uguta-Toosa) sur Youtube:

http://www.youtube.com/watch?v=RbbtYIA8bmc

Cordialement

Uguta-Toosa.

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Dimanche 9 Mai 2010
Djibouti: 32 ans de pour? Pas assez pour IOG!
Source: Jeune Afrique


32 ans? (21 ans passés dans les coulisses du pouvoir à l'ombre de son oncle et 11 ans de pouvoir sans partage).
Pas assez! Il en veut plus... Bien plus.

Il veut "être jugé sur son bilan". On s'y attendait. Après avoir saigné le pays à blanc (cf.
le dernier rapport des Nations Unis sur la pauvreté à Djibouti) et après que ses ouailles nous eurent rabaché les oreilles avec des choses comme "la contitution n'est pas le Coran", c'est grande surprise que IOG passe à table : il veut rien de moins que deux autres mandats (au moins!).  Apparamment, il veut accomplir quelque chose qu'il n'a pas pu accomplir pendant 32 ans. Il utilise les colonnes de J.A... Selon lui
"L'alternance n'est ni une fin en soi, ni un gage de bonne gouvernance".

Nous vous invitons à partager l'extrait ci-dessous:


Ismaïl Omar Guelleh est prêt à se représenter, même si son 'métier n'est pas de tout repos'. Ismaïl Omar Guelleh est prêt à se représenter, même si son "métier n'est pas de tout repos".
© Vincent Fournier pour J.A.

Dans un long entretien à "Jeune Afrique", le chef de l’État djiboutien évoque la récente révision constitutionnelle, son possible troisième mandat, et les grands dossiers du moment.

Comme huit de ses homologues africains depuis 2001, le président djiboutien Ismaïl Omar Guelleh se verrait bien jouer les prolongations, à la faveur de la révision de la Constitution du 19 avril dernier. Dans l’interview qu’il a accordée à Jeune Afrique, il s’explique donc sur sa volonté de rempiler pour un troisième mandat.

Ses arguments ? Tout d’abord, il tient à signaler qu’il s’agit pour lui d’un « sacrifice » car, dit-il, « [son] métier n’est pas de tout repos ». « Il faut aussi écouter ceux qui pensent que la limitation du nombre de mandat n’est pas forcément démocratique. (…) L’alternance n’est ni une fin en soi ni un gage de bonne gouvernance », précise-t-il. Non sans promettre que l’élection prévue en 2011 « se déroulera en toute transparence ».

Mais Ismaïl Omar Guelleh ne s’exprime pas uniquement sur sa réélection attendue. Crise économique, opposition, rébellion du Front pour la restauration de l’unité et de la démocratie (Fnud), affaire Borrel, rapports de Djibouti avec la France et avec l’Érythrée voisine… Sans langue de bois, Guelleh fait le tour des dossiers chauds du moment. Et dresse le bilan de ses onze années passées au pouvoir. « Je veux être jugé sur mes résultats », affirme-t-il.

Retrouver l’interview d'Ismaïl Omar Guelleh dans le numéro 2574 de Jeune Afrique, en kiosques du 9 au 15 mai 2010.

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Dimanche 9 Mai 2010
Djibouti: Very alarming report from the United Nations 
Source: IRIN


NAIROBI, 5 May 2010 (IRIN) - About half of Djibouti’s rural population will need emergency food assistance this year due to the combined effects of drought, livestock losses, unfavourable livestock-to-cereal terms of trade and high staple food prices, according to an assessment by the government and UN agencies.

“Most pastoralists had lost a considerable proportion of their livestock [70-80 percent] over the last five years and they suffered from diminished sources of food and income and had exhausted their coping strategies,” Peter Smerdon, spokesperson for the UN World Food Programme (WFP) in Nairobi, said.

“The assessment estimated global acute malnutrition among children under five [in rural areas] at 20 percent - above the emergency threshold of 15 percent.”

The assessment followed an alert issued in January by the Famine Early Warning System (FEWS NET). It found that up to 120,000 people - half the rural population - would require humanitarian assistance until December, including food aid and livelihood support, nutrition interventions, water supply, and health assistance. Restocking and asset building programmes are also needed in the medium term.

“The assessment recommended increasing the number of people receiving food assistance,” Smerdon told IRIN on 5 May. “Therefore from April, WFP increased the number of people receiving food through general food distributions from 26,000 to 48,500. Nonetheless, this quick response is neither sufficient nor sustainable and WFP faces a break in its food supplies in August unless new contributions are urgently received.”

FEWS NET said most poor pastoral households were highly food insecure. The food security situation was expected to worsen in the northwest and southeast border pastoral livelihood zones due to insufficient natural resources and inadequate food assistance, in the next six months.

“Poor urban households will likely face extreme food insecurity as the lean period (June-August) approaches,” it noted in a 22 April brief. It attributed the situation to high unemployment, a decline in petty trade activities, above average staple food prices, increased rural-urban migration, and closure of schools. Water shortages in Djibouti city would also worsen in the coming months.

Separately, the Food and Agriculture Organization (FAO) said the favourable rains could mitigate the situation. In February, unseasonable rains together with an early onset of the rainy season led to some recovery of pasture, browse and water, especially in pastoral coastal areas, but this could not guarantee the full recovery of the livestock sector, FAO said on 13 April.

Two-thirds of Djibouti's estimated 800,000 people live below the poverty line – 40 percent in extreme poverty - according to Health Ministry statistics. Most of the population lives in urban areas, but 60 percent are unemployed.

The country also hosts 12,900 refugees, an increase of 1,902 on the 2009 numbers due to new arrivals from Eritrea and conflict-ridden south-central Somalia, the UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs sub-regional office in Nairobi said on 30 April.

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Samedi 8 Mai 2010
Muwaadiniin Reer Jabuuti Ah Oo La Sheegay Inay Barroosinka Dhigteen Xafiiska X/Udub Ee Magaalada Saylac

Posted in May 8th, 2010 -- by lug in News


Borama-(Lug)-Wararka ka imanaya magaaada Saylac ayaa sheegeya in xarunta xisbiga UDUB ku leeyahay Degmadaasi ay shalay furteen xubno la sheegay inay ka yimaaddeen dalka Jabuuti laguna tuhunsan yahay inay ka tirsan yihiin ciidamada dharcadda ah ee dalkaasi.

In ka tirsan dadka degaankaasi oo aan la xidhiidhay ayaa ii sheegay inay halkaa yimaaddeen saddex ilaa laba nin oo kasoo kicitimay dalka Jabuuti, kaddibna ay xafiiskii xisbiga UDUB ee magaaladaasi iska furteen una fadhiisteen qayilaad intii aanay xalay habeen badhkii dib ugu laaban magaalada Jabuuti ee ay ka yimaaddeen subaxnimadii.

Inkastoo ay ii suurtagliweyday inaan masuuliyiinta degmadaasi wax ka weydiiyo waxay ahaayeen ragga furtay xafiiskaasi, isla markaana aanay jirin warar rasmiya oo caddaynaya ujeedadooda, hase yeeshee waxay dadka degaankaasi iyo qaybo ka mid ah shacbiga Somalilandba la socdaan faragelinta dalka deriska ah ee Jabuuti ku hayo degaanada hoos yimaada maamulka Somaliland, arrimahaasi oo sii xoogeystay, tan iyo markii madaxweyne Rayaale Saylac u magacaabay magaalo madaxda gobolka Selel, isla markaana dhawaanta ama sannadkan bilowgiisii lagu caleemo saaray ugaaska Beesha Ciise, muran badanina ka dhashay jasiiradaha Saacaddiin iyo Ceebaad.
 
Wariye: Maxamed Cumar Sh.(Hyena)


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Samedi 8 Mai 2010
La Voix de Djibouti du 06 Mai 2010 -
Edition N0 17
http://www.lavoixdedjibouti.com