SOMMAIRE DES NOUVELLES
Lundi 22 Novembre 2010
Dimanche 21 Novembre 2010
Samedi 20 Novembre 2010
Jeudi 18 Novembre 2010
Mardi 16 Novembre 2010
Dimanche 14 Novembre 2010
Samedi 13 Novembre 2010
Lundi 8 Novembre 2010
Dimanche 7 Novembre 2010
Samedi 6 Novembre 2010
Mercredi 3 Novembre 2010
Lundi 1er Novembre 2010
Samedi 30 Octobre 2010
Vendredi 29 Octobre 2010
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Mardi 26 Octobre 2010
Lundi 25 Octobre 2010
Vendredi 22 Octobre 2010
Jeudi 21 Octobre 2010
Mercredi 20 Octobre 2010
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Lundi 13 Septembre 2010
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Jeudi 9 Septembre 2010
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Mardi 7 Septembre 2010
Dimanche 5 Septembre 2010
Samedi 4 Septembre 2010
Lundi 30 Août 2010
Vendredi 27 Août 2010
Mardi 24 Août 2010
Lundi 23 Août 2010
Vendredi 20 Août 2010
Mercredi 18 Août 2010
Samedi 14 Août 2010
Jimce 13 Aug. 2010
Jeudi 12 Août 2010
Mercredi 11 Août 2010
Lundi 9 Août 2010
Dimanche 8 Août 2010
Samedi 7 Août 2010
Jeudi 5 Août 2010
Mecredi 4 Août 2010
Lundi 2 Aout 2010
Vendredi 30 Juillet 2010
Mercredi 28 Juillet 2010
Mardi 27 Juillet 2010
Lundi 26 Juillet 2010
Samedi 24 Juillet 2010l'intervention orale en afar de Maki Houmedgaba au forum afar
Vendredi 23 Juillet 2010
Jeudi 22 Juillet 2010
Lundi 19 Juillet 2010
Dimanche 18 Juillet 2010
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Mardi 13 Juiller 2010
Vendredi 9 Juillet 2010
Mardi 6 Juillet 2010
Lundi 5 Juillet 2010
Jeudi 1er Juillet 2010
Mardi 29 Juin 2010
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Lundi 28 Juin 2010
Dimanche 27 Juin 2010
Samedi 26 Juin 2010
Jeudi 24 Juin 2010
Mercredi 23 Juin 2010
Mardi 22 Juin 2010
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Lundi 7 Juin 2010
Vendredi 4 Juin 2010
================================================================ Lundi 22 Novembre 2010 Forum de l'opposition djiboutienne à Londres La Voix au Chapitre - déclaration de M. Aïnache.
PAS FACILE D’ÊTRE OPPOSANT A DJIBOUTI !
Pour se réunir, réfléchir ou échanger sur la vie politique, syndicale ou même culturelle, cela devient pratiquement impossible pour la grande majorité des Djiboutiens de s’organiser dans leur propre pays.
Toute tentative de cet ordre est à priori soupçonnée d’être une mauvaise intention de la part des personnes ou des groupes. Ceux-ci sont aussitôt assimilés à des ennemis de la république.
Car dans l’esprit de nos dirigeants, tous ceux qui ne font pas partie du cercle réduit des courtisans sont des ennemis de l’ordre établi.
C’est la raison pour laquelle l’opposition politique, syndicale, ou tout autre groupe souhaitant échanger un point de vue sur son propre pays est contraint de le faire hors des frontières nationales, comme c’est le cas aujourd’hui, à Londres. On peut rappeler que bien d’autres réunions semblables ont précédé celle ci et dont les plus récentes sont Bruxelles, Ottawa ou Paris.
Mon souhait, et sans me tromper, le souhait de chacun d’entre nous qui avons fait l’effort d’organiser ce forum ou d’y participer en venant, pour certains de loin, est que notre rencontre serve à faire avancer la coalition de l’opposition et envoie un énorme signal d’encouragement à tous les Djiboutiens qui souffrent sous ce régime policier.
Les thèmes choisis pour cette rencontre sont aujourd’hui:
- 1er - Non au 3ème mandat et au viol de la constitution
- 2ème - Des réformes démocratiques y compris des élections libres et transparentes
- 3ème - Débat : Djibouti, quel avenir avec une dictature et dans une région troublée ?
Le viol de la constitution qui s’est opéré avec les obligés du président, manifestement sans douleur, n’est pas et ne peut être validé par personne encore moins par nous qui sommes rassemblés ici, maintenant, et ceux qui se battent au risque de leur vie au pays.
La preuve s’il en était besoin, la démonstration de la population à Djibouti mardi dernier, jour de l’aïd, à l’appel de l’UAD.
En modifiant la constitution, le président n’a même pas pris la peine de cacher ses intentions. En procédant de la sorte, il visait sans vergogne une présidence à vie. Cela lui parait aller de soit car ayant reçu cette fonction en héritage, dans son esprit il se doit de rester suffisamment longtemps pour léguer la présidence aux siens.
Alors, la première question posée est : comment s’opposer à cette élection anticonstitutionnelle programmée pour le mois d’avril 2011, soit dans seulement cinq mois?
A la dernière élection présidentielle d’avril 2005, l’opposition avait choisi le boycott, après avoir constaté que les conditions minimales pour participer dignement à cette élection n’étaient pas réunies
Le président sortant qui se présentait à sa propre succession, n’a pas non plus pu susciter un seul candidat, même de complaisance, comme challenger.
Malgré tout, cela ne l’a pas gêné d’aller seul à l’élection dont il avait à l’avance programmé son succès. D’où le surnom dont le journal La Réalité l’a affublé ’’LE CANDIDAT SOLITAIRE’’
Deux mandats illégitimes :
Le tenant du titre a bénéficié, jusqu’à maintenant de deux mandats illégitimes.
Comme chacun sait, l’élection de 1999 fut très fortement contestée et l’opposition s’est senti volée de sa victoire comme aux législatives de 2003, locales de mars 2006 et législatives de février 2008.
Ni pour l’une ni pour les autres, le pouvoir n’a pu (ou voulu), jusqu’à ce jour, démontrer la véracité de sa victoire ni donner aucun éclaircissement quant à l’organisation et aux résultats du scrutin.
L’élection du second et dernier mandat fut la plus ridicule en l’espèce.
Le candidat sortant n’a même pas pu trouver un adversaire de complaisance pour sauver les apparences. En raison du refus de l’opposition de servir de caution à une élection mascarade, il fut contraint d’aller faire sa cuisine seul.
Les conditions non remplies de l’élection de 2005 sont toujours d’actualité et par conséquent il n’y a eu aucune évolution qui pourrait infléchir la position de l’opposition regroupée au sein de l’UAD.
C’est la raison pour laquelle, les dirigeants de l’UAD préconisent une nouvelle fois, la non participation à cette élection mascarade annoncée.
Il est toujours difficile pour un démocrate de refuser de participer à une élection. Mais quand les dés sont pipés et que tout est joué d’avance en bafouant les règles minimes élémentaires acceptables, il est criminel et irresponsable de cautionner une élection truquée.
Notre Autocrate est un adepte de la malheureuse phrase de l’ancien président français J. CHIRAC, je cite :’’Il faut laisser les dictateurs gagner les élections, sinon ils ne l’organiseront pas’’.
Pour finir, permettez-moi d’aborder, la troisième question posée pour notre rencontre :
Quel avenir avec une dictature et dans une région troublée?
Sans espace de liberté, nous nous réunissions une fois de plus en dehors de notre pays. La parole publique est confisquée sauf dans les Mabrazes truffés d’oreilles intéressées.
Nous apprenons régulièrement la difficulté que rencontrent les militants des partis légalisés de se rendre dans les annexes afin de participer à des réunions ou de rencontrer les dirigeants.
Ils subissent constamment à proximité des sièges des partis ou aux domiciles de certains dirigeants des provocations et intimidations policières.
Nous savons désormais que le recours à la guerre civile est la pire des solutions et pourtant cela nous traverse parfois l’esprit.
Certains d’entre nous ont franchi ce pas avec toutes les conséquences que cela a pu engendrer. L’expérience de la guerre civile (dont les braises couvent encore de nos jours) des années quatre vingt dix avec son cortège de malheur a stoppé net le développement du nord de la république.
Il ne faut pas perdre de vue que le conflit sommeille en nous, prêt à surgir.
Pour éviter une nouvelle guerre civile abominable, nous sommes forcés d’abandonner nos divisions intestines qui en définitive ne profitent qu’aux tenants du pouvoir.
Il est illusoire de vouloir établir une nation sans des citoyens égaux. Il ne se passera rien de sérieux dans le domaine politique tant que l’unité politique ne sera pas réalisée autour d’un leader charismatique adoubé par l’opposition nationale.
La malédiction Djiboutienne veut que les politiciens visent une alternance ethnique ou tribale au lieu d’une alternance des programmes politiques.
Ce n’est pas que nous manquons de généraux, mais d’un GENERAL EN CHEF.
Tout le monde se souvient de la raillerie de l’ancien Secrétaire d’État USA, Henri Kiesinger à propos de l’absence d’un interlocuteur représentant l’Europe dans les années quatre vingt : ‘’L’Europe quel numéro de téléphone ?’’
D’où vient cette impuissance sinon des rivalités ethniques et tribales savamment entretenues?
Pour ma part, je me demande souvent, si le pouvoir ne rêve pas d’entretenir un conflit permanent le rendant indispensable aux yeux des puissances étrangères qui sont évidemment inquiètes à propos de leurs intérêts économiques et géostratégiques dans cette région troublée !
Ainsi, notre président leur vend l’idée qu’il est par sa fermeté et sa longévité au pouvoir, le garant de la stabilité dans la région.
On murmure ça et là qu’il n’est pas étranger aux conflits qui perdurent en Somalie
Notre président, par son refus d’affronter le débat démocratique, s’approprie l’adage que les chrétiens attribuent à Jésus-Christ : Celui qui n’est pas avec moi est contre moi. Donc pas de débat, pas de démocratie pas de civisme.
Depuis toujours, les occidentaux ont privilégié leur intérêt stratégique qui vient de prendre une dimension colossale avec la guerre civile en Somalie qui perdure depuis bientôt vingt ans et ses conséquences multiples.
La désormais célèbre et très ‘’lucrative’’ piraterie maritime au large de la Somalie a augmenté l’intérêt déjà réel aux yeux du monde sur notre petit pays.
Notre pays a donc pris, à cause ou grâce, c’est selon, les troubles de la région et la piraterie, une dimension qui nous dépasse. Nos dirigeants n’ont vu que les retombées financières comme d’habitude à leurs usages personnels.
Leur cupidité les a aveuglés et comme toujours, ils n’ont pas su trier le bon grain de l’ivraie.
Nous intéressons, à n’en pas douter, le monde entier. Il faut que nous soyons à la hauteur de l’espoir d’une stabilité que notre pays suscite.
Nous avons claironné et voulu que notre pays soit une « terre de rencontre et d’échange » et je suis persuadé que nous pouvons restaurer cette maxime. Il ne suffit pas de le dire mais il faut le faire.
Le plus important ce n’est pas de se doter des institutions sur papiers et de se flatter de voter des lois mais de les appliquer!
La mobilisation générale des démocrates préconisée à de multiples reprises doit s’organiser rapidement. Parce que nous n’avons plus de temps à perdre.
Il est plus qu’urgent que nous prenions lors de cette rencontre des décisions audibles, visibles et concrètes pour mettre hors d’état de nuire ce pouvoir usurpé qui n’a que trop duré.
Vive le peuple Djiboutien uni ! Vive la Démocratie!
AÏNACHÉ
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================================================================ Lundi 22 Novembre 2010 Intervention de Hassan Cher Hared Secrétaire aux relations internationales de l’UDT Représentant de l’ARD en Suisse
Chers compatriotes,
Sachant bien que l’action, les gestes et la contribution de chacun de nous tous sont primordiales à la concrétisation de notre lutte pour la naissance d’un état de droit dans notre pays, la république de Djibouti, j’ai le regret de vous annoncer que je n’y serai pas à ce forum de Londres et profite de l’occasion afin de vous demander de m’excuser pour cet absence fâcheux.
Malgré mon absence à une des événements importants de l’UAD, je ne manque pas de mener à bon escient mes engagements tant politiques que sociales.
Sans oublier que nous sommes confrontés à un des régimes le plus pernicieux du continent noir au vu de sa politique des répressions basées sur des techniques sournoises. Le moins surprenant qu’ils soient, au-delà des atteintes physiques, ces méthodes de répression qui va de la mise à la pauvreté forcé, de l’exploitation, la maltraitance psychologique, la déréglementation programmée de l’outil administratif, l’avilissement de la qualité de l’enseignement, la banalisation de la corruption, l’opposition systématique et volontaire à l’émancipation économique, sociale et juridique des citoyens, et ainsi d’autres, qui ne sont pas encore considérés comme des violations graves des droits de l’homme par la communauté internationale.
Cette politique d’anéantissement qui profite et profitera au régime va, d’un côté réduire presque à néant toute possibilité de réclamation d’un peuple occupé à surmonter quotidienne tous les embuches précités et de l’autre côté ça rendra éreintante la lutte politique.
La position stratégique de notre pays peut jouer un rôle prépondérant à notre lutte politique. Ça peut être d’une manière positive comme ça peut être d’une manière négative. Mais, les choses tendent plutôt du côté négative pour le peuple en raison des puissances occidentaux pressent à Djibouti qui semblent primer leurs intérêts immédiat à l’émergence d’un état de droit durable et favorable à tout le monde.
Dès lors, pour barrer la route à la troisième mandat qui est synonyme d’instauration d’un régime pérenne et réhabiliter la constitution nationale corrompue et dévalorisée, je crois que nous devons soutenir les actions de masse pacifique que l’UAD mène à l’intérieur et à l’extérieur du pays, intensifier les contacts et sensibilisations internationales et, surtout, entreprendre des actions juridiques coordonnées.
C'est-à-dire la rédaction d’un document juridique bien scellé que n’importe qui peut s’en servir dans ses démarches et contacts internationales.
Ce document portera sur trois thèmes, la bonne gouvernance, la démocratie et les élections à Djibouti. Il sera semblable au « rapport sur les droits d’opinion et d’expression à Djibouti » que j’avais initié et réalisé à 80% avec le concours de l’Ardhd, l’UDT et la Lddh.
Et je m’en charge à fournir une ossature bien détaillé et à la collecte des articles et lois dénonçant les violations des thèmes susmentionnés si les intervenants s’engagent sur ce projet.
Je vous salue sur ce et vous souhaite un forum chaleureux et plein de succès.
Vive la république de Djibouti !!! Vive la démocratie !!! Et que la lutte continue !!!
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================================================================ Dimanche 21 Novembre 2010 L’école des pauvres 3/3 Par Abdourahman Houssein Balley
Education: «Ce qui manque à l’ignorant pour reconnaître qu’il ne sait rien», Albert Brie En toute confidentialité, les responsables du ministère de l’éducation nationale confessent que cette réforme demeure un désastre national, mais ils avouent en même temps, qu’ils ne disposent pas pour l’instant d’autres alternatives pour améliorer la qualité de l’enseignement dispensé dans les écoles. Donc, les parents se satisfont d’inscrire leurs enfants dans un établissement scolaire, les élèves se contentent de se rassembler dans une salle de classe, les enseignants et le personnel administratif justifient leurs rémunérations par leur présence. Et les autorités du pays ne s’intéressent que de l’ouverture, tous les matins, des établissements scolaires. De ce fait, l’école publique djiboutienne est transformée en une entreprise appartenant aux familles pauvres. Personne ne se préoccupe ni des conditions de travail insoutenables des élèves et des enseignants, ni de la qualité médiocre des savoirs y dispensés. Pourvu que le machin roule tout seul!
Ainsi,l’éducation djiboutienne vogue vers des contrées inconnues, au gré des vents, dans les ténébreux tumultes des océans, tel un bateau sans pilote ou un avion en pilotage automatique.
Si ce système éducatif défaillant semble marcher encore ; il a su certainement trouver ses gens défaillants également. Des parents ignorants et muets, des élèves innocents et crédules, des enseignants consentants et opportunistes, des responsables incrédules, incompétents et injustes, une politique éducative aveugle et hasardeuse. Au cours d’une réunion de concertation sur l’enseignement au Centre de Formation du Personnel de l’Education Nationale (CFPEN), l’expert animateur demande à l’assistance quelles étaient les finalités de l’école Djiboutienne. A notre stupéfaction générale, personne n’a été en mesure de fournir des éléments de réponses cohérents.
Inutile de vous informer que de hauts cadres djiboutiens du ministère de l’éducation figuraient parmi les participants à cette session. De la même manière, la poursuite du cirque que constitue cette réforme, se fait aujourd’hui au prix du sacrifice des droits les plus essentiels des enfants Djiboutiens. De ce fait, laisser pourrir la situation de l’éducation qui nécessite une sérieuse cure est un acte irresponsable, criminel et suicidaire de la part des autorités, des parents et de la socièté.
Pour ne citer que quelques exemples particulièrement caractéristiques au sujet des nouveautés débarquées avec la fumeuse réforme, nous pouvons mentionner des collèges et des lycées entiers dont tous les élèves sont dispensés d’Education Physique et Sportive (EPS). Spécialement, en raison de l’inexistence dans ces établissements d’infrastructures sportives comme les gymnases ou les terrains de jeux. Beaucoup d’autres institutions scolaires ne possèdent même pas d’électricité, encore moins de téléphone, d’installations sanitaires décentes, ou d’eau courante. Agissement plus cruel encore, les horaires officiels de certaines disciplines majeures comme le français ou les mathématiques sont dérobés des élèves. Des collégiens et des lycéens qui devraient bénéficier de cinq ou six heures hebdomadaires de cours de français ou de mathématiques n’en reçoivent que trois ou quatre heures. La répartition annuelle des horaires aux différentes disciplines est proportionnelle par rapport aux séances et aux contenus à enseigner. Les élèves qui perdent une ou deux heures de cours chaque semaine ne finiront jamais le programme à la fin de l’année. Mais ils composeront les mêmes examens que leurs camarades qui ont complété leur programme. Quelle injustice !
«La fonction première d’une société est d’éduquer, c’est-à-dire, de faire prendre conscience à chacun qu’il peut se choisir un destin et s’efforcer de le réaliser. Il ne s’agit pas de fabriquer des hommes tous conformes à un modèle, ayant tous appris les mêmes réponses, mais des personnes capables de formuler de nouvelles questions», écrivait Albert Jacquard. Notre société remplit-elle cette fonction ? A vous de le juger !Les enseignants des collèges avouent avec amertume que peu des collégiens arrivent à lire correctement un texte de quelques lignes. Pour améliorer leurs performances en lecture, ils assurent qu’ils ont souvent recours aux anciennes méthodes syllabique de lecture comme la «méthode Boschère» destinée aux petits élèves de 1ère et de 2ème année de l’enseignement de base. Beaucoup des collégiens sont inaptes à formuler un énoncé passable ou une phrase compréhensible. Pire, d’autres éprouvent des difficultés pour transcrire leur propre nom!
Au lycée, les professeurs se plaignent de très mauvaises expressions des lycéens aussi bien à l’oral qu’à l’écrit, et cela dans toutes les séries. On a l’impression que l’école publique s’est métamorphosée en une garderie pour grandes personnes. « C’est parce que nous sommes si desséchés nous-mêmes, si vides et sans amour que nous avons permis aux gouvernements de s’emparer de l’éducation de nos enfants et de la direction de nos vies.», écrivait Jiddu Krishnamurti, le philosophe Indien. Quelles calamités C’est le prix de notre démission collective intéressée. Les professeurs, les parents et les élèves sont unanimes, l’école djiboutienne a failli à sa mission première :parler, lire, écrire, et compter! Ni consentants, ni silencieux Ensemble, nous pouvons faire mieux !
Abdourahman Houssein dit Balle houde_dj64@yahoo.f / 253 81 77 42
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================================================================ Samedi 20 Novembre 2010 Les gadabourcis sous les claques d'IOG Source : ADRDH
Suite à leur participation massive aux différents meetings populaires organisés par l'opposition, les Gadabourcis, têtes-à-claques-habituelles du régime de IOG, ont encore une fois goûté à L'irre du régent de Haramousse.
Comment osent-ils ces "étrangers"? Comment osent-ils ces "ingrats"?.. Ils doivent me payer ça! Fulmine le violeur de la constitution. Pour plus d'informations, nous vous invitions à lire l'article ci-dessous que nous vient du site de l'ARDHD citant un lecteur. --------- 19/11/10 (B578) Radio-Trottoir Encore une fois, le regime s'acharne sur les Gadaboursi. (Lecteur)
Désormais, pour le governement djiboutien, les Gadaboursi sont devenus des "étrangers", que l'on peut expulser en les raccompagnant aux frontières !
Incroyable mais vrai.
Mardi 16 novembre, le jour de la Eid ADHA, le meeting de l'opposition à l'occasion de de la fête du mois de ramadan a rassemblé des fonctionnaires, des professeurs, des cadres, des chomeurs, des parents, etc... . Nombreux étaient les manifestants issus de la famille GADABOURSI qui ont répondu massivement présent au grand rassemblement de l'opposition à Djibouti qui s'est tenu avenue Nasser.
Comme la derniere fois, les agents du SDS, la gendarmerie et la police se sont mis au travail en commencant par les "étrangers" (les gadaboursi) selon le langage du SDS, de la gendarmerie et de la police.
Apres la manif, vingt-et-une personnes, dont trois leaders de "Avenir-Q5", ont été arretés chez eux à Q.. 18 autres personnes avaient été convoqués à la gendarmerie, le même soir dans differents quartiers.
Ils sont accusés de "participation à une réunion non autorisée, de refus d'ordre de dispersion et de destruction de biens privés", ont précisé les parents.
Puis bizarrement, tous ont été relachés ce matin jeudi 18 novembre. Les parents et les fonctionnaires ont confirmé qu'ils ont été menacés d'expulsion vers Borama s' ils participaient à une autre manifestation de l'opposition.
Le gouvernement actuel sait qu'il a peu de chance d'être réélu démocratiquement en avril 2011... Les opposants Gadaboursi n'iront pas à Borama mais ils seront là jusqu'à la fin de ce régime raciste et tribaliste ....
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================================================================ Samedi 20 Novembre 20210 La Voix de Djibouti - Edition N0 44
1. Un charnier découvert à Balbala
Cette semaine, des habitants de Balbala ont senti des odeurs fortes et persistantes émanant de postes de combat aménagés durant la Seconde guerre mondiale sous une colline de Balbala, sur les rives de la Route d’Arta, à hauteur de l’installation VOR servant à la navigation aérienne. Ces habitants ont pénétré dans les lieux. Ils y ont découvert douze corps en décomposition avancée. Consternation parmi la population, qui a fini par enterrer les douze dépouilles mortelles. Saura-t-on un jour la vérité sur ce charnier ? Une enquête internationale s’impose. A suivre.
2. L’opposition a tenu un meeting à l’occasion de l’Aïd-El-Adha
A l’occasion de la fête de l’Aïd-El-Adha, les partis légalisés d’opposition qui forment l’Union pour l’alternance démocratique (UAD), à savoir le MRD, l’ARD et l’UDJ, ont tenu mardi 16 novembre 2010 un grand meeting populaire à l’Avenue Nasser devant leurs sièges centraux. Des milliers de personnes sont venus à ce rassemblement qui était destiné à rappeler le rejet populaire du troisième mandat et de la présidence à vie du président Guelleh. Plusieurs dirigeants et militants se sont exprimés. Ainsi le premier vice-président du MRD, Mohamed Ahmed Kassim dit Haïssama et Aden Guedi Dideh du Bureau national du MRD, le président et le vice-président de l’ARD, Ahmed Youssouf Houmed et Adan Mohamed Abdou, et des responsables de l’UDJ dont le chef Ismaël Guedi Hared n’est pas encore rentré de son voyage en Europe.
Mais il faut bien plus qu’un meeting par jour de fête pour créer le rapport de forces nécessaire face à ce régime. Il faut une véritable campagne de mobilisation populaire et nationale. Il fait mobiliser l’immense majorité des Djiboutiens qui aspirent au changement.
3. Un soldat de la Garde républicaine assassiné par le régime
Un soldat de la Garde républicaine, attaché au service de la Première dame comme chauffeur, Moumin Ibrahim Waïss, a été assassiné par le régime la semaine dernière. Alors qu’il était en excellente santé, il a été appelé au service mercredi 10 novembre 2010. Il est resté absent de son domicile deux jours, puis il a été ramené par d’autres soldats de la Garde républicaine dans un état de comma profond. Ces soldats ont juste affirmé qu’il était tombé malade. Il est décédé le vendredi 12 novembre 2010. Sa famille l’a enterré sans autopsie. Fait troublant, deux autres soldats de la Garde républicaine ont accouru chez lui quelques instants avant son décès pour s’assurer qu’il était bien mort. Indigné par leur comportement, la famille de la victime les a mis à la porte. Pour qui connaît les méthodes du régime, aucun doute n’est permis sur l’assassinat de ce soldat sérieux et travailleur. A suivre.
4. Drame de la misère à Arta
Selon des témoignages concordants, toute une famille a failli s’immoler par le feu jeudi 11 novembre 2010 à Arta pour échapper à la misère qu’elle endure. «Nous n’avons rien à manger, pas grand-chose à boire, rien à nous mettre sur le corps, alors mieux vaut mettre fin à nos souffrances», ont murmuré les parents aux voisins qui sont intervenus pour empêcher l’irréparable. Ces deux parents, Nima Miguil et Doualeh Assoweh, ont déjà perdu leur fils aîné, Mohamed Doualeh Assoweh, élève de terminale du lycée, qui a succombé à une sévère malnutrition.Voilà où mène la misère créée par le président Guelleh qui n’hésite pas à dépenser 650 000 dollars américains rien qu’en carburant pour aller assister à la remise de son diplôme à sa Haïbado à New York. .
5. Guelleh s’étrangle au sujet des fuites sur la nomination de sa fille
Il semble que le président Guelleh, qui panique à l’idée d’une information libre à Djibouti, s’est étranglé jeudi 28 octobre 2010 en écoutant la Voix de Djibouti puis en lisant dès samedi 30 octobre son édition écrite. La précision de l’information qui a donné jusqu’aux références du décret de nomination a suscité en lui une colère paniquée. Il s’en est alors pris à son entourage, ordonnant que l’on trouve l’origine de la fuite. D’où une enquête de gendarmerie sur ce qu’il considère comme une grande affaire. Depuis lors, le secrétaire général de la présidence, Ismaël Houssein Tani, le secrétaire général du gouvernement, Mohamed Hassan Abdillahi, le directeur de cabinet du chef de l’Etat, Abdi Elmi Achkir, se font tout petits et rasent le mur. Ainsi va Guelleh.
6. La petite Haïbado Ismaël Omar déjà dans ses œuvres
Comme nous l’avons prédit dans notre édition du 28 octobre 2010, la petite Haïbado Ismaël Omar, fille cadette du chef de l’Etat, âgée de 25 ans seulement, cooptée par son géniteur comme sa conseillère pour les affaires économiques par décret présidentiel n°2010-0168/PRE du 22 août 2010, alors qu’elle quitte à peine les bancs de l’université, est déjà dans ses œuvres. Dans la semaine du 30 octobre au 4 novembre 2010, elle a purement et simplement convoqué dans son bureau de la présidence le ministre de l'Economie et des Finances, Ali Farah Assoweh, qui s’y est rendu. Elle lui a donné les instructions et la conduite à désormais tenir dans ses fonctions ministérielles. Reste le tour du Premier ministre, Dileita Mohamed Dileita, du ministre de l’Investissement, Osman Ahmed Moussa, celui du commerce et de l’Industrie, Rifki Abdoulkader Bamakhrama, et de tous les autres qu’elle entend convoquer et aligner. Autorité paternelle transmise et avec vélocité exercée.
7. La tension est à son comble entre le chef de la police et son ministre
Le directeur de la police nationale, le colonel Abdillahi Abdi Farah, parti en pèlerinage à la Mecque (avec de l’argent honnêtement gagné ?), a désigné le colonel Abdourahman Ali Kahin dit Tourtour pour assurer son intérim. Apprenant la nouvelle, le ministre de tutelle, Yacin Elmi Bouh, a pris une note de service nommant le colonel Mohamed Ahmed Adlao comme chef intérimaire de la police. En vain. Le patron de la police s’est saisi du téléphone en plein pèlerinage et a déclaré nulle et non avenue la note du ministre, ordonnant au passage que le colonel Adlao ne franchisse sous aucun prétexte la porte de la direction. Dès lors, c’est l’intérimaire choisi par Abdillahi Abdillahi Farah, le colonel Tourtour, qui lui garde la maison. Le ministre a beau être furieux, il n’y peut rien. Il se contente de ruminer son impuissance. Il faut dire que le patron de la police bénéficie du soutien du couple présidentiel et qu’il méprise ouvertement le ministre Yacin Elmi Bouh. Au pays d’Ismaël et de Kadra… Evidemment, sous d’autres cieux, le ministre de l’Intérieur aurait démissionné ou obtenu la restauration immédiate de son autorité bafouée.
8. A Ali-Sabieh aussi, les gendarmes sont corrompus
Au pays de Kadra et d’Ismaël, la gendarmerie, comme d’autres institutions, n’est pas ce qu’elle doit être, à savoir ce corps d’élite au service de l’Etat. Elle est gangrenée par la corruption et l’incompétence. Ainsi, après les affaires de corruption de la brigade de gendarmerie de Dikhil, voici que celle d’Ali-Sabieh se révèle aussi touchée par l’épidémie de la corruption. En effet, des témoignages concordants recueillis par La Voix de Djibouti font état de la vente au marché noir et pour leur compte par les gendarmes en poste là-bas du khat de contrebande qu’ils saisissent. Ce, depuis des mois et des mois.
9. Le port de Djibouti sans remorqueurs
De source digne de foi, les remorqueurs du port de Djibouti sont tous en panne depuis deux semaines, plongeant l’établissement dans une situation intenable. Pourtant, ces navires coûtent cher au Port qui les loue à une société privée à prix d’or. Ce prix est d’ailleurs payé par Djib-Télécom ces derniers temps, apprend-on. A quoi sert donc l’argent payé?
10. Le ministre de la Justice s’empare de locaux militaires dans la capitale
Le ministre de la Justice, connu pour ses relations d’intérêts avec le couple présidentiel, s’est vu céder (pour combien de francs?) les locaux de l’ancien poste de commandement du Groupement commando des frontières (GCF), héritier de l’ancien Groupement nomade autonome (GNA), au centre de la capitale. Cette caserne centrale de l’ancien GCF abrite ces dernières années une partie des services administratifs de l’Armée nationale dont le service Achats. Le ministre met la pression sur ces services pour qu’ils déguerpissent des lieux.
Rappelons que la prise illégale de ces locaux n’est que le dernier acte en date d’une longue série de spoliations du patrimoine immobilier de l’Etat.
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================================================================ Sabti 20kii Noofembar 2010 Codka Jabuuti - 44aad
Raadiyaha madaxa banaan ee Codka Jabuuti, si aad uga bogato wararka iyo xaqiiqooyinka ka taagan dalkeena hooyo, halkan ka dhegeyso (Halkan riix).
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================================================================ Khamiis 18 Noofembar 2010 Daahir Axmed Faarax oo ka hadlaya VOA
Guddoomiyaha xisbiga MRD Dahir Axmed Faarax oo ku sugan dalka Belguim ayaa VOAda u sheegay inaanay suurtagal ahayn in ay tartanka madaxtinimada xiligan ka qayb qaataan.
Isbahaysiga axsaabta mucaaradka UAD ayaa todobaadka dambe ku kulmaya magaalada London.
Waraysiga Daahir Axmed Faarax oo dhamaytirsan ka dhegayso ama akhriso halkan.
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================================================================ Jeudi 18 Novembre 2010 Compte rendu de la manifestation de l'Aïd-el-Adha 2010: le verdict de la rue
La mobilisation générale décrétée par l'UAD au printemps dernier a franchi une nouvelle étape avec la démonstration de force de l'opposition djiboutienne à l'Avenue Nasser ce mardi matin 16 novembre 2010.
Jamais depuis les grands meetings des Législatives de janvier 2003, l'Avenue Nasser n'avait connu pareille affluence : plusieurs milliers de manifestants venus du PK 12, de Balbala et des quartiers populaires de la capitale ont crié leur refus du troisième mandat illégal et confirmé leur soutien à l'UAD.
Les orateurs qui se sont succédé à la tribune se sont tous félicités du succès de cette montée en puissance de la contestation contre l'imposture ainsi que de la volonté de changement manifestée par notre peuple.
Alors que les dirigeants de l'UAD galvanisaient les foules en vue des prochaines batailles contre la forteresse sinistrée du RPP, l'imposteur du palais de l'escale rêvant toujours d'un troisième mandat anticonstitutionnel faisait son numéro devant un parterre d'obligés en assurant: « l'opposition semble trop tôt parti en campagne cette année, il reste encore cinq mois avant la présidentielle... ». Cinq mois c'est en réalité le temps qu'il lui reste pour préparer son départ car demain sera un autre jour.
En venant massivement occuper la rue des heures durant sous le soleil de Djibouti, les femmes et les hommes de notre pays ont clairement démontré leur détermination à imposer le verdict de la rue face au parjure et à l'imposture. La mobilisation continue jusqu'au triomphe du droit sur le mensonge et l'arbitraire.
Le rassemblement de l’Aïd el Adha s’est conclu par des messages d’appel à persévérer délivrés par les responsables de l’UAD.
Les prochaines semaines, l'UAD sillonnera tout le pays à la rencontre des Djiboutiens oubliés des districts de l'intérieur, qui sont les principales victimes du système d'Ismaël Omar Guelleh, l'éternel candidat mal élu en 1999, rejeté en 2005, illégal depuis avril 2010.
A tous de montrer encore une fois qu’il existe une autre Djibouti, éprise de liberté et de démocratie, où une majorité de moins en moins silencieuse se fait jour à la mesure de la désolation quotidienne qui est la leur.
Les illustrations qui accompagnent le compte rendu montrent une nouvelle fois la mobilisation générale qui s’opère à Djibouti.
Voir les photos dans le site de l'ARD
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================================================================ Mardi 16 novembre 2010 Joyeuse Aid-el-Adha,
La rédaction de djiboutii.net souhaite une très joyeuse fête de l'Aid-al-Adha à tous les djiboutiennes et djiboutiens, aux musulmans de la terre et à tous les humains épris de paix.
Puisse Allah (SWT) nous préserver dans la paix et nous donner la santé. Joyeuses fêtes.
La rédaction de djiboutii.net
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================================================================ Mardi 16 Novembre 2010 RPP/RTD à Ottawa (de la suite!)
L'affaire de l'inauguration d'annexes RPP/RTD du 6 novembre dernier à Ottawa et de la contre-manif dirigée contre ce projet IOGéen continuent de faire couler beaucoup d'encre et de salive. Nous vous invitons à lire ces nouveaux développements. Ces articles que nous publions dans le courrier des lecteurs engage leur lecteurs respectifs quant à la responsabilité du contenu.
Cliquer sur les liens ci-dessous pour lire :
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================================================================ Mardi 16 Novembre 2010 R.T.D : LA PRAVDA DJIBOUTIENNE DEBARQUE A OTTAWA
La radio télévision Djiboutienne vient d’installer une antenne dans la capitale fédérale du CANADA (Ottawa).Pour ceux qui ignorent ou qui ne veulent pas le savoir, nous savons tous bien que la RTD est l’unique media national qui existe dans le pays depuis notre indépendance. Le régime n’a jamais toléré aucun autre media libre dans le paysage audio-visuel djiboutien. Bref, loin d’être un instrument d’information libre au service du peuple, la RTD a toujours été utilisée comme un instrument de propagande à la solde du régime d’Ismaël Omar Guelle. Elle a été créée pour servir la dictature en place et rien d’autre que cela. Que donc est-elle venue faire dans cette terre de liberté qu’est le Canada où nombreux Djiboutiens ont élu domicile pour cause d’oppression et de manque de liberté chez eux, à Djibouti?
Les responsables de ce projet nous font croire que la RTD n’a d’autre but ici que de promouvoir la culture Djiboutienne et que sa mission n’a rien de politique. Ça n’a pas d’allure ! nous diraient nos amis les québécois. Depuis quand le régime djiboutien s’intéresse à la culture Djiboutienne ? On sait bien ce qu’a fait le régime de notre culture et nos valeurs. Le régime actuelle n’est –il pas en train de dénaturer notre culture et de nous imposer un mode de vie qui est aux antipodes de nos s valeurs et nos us ? Le but de la RTD à OTTAWA est clair et ne berne personne .En tout cas pas les Djiboutiens qui savent très bien de quoi elle est cette antenne de propagande. Elle cherche tout simplement à exporter la campagne d'intoxication et de désinformation au- delà des frontières nationales.
Le but de cette antenne ici à OTTAWA est de braquer la carmera sur la présence de quelques opportunistes inconscients de leurs actes pour faire croire au reste des Djiboutiens que le régime d' ISAMEL OMAR GUELLEH a même le soutien de la diaspora Djiboutienne .A d' autres chers imposteurs ! Les démocrates Djiboutiens, en prenant à témoin le peuple djiboutien lequel vit sous le joug d’une dictature sans nom, demandent aux responsables de ce projet de ne pas salir la dignité du peuple djiboutien. Les djiboutien combattent un régime qui bâillonne jour et nuit les droits élémentaires de celui-ci. Sommes- nous responsables de soutenir ce régime liberticide ? Pourquoi soutenir un régime moribond à l’instar d’un édifice qui est le point de s’écrouler ? Ce serait lui donner quelques jours de suris. Mais ce serait remettre quelques jours de plus pour la liberté de notre peuple.qui vit sous une tutelle despotique depuis 33 ans .
Nous demandons à ceux qui , de près ou loin, accueillent ce projet malsain et immomde d’être conséquents avec eux-mêmes .De grâce, ne donnez pas votre intelligence et votre conscience à cette imposture? L, histoire sera là pour nous juger de nos actes. Honte à ceux qui répondront ce jour-là!``j’ai choisis de servir mon intérêt personnel.
MOHAMED HOUSSEIN BUREAU DU MRD EN AMERIQUE DU NORD OTTAWA
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================================================================ Mardi 16 Novembre 2010 Meilleurs vœux de l'ARD à l'occasion de l'Aïd el Adha
A toutes les musulmanes, à tous les musulmans de Djibouti et d’ailleurs, l’ARD présente ses meilleurs vœux de bonheur et de prospérité à l’occasion de l’Aïd el Adha de l’an 1431 de l’hégire.
Les citoyens djiboutiens sont appelés à saisir ce moment béni pour montrer une nouvelle fois la détermination qui les anime dans la perspective de la mobilisation générale plus que jamais d’actualité.
Puisse ces vœux être accueillis et rendus fructueux par le Très Haut.
La rédaction en ligne de Réalité
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================================================================ Mardi 16 Novembre 2010 Mouvement pour le Renouveau démocratique et le Développement (Ancien PRD) Cité Poudrière Avenue Nasser Tel: (00253) 34 23 99 BP: 3570 Website: www.mrd-djibouti.org Djibouti
EID MUBARAK
Le président, le Bureau national ainsi que les militants et sympathisants du MRD souhaitent une bonne et heureuse Eid-El-Adha aux Djiboutiennes et Djiboutiens ainsi qu’à tous les musulmans du monde. Puisse Allah agréer nos prières et, pour ceux d’entre nous qui le font, notre pèlerinage aux Lieux-Saints de la Mecque et de Médine. Mais aussi exaucer nos souhaits.
Nous formons les vœux les plus ardents pour qu’Allah aide les Djiboutiennes et Djiboutiens à accomplir le changement en bien, pour la justice et la liberté, auquel ils aspirent depuis si longtemps.
Le président, Daher Ahmed Farah
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================================================================ Mardi 16 Novembre 2010 ACP (African, Caribbean and Pacific Group of States) rencontre l’opposition Djiboutienne à Bruxelles
L’Histoire est du côté des courageux Africains, pas de ceux qui font des coups d’État ou changent les Constitutions pour rester au pouvoir. À en croire le Président américain, Barack Obama, qui prononçait cette phrase lors de sa visite officielle de 2009 au Ghana, l’Histoire ne sera donc pas du côté de la petite République de Djibouti. En effet, le 15 avril dernier, le Parlement – monocolore – de Djibouti a décidé de modifier la Constitution afin de permettre à l’actuel Président djiboutien, Ismaël Omar Guelleh, de se représenter pour une troisième fois et plus encore s’il le souhaite, aux élections présidentielles du pays qu’il dirige depuis onze ans déjà. Constitutionnellement, les prochaines présidentielles sont prévues pour avril 2011.
Pour les parlementaires djiboutiens, il serait clairement dans l’intérêt du pays qu’Ismaël Omar Guelleh continue de le présider. Pour les opposants, ce serait tout le contraire. Que disent les faits ? C’est ce sur quoi a décidé de se pencher ACP en prenant pour fil rouge la situation des droits de droits de l’homme dans le pays, au terme de dix années de présidence d’un ancien policier qui en 1999 succéda à son oncle, le Président Hassan Gouled Aptidon.
Dans le cadre de cette initiative, ACP a rencontré le lundi 08 novembre à Bruxelles, une partie de l’opposition et des personnalités djiboutiennes bien connues. Ainsi, Ismaël Guedi Hared, Président de l’UDJ et de l’UAD ; Daher Ahmed Farah, Président du MRD ; Mohamed Kadamy, responsable du FRUD armé ou encore l’homme d’affaire Abdourahmane Charles Boreh ont eu chacun l’occasion de livrer à ACP leur vision de la situation sociale et politique à Djibouti.
Tous s’accordent sur un point, les conditions de vie de la population djiboutienne ne cessent de s’aggraver, rendant ainsi de plus en plus fragile, une paix sociale déjà relative et obtenue par la force et l’intimidation. Si les crises économique et financière mondiales peuvent en partie expliquer cette aggravation des conditions de vie des Djiboutiennes et des Djiboutiens, elles ne sauraient, selon eux, exonérer le régime actuel de la très grande responsabilité qui est la sienne dans la situation déjà catastrophique qui prévalait avant ces crises.
Il est vrai qu’à Djibouti plus de la moitié des enfants sont sans abris dans la capitale (9 enfants sur 10 en milieu rural !) et que 30% d’entre eux souffrent de malnutrition. Il est vrai également que selon les propres termes de la représentante de l’UNICEF à Djibouti, la majorité des enfants vivent dans une pauvreté abjecte. Il est vrai encore que l’OIT dénonce régulièrement l’absence de liberté syndicale à Djibouti, que d’autres dénoncent l’absence de liberté politique ou encore de liberté de la presse…
Pourquoi une telle situation aujourd’hui ? Les chiffres et indicateurs reflètent-ils bien la réalité ? Quelles solutions les opposants proposent-ils ? Comment le régime actuel se positionne-t-il face à ces constats et aux nombreux enjeux à l’approche des présidentielles ? ACP reviendra bien sûr sur ces questions et bien d’autres encore en donnant la parole à un maximum d’acteurs politiques et sociaux, djiboutiens ou non.
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================================================================ Samedi 13 Novembre 20210 La terre a tremblé à Djibouti (dépêche)
La terre a tremblé ce soir (dimanche 14 novembre) à Djibouti. Pour l'instant, on ne connaît ni l'amplitude, ni s'il y a eu des victimes mais il semble qu'il y a eu plus de peur que de mal du moins dans la capitale où se trouvent nos sources.
Chose à rappeler: notre pays se trouve à l'intersection de plusieurs plaques tectoniques en perpétuel mouvement et l'activité sismique y est très intense.
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================================================================ Dimanche 14 Novembre 2010 Ces parcelles de terrain avec plusieurs propriétaires. Source Elle
Incroyable mais vrai. Vous avez sûrement entendu qu'une parcelle soit attribuée par accident à deux propriétaires. Mais savez vous qu'il y a des dizaines de parcelles avec chacune plusieurs propriétaires à Haramous ?
C'est un des problèmes hérités de l'ancienne directrice des domaines Mme Fozia, remplacée en septembre par Hamadou, un fonctionnaire de l'IGE (inspection générale de l'état).
Fozia était à la tête de la direction des domaines et de la conservation foncière au ministère des finances depuis 2004. Femme remarquable et sérieuse au départ, elle a fini par rentrer dans le système. Depuis 2006, elle dirigeait les services des domaines comme sa maison. Elle ne recevait personne, surtout le public, participait rarement aux réunions, ne rendait pas compte à sa hiérarchie, etc.... Il n'était pas rare de voir des longues files d'attente devant son bureau.
Depuis quelques temps, elle avait opté pour une nouvelle stratégie: vendre les parcelles de terrains au plus offrant, même si la parcelle avait été déjà attribué à quelqu'un d'autre par ses soins ou par son prédécesseur. Résultat: une cinquantaine de personnes sont devant les tribunaux.
Chacune de ces personnes possède un titre foncier légal délivré par la direction des domaines. Chaque personne s'est acquittée des droits et redevances fonciers exigibles par la loi. Bref, elles sont en règle.
Certains avaient même fini les travaux de remblaiement de "leurs" parcelles avant de voir surgir un autre personne avec des papiers. Avant de voir surgir les problèmes. C'est le cas de Hassan petit, l'ancien directeur du centre de formation du ministère de la santé. Que faire?
Ils se sont tournés vers les tribunaux djiboutiens pour régler leurs litiges. Des tribunaux qui ne sont pas réputés pour leur rapidité dans le traitement des affaires. Les malheureux co-propriétaires font le va-et-vient tous les jours.
Tout laisse à penser que le cas des parcelles à Haramous n'est pas unique. On ne sera pas étonné d'apprendre que d'autres personnes sont dans la même situation ailleurs, à gabode 4, 5 ou bientôt 6.
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================================================================ Samedi 13 Novembre 20210 Mobilisation de l'U.A.D à Djibouti : le sursaut national est en marche
À Le sursaut national est en marche UNION POUR L'ALTERNANCE DEMOCRATIQUE (UAD)
A l'occasion de la fête de l' Aïd el Adha qui sera célébrée la semaine prochaine, l’Union pour l'alternance démocratique (UAD) souhaite bonne fête, paix et unité à la nation toute entière.
En cette fin d'année 2010, notre pays se trouve à un tournant historique : la gravité de la situation socio-politique et les incertitudes qui pèsent sur l'avenir appellent à un sursaut patriotique contre la régression et l'imposture.
Fort heureusement, les forces démocratiques s'organisent à l'intérieur du pays et également à l'étranger au sein de la diaspora djiboutienne exilée en Europe et aux Amériques.
L'union pour l'alternance démocratique (UAD), principale force politique de notre pays, incarne le changement et la rupture totale avec les méthodes obscurantistes du fossoyeur de la nation djiboutienne, de surcroit candidat à un troisième mandat illégal.
Parce que le changement ne viendra que de notre mobilisation massive et de notre détermination à l'imposer, l' UAD appelle les Djiboutiens à venir en masse au grand rassemblement populaire qu'elle tiendra le jour de la fête de l'Aïd el Adha à l'avenue Nasser à partir de 9 heures.
Pour l'UAD, Ahmed Youssouf Houmed Président de l’ARD
Pour répondre à ce message, suivez ce lien : http://www.facebook.com/p.php?i=100000821304485&k=Z6E3Y56YT45C2JAJPB63QTTUTP1AZ25NUWHXGASBTW&oid=1307631470683
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================================================================ Sabti 13kii Noofembar 2010 Banaanbax ka dhacay Ottawa.
Kadib banaanbixii ka dhacay magaalada Ottawa ee laga soo horgeejey xafladii lagu furayay laan kamid ah raadiyaha Jabuuti (RTD), radiyooga madaxa banaan ee Codka Jabuuti (La Voix de Djibouti) ayaa waraysi la yeelatay Xasan Cabdi Aadan oo ah madaxwynaha ururkii soo qabanqaabiyay banaanbaxaasi oo la yidhaa Ururka Dib-usoo-nolaynta Dimoqraadiyadda iyo Xaquul-al-insaanka (l'Association pour la Promotion de la Démocratie et du Droit de la Personne (APDDP))
Waraysigii oo idil halkan ka dhegeyso.
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================================================================ Samedi 13 Novembre 2010 La Voix de Djibouti du 18 Novembre 2010 - Edition N0 43
1. L’ONU appelle à l’aide pour Djibouti
Réagissant à la misère sociale née de la malgouvernance du président Guelleh et aggravée par des années de sécheresse dont les effets perdurent malgré les récentes pluies, l’Organisation des Nations-Unies (ONU) a lancé le 3 novembre 2010 un appel à fonds de 39,9 millions de dollars (soit 28,4 millions d’euros) pour venir en aide à la population djiboutienne. «En raison des prix élevés des denrées alimentaires et d'un pouvoir d'achat réduit, trop de gens sont incapables de nourrir leurs familles», a souligné la responsable humanitaire de l'ONU, Valerie Amos, dans un communiqué du Bureau de coordination onusienne des affaires humanitaires.
Voilà qui en dit long sur la situation alimentaire catastrophique de Djibouti.
2. Le Fonds routier licencie 70% de son personnel
Le Fonds routier de Djibouti a licencié pour compter du 1er octobre 2010 70 % de son personnel. Motif : la baisse importante du trafic éthiopien utilisant les ports et routes de Djibouti, baisse en grande partie liée à la malgouvernance et à la prédation du régime du président Guelleh. Les agents licenciés n’ont reçu aucune indemnité, autant dire qu’ils ont été jetés comme de vulgaires chiffons.
Ainsi va la gestion des ressources humaines.
3. Grève à la faculté de médecine de Djibouti
Les étudiants de l’Ecole de médecine de Djibouti se sont à nouveau mis en grève samedi 6 novembre 2010. Ils réclament encore du matériel éducatif. Il faut dire que, malgré le discours et le tam-tam du chef de l’Etat, l’Ecole de médecine de Djibouti, ouverte à la rentrée de septembre 2007, se trouve toujours dans le dénuement. De sorte que les étudiants perdent patience et confiance.
4. Trafic de parcelles de terrain à Balbala
L’on observe ces derniers temps un trafic de parcelles de terrain dans la commune de Balbala. Les autorités distribuent à tour de bras des titres d’occupation provisoire (TOP) portant sur les mêmes parcelles, de sorte de plus en plus de personnes se retrouvent sur la même parcelle. D’ailleurs, le président de la Commune de Balbala, Abdillahi Aïnan Robleh, ne s’en cache pas puisqu’il délivre des titres d’occupation provisoire portant la mention : «Le bénéficiaire s’engage à casser la construction en cas de découverte d’une autre propriété», c’est-à-dire dans le cas où un autre porteur de titre se manifesterait pour la parcelle concernée ou qu’il s’avérerait que le bénéficiaire occupe à titre provisoire une autre parcelle de terrain dans le même lotissement. Résultat : des bagarres éclatent au sujet de ces parcelles de terrain entre détenteurs de titre d’occupation provisoire portant sur la même parcelle. Certains bénéficiaires s’en prennent même au président de la commune de Balbala qu’ils accusent non sans raison de corruption et rendent responsable de la situation.
5. Dikhil : Quand le chef de district agresse un administré Selon des témoignages concordants recueillis par La Voix de Djibouti, le chef du district de Dikhil, Mohamed Cheiko Hassan, qui fait souvent parler de lui ces derniers temps, a agressé sans raison valable un de ses administrés qui répond au nom de Moussa Hassan. Cela s’est produit samedi 6 novembre 2010.
6. Le chef gendarme de Dikhil loue les locaux de la brigade
Selon nos informations, le chef de la brigade de la gendarmerie à Dikhil, loue comme chambres d’hôtel et pour son compte certains locaux de ladite brigade à des civils, en particulier à des ressortissants éthiopiens. Venant s’ajouter au trafic de khat clandestin par le chef de corps du groupement militaire stationné dans la région, cette autre forme de corruption en dit long sur le délabrement des services de l’Etat à Dikhil.
7. Les gendarmes dikhilois (encore eux) s’emparent d’un blé éthiopien
Un camion à destination d’Ethiopie et transportant du blé s’est renversé jeudi 4 novembre 2010 à Dikhil-ville. Des habitants démunis de la ville ont accouru vers la denrée alimentaire mais les gendarmes locaux la leur ont prise des mains. Une fois en possession du blé, les gendarmes l’ont vendu au marché noir pour leur propre compte. Décidément …
8. Le chef de l’Etat rejeté jusque par son propre parti
Décidément, rien ne va plus pour le président Ismaël Omar Guelleh. Il est rejeté par tous les secteurs de la société, y compris par celles et ceux qui sont censés être ses partisans politiques. En effet, les membres du parti unique RPP montrent peu d’empressement à soutenir le chef de l’Etat et sa volonté de s’éterniser au pouvoir. Ismaël Omar s’en est bien rendu compte et le leur a reproché mardi 2 novembre 2010 lors d’une réunion avec les responsables du RPP à Mokambo, siège central du parti dans la haute ville. Il a notamment eu ces mots à l’adresse de ses partisans : «Je pensais que vous étiez avec moi mais je constate le contraire».
9. Des investisseurs arabes victimes de violence à Djibouti
Selon des informations recueillies par La voix de Djibouti, cinq ressortissants arabes de nationalité koweitienne dont une femme, venus prospecter la République de Djibouti à des fins d’investissement, ont été attaqués à l’arme blanche par des individus jeudi 4 novembre 2010. Grièvement blessées, les victimes ont été évacuées à l’hôpital Bouffard, établissement militaire français de la capitale. Puis elles ont été rapatriées dans leur pays d’origine par avion médicalisé. Les faits se sont produits au PK14 hors de la capitale, lors d’une sortie des ressortissants koweitiens à bord d’un véhicule du protocole d’Etat djiboutien.
10. Forum de l’Opposition djiboutienne à Londres
L’Opposition djiboutienne organise un forum à Londres au Royaume-Uni le samedi 20 novembre 2010. A l’appel de l’Union pour l’alternance démocratique (UAD), des dirigeants des partis politiques d’opposition tels que l’ARD, le MRD, ou l’UDJ et du mouvement armé du FRUD ainsi que des personnalités politiques telles qu’Abdourahman Boreh et Aïnache, des associations de diaspora et autres démocrates djiboutiens et étrangers vont se réunir cinq heures durant, de 15 heures à 20 heures. Au menu des débats, le Non au troisième mandat du président Guelleh et au viol de la Constitution, les réformes démocratiques, y compris les élections libres et transparentes, et l’avenir de Djibouti avec une dictature et dans une région troublée.
Le forum aura lieu à cette adresse: Selby Centre, Selby Road Road, London N17 8JL, Bus: W3 direction Selby Road; 149-259-279-359 direction Tottenham High Road; 144-217-231-444 direction Great Cambridge Road.
Les Djiboutiens et les amis démocrates de Djibouti sont priés de venir nombreux.
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================================================================ Lundi 8 Novembre 2010 La maison de verre et la maison de pierre.
Depuis la rumeur (confirmée depuis Mars 2010) du président Guelleh comme candidat à sa propre succession pour un 3ème mandat anticonstitutionnel. Le paysage politique djiboutien pipule de d'organisations.
Ce phénomène ne se limite plus aux seules frontières du pays. Loin s'en faut! Ici comme ailleurs ceux qui parlent au nom de la diaspora ne se comptent plus. Il faut souligner néanmoins qu'ils se repartissent en deux groupes:
- Ceux qui sans se l'avouer courent pour la 3ème reélection (contraire à la constitution) de celui qu'il accusaient, il y une décénnie ou moins, d'être leur bourreau.
- Ceux qui sont pour le changement, après 33 ans de règne sans partage des Gouled/Guelleh.
Le premier groupe était le plus organisé et le seul jusqu'à maintenant, qui faisait le plus de boucan et occupait tout le terrain, puisque soutenu par des fonds à l'origine oculte. Les valets et les agents du régime occupaient seuls le devant de la scène. Ce groupe s'était approprié tout. Même le 27 juin: les DVD et autre vidéos à la gloire de la dictature en poste à Djibouti sont sur les tablettes de nos magasins, ici comme ailleurs. Fort de son monopole, ce groupe devenait de plus en plus arrogant. Depuis l'annonce de la candidature de Guelleh pour la présidence à vie, il mettait les bouchées doubles. Le nombre de soi-disant évènements sociaux que ces agents de la dictature organisent, surtout ici à Ottawa, commence à crever les yeux au goût de certains qui se sentent lèsés et trahis. Le dernier événement en date des béni oui oui se tenait le samedi 6 novembre au siège de l'un des plus grands syndicats des fonctionnaires fédéraux (PSAC).
Cependant, de plus en plus, un pas à la fois, les autres, ceux qui sont les vrais victimes de la dictaure et qui aspirent au vrai changement, eux aussi, commencent à s'organiser. Ils commencent à s'organiser en association ou s'affilier aux partis de l'opposition. Nous en avons rencontrés quelques uns à la contre manif tenue devant le 233 de la rue Gilmour.
Les organisateurs de cette contre manif, les membres d'une nouvelle association dont nous vous avions parlé la création (l'Association pour la Promotion de la Democratie et du Droit de la Personne (APDDP)) nous ont confirmé que, désormais, ils allaient passer de la parole à l'acte. Ils nous ont dit que, désormais, "ceux qui sont dans la maison de verre (les agents du Régime Policier) ne doivent pas lancer des roches sur ceux qui habitent la maison de pierre" (les victimes qui ont fui ce régime).
Au fait, je vous invite à jeter à cette petite vidéo de Youtube. Cliquer ici.
Affaire à suivre.
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================================================================ Axad 7dii Noofembar 2010 Banaanbax ka dhacay Ottawa.
Xaflad lagu furayo laan kamid ah raadiyaha Jabuuti (RTD) iyo dibad bax lagu diidanyahay masruucani oo ka dhacay Ottawa xalay (6dii Noofeembar 2010) 7dii fiidnimo.
Xaflada lagu furayo laanta RTD ayaa xamaasad ka abuurtay magaalada Ottawa. Laba qayb ayaa la noqday, dad ka qayb galaya xaflada iyo kuwa diidan oo dibad bax sameeyay. Dadka banaanbaxay qarkood iyaad ka maqli doontaan halkan.
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================================================================ Dimanche 7 Novembre 2010 Note d'information de l'ARD.
La contribution de l’A.R.D. à la concrétisation du projet« D.E.E.P. (Djibouti Elections et Processus Politiques)», signé entre le gouvernement Américain et Djiboutien ne doit pas occulter quelques vérités essentielles.
- En premier lieu, le contentieux opposant l’A.R.D. au pouvoir (n’est pas même s’il en constitue un volet essentiel), uniquement d’ordre électoral! Il plonge ses racines dans la violation unilatérale par la partie gouvernementale d’un Accord de Paix englobant le traitement des multiples causes ayant entrainé le déclenchement d’un conflit armé qui a duré près de dix ans! Cette violation est à la genèse de la création de l’U.A.D., à la veille des Législatives 2003, pour appliquer de concert cet Accord faute de partenaire gouvernemental et plus gravement, directement à l’origine de la Mobilisation Générale en cours faute de médiateur international!
- La seconde vérité a fait l’objet de plusieurs résolutions et mots d’ordre lors du dernier congrès de l’A.R.D. tenue à Balbala en 2010 : l’A.R.D. ne saurait accepter la candidature d’un fossoyeur de la Paix et parjure à un troisième mandat illégal. Ni le légitimer de quelque façon que ce soit!
- Enfin, bien que considérant comme légitime toute candidature de quelque bord qu’elle vienne, à la magistrature suprême, l’ARD la combattra quel qu’elle soit, tant que ne sera pas instauré un environnement institutionnel accepté par tous, rendant possible une compétition électorale pacifiée et loyale, avant, pendant et après le déroulement de chaque scrutin électoral!
- Aussi bien, l’A.R.D. appelle-t-elle:
- Tous ses militants, sympathisants ainsi que le peuple Djiboutien à demeurer vigilants, mobilisés et sereins pour sauver la Paix, le jour de l’Aïd-El-Adha 1431!
- Le bureau exécutif de l’A.R.D.
Pour répondre à ce message, suivez ce lien : http://www.facebook.com/p.php?i=100000821304485&k=Z6E3Y56YT45C2JAJPB63QTTUTP1AZ25NUWHXBAQBQT&oid=1457803161375
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================================================================ Samedi 6 Novembre 2010 Communiqué de presse de L'APDDP(*) (L’Association pour la Promotion de la Démocratie et du Droit de la Personne)
Ottawa, le 6 novembre 2010
NON à l’Évènement « Fourberie de la RTD »
Théoriquement depuis Juin 1977 (Référence : www.rtd.dj), la Radio Télévision de Djibouti en tant que service public et unique media de développement, avait notamment pour objectif de : Aider et promouvoir le développement du pluralisme politique et la liberté d’expression conformément aux dispositions constitutionnelles et aux textes en vigueur Sauvegarder l’identité culturelle du peuple djiboutien Consolider la souveraineté, l’unité et la solidarité nationale
Après trente-trois (33) ans, la RTD a failli à sa mission. Pourquoi?
La raison est simple; un handicap idéologique. La RTD est un outil de propagande au service du Parti-Etat.
Aujourd’hui plus que jamais la R.T.D veut exporter ses maux au Canada.
Avec plus de trois anciens Directeurs Généraux qui se retrouvent en exil à Ottawa et aucune antenne dans l’arrière pays de Djibouti, l’unique motivation de l’ouverture d’un Bureau de la RTD dans la Région de la Capitale Nationale est de combler la programmation TV en produisant des reportages indécents sur « les Courtisans Djiboutiens du Régime au Canada ».
Il est difficile de comprendre la motivation de cette prétendue composante de la Diaspora à l’initiative de ce projet… À moins qu’elle ne veuille prendre part à la violation des libertés fondamentales du peuple djiboutien et ainsi initier avant l’heure le lancement de la campagne présidentielle 2011 du candidat Ismail Omar Guelleh.
L’Association pour la Promotion de la Democratie et du Droit de la Personne est catégorique et sans appel. Nous disons Non, Non et trois fois Non à l’imposture !!!!
Hassan A. Aden Président. Hassan Aden <hassan.abdi.aden@gmail.com> Téléphone: 819.319.0447
(*) L'APDDP (L’Association pour la Promotion de la Démocratie et du Droit de la Personne) est une nouvelle association dont nous vous avions parlé la création, ici à Ottawa, il y a quelques semaines. Nous reviendrons en détails sur ce sujet dans nos prochines éditions.
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================================================================ Sabti 6dii Noofembar 2010 Codka Jabuuti - 42aad
Codka raadiyaha madaxa ee Codka Jabuuti Halkan riix si aad uga bogato wararka iyo xaqiiqooyinka ka taagan dalkeena hooyo.
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================================================================ Samedi 6 Novembre 2010 La Voix de Djibouti - Edition N0 42
1. Trois pèlerins d’Ali-Sabieh jetés en prison
La répression du président Guelleh vient de monter d’un cran en s’attaquant à la relation à Allah des Djiboutiens. En représailles du rejet massif du régime et du troisième mandat du président Guelleh par la région d’Ali-Sabieh au sud du pays, trois habitants d’Ali-Sabieh-ville ont été empêchés de partir en pèlerinage pour les Lieux Saints de l’Islam et emprisonnés. Ils ont été refoulés le 26 octobre 2010 de l’aéroport international de Djibouti d’où ils devaient embarquer à destination de La Mecque et de Médine, puis placés sous mandat de dépôt à la prison centrale de Gabode. Il s’agit de Mme Hawa Abdillahi Chanko, de son époux surnommé Dawenleh et d’une autre femme. Les trois pèlerins y croupissent depuis lors.
2. Le prisonnier politique Mohamed Ahmed dit Jabha toujours détenu
Mohamed Ahmed dit Jabha, membre de longue date du Front pour la Restauration de l’Unité et la Démocratie (FRUD), arrêté par des éléments de l’armée le 1er mai 2010, près du mont Moussa Ali au nord du pays, reste toujours détenu. Il a été sauvagement torturé dans les locaux des services de sécurité puis transféré à la brigade du Nord de la gendarmerie à Djibouti-ville pour 10 jours de détention inhumaine avant d’être jeté à la prison centrale de Gabode le 30 juin 2010. Il y est détenu depuis lors. Il souffre beaucoup des séquelles de la torture.
3. Arrêtés et torturés pour rencontre avec une ONG canadienne
Il y a quatre mois, une association canadienne dénommée «Souffrance du Peuple» est arrivée à Djibouti pour se rendre compte de la misère sociale. Elle est entrée en contact avec de jeunes Djiboutiens qui l’ont informé de leurs lamentables conditions d’existence. Mercredi 27 octobre 2010, l’ONG a tenu un séminaire avec ces jeunes. Mais comme les conclusions de ce séminaire ont déplu au régime, notamment parce que sa responsabilité dans le sort de la jeunesse a été pointée, le président Guelleh a fait arrêter ces jeunes dès le lendemain jeudi 28 octobre 2010, puis il les a fait torturer et jeter au centre de détention administrative de Nagad. Au nombre d’une vingtaine, ils y croupissent depuis lors.
4. Quand la police ferme les yeux sur l’insécurité à Balbala
Au lycée Hail Saïd de Balbala, les élèves sont confrontés à une situation d’insécurité. Ils sont attaqués par des bandes d’autres jeunes que le désespoir a précipités dans la délinquance. Or, ces assauts contre les lycéens se déroulent sous les yeux de la police locale qui n’intervient pas. Les policiers ferment les yeux et laissent faire les délinquants malgré les plaintes répétées des lycéens. Voilà qui est très inquiétant et décrédibilise encore plus une police si prompte à réprimer l’expression démocratique mais réticente à protéger les personnes et leurs biens, qui sont pourtant sa raison même d’être.
5. Baisse du trafic éthiopien au Port de Djibouti
La baisse du trafic éthiopien transitant par le Port de Djibouti, dont nous avons déjà fait état ici, se poursuit. Dernière illustration en date de cette tendance économiquement inquiétante, un navire transportant de l’aide alimentaire destinée à l’Ethiopie, a reçu cette semaine l’ordre d’Addis-Abeba de livrer la cargaison au port de Berbera du Somaliland ou au Port-Soudan du Soudan. Cette baisse est directement liée, selon des informations concordantes recueillies par La Voix de Djibouti, à la prédation et à la malgouvernance du régime djiboutien qui font fuir les opérateurs économiques.
6. Le chef militaire de Dikhil accusé de vendre du khat clandestin
Le chef de bataillon Idriss Omar Eleyeh, commandant le groupement militaire stationné au district de Dikhil, est encore accusé par la population locale. Elle l’accuse de vendre au noir et à son profit le khat clandestin qu’il saisit dans la région dikhiloise au titre de la main forte des militaires aux douaniers. Les Dikhilois sont très en colère contre ce comportement. «Il saisit le khat de pauvres gens pour en tirer de l’argent», s’indignent-ils.
7. Conflit entre le ministre des Finances et son directeur des Douanes
Le ministre des Finances, Ali Farah Assoweh, a licencié il y a deux semaines par simple note de service quelque 250 agents en poste au service des Douanes et des Droits indirects, service qui relève de sa tutelle. Mais la mesure a fait bondir le directeur des Douanes et des Droits indirects, Gouled Ahmed Youssouf, qui y a opposé une fin de non-recevoir. Un conflit s’en est suivi entre les deux hommes, le ministre maintenant sa décision et le directeur y résistant. A ce jour, le bras de fer perdure entre eux.
8. Forum de l’Opposition djiboutienne à Londres
L’Opposition djiboutienne organise un forum à Londres au Royaume-Uni le samedi 20 novembre 2010. A l’appel de l’Union pour l’alternance démocratique (UAD), des dirigeants des partis politiques d’opposition tels que l’ARD, le MRD, ou l’UDJ et du mouvement armé du FRUD ainsi que des personnalités politiques telles qu’Abdourahman Boreh et Aïnache, des associations de diaspora et autres démocrates djiboutiens et étrangers vont se réunir cinq heures durant, de 15 heures à 20 heures. Au menu des débats, le Non au troisième mandat du président Guelleh et au viol de la Constitution, les réformes démocratiques, y compris les élections libres et transparentes, et l’avenir de Djibouti avec une dictature et dans une région troublée.
Le forum aura lieu à cette adresse: Selby Centre, Selby Road Road, London N17 8JL, Bus: W3 direction Selby Road; 149-259-279-359 direction Tottenham High Road; 144-217-231-444 direction Great Cambridge Road.
Les Djiboutiens et les amis démocrates de Djibouti sont priés de venir nombreux.
9. Message de condoléances
Nous adressons nos sincères condoléances à la famille et aux autres proches de Feu Hassan Barkat Soubagleh, qui est décédé lundi 1er novembre 2010 à Djibouti. Nos condoléances s’adressent en particulier à son père Barkat Soubagleh Guedi, à ses sœurs Zahra, Anissa, Ilhaan et Faïza, à ses enfants et leur mère ainsi qu’à son beau-frère Daher Ahmed Farah, président du MRD. Né en 1951 à Ali-Sabieh d’un père militaire et d’une mère au foyer, ce fils du pays a fait ses études primaires et secondaires en Somalie, puis il s’est expatrié dans le monde arabe où il a longtemps travaillé et vécu. De retour à Djibouti au cours des années 1980, il a opéré dans le secteur du transport. C’était un homme bon doublé d’un démocrate sincère. Il laisse une famille nombreuse de huit enfants et une épouse. Allah l’accueille en son Paradis Eternel. Amin. Inna lilaahi wa inna ileyhi raajicuun.
10 Analyse : Opposition : à quoi bon se prêter à une opération de communication du régime sur une improbable observation électorale?
Sur financement de l’USAID, s’est tenu le 1er novembre 2010 à Djibouti-ville ce que le régime et une ONG américaine du nom de Democracy International ont appelé une table ronde sur l’observation électorale. Cette rencontre a regroupé des représentants du Rassemblement populaire pour le progrès (RPP) au pouvoir et de ses satellites que sont le Parti social démocrate (PSD) de feu Moumin Bahdon Farah et Ahmed Boulaleh Barreh, le FRUD parti d’Ougoureh Kifleh Ahmed et d’Ali Mohamed Daoud dit Jean-Marie et l’Union des partisans de la réforme (UPR) d’Ibrahim Chehem Daoud, ainsi que du Parti national démocratique (PND) d’Aden Robleh Awaleh, candidat à la présidentielle d’avril 2011 qui affirme avoir rompu avec le régime tout en refusant de réintégrer l’Opposition, du PDD de Mohamed Daoud Chehem, oncle paternel du chef d’UPR et candidat à la présidentielle de 2011, mais aussi des personnalités représentant les partis d’opposition ARD et UDJ, tous deux membres avec le MRD de l’Union pour l’alternance démocratique (UAD.) Le MRD, pour sa part, n’a pas souhaité y prendre part.
Or, si cette rencontre constitue pour le régime une incontestable opération de communication destinée à détourner l’attention du problème électoral de fond, elle soulève en revanche la question de la pertinence de la participation des partis d’opposition. A quoi, en effet, bon prendre part à un séminaire à visée communicationnelle sur une improbable observation électorale lorsque l’on sait que l’ensemble du processus électoral pose problème à Djibouti ? Quand, comme sous nos cieux, la règle du jeu électoral est à ce point truquée, l’observation électorale ne peut garantir des élections libres et transparentes, même si, et c’est loin d’être acquis à la lumière du passé et du présent, elle est acceptée par un pouvoir à la fois juge et partie et qu’elle se déploie à une échelle suffisante. Tout au plus peut-elle relever des manquements et pousser le fraudeur à un peu plus de discrétion. Or, les manquements sont connus depuis des années à Djibouti où, depuis la confection des listes électorales jusqu’à la proclamation des résultats, en passant par l’organisation humaine et matérielle des scrutins, le dispositif électoral est conçu pour la fraude en faveur du régime. De sorte qu’il y a à corriger les manquements, non à les constater, à faire, non à dire. D’où la prescription par l’accord FRUD armé-Gouvernement du 12 mai 2001 d’une Commission électorale nationale indépendante chargée de la rectification et de la gestion de l’ensemble de ce processus, au même titre que d’autres réformes essentielles. D’où la revendication inlassable de cette Commission et de ces réformes par l’UAD.
Dès lors, pour un parti d’opposition réellement attaché à la mise en place d’un système électoral libre et transparent, la présence à une telle table ronde, médiatisée abondamment et à dessein de surcroît, revient à se prêter à un petit jeu qui ne sert pas le règlement du problème de fond. Et sa crédibilité n’y gagne point.
Au total, comme l’a souligné à sa manière le président de la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH), Jean-Paul Noël Abdi, dans son tableau de bord du 26 octobre 2010, s’il est bien dommage que l’USAID gaspille l’argent du contribuable américain, qui est si attaché à la démocratie, pour l’accompagnement d’une énième mascarade électorale annoncée à Djibouti, il est tout aussi dommage que des responsables de parti d’opposition succombent à la communication autour d’un tel projet anti-démocratique.
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================================================================ Samedi 6 Novembre 2010 La prostitution à Djibouti. (Par un lecteur)
« Djibouti, terre d’échange et de rencontre », Hasssan Gouled Aptidon, premier président de la République de Djibouti. Chers compatriotes, dans notre réflexion sur les mœurs des Djiboutiens, nous aborderons cette semaine un thème autrefois tabou, mais qui s’est banalisé avec l’exode rural et la découverte de l’économie monétaire de la population à djibouti. Il s’agit de la prostitution dans notre pays, devenu terre d’échange et de rencontres des personnes en mal d’amour et d’autres en mal d’argent.
Dans notre culture et dans notre religion, la sexualité, le mariage, le divorce ainsi que toutes les relations entre les hommes et les femmes sont(étaient) régis par des lois très strictes. Jadis, les transgresseurs de ces législations étaient sévèrement condamnés de ce fait, les contrevenants étaient rares. Certains diront que avec la civilisation occidentale les relations sexuelles se sont déréglementées ; d’autres diront encore que ce sont les séquelles de la modernité ou de l’acculturation des sociétés orientales. Mais l’amour vénal n’a jamais eu de prosélytes dans notre société traditionnelle, il était tout simplement inconnu. «La prostitution est un phénomène masculin», disait Françoise Giroud. Par malheur, ce sont les femmes les principaux souffre-douleur.
Ces dernier temps, avec l’urbanisation sauvage, le manque d’application de ces lois a eu pour conséquence l’apparition dans notre peuple de la prostitution et de toutes les maladies sexuellement transmissibles comme le sida ou la syphilis. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, le nombre de Djiboutiens qui portent le virus du Sida est estimé à 15% de la population, alors que le ministère de la santé publique ne reconnaît que 3%. Toutes ces maladies vénériennes sont très répandues à travers le pays actuellement. Autrefois, le pire déshonneur qu’une fille pouvait attirer sur elle et sur son clan c’était d’enfanter hors mariage. Aujourd’hui, les Djiboutiens considèrent ce fait comme une assurance ou une bénédiction parfois. Or, dans la religion musulmane, le mariage d’une fille enceinte est prohibé. Mais « tous les aînés nés après les années 1980, sont bâtards, du moins suspects », m’a dit un djiboutien.
A l’époque coloniale, la prostitution était réglementée, les prostituées vivaient confinées au quartier 2.Elles possédaient des cartes professionnelles avec lesquelles elles se soignaient car elles étaient suivies médicalement par les agents de la santé. Elles étaient essentiellement composées d’étrangères.
De nos jours, ce sont les bars, les boites de nuit, les maisons closes et les rues de notre capitale qui se sont transformés en un grand bordel à ciel ouvert en raison de la perversité des uns et de la pauvreté des autres.
Il y a de cela quelque temps, une adolescente djiboutienne a failli accouché dans la classe en plein cours dans un établissement scolaire de la capitale. Evacuée en urgence à l’hôpital, elle donne naissance à un bébé angélique. Alertés, ses parents accourent à son chevet ; assommés, ils découvrent leur fille mère. Non seulement ils ignoraient qu’elle était enceinte, mais ils n’ont jamais réalisé que cette dernière pouvait avoir une conduite aussi exécrable. «La prostitution marcherait moins bien si les hommes n’avaient pas besoin de se confier à tout prix », écrivait Frédéric Dard. De nombreux parents découvrent la grossesse de leurs filles à huit ou neuf mois. Désemparés et abasourdis, ils s’effondrent et provoquent des crises cardiaques.
Du lotissement du Héron aux quartiers de PK 12, nos filles, jeunes et moins jeunes, sont quotidiennement droguées et exploitées, fréquemment abusées, souvent battues et violées, parfois assassinées. Finalement, elles deviennent le rebut de la société, mortes ou vivantes. Les témoignages de certaines d’entre elles sont accablants et font froid dans le dos. «Je suis une Djiboutienne. Une de ces jeunes Djiboutiennes qui sont tombées dans les mailles cruelles des filets des boîtes de nuit. Aujourd'hui dans les boîtes de nuit, plus d'étrangères, c'est la djiboutienne, la jeunesse djiboutienne qui est exploitée, violée et abusée. Oui, aujourd'hui ces restaurants diaboliques font de la jeunesse djiboutienne féminine un grand marché très juteux. C'est le développement pur et simple du proxénétisme. C'est la chair djiboutienne et son innocence qui sont monnayées très chèrement. Les bars servent aujourd'hui de lieux de rencontres, d'échanges et de trafiques de la jeunesse djiboutienne. Chaque jour, chaque nuit la jeunesse djiboutienne est impitoyablement meurtrie. Dans chaque bar on applique la même politique, vendre au plus cher la chair de la jeunesse djiboutienne sans ce soucier de la loi. Pour se faire, en premier étage de chaque bar ou à côté de celui-ci, la ou le proxénète loue des chambres. En premier lieu pour attirer cette jeunesse innocente, on affiche des bas prix, en appât on leur permet d'organiser des soirées, et après on sympathise pour qu'ils reviennent. Et ils reviennent. Reviennent et ne repartent plus pour mourir lentement, très lentement dans le silence. La solitude. Et le désespoir. C'est comme ça que je suis devenue ce que je suis. J'étais une lycéenne. En classe de première, j'ai mis les pieds pour la première fois dans une boîte de nuit lors d'une soirée dansante inter amis. Naïve comme toutes les autres, je me suis faite prendre par la patronne proxénète. Elle était gentille. Très gentille. Elle a vite conquis ma confiance. Elle se présentait à moi en mère, en sœur, en amie. J'étais conquise. Je ne payais plus rien. C'était presque chez moi. Elle me présentait à tout le monde. J'étais sa fierté. Elle me promettait tout. Au prochain été, j'allais même partir en voyage en France, le pays de mes rêves. Et ce, par le biais de ses amis blancs, devenus mes amis moi aussi. Conclusion : Plus que jamais, je suis seule. Seule. Se suicider. J'ai essayé. Mais Dieu ne l'a pas voulu. Aujourd’hui, seule ma grande mère maternelle nous a acceptée mon bébé et moi. Elle m'héberge comme sa fille. Et mon bébé bien qu'il ait les yeux bleus et les cheveux blonds, il restera son petit-fils. Je parlais de ça par réaction. Alors de grâce réagissez ! Au nom de toute cette génération détruite sur les rives de la Rue d'Ethiopie. Réagissez ! L'Histoire ne nous le pardonnera point.» Saada pseudonyme.
«Ce sujet n´a pas l´air de déranger grand monde aussi bien dans la diaspora qu´à Djibouti. Que le premier employeur de jeunes djiboutiennes (car il n´y a presque plus d´éthiopiennes today, raflées en 2003 pour la plupart) soit le milieu de la prostitution apparaît comme une normalité effrayante. Bordel militaire de campagne (BMC) comme disent les bidasses ou Saigon ville pour les journalistes (voir le dernier article en ligne sur Djibnet), je trouve que cela nous enlève encore plus de notre fierté et de notre amour-propre. Combien de djiboutien (nes) ont dû ravaler leur honte quand, en déclinant leur nationalité, ils se sont vu répondre par un français enthousiaste: - Hé, mais je connais Djibouti ! J´ai fait l´armée là-bas, putain vos filles sont terribles franchement! Ou bien sur un ton de connaisseur: - Hé, tu connais l´"Hermès" ? C´est là-bas qu´il y a les meilleurs "nayas" ... Je sais bien qu´on n´y peux rien nous , mais voir à quel point nous acceptons cela comme normal en dit long sur nous-même...(et on aime se définir comme des somalis fiers, la bonne blague!) » Un Djiboutien de l’étranger.
Dans un rapport rédigé par des Américains installés à Djibouti, on pouvait y lire : « In Djibouti, the prostitution is a big business ». Ils qualifient cyniquement nos filles de « dociles, propres et pas cher ».
Actuellement, 26 armées étrangères sont stationnées à Djibouti ; on peut citer entre autre : les Français, les Américains, les Allemands, les Hollandais, les Italiens, les Espagnoles, les Japonais…Et leur présence génère des milliards de francs Djibouti par an, et pourtant la population djiboutienne est parmi les plus pauvres au monde. Tous ces soldats veulent se détendre et apaiser leur besoin naturel; ils possèdent surtout beaucoup, beaucoup d’argent.
Officiellement, ces armées luttent contre ce que l’on appelle le terrorisme international et la piraterie dans l’océan Indien et la Mer Rouge, deux voies maritimes cruciales pour le commerce mondial. Au passage, ils broient les jeunes Djiboutiennes.
Mais pourquoi les parents sont-ils froids face à ce danger qui extermine leurs enfants? Comment interpréter ce silence ahurissant et coupable des religieux face à la perversité et à l’immoralité des Djiboutiens? Quelles explications donner à cette indifférence et à cette passivité des intellectuels Djiboutiens face à la détresse de jeunes Djiboutiennes? Que dire de cette irresponsabilité des dirigeants du pays face aux complots criminels des spéculateurs du sexe et autres proxénètes ? Car Djibouti n’a rien à envier à Las Vegas qui détient le triste record de capitale mondiale de l’industrie du sexe et son cortège d’argent sale.
Tous les Djiboutiens devraient être condamnés pour « non assistance à jeunesse en danger.» Ensemble, nous pouvons faire mieux ! Abdourahman Houssein/ Balley Houde_dj64@yahoo.fr 253 81 77 42
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================================================================ Mercredi 3 Novembre 2010 Traduction et transcription de l'intervention orale en afar de Maki Houmedgaba (de l'ARD) au forum afar
Les représentants des partis politiques et des ONG étaient invités à intervenir au forum afar de Bruxelles le samedi 23 octobre 2010. Le thème abordé par Maki Houmedgaba, représentant de l’ARD en Europe, a été : « Quelle lutte pour les Afars dans la Corne de l’Afrique ?». J’adresse mes remerciements les plus chaleureux aux jeunes organisateurs du présent forum afar de Belgique avec le soutien logistique de l’association culturelle RAMID de Bruxelles.
Si les Afars sont arrivés nombreux ici en provenance d'Ethiopie, d'Erythrée et de Djibouti ainsi que depuis les différents pays du monde où ils vivent en diaspora, c’est pour partager l’expérience de leurs vécus et avec le désir de relever les défis de leurs survies au quotidien. Un engagement mené pour la défense des droits légitimes de telle ou telle communauté linguistique dans tel ou tel pays de notre région doit être envisagé dans le cadre d’un engagement global pour les droits de toutes les communautés nationales dans chaque pays. Cette région d’Afrique au nationalisme sourcilleux ne doit pas s’ériger sur des considérations identitaires qui peuvent mener au pire en croyant arracher les populations à la dictature et à la misère.
Présenter le cadre de la lutte pour les droits des Afars dans la Corne de l’Afrique doit poser d’emblée le principe suivant. Le débat doit s'atteler, pour atteindre une meilleure efficacité, à distinguer la lutte pour le développement de la culture d’une part, de la lutte pour le développement de la démocratie et des droits de l’homme d’autre part.
Les différents conférenciers ici présents ne manqueront pas d’exposer les contextes qui prévalent en Ethiopie et en Erythrée, je me limiterai pour ma part à présenter au nom de l’ARD la situation qui prévaut en république de Djibouti. Autant les Afars de Djibouti partagent avec les autres Afars dans la région des liens étroits culturel, linguistique, géographique et historique, autant s'agissant de l'action politique, c'est avec les seuls Djiboutiens que le combat pour la démocratie, le multipartisme et l’égalité peut être mené, sans renier le besoin d’échange d’expérience entre Afars.
Parce que les communautés culturelles de Djibouti peuvent connaitre les mêmes soubresauts identitaires que celles des pays voisins, il convient d’exprimer son attachement culturel avec une attention toute particulière, notamment en veillant à préserver la fraternité et la paix sociale dans le pays. Une telle stratégie de lutte est le seul moyen efficace qui permettra de gagner la démocratie à Djibouti, mais aussi parce qu’elle est la condition première au maintien de la cohésion nationale dans le pays.
La mobilisation générale actuellement réussie à Djibouti est la preuve vivante de l'efficacité d'une telle action menée de concert par toutes les communautés nationales, et elle est aussi la condition sine qua non pour obtenir le soutien de la communauté internationale toujours éprise de paix sociale et d'union nationale. Le gouvernement d’Hassan Gouled Aptidon avait poussé le FRUD en 1993 à l’isolement diplomatique avec l’accusation de préparer la grande afarie, inculpation gratuite qui avait conduit la France de François Mitterrand à prendre le parti du gouvernement djiboutien.
Tirant les enseignements de cette histoire contemporaine, les Assises de l’ARD tenues en février 2010 ont permis d’organiser dans le cadre de l’Union pour l’alternance démocratique (UAD) des tournées dans tout le pays et coordonné de nombreux rassemblements dans Djibouti-ville à partir d’avril 2010. Les places publiques de Djibouti-ville à Balbala, Hawableh, Wahle Daba et Avenue Nasser ont vu se fusionner tantôt 1000, tantôt 1500, tantôt 2000 manifestants de toutes origines contre le troisième mandat, contre la violation des accords de paix et contre l’état de dictature dans le pays.
C’est bien la preuve que seule une union de toutes les forces vives de la nation rendra un jour possible l’avènement de la démocratie et de l’état de droit à Djibouti, comme ailleurs dans notre région. Je vous remercie.
Maki Houmedgaba, Représentant de l’ARD en Europe
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================================================================ Lundi 1er Novembre 2010 Deux annexes du RPP à Ottawa. Par Hassan Aden
Non content de nous avoir dépouillé de tout (biens, dignité, patrie, etc.) le RPP en rajoute. Il va lancer ici à Ottawa, coup sur coup, l’inauguration de deux antennes, véritables postes avancés pour son hégémonie. Il va faire ça ici, à Ottawa, parmi nous, ses victimes! Je vous l'ai toujours dit: plus rien n'arrête “Mourdisso”!
RPP Mourdisso, le parti qui règne sans partage sur la destinée de notre pays sur bientôt 33 ans et qui nous a réduits à la mendicité, s’invite dans cette autre patrie que nous nous sommes faite tant bien que mal: le Canada. Il ne manquait plus que ça!
Le RPP s’invite ici pour créer non pas une mais deux antennes:
- Une annexe du RPP,
- Une antenne de la RTD, la “voix-de-son-maître” du dictateur Ismael O. Guelleh.
Beaucoup parmi les lecteurs seront surpris ou incrédules. Pas moi. Depuis le printemps dernier, l’est du Canada en général et, le triangle Montréal/Ottawa/Toronto en particulier, sont la cible d’un intense ballet de dignitaires de tout poil du régime de Guelleh. Son altesse Djama Haid alias Le Beauf a même été reçu (en cachette toutefois) ici à Ottawa. Le beauf?.. Eh! Oui, le Beauf! Il ne manque plus que le débarquement du Boss.
Pourquoi tant d’intérêt pour cette région doit-on se demander. La réponse est simple: Guelleh et son gang poursuivent deux objectifs:
- Investir (blanchir) fortune mal acquise,
- Se créer une base arrière au cas où ça tournerait au vinaigre à Djibouti car ils sont pour la plupart indésirables en Europe où on les connaît mieux.
Oui. Les hommes de Guelleh ont investi massivement dans l’immobilier, ici. Mais attention! Comme il fallait s’y attendre, il y a toujours une attrape. Ces gens qui ont perdu depuis 32 ans l’habitude de payer utilisent un truc: se limiter à payer une grosse mise de fond et laisser le contribuable canadien, le soin de payer l’hypothèque. Comment? Un vieux truc rppèen!
En créant coup sur coup ces deux antennes, ce régime et ses agents locaux présentent au grand jour son appétit sans limites et surtout son arrogance! Assez, c’est assez! Kifaaya! Qu’attendent les vrais victimes pour se manifester? Où sont les vrais djibouto-canadiens?
Eh bien, figurez-vous qu'ils vont être là. Les djibouto-canadiens ne seront pas absents. Ceux qui ne mangent pas à tous les rateliers seronts de la fête. Promis. Ils seront là, “à la belge”. Les djibouto-canadiens seront là pour manifester pacifiquement et… surtout, prendre en photo le portrait de tous ceux et celles qui, habillés de leurs plus beaux apparats, seront là pour applaudir ceux qui ont violé la constitution et ouvert la porte à la présidence à vie du dictateur Guelleh.
La grandes messe aura lieu ce samedi 6 novembre 2010 à 19h au 233 Gilmour street (Gilmour @ Elgin) à Ottawa. Le 233 Gilmour? N'est-ce pas le siège du très honorable PSAC (the Public Service Alliance of Canada). Que fait le syndicat des fonctionnaires fédéraux en compagnie du RPP? On le saura bientôt.
En attendant, que ceux et celles qui sont trompés par les agents de “Mourdisso” se désolidarisent de ce projet. Car "Mourdisso" c'est le parti de ceux et celles qui préparent la présidence à vie de Guelleh, le dictateur ex-chef de la police politique que nous avons fui!
Que les agents de “mourdisso” se le tiennent pour dit: Nous seront là.
Hassan Aden
*** Retour aux titres *** ================================================================ Lundi 1er Novembre 2010 Non à la culture du silence! Par Abdoulkader Mohamed
Depuis l’été dernier, des «étranges» visiteurs mandatés par le régime de Djibouti pullulent dans la capitale canadienne. Qui sont-ils? Que veulent-ils?
Selon des sources concordantes contactées à Ottawa, le régime compte implanter une antenne de sa Radio Télévision de Djibouti – RTD- à Ottawa. Pour cela, une soirée d’inauguration est prévue ce samedi 6 novembre 2010 à 19h à l’adresse 233 Gilmour st (Gilmour et Elgin), Ottawa, Canada.
Sous le prétexte fallacieux de reportages et autres émissions à caractère social et consacrés à la diaspora djiboutienne du Canada, ces responsables qui aiment tant aller au-devant des désirs du prince veulent en réalité nous imposer ici au Canada l’indigeste 3ième mandat et la campagne électorale déguisée d’Iog.
Ces arrivistes oublient-ils que nous avons fui notre chère patrie entre autres à cause de la «culture du silence» imposée par les dictatures postcoloniales successives de Gouled et IOG?
Nous demandons à tous les démocrates épris de justice d’Ottawa et du Canada de :
- Manifester son mécontentement contre la caporalisation de la RTD.
- Exiger l’accès équitable et équilibré de tous les partis politiques aux organes étatiques.
- Clamer NON à la quasi-monopolisation de la RTD par le clan présidentiel, cette oligarchie qui suce jusqu’à l’os le sang de notre population.
- Proclamer son indépendance comme le tigre sa «tigritude» pour faire reculer ces médiocrates panurgiques à la solde du RPP-Parti unique qui traitent tout opposant politique non pas comme un adversaire mais plutôt un ennemi à abattre.
L’heure n’est plus aux tergiversations mais à la mobilisation partout. Place aux actes ! *** Retour aux titres ***
================================================================ Samedi 30 Octobre 2010 Célébration de la journée Mondiale pour le Travail décent à Djibouti par l’UDT Par Farah Abdillahi Miguil 1er Secrétaire Adjoint de l’UDT
Un rapport de l’OIT dit « qu’il est indispensable, pour atteindre le but fondamental de l’OIT- permettre à chaque homme et à chaque femme d’accéder à un travail décent dans des conditions de liberté, d’équité, de sécurité et de dignité- que les intéressés puissent faire entendre leur voix, dire ce que cela signifie pour eux. ( …) A défaut d’une représentation assurée par des instances librement choisies, les conflits risquent de s’envenimer et de se manifester sous des formes plus coûteuses et plus dangereuses pour la stabilité sociale. (…) La sécurité de la représentation est la condition de la représentation collective des intérêts. »
C’était le jeudi 07 octobre 2010 que les représentants des travailleurs affiliés à l’UDT (Union Djiboutienne du Travail), seule centrale syndicale indépendante du pays reconnue et affiliée au CSI (Confédération Syndicale Internationale) mais combattue par le pouvoir public depuis bientôt une quinzaine d’années, se sont retrouvés pour célébrer la journée Mondiale pour le Travail Décent en présence des représentants de la Ligue Djiboutienne de Droits Humains. La célébration de cette journée avait eu lieu en catimini dans une salle digne d’une cave dans un vieux bâtiment datant de l’époque coloniale. Ce bâtiment qui tient toujours par miracle vu son état de délabrement avancé, appartenait à FO (Force Ouvrière) durant l’époque coloniale. Il était revenu naturellement et de fait à l’UGTD (Union Général des Travailleurs Djiboutiens), seule centrale syndicale créée juste après l’indépendance. A l’instar des autres pays africains francophones et des Unions Générales des Travailleurs des pays africains, cette organisation a été inféodée au pouvoir et au parti unique en place, pensant que la défense des intérêts des travailleurs n’avait plus lieu d’être.
D’ailleurs, cette journée a été célébrée au milieu d’une population « zombifiée » par une misère et un quotidien difficile et surtout dans l’indifférence totale des travailleurs Djiboutiens. En effet, après 33 ans d’attente d’une justice indépendante, d’une démocratie véritable, après 33 ans d’infantilisation, après 33 ans d’intimidation et de peur les travailleurs ont perdu la confiance en eux et ne croient plus en leurs droits.
Nos pensées les plus profondes ont été, sont et seront pour nos camarades, frères et sœurs qui ont été spoliés de leurs droits pour la défense des intérêts et de la dignité des travailleurs Djiboutiens. Pour certains cela fait plus de 15 ans que durent leurs révocations pour d’autres plus de 13 ans. Autant d’années de spoliation et de non reconnaissance. Combien est grand leur mérite ces hommes et ces femmes qui tiennent vaille que vaille pour que le flambeau du syndicalisme libre ne s’éteint jamais avec l’espérance que demain nos petits frères et sœurs, nos filles et nos fils s’élèveront avec dignité pour réclamer leurs droits.
Malgré les multiples médiations des instances internationales comme le BIT le problème des syndicalistes révoqués pour activités syndicales et la reconnaissance de leurs organisations comme interlocuteur, restent entier. C’est pour cela que la coopération entre Djibouti et le BIT est au point mort depuis plus d’une décennie. Et surtout à chaque conférence de l’OIT (Organisation International du Travail) à Genève au mois de juin le gouvernement djiboutien est interpellé par la Commission de Vérification sur la situation des travailleurs à Djibouti et surtout sur la représentativité des clones que notre pays n’hésite pas à exhiber aux yeux du monde. On trouvera toujours des hommes et des femmes sans foi et sans scrupule pour se vendre ….
On ne construit pas un pays en piétinant les droits fondamentaux de ses citoyens et surtout en cherchant à humilier ceux qui les représentent. Il serait temps qu’on s’assoit autour d’une table, symbole de nos palabres sous l’arbre, pour trouver des solutions partagées, des compromis et un consensus. Il serait aussi temps que les techniciens, les responsables administratifs du Ministère de l’Emploi ainsi que les « hommes politiques » qui mettent en place des lois et des textes, contraires à l’esprit de la constitution Djiboutienne et aux conventions internationales ratifiées par notre pays, commencent à se soucier des générations futures et surtout de la survie, du développement et de la protection de nos enfants et de leurs enfants à moins qu’ils aient préparé un ailleurs meilleurs pour leurs progénitures. En effet, nos enfants ne bénéficieront d’un environnement stable, sécurisé, harmonieux et durable que si nous mettons en place des lois et des textes qui respecteront leurs droits, leur dignité et leur devenir.
UDT : Union Djiboutienne du Travail, 1ère Centrale syndicale libre et indépendante créée après l’adoption de la constitution de 1992 qui reconnaissait pour la 1ère fois multipartisme politique et le pluralisme syndical. Cette centrale syndicale regroupPar Farah Abdillahi Miguil 1er Secrétaire Adjoint de l’UDT de la quasi-totalité des syndicats de base.
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================================================================ Samedi 30 Octobre 2010 PROMOTIONS TOUTES AZIMUTS A LA VEUILLE DE L' ELECTION PRESIDENTIELLE Source: MOHAMED HOUSSEIN, North America MRD Desk, Ottawa
Lors de son dernier 26ème conseil des ministres, le gouvernement d' ISMAEL OMAR GUELLEH s'est mis 'a sortir une florilège des nominations dans une administration déjà rendue exsangue et pléthorique. Ces nominations circonstancielles ne trompent guère personne et les djiboutiens n’en sont pas dupes quant aux arriérées pensées qui sont derrière ces nominations. Désavoué par population qui a déserte son camp depuis belle lurette monsieur ISMAEL OMAR GUELLEH cherche desesperament ‘a la récupérer mais c'est peine perdue. Les dees sont déjà jetées pour ce régime mis aux abois. A-t-on vraiment besoin de ces nouveaux postes alors que le pays vit une crise ecomonique sans précédent? La capitale manque d'eau et d'électricité depuis des décennies. Les fonctionnaires accusent des arriérées des salaires depuis des mois et ces derniers expriment leur désarroi tous les jours dans la rue malgré l 'appareil répressif de l 'état mis devant la porte de chaque djiboutien.Ne serait-il sage de la part de gouvernement d assainir d'abord la situation actuelle du pays au lieu de sortir des meurettes concoctées par des visiteurs du soir dans le palais du prince?
De toutes les façons monsieur GEULLEH ferait bien d 'abord de s'appliquer‘a lui même - ce adage qui ne manque pas de sagesse; CHARITE BIEN ORDONNEER COMMENCE PAR SOI-MEME. Il est temps que monsieur GUELLEH fasse ses baggages et songe 'a son départ du pouvoir, car au soir du 9 avril 2011 monsieur ISMAEL OMAR GUELLEH ne sera plus le président du pays. Soyons luicides donc mon cher GELLEH! Le peuple djiboutien ne tolérera pas si vous tenteriez d'aller contre son gré en 2011. Vous etes averti!
La 26ème séance du conseil des ministres s'est tenue aujourd’hui, mardi 26 octobre 2010 Projet de décret portant nomination d’un directeur des domaine et de la conservation foncière :
- M. Houmed Abdallah Bourhan est nommé directeur des Domaines et de la conservation foncière.
Projet de décret portant nominations et permutations des responsables du ministère de la Santé.
- M. Chehem Mohamed Watta est nommé inspecteur général des services de santé.
- Mme Fatouma Mahamoud Abdillahi est nommée secrétaire général de l’école de médecine de Djibouti.
- Dr Mohamed Abdillahi Goulan est nommé directeur technique du Secrétariat exécutif du comité technique intersectoriel de lutte contre le Sida, le Paludisme et la Tuberculose.
- Dr Houssein Youssouf Darar est nommé directeur du Centre Yonis Toussaint et du programme des maladies transmissibles.
- Mme ZamZam Abdillahi Ali est nommée directrice du Programme de lutte contre le Sida.
- Dr Ibrahim Mohamed Ibrahim est nommé directeur des maladies prioritaires.
- Mme Fatouma Mohamed Kamil est nommée directrice des régions sanitaires.
- M. Salah Abdillahi Waberi est nommé directeur de la Centrale d’achat des médicaments et matériels essentiels (CAMME).
- Dr Osman Ali Ahmed est nommé directeur du Centre national de référence en santé reproductive (centre Housseina).
- Mme Ifrah Ali Ahmed est nommé directrice administrative et financière de l’Ecole de médecine de Djibouti (EMD).
- M. Mohamed Iwad Mohamed est nommé conseiller technique du ministre en charge du financement du secteur de la santé.
- Mme Samia Mohamed Hadi est nommée conseillère technique du ministre en charge de la mobilisation sociale.
- M. Aboubaker Hoch Hared est nommé conseiller technique du ministre en charge
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================================================================ Jimce 29kii Octoobar 2010Samedi 30 Octobre 2010 Codka Jabuuti # 41
Codka raadiyaha madaxa ee Codka Jabuuti Halkan riix si aad uga bogato wararka iyo xaqiiqooyinka ka taagan dalkeena
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================================================================ Vendredi 29 Octobre 2010 La Voix de Djibouti du 28 octobre 2010 - Edition N0 41
1. Les cimetières ou la nouvelle idée à sous du régime
Le conseil des ministres qui s’est tenu le 12 octobre 2010, a adopté un projet de décret portant «un prélèvement au profit du «Waqfs cimetières». Ce projet de décret «institue une contribution nationale Waqf mensuelle fixée à 200 FD au profit du «Waqfs cimetières». Ces fonds sont destinés, apprend-on dans le compte rendu officiel de la séance interministérielle, «à l’organisation, l’entretien et l’aménagement des cimetières, ainsi que la couverture des charges pour l’enterrement des morts». Cette initiative suscite la consternation. Non pas que les Djiboutiens s’opposent à l’amélioration des conditions d’enterrement de leurs morts, mais parce qu’ils savent que les cimetières sont juste instrumentalisés par le chef de l’Etat pour dépouiller encore plus les contribuables. En effet, avec un budget de l’Etat qui augmente régulièrement et que le même conseil des ministres dit excédentaire de près 800 millions de francs Djibouti pour 2009, malgré la crise, les ressources publiques disponibles ne manquent pas, si l’on veut réellement faire un effort pour les cimetières. Point donc besoin de presser encore le contribuable. Même les morts ? s’indigne-t-on dans les rues et autres mabraz du pays. Pour 2009, les recettes du budget général ont été arrêtées à 73 milliards et demi de nos francs.
2. La série négative de la semaine pour le président Guelleh
Depuis vendredi 22 octobre 2010, des faits négatifs se sont accumulés pour le président Ismaël Omar Guelleh. Cela a commencé à la ville d’Ali-Sabieh, au sud du pays, où il s’est précisément rendu vendredi pour inspecter l’état d’avancement du chantier d’un nouveau palais secondaire qu’il s’y fait construire et pour faire la prière de midi dans la grande mosquée locale. Et c’est de la mosquée qu’est partie la série négative : à sa vue, les fidèles ont déserté le lieu de culte comme pour fuir le diable. Humilié, le chef de l’Etat a hésité à rester en l’endroit, puis il s’est résolu à faire la prière au milieu de ses nombreux gardes de corps. Mais à la sortie de la mosquée, il s’est lourdement écroulé sur le sol, mordant la poussière. Relevé et épousseté par sa garde, il est reparti tête basse.
Et la série de se poursuivre dimanche 24 octobre 2010 à Djibouti-ville, la capitale. Ici, le président a décidé de poser la première pierre du futur campus de l’université de Djibouti sur un site choisi du côté de Balbala, près de la piste menant à Holl Holl. Mais la population a encore boudé sa présence. Pour faire quand-même foule, la garde du chef de l’Etat, dite garde républicaine, a réquisitionné des dizaines de chômeurs qui trompaient le désœuvrement en jouant à des jeux traditionnels dans les parages. Mais ces personnes se sont retirées les unes après les autres, laissant le président ânonner son allocution avec seulement quelques obligés et autres officiels.
Puis, ce même dimanche 24 octobre, étudiants et lycéens ont réagi à la pose de pierre par un massif mouvement de protestation dénonçant la mauvaise foi du chef de l’Etat qui parle de construire nouveau campus alors que depuis des années les conditions élémentaires d’études sont lamentables dans l’enseignement djiboutien en son ensemble. Etudiants et élèves pointent le manque d’enseignants, l’incompétence de certains chargés de cours, le déficit de manuels scolaires, le mépris et l’arbitraire que leur témoigne le ministère de l’Education nationale, le niveau élevé des droits d’inscription et autres frais scolaires dans un pays appauvri à 80% de sa population, etc. Pour eux, ce nouveau campus est juste un prétexte que se donne le président Guelleh pour détourner encore de l’argent public en s’adjugeant le marché, estimé à cinq milliards de francs Djibouti, avec quelque prête-nom tel que son entreprise Alliance construction.
Et pour finir, le chef de l’Etat apprend que défraie la chronique la récente nomination par décret présidentiel n°2010-0168/PRE du 22 août 2010, comme sa conseillère technique pour les affaires économiques, de sa fille Haïbado Ismaël Omar, qu’il a eue avec Kadra Mahamoud Haïd. Il s’agit de cette fille dont la remise de diplôme par l’université de Columbia à New York en mai 2010 a motivé le coûteux déplacement de ses parents qui ont utilisé le boeing 727 présidentiel, dépensant jusqu’à 650 000 dollars américains pour le seul carburant, soit 114 millions de francs Djibouti d’argent public. Recrutée comme administratrice civile dans la fonction publique, soit au plus haut grade et au plus haut salaire, elle va avoir la haute main sur tout ce qui touche aux finances, coiffant de fait le ministère des finances, celui des investissements mais aussi les diverses agences à compétence économique. Cette jeune fille, qui achève à peine ses études, a-t-elle le talent et l’expérience nécessaires pour une telle fonction ? C’est une question sans importance pour son président de père. Ismaël, chef de l’Etat, Kadra présidente bis, son frère Djama Mahamoud Haïd, gouverneur de la banque centrale, et Haïbado aux affaires économiques, le pouvoir est plus familial que jamais, s’indigne la rue djiboutienne.
Pour un homme très superstitieux tel que le chef de l’Etat, qui croit à la sorcellerie, au maraboutage et autres pratiques magiques, cette série de faits négatifs, qui a débuté par une chute à Ali-Sabieh, région dont il cherche désespérément le soutien politique, est mal venue. Il craint très fort que ce ne soit un mauvais présage, annonciateur de sa fin.
3. Arbres COMESA : beaucoup de dépenses, peu d’arbres plantés
A l’occasion de la journée mondiale de l’Arbre, fixée au 16 octobre, l’on a observé à Djibouti que le projet de 100 000 arbres financé par le Marché commun de l’Afrique de l’Est et du Sud (COMESA en anglais) n’a guère permis de planter des arbres. En dehors de quelques endroits dont des jardins d’agrément appartenant à des dignitaires du régime, les plantations d’arbres n’ont pas été effectuées. Pourtant, l’argent public prévu à cet effet a été dépensé. Où sont donc passés les fonds? COMESA doit prendre ses responsabilités de contrôle et procéder à un audit sur cette affaire.
4. La justice djiboutienne à l’arrêt faute de salles d’audience
Les salles d’audience du tribunal de Djibouti sont en très mauvais état. Elles sont si dégradées qu’elles menacent de s’écrouler sur les juges et les justiciables. D’où la décision prise jeudi 21 octobre 2010 par les autorités judiciaires de suspendre les audiences en attendant que des mesures soient prises pour remédier à cette situation. Il y a là une triste réalité qui soulève la question de l’usage qui est fait du budget d’entretien des locaux judiciaires.
5. Disparition de fonds à l’ONED
Après le trésor national, qui a vu détourner quelque 135 millions de francs Djibouti en septembre 2010, c’est l’Office national des eaux de Djibouti (ONED) qui déplore depuis jeudi 21 octobre 2010 une disparition de fonds. Il manquerait à la caisse jusqu’à 20 millions de nos francs Djibouti. Une enquête a été diligentée mais elle n’a rien donné pour l’heure, même si quelques malheureux agents de sécurité de la société Djib-Clean, en poste à l’ONED, ont été arrêtés samedi 23 octobre 2010.
6. Le personnel portuaire perd jusqu’à 30% de son salaire
En raison des difficultés grandissantes que connaissent les ports de Djibouti et de Doraleh sous ce régime, Dubaï International Port revoit à la baisse, à partir de ce mois d’octobre, les salaires du personnel. Les travailleurs perdent jusqu’à 30 de leur salaire. Cela plonge le personnel dans l’inquiétude, car il perd une part considérable de son pouvoir d’achat à un moment où la vie est de plus en plus chère à Djibouti. Cette réduction salariale est aussi une mauvaise nouvelle pour tous ces proches sans ressources que les salariés soutiennent financièrement. Sans compter l’impact sur une économie nationale déjà au ralenti, impact que le jeu en sens négatif de l’effet multiplicateur (bien connu des économistes) va amplifier.
7. Accident routier du ministre des investissements
Le ministre des investissements du président Guelleh, Osman Ahmed Moussa, a fait un accident de la circulation jeudi 14 octobre 2010 soir sur la route de Venise, dans la capitale. Le ministre a violemment percuté un rond point devant le Dry Port, alors qu’il circulait à bord de son véhicule de fonction. Il s’est légèrement blessé et a causé des dommages au rond point. L’on ignore s’il était dans un état normal au moment de l’accident. Il faut dire que la nomination comme conseillère technique de la fille du chef de l’Etat, Haïbado Ismaël Omar, fait bien des malheureux dans l’entourage présidentiel, notamment le ministre Osman Ahmed Moussa et son collègue de l’économie et des finances, Ali Farah Assoweh.
8. Assassinats ciblés du régime: Le cas du commissaire Mohamed Idriss dit "Qaraf"
Nous reprenons cette semaine notre série sur les assassinats ciblés du pouvoir en place pour observer que la violence d’Etat n’épargne même pas ceux qui sont chargés de l’exécuter. En témoigne l’assassinat du commissaire Mohamed Idriss dit Qaraf, numéro deux du SDS, filialement proche d’Ismaël Omar Guelleh et de Hassan Gouled Aptidon. Il est tué par arme blanche un soir de 1991 près du cimetière d’Ambouli à Djibouti-ville par des individus qui surgissent au moment où il descend de sa voiture pour uriner. On le dit en froid avec Ismaël Omar Guelleh à l’époque du meurtre. Il aurait manifesté quelques états d’âme, notamment au sujet de l’assassinat dans la ville éthiopienne de Diré-Dawa de Hamoud Ahmed Farah dit Hamoud Langadhe, l’un des principaux dirigeants indépendantistes de la région somalie d’Ethiopie, meurtre sur lequel nous reviendrons dans nos prochaines éditions. Les jeunes personnes arrêtées pour l’assassinat du commissaire Mohamed Idriss, qui ne semblent pas être les vrais auteurs du crime, ont toujours nié les faits. A Djibouti, l’opinion est fermement convaincue de l’implication dans ce meurtre du régime et d’Ismaël Omar Guelleh, qui ont obtenu le silence de la famille de Qaraf.
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================================================================ Mercredi 27 Octobre 2010 Traduction et transcription de l'intervention orale en afar de M. Cassim Ahmed Dini au Forum Afar de Bruxelles Source ARD
Ce forum a débuté hier sous les meilleurs auspices par la présentation de remarquables travaux académiques à laquelle je n’ai pas pu assister : que leurs auteurs veuillent bien m’en excuser.
De même, je vous prie de bien vouloir excuser l’absence du vice-président Mahdi Ibrahim, retenu à Londres. Le texte de son intervention vous sera distribué. Néanmoins, il me charge de vous en transmettre l’essentiel de vive voix : il est inexact de penser que tous les Issa et, a fortiori tous les Somali, soient impliqués dans les agressions multiformes que les Afar subissent où qu’ils vivent.
D’une part parce que le pansomalisme a disparu depuis la défaite de Siad Barré en Ogaden en 1977. D’autre part du fait que les Issa eux-mêmes désapprouvent la politique tribaliste du régime djiboutien et son aventurisme meurtrier dans les pays voisins. Voilà l’essentiel du message de Mahdi Ibrahim.
De plus, j’ai été officiellement délégué par le Président Ahmed Youssouf et l’ensemble du Bureau Politique de l’ARD pour clarifier notre position. Ceci parce que notre parti n’oublie pas les multiples sacrifices consentis pour arracher le peu d’espace démocratique qui nous permet de nous exprimer. Mais vous n’ignorez pas que, lors du forum tenu ici il y a deux ans, je ne représentais pas l’ARD. Ce changement de statut mérite explication pour une meilleure compréhension du message que je suis chargé de délivrer et, pour cela, rien de mieux qu’un survol historique.
2000 : un accord de paix est signé à Paris entre le Gouvernement de Djibouti et le FRUD.
2001 : au terme d’une année de négociations durant lesquelles je coprésidais la commission des réformes démocratiques, je rejoins le maquis pour convaincre mes compagnons de lutte que cette paix est vouée à l’échec. Mais une fois que celui qui personnifiait ce combat avait signé l’accord de paix du 12 mai 2001, il devenait politiquement irresponsable de prétendre continuer une lutte armée à laquelle cadres, combattants et concitoyens souhaitaient mettre un terme à 99,99%. Et plus un seul combattant armé n’est resté sur le terrain.
2002 : grâce au multipartisme intégral ainsi obtenu, le frud-armé devient l’ARD, l’Alliance Républicaine pour le Développement.
2003 : dans le cadre de l’Union pour une Alternance Démocratique (UAD), l’opposition participe aux élections législatives du 10 janvier. Suite aux fraudes massives qui l’ont spoliée d’une victoire sans appel, l’UAD adresse au Chef de l’Etat une correspondance dans laquelle elle conditionne toute participation à quelque scrutin que ce soit à la mise en place effective et concertée de conditions de transparence. Aucune réponse à ce jour.
2004 : le signataire de l’accord de paix du 12 mai 2001 et fondateur de l’ARD décède. Lui succède démocratiquement à la présidence de l’ARD M. Ahmed Youssouf.
2005 : l’ARD dénonce l’accord de paix du 12 mai 2001.
2006 : au cours du congrès tenu à Balbala, certains cadres et militants, prenant acte de l’impossibilité de toute alternance par la voie des urnes, proposent d’explorer d’autres formes de résistance en dehors des structures du Parti.
Et c’est là que je parle à la première personne : étant un de ceux-là, je quitte l’ARD et propose mes services à la direction de la lutte armée. Celle-ci ayant refusé de m’intégrer, pour des raisons que j’ignore et que je déplore, malgré deux années de patience, je reviens à la direction de l’ARD en 2008. Depuis cette date, je ne m’occupe que des activités partisanes et ne suis concerné ni de près ni de loin par d’autres formes d’action.
Malheureusement, beaucoup de rumeurs circulent sur cette triste expérience comme sur ses développements ultérieurs. Il n’est pas question pour moi d’y répondre, ni ici ni ailleurs, les faits étant connus de qui de droit, ici comme ailleurs.
Quant au message que je suis chargé de vous transmettre, il s’articule autour de deux points, la situation actuelle et les perspectives de lutte.
Concernant le premier point, nous somme engagés, avec toute l’UAD, dans un processus visant à imposer le changement démocratique par une mobilisation populaire aussi multiforme que pacifique : c’est la seule voie qui reste à l’opposition légale, entre deux refus : celui de la mascarade électorale et celui de l’action violente. Fort d’un mécontentement grandissant contre ce régime rétrograde, responsable des principaux maux de notre pays et des plus intolérables souffrances de notre Peuple, et avec l’aide du Très-Haut, nous croyons résolument en la victoire de la Justice, du Droit et de la Démocratie en empêchant le dictateur de briguer une présidence à vie.
Si, par le plus grand des malheurs, et c’est le second point, tel n’était pas le cas, nous nous en remettrons encore une fois à la volonté populaire, après avoir démontré l’impossibilité de la voie pacifique que nous nous serons acharnés à maintenir depuis si longtemps.
Et si, en dépit de l'idée que nous en aurions, d’autres se hasardaient dans des formes d’action radicales, la recherche de l’intérêt général commanderait qu’elles concernent toutes les composantes de la communauté nationale et toutes les portions du territoire national.
Je vous remercie de votre attention et vous dis, loin de la virtualité, welcome to the real world !
Cassim Ahmed Dini
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================================================================ Mardi 26 Octobre 2010 Message de M. Mahdi Ibrahim Ahmed God, vice-président de l’ARD
à l’occasion du Forum Afar, Bruxelles, 22-24 octobre 2010
Je remercie l’ensemble des organisateurs de ce Forum de la communauté Afare de l’extérieur qui pour la première invite officiellement mon parti politique l’Alliance Républicaine pour le Développement – ARD, un parti qui lutte pour la Démocratie et l’État de droit dans une République unie et indivisible.
Comme vous le savez chers amis, nous continuons la lutte actuellement par la voie pacifique en travaillant d’arrache-pied avec les autres mouvements et personnalités politiques de notre pays. Aussi, souhaitons-nous parvenir à l’arrachement de nos droits à la dictature de Djibouti par des voies pacifiques associant toutes les composantes de notre peuple, avec bien entendu l’aide indispensable d’Allah, le miséricordieux.
La communauté afare où qu’elle soit dans la région connaît des difficultés d’ordre multiples dont sont aussi victimes à des degrés diverses les autres communautés de la région. Ces difficultés tirent leurs origines de la présence coloniale dans notre région et surtout à celles des régimes qui tout en collaborant activement avec ceux là ont eu la mainmise facile sur les pouvoirs et les ressources de nos nations. Les différents pouvoirs qui se sont succédé ou ont pris le contrôle de l’appareil d’Etat dans nos pays sont loin de répondre aux attentes de leurs populations, en matière de démocratie et de développement.
Aujourd’hui, il est plus que regrettable de constater le démembrement de celui qui fut un grand état, la Somalie bien sûr, dont la population fait les frais des erreurs politiques des régimes successifs et a ouvert la conquête et l’écrasement de certaines tribus par d’autres. L’identité ici est totalement perdue et peut-être mettra des décennies pour que les plaies causées par déjà vingt années de guerre civile se cicatrisent. D’autres exemples existent tant dans notre région que dans le reste de l’Afrique pour ne citer que notre continent.
Cependant, l’identitarisme communautaire se doit avant tout d’être enrichissant et porteur d’espoir dans l’espace et dans le temps. Sa vraie valeur réside dans sa capacité à s’ouvrir aux autres et à leur apporter la cohésion et la coexistence pacifique dans le respect de la différence qui est source de confiance et de progrès pour toute nation. C’est dans cet esprit que la communauté qui qu’elle soit peut servir de locomotive aux autres entités à travers ses enseignements et son développement surtout spirituelle.
Chers amis, vous savez tous que notre indépendance a été acquise 17 ans après la majorité des Etats d’Afrique. Plutôt que d’éviter le système du régime politique à parti unique et à la pérennité d’un chef d’état fort au détriment d’institutions fortes qui ont le lit des malheurs des populations, le RPP a choisi ce mode gestion dans un pays de moins d’un demi million d’âmes à l’époque. Aujourd’hui, après plus de 33 ans d’indépendance notre pays jadis uni et prospère enregistre les mêmes maux beaucoup de nos frères du continent.
La diabolisation des tribus et des ethnies par le régime est devenue le mode de gestion de la cité. Aucune tribu y compris les Issas n’est épargnée par la dictature, au même titre que les Afars, les Issacs, les Gadabourcis et j’en passe. Par conséquence, notre lutte contre le système en place passe par une conscientisation de la population sur l’origine de nos malheurs et la seule manière de sceller les bases d’un développement lequel ne peut se faire sans l’instauration d’une démocratie véritable et d’institutions fortes garantissant à tout un chacun la paix et le progrès social.
Enfin, il ne faut pas oublier que c’est le déséquilibre politique entre les différentes communautés de Djibouti qui est directement responsable du conflit entre Afar et Issa en Ethiopie. Toutefois, il ne faut pas considérer cette conquête territoriale comme la manifestation d’un irrédentisme somali qui a disparu depuis la guerre de l’Ogaden en 1977 : parler de Somali-Issa est donc inapproprié. Ni même d’une idéologie à laquelle adhèrerait tous les Issa : le seul responsable est la dictature djiboutienne qui cherche ainsi à diviser notre peuple au-delà des frontières. Mais est-il concevable que la puissance régionale qu’est l’Ethiopie, qui n’hésite pas à envoyer ses troupes jusqu’à Mogadiscio, n’ait pas les moyens de régler ce conflit entre Afar et Issa ?
Vous l’aurez compris, le combat que nous menons pour l’avènement de la Démocratie à Djibouti vise également à instaurer la paix et la stabilité dans toute la région : c’est en cela qu’il doit vous concerner et c’est pour cela que nous avons besoin de vous.
Je vous remercie de votre attention et vous souhaite plein succès dans les travaux de ce forum. Le Vice-Présidentde l’ARD
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================================================================ Lundi 25 Octobre 2010 Ismael Guédi Hared sur France 24
Nous vous présentons un montage sur une interview que Ismael Guédi Hared, président de l'UAD (Union pout l'Alternance Démocratique) vient d'accorder à la station de télé France 24.
M. Guédi qui vient de clore une tournée en Europe où il a rencontré les médias, les leaders de l'opposition en éxil ainsi que la comunauté djiboutienne d'Europe.
Vous pouvez regarder l'enregistrement ici.
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================================================================ Jimce 22kii Octoobar 2010 Codka Jabuuti: Af soomaali halkan ka dhegeyso Codka raadiyaha madaxa ee Codka Jabuuti Halkan riix si aad uga bogato wararka iyo xaqiiqooyinka ka taagan dalkeena.
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================================================================ Vendredi 22 Octobre 2010 La Voix de Djibouti du 21 octobre 2010 - Edition No. 40
1. A quand le procès du boutre qui a fait naufrage en 2006?
Le 6 avril 2006, un boutre transportant 250 à 300 religieux (khourouj pour les Djiboutiens), qui se rendaient à un séminaire islamique à Tadjourah au nord du pays, a fait naufrage peu après son départ du Port de Djibouti. Cet accident, dû à la surcharge du navire qui a embarqué trois plus de passagers que sa capacité de transport ne lui permettait, a fait une centaine de victimes. Les familles de ces victimes attendent toujours que justice leur soit rendue. Elles ne sont toujours pas indemnisées. Le procès tarde anormalement à s’ouvrir, au point que les familles concernées craignent qu’il soit définitivement enterré. Elles soupçonnent fortement le ministre de la Justice, Mohamed Barkat Abdillahi, et le chef de l’Etat, actionnaires de l’assurance Amerga qui assurait le boutre et qui doit les indemniser le cas échéant, d’être à l’origine de ce déni de justice. En effet, enterrer ce procès revient pour Guelleh et son ministre à exonérer leur assurance Amerga de payer les victimes. D’où la manifestation de ces familles samedi 9 octobre 2010 devant le ministère de la Justice.
2. La population de Nagad-Douda-Damerjog en colère
Les habitants de la région côtière sud du pays, Nagad, Doudah et Damerjog, sont en colère depuis jeudi 30 septembre 2010. Cette colère fait suite au refus de l’entreprise Alliance Construction, qui travaille pour le compte du camp militaire américain Lemonnier, d’embaucher les chômeurs locaux. Alliance Construction, qui offre des matériels et travaux de construction aux militaires américains, est une structure où des ressortissants étrangers sont associés avec le couple présidentiel. Elle estime, dès lors, pouvoir exclure de l’embauche qui elle veut.
La colère de cette population a déjà entraîné des jets de pierres par de jeunes gens sur des véhicules appartenant à l’entreprise. En représailles, le président Guelleh a fait arrêter 32 personnes dont une majorité de mères et pères de familles qu’il sanctionne à la place de leurs enfants qui ont pu échapper à sa police. Parmi les personnes arrêtées, Abdi Aïnan dit Abdi fou, Farah Djama et Elmi Guelleh God. Or, ces arrestations n’ont fait qu’aggraver et généraliser la tension. Avec fermeté, les habitants exigent la libération de toutes les personnes arrêtées et la reprise des embauches pour leurs nombreux chômeurs.
3. Soulèvement populaire à Ali-Sabieh
Jeudi 14 octobre 2010, quelques militaires stationnés à Ali-Sabieh ont tiré sur un véhicule civil, tuant le chauffeur, Hassan Abdi Abdillahi, et blessant deux autres occupants, Hassan Ali Sandereh (propriétaire du véhicule) et Mahdi Ali Warsama dit Légion. En outre, la veille, un autre homme, dont l’on est sans nouvelles depuis, avait été grièvement blessé par balles militaires Toute cette violence s’est exercée sous le prétexte de réprimer de la contrebande de khat. Or, le véhicule ne transportait pas de khat. Le sang des habitants n’a fait alors qu’un tour et ils se sont soulevés contre le régime. Ils s’en sont pris au camp militaire, à la brigade de gendarmerie, à la police voire aux bureaux du chef de district. Pris de panique, le pouvoir a dépêché en renfort des éléments de l’armée, de la gendarmerie et de la garde dite républicaine. Il a aussi instauré un couvre-feu. La situation est très tendue depuis lors là-bas.
4. Les Dikhilois manifestent contre leur chef de district
Le chef du district de Dikhil, Mohamed Cheiko Hassan, suscite la colère de ses administrés à propos d’un marché de pose de câbles de télécommunication dans la région. Le chef du district s’est en effet adjugé ce marché, écartant les opérateurs économiques locaux, en particulier les propriétaires de camions-bennes qui s’attendaient à offrir leurs services. D’où des manifestations populaires, notamment le jeudi 14 octobre 2010, devant les bureaux du chef de district.
5. Un appel à l’aide du Quartier 7 contre l’eau qui tue
Le quartier populaire et populeux n°7 de la capitale, surtout dans sa partie populairement appelée Jaga Bulduq, n’en peut plus. Il est écrasé sous les jets de pierres par des jeunes manipulés par quelques dignitaires du régime. Il est aussi en proie depuis de longs mois à des maladies diarrhéiques liées à l’eau du robinet qui est devenue non potable suite à un contact permanent entre eaux usées et eau potable dans une grosse conduite d’alimentation endommagée et non réparée. La consommation de cette eau souillée provoque des diarrhées qui entrainent souvent la mort, surtout pour les plus fragiles tels que les enfants et les personnes âgées. Une dizaine de personnes de tous âges en sont déjà décédées ces dernières semaines. Il s’agit d’Abdo Chideh et de ses deux enfants, de Darar Miguil, d’Ahmed Had, d’Abdo dit Abdo Arabe, d’un autre Abdo dit Abdo Afar, d’une jeune Djiboutienne dont le nom ne nous a pas été communiqué et de deux femmes éthiopiennes. Désespérés, des sages du quartier ont adressé un appel écrit à l’aide au chef du deuxième arrondissement de Djibouti. Sans résultat. Nous relayons cet appel à l’aide auprès de toutes les bonnes volontés pour qu’une assistance soit apportée à cette population en danger de mort. Il y a urgence à traiter le problème de l’eau qui tue au Quartier 7.
6. Les Recettes indirectes du Port privées d’électricité
Les bureaux des Recettes indirectes (anciennes Contributions indirectes) au Port de Djibouti ont été privés d’électricité par le Port les 29 et 30 septembre 2010 sur instructions du directeur technique de cet établissement public, Saad Omar Guelleh, par ailleurs frère du chef de l’Etat. Il s’agissait pour Saad Omar Guelleh, ami et parent de Moussa Rayaleh Waberi, patron de Télésat, d’une mesure de rétorsion contre le ministre des Finances, Ali Farah Assoweh, et son collègue de la Communication, Ali Abdi Farah, qu’il soupçonne d’être à l’origine des déboires de Télésat qui s’est vu suspendre quelques jours plus tôt le bouquet satellitaire de télévisions qu’elle distribuait à Djibouti. L’affaire a failli tourner à l’affrontement entre responsables du Port et agents des Recettes indirectes, qui sont armés.
7. À Dikhil aussi, les livres scolaires manquent
Les manuels scolaires ne manquent pas qu’à Ali-Sabieh, ils manquent aussi à Dikhil-ville. Contre cette situation intenable, enseignants, parents et élèves ont manifesté dimanche 10 octobre 2010 dans les rues de la ville. Pour toute réponse, la police a chargé les manifestants. Les élèves se sont alors retournés contre le Lycée d’enseignement professionnel (LIC) local qu’ils ont malheureusement saccagé.
8. Des fournisseurs djiboutiens de l’hôtel Kempinski mécontents
Le luxueux hôtel Kempinski de la capitale, établissement à cinq étoiles, a cessé de s’approvisionner auprès des marchands locaux de fruits et légumes et autres bouchers. Il se fournit directement chez les producteurs éthiopiens de ces denrées alimentaires, réalisant ainsi des économies. Mais cette pratique met en difficultés et mécontente ses fournisseurs djiboutiens. Lesquels ont exprimé leur mécontentement en manifestant devant l’établissement.
9. Un officier militaire confisque du khat au profit de proches
Samedi 9 octobre 2010, le chef de bataillon Idriss Omar Eleyeh, commandant le groupement militaire de Dikhil, a saisi une importante quantité de khat clandestinement importé d’Ethiopie pour le distribuer à des proches. Ce geste a suscité la colère de la population de Dikhil-ville, chef-lieu du district du même nom, qui a manifesté dans les rues.
10. Inchcape Shipping services licencie de nombreux salariés
La société Inchcape Shipping Services, proche du couple présidentiel, a finalement licencié une centaine de salariés. Sous prétexte d’une compression de personnel liée à une baisse d’activités. Rappelons que cette société a accusé et fait arrêter le 23 septembre 2010 une quinzaine de ses employés et que cette accusation était vue par les observateurs comme un moyen de licencier sans indemnités.
11. Les coupures d’électricité reprennent à Djibouti-ville
Après une légère embellie, les coupures de courant électrique reprennent de plus dans la capitale. Selon des informations concordantes recueillies par la Voix de Djibouti, c’est une pénurie de carburant qui en serait cette fois à l’origine. D’où la question de savoir où va l’argent d’Electricité de Djibouti.
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================================================================ Mercredi 20 Octobre 2010 Réponse à l'acticle "L’école des pauvres 2/3" de A. Houssein Par Mohamed H. Doualeh
Cher Abdourahman H. Farah,
Je te remercie de tes partages. Aussi, ci-après un article sur le partenariat école—communauté pour informer les parents d'élèves de l'école publique et les enseignants de l'existence de cet outil, à quelques jours de la rentrée scolaire. Ce n'est qu'un point de vue signé pour la bonne marche d'une école en pleine réforme.
Par ailleurs, à l’instar de ces fondations internationales qui proposent des indicateurs pour mesurer l’état d’avancement des différentes réformes, essaie d’en faire la même chose pour la « qualité de l’école », sans se focaliser, à outrance, sur les raccourcis empruntés par certaines personnes usées par leur omniprésence. Aussi, au-delà des mises à l’index, pas souvent utiles, il serait bien indiqué d’apporter des faits concrets, vérifiables…pour avancer dans la sérénité, loin de toute invective.
Enfin, dans la loi n°96/AN/00/4èmeL du 10 juillet 2000 relative à la nouvelle orientation du système éducatif djiboutien, l’aspect juridique et technique est assez complet, les mises en œuvre restent à réaliser. Le partenariat avec les différentes communautés (administratifs, parents, usagers, enseignants…), prévu depuis 2000, vient, en catimini, de voir le jour [01 mars 2009]. Mais qui va conscientiser les partenaires de l’école ?
Mohamed H. /Louki
L’article: Le partenariat école-communauté à Djibouti depuis 01 mars 2009
dimanche 19 juillet 2009
Conseil d’Etablissement, Comités de gestions des établissements, Associations des parents d’élèves (APE)
Il est créé, en mars 2009, au sein des établissements scolaires une instance de participation des usagers à la vie des établissements. Le Conseil d’Etablissement (CE), c’est son nom, est un organe décisionnel et un espace privilégié du renforcement du partenariat école-communauté.
C’est quoi le CE ?
Le CE est composé des membres de droit (le chef d’établissement, le gestionnaire, un représentant de la vie scolaire ?) et des membres élus par leurs pairs que sont les enseignants, les élèves et les parents d’élèves dont leur nombre dépend des effectifs des élèves de l’établissement considéré. Le CE est présidé par le chef d’établissement. Le CE sera (« doit » dans le texte) considéré complet même si les parents ou enseignants ne participent pas. Le chef d’établissement organise les élections des parents d’élèves et des enseignants tous les deux ans et le mandat des membres est renouvelable une fois. Au cas où un membre élu fera un manquement grave au règlement intérieur, c’est à la majorité des membres qu’il sera exclu. Pour les membres de droit, c’est la hiérarchique qui décide. Le CE se réunit une fois tous les trois mois. Le chef d’établissement peut, lors des réunions, faire appel à toute personne néanmoins les séances restent non publiques. Le PV signé par le chef d’établissement, et le secrétaire de la séance, est affiché pour les parents d’élèves.
Fonctionnement du CE et le CGE
Le CE élit les membres du comité de gestion d’établissement (CGE) qui est l’organe d’exécution des délibérations, se prononce sur les grandes orientations et les objectifs de l’établissement et adopte le projet éducatif de l’établissement. Le CE adopte aussi le budget et vote la reddition des comptes. Le CE donne son avis sur le montant de la participation des familles aux coopératives scolaires et sur certains frais de scolarité. Enfin le CE donne son avis et toutes suggestions sur le fonctionnement de l’établissement : suivi et fréquentation scolaire, conditions de bonne intégration des filles, hygiène scolaire, protection et sécurité des élèves lors des activités scolaires, modalités de participation des parents à la maintenance des équipements et locaux scolaires.
Le CGE est composé toujours de chef d’établissement, trois parents dont est trésorier—cosignataire avec le chef d’établissement pour toutes dépenses—deux enseignants, un élève et du gestionnaire. Le CGE peut passer des conventions avec les acteurs sociaux, économiques et culturels. Cette convention est issue d’une circulaire ministérielle. Le CGE a pour ressources financières la part du budget national, la collecte des participations scolaires…[coopératives scolaires ???]
Les APE
Les associations des parents d’élèves (APE) sont considérées comme telles quand elles œuvrent à la « défense des intérêts moraux et matériels » des établissements scolaires. Ces APE rendent compte de leurs travaux par un PV trimestriel transmis au chef d’établissement. Les APE pour intervenir au sein des établissements doivent signer des conventions de partenariat avec le CGE. Les APE peuvent tenir les AG au sein de l’établissement avec l’accord et la présence du chef d’établissement en qualité d’observateur.
Remarques:
Globalement, les établissements scolaires sont invités à mettre en place la cogestion scolaire sans les APE. Et les CE peuvent tourner sans les usagers et partenaires de l’école. L’Arrêté signé le 01 mars 2009 est entré en vigueur à la rentrée scolaire 2008-2009.
Le CE est défini comme étant un organe décisionnel et pourtant au regard des compétences décrites à l’article 12, sur les compétences il y a qu’en deux points où le CE décide, pour le reste des points il donne des avis. Le CE est plus consultatif que décisionnel. Le CE est un espace privilégié école-communauté. Cette communauté, locale, a des élus ou des représentants qui ne figurent nulle part.
Les CE/CGE abrogent, remplacent en améliorant les ACSES, mais subsistent les coopératives scolaires qui ne sont pas définies. Il n’est pas dit aussi que la participation des familles à la coopérative scolaire est obligatoire, ni que cette participation est financière.
Il est essentiel qu’avant la rentrée scolaire 2009-2010, les équipes pédagogiques et les acteurs communautaires puissent être sensibilisés pour instaurer « cette dynamique de gestion participative » au sein des établissements scolaires et afin que cette démarche ne soit pas du saupoudrage comme le soutiennent certaines acteurs clés de la réforme en cours.
Mohamed H. Doualé
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================================================================ Mercredi 20 Octobre 2010 Comuniqué de presse.
Le 10 Octobre 2010, un groupe de réflexion composé de djiboutiens s'est réuni à l'U.Q.O (Université du Québec en Outaouais). Le lundi 18 Octobre, les travaux du groupe se sont poursuivis en téléconférence. Ce groupe formé depuis le 27 Juin 2009 est composé de canado-djiboutiens vivant dans la région de la capitale nationale du Canada. Chose à souligner, même s'il ne soutient à priori aucune formation politque, il se distingue toutefois très nettement de ceux et celles qui courent pour le régime policier de Ismael Omar Guelleh, responsable, faut-il se le rapppeler, de notre éxil! Après, si tout était rose, pourquoi avons-nous débarqué ici?
Les Membres Fondateurs sont:
- Hassan Abdi Aden,
- Houssein Abdourahman Andoleh,
- Abdoulkader Mohamed
- Ibrahim Mola Aden
Ce groupe de réflexion s’est fixé comme objectif de réunir l’ensemble des djibouto-canadiennes et des des djibouto-canadiens autour d’un même projet fédérateur. À présent, il oeuvre à formaliser et à officialiser une Association qui a notamment pour mission de:
- Créer un pont d'amitié et coopération véritable entre le Canada et Djibouti,
- Raffermir l'unité nationale et la concorde civile à Djibouti et au Canada,
- Promouvoir l'état de droit, la démocratie, l'équité, le droit de la personne et le développement durable à Djibouti et au Canada,
- Être un observatoire de la démocratie et de l'état de droit à Djibouti.
Le groupe œuvre actuellement à la finalisation des questions administratives relatives à l'enregistrement, la location d'un bureau, etc. Dans l'immédiat, les membres fondateurs forment un directoire chargé de finaliser les travaux de création et de préparer un premier congrès.
Vous aurez tous les développement de ce projet dans les colonnes de djiboutii.net. en attendant, pour de plus amples informations, prière contacter : hassan.abdi.aden@gmail.com ou jamahoussein@hotmail.com
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================================================================ Mercredi 20 Octobre 2010 L’école des pauvres 2/3 (un lecteur) Par Abdourahman Houssein / Balley « Education : ce qui manque à l’ignorant pour reconnaître qu’il ne sait rien », Albert Brie
Monsieur le ministre, depuis onze ans que vous êtes à la tête de ce ministère vous n’avez jamais voulu établir le moindre dialogue entre vous et les enseignants d’une part, les associations des parents d’élèves et les opérateurs économiques du pays d’autre part. Une telle initiative vous permettrait d’adapter la formation de nos jeunes au besoin en cadres de notre pays. « La bonne éducation de la jeunesse est le garant le plus sûr de la prospérité d’un état », disait Axel Oxenstiern.
Vous avez profitez du temps de l’ignorance et de la pauvreté pour nous imposer une réforme criminelle. « Il n’y a pas encore aujourd’hui, il n’y a probablement jamais eu de système éducatif valable, capable de former et d’épanouir la personnalité, car tout système éducatif est fait pour étouffer, ou pour asservir, sans pour autant donner les connaissances et les aptitudes qu’il prétend donner », écrivait Michel Lobrot. Certes, depuis le lancement de la réforme en 1999, le nombre d’établissements scolaires inaugurés ne cesse d’augmenter année après année. A présent, des collèges ont même ouverts leurs portes dans des localités aussi éloignées et enclavées que Ali-Adé, As-Eyla ou Dorra. Mais un enseignement de qualité fait toujours cruellement défaut dans ces établissements. Pour le reste de la population djiboutienne, la réponse est plutôt mitigée ou plus pragmatique ; les objectifs n’ont pas été atteins, les fruits de la réforme sont invisibles voire inexistants. « Onze ans, c’est l’âge où un enfant se forge une personnalité et une autonomie physique et mentale dans sa vie ; la réforme ne parvient pas encore à se mettre débout ; on dirait qu’elle est paralysée », m’a affirmé un enseignant de l’école primaire. A défaut d’enquêtes concrètes et des statistiques chiffrées viables et tangibles qui nous renseigneraient sur la réussite ou l’échec de cette réforme, nous nous contenterons des faits réels constatés sur le terrain, ainsi que des témoignages des professeurs, des parents d’élèves et des élèves eux-mêmes pour nous faire une idée du bilan de cette réforme annoncée comme une consécration. Cette modification s’est révélée être une catastrophe nationale. Onze promotions des gamins djiboutiens innocents sont sacrifiées sur l’autel du mensonge, des intérêts personnels et des désirs inavouables. Maintenir le peuple dans l’ignorance, la pauvreté et la dépendance économique afin qu’il ne puisse jamais formuler des doléances. Un proverbe somali dit « nin gaajoonayi kuma lagdo », un affamé n’arrivera jamais à terrasser son adversaire.
De son expérimentation à sa généralisation, l’Approche Par Compétences a été une exécution bâclée. Elle n’a jamais été évaluée ; ses détracteurs ont été respectueusement écartés, et poliment réduits au silence parfois. Il n’y a jamais eu des débats raisonnable et réalistes sur cette méthode pour l’accepter ou la rejeter avant son adoption dans le système éducatif djiboutien. «On prépare la démocratie de demain par la démocratie à l’école. Un régime autoritaire à l’école ne saurait être formateur des citoyens et des démocrates.» Célestin Freinet Dans les faits, nous constatons spécialement que toutes les autorités du pays, les ministres, les députés, les cadres supérieurs et tous ceux qui avaient le moyen financier ont fui l’école publique après l’instauration de cette réforme. Elles ont choisi d’inscrire leurs progénitures dans les écoles privées qui ont bénéficié de la dévalorisation de l’école publique pour accroître leurs effectifs et leurs chiffres d’affaire ces derniers temps. D’autres ont choisi de les envoyer à l’étranger à la recherche d’une éducation de qualité, car ils ne croient ni à l’école publique ni à l’école privée djiboutiennes. Mais quelle honte de conduire ses enfants à l’école privée avec des véhicules immatriculés A, B ou C et prétendre que la qualité des apprentissages dans les écoles publiques est efficace ! « Chaque génération doit, dans une relative opacité, découvrir sa mission, l’accomplir ou la trahir », écrivait Frantz Fanon. Avons-nous découvert notre mission dans cette réforme ? Je ne le pense pas. D’autre part, le recours aux cours de soutien à domicile et dans les écoles privées se généralise parmi les Djiboutiens qui peuvent encore accéder ce privilège. Cette transformation a accentué les inégalités sociales et la disparité des niveaux des élèves dans les classes. Par la même occasion, elle a amoindrit les chances de réussite sociale des enfants issus des familles nécessiteuses qui aspiraient à un changement de leur condition sociale grâce à leurs études. Elle a creusé davantage le fossé entre riches et pauvres. Ce changement a marginalisé les enfants des familles misérables, dépourvues déjà par le destin. Abdourahman Houssein/ Balle : Houde_dj64@yahoo.fr 253 81 77 42
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================================================================ Mercredi 20 Octobre 2010 L'eau qui tue (document)
Le document ci-joint (cliquer sur le lien ci-dessous) nous a été envoyé par un lecteur. C'est une lettre signée par des citoyens du Quartier 7 à Djibouti se plaignant d'une eau “qui tue”. Les feuilles de choux du régime dictatorial et corrompu ne va jamais parler de cet autre Djibouti. Le vraie. Le Djibouti des djiboutiens. Lire la lettre ici (cliquer).
La rédaction.
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================================================================ Mercredi 13 Octobre 2010 L’école des pauvres 1/3 Par Abdourahman Houssein / Balley «Education : ce qui manque à l’ignorant pour reconnaître qu’il ne sait rien», Albert Brie Chers concitoyens, onze années nous séparent de la première tenue des Etats Généraux de l’éducation nationale, concoctés par l’actuel ministre de tutelle M. Hamoud, alias Abdi Ibrahim Absieh, en vue de réformer le système éducatif djiboutien. Cette réforme se fixait comme objectif primordial, la réorganisation intégrale de l’école djiboutienne. Elle se voulait également très ambitieuse, car les finalités, les programmes, les contenus, les apprentissages ainsi que les méthodes d’enseignement seraient conformes au contexte djiboutien. On louait les bienfaits de cette mutation à travers les médias de propagande comme la radio, la télévision et les journaux nationaux sans réelle liberté. Tous ces moyens de communication publics sont contrôlés par le régime, toutes les informations qu’ils diffusent sont filtrées et censurées.
Sept commissions ont été créées pour réaliser ce travail dont chacune accomplissait une tâche bien précise.
Commission 1 : structures et organisation Commission 2 : finalités de l’école Commission 3 : gestion et administration Commission 4 : les enseignants Commission 5 : coûts et financements Commission 6 : participation non gouvernementale à l’éducation Commission 7 : la réussite Beaucoup de Djiboutiens ont décrié la manière d’organiser ces Etats Généraux en hurlant à la manipulation des esprits et au mensonge. Ni le temps, trop court, du 1er au 7 décembre 1999 (6jours), ni la faible représentativité du corps enseignant n’accordait aucune crédibilité quant à la réussite de ces assises. La transformation d’une institution vieille de deux siècles, l’école djiboutienne a été fondée en 1830, demandait sans doute plus de temps et des moyens humains et matériels. Ceux-là, ont vite déchanté en raison des contradictions flagrantes des discours politiques pompeux et creux avec les faibles résultats sur le terrain. «Je crois pouvoir dire que les neuf dixième des hommes que nous connaissons, sont ce qu’ils sont, bons ou mauvais, utiles ou nuisibles par l’effet de leur éducation» écrivait John Locke. On a l’impression que nos dirigeants ont raté la leur.
D’autres l’ont soutenue, car ils jugeaient le système éducatif djiboutien obsolète, inadapté à la culture djiboutienne et marginal par rapport à la mondialisation. Des participants composés des parents d’élèves, des cadres, des enseignants, de la société civile, triés sur le volet ont pris part aux assises afin de les rendre présentables. Quel est donc le bilan de ces onze années après la réforme ? Pour le ministre de l’éducation et ses fidèles les plus roches, le bilan est convaincant voire adulateur, les accomplissements ont dépassé les estimations les plus optimistes. Nos objectifs ont été réalisés affectionnent-ils répéter triomphalement en public. Selon leur dire toutes les écoles primaires, les collèges et les lycées débordent d’élèves, en moyenne, on compte 55 élèves par classe. D’ailleurs, les cérémonies du 10ème anniversaire de la réforme glorifiée avec faste en décembre 2009, avaient pour slogan «Waa la taaban karaya», autrement dit, les objectifs sont palpables, l’œuvre est complète, les réalisations sont probantes. A l’époque, j’ai qualifié ces commémorations de « axan » de l’école djiboutienne, terme somali, qui désigne les mets constitués essentiellement de viande que l’on consomme sur le tombeau d’un être cher après sa mise en terre. «Si l’éducation mène à la guerre, si elle nous apprend à détruire, ou à être détruit, n’a-t-elle pas fait faillite», disait J. Krishnamurtu, un savant ind en. Les Djiboutiens n’ont pas confiance en leur pays. L’avenir reste sombre ; on détruit l’espoir des jeunes.
La maigreur du bilan et le louvoiement des déclarations appellent à l’évidence à la réserve quant à ce genre de réforme. « Qui ne donne pas de métier à son fils, lui donne le métier de voleur », proverbe hébreux. Tous ces enfants mal éduqués sont les voleurs, les bandits, les destructeurs, les assassins, les malfrats de demain. Comment expliquez-vous monsieur le ministre votre mépris à l’égard de la communauté éducative en générale et des enseignants en particulier ?... Abdourahman Houssein/ Balley Houde_dj64@yahoo.fr 253 81 77 42
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================================================================ Lundi 11 Octobre 2010 La Voix de Djibouti - Edition No 38
1. Développements dans l’affaire des armes saisies à Djibouti-ville
Comme nous vous en avons informés jeudi 30 septembre 2010, des armes ont été saisies la semaine dernière dans la ville de Djibouti, notre capitale. Elles ont été saisies par la gendarmerie en plusieurs endroits dont le Port de Djibouti, le Port de pêche et le Port de Doraleh. Une enquête a été lancée par les gendarmes dans la foulée de cette saisie. Elle s’est jusqu’ici traduite par l’interpellation de trois cadres portuaires : le chef du Bureau Mouvements (Ex-Capitainerie), Mohamed Moussa Abar dit Gaucher, son adjoint Mahad, marié à une nièce du chef de l’Etat, ainsi que le chef du service General Cargo (Ex-Service Exploitation), Elmi Ali Guelleh qui est le frère du directeur d’Electricité de Djibouti et cousin du chef de l’Etat. Elle a également entraîné l’interpellation du patron de Transit Okar, Saleh Omar Guelleh, frère du président Ismaël Omar Guelleh, ainsi que du chauffeur du président de l’autorité des Ports et Zones franches, Ahmed Aden Doualeh. Les cadres du Port et le transitaire ont été entendus puis relâchés. Il se murmure que ces interpellations ont suscité une tension entre le procureur général de la République, Souleiman Djama Ali, désireux d’étouffer l’affaire, et la gendarmerie qui souhaiterait faire la lumière sur ce qui apparaît comme un réseau organisé qui remonte en haut lieu. En tout cas, cette découverte inquiétante pose la question des destinataires des armes. Qui sont-ils ? Des miliciens ou des membres de la famille présidentielle ? Et à quelles fins ? A suivre.
2. Guelleh répond à Boreh par la voix de son ambassadeur à Paris
Suite à l’entretien que l’opposant Abdourahman Boreh a accordé à la chaîne de télévision parisienne «Africa 24» vendredi 24 septembre 2010, entretien intervenu à un moment où l’Opposition djiboutienne multiplie les rencontres au sommet et renforce son unité, le chef de l’Etat est sorti de ses gonds et crié des ordres de réplique à ses courtisans. C’est l’ambassadeur de Djibouti à Paris, où se déroulent d’intenses activités de l’opposition, qui a été chargé de porter la voix présidentielle contre Boreh et l’Opposition le 20 septembre 2010. Mais alors quelle réponse ! Elle est tissée de ridicule et de déni de liberté. En effet, l’ambassadeur, fidèle en cela à son maître, n’a pas trouvé mieux que de se répandre en invectives et autres accusations gratuites, puis de dire que tout va pour le mieux à Djibouti, que la presse a pignon sur rue, qu’il n’y pas de détenus politiques, martelant avec insistance que Boreh est un commerçant et…qu’il n’a pas le droit de faire de la politique. Rappelons-lui que le jeune Mohamed Ahmed Abdillahi, frère de l’opposant mort en prison, Mahdi Ahmed Abdillahi, et qui a été arbitrairement condamné à 5 ans de prison ferme le 23 juin 2010, est un détenu politique. Que Boreh lui-même, tout aussi arbitrairement condamné à quinze ans d’emprisonnement dans le même procès que Mohamed Ahmed Abdillahi, n’a dû son salut qu’à l’exil. Et que l’absence de liberté (y compris de presse), d’Etat de droit et de bonne gouvernance caractérise Djibouti.
Loin de convaincre, la réponse assenée par Rachad Farah porte une lumière crue sur l’indigence intellectuelle du régime et la conception que le chef de l’Etat a de la politique. Pour lui, la politique n’est pas une activité publique ouverte à tout citoyen qui souhaite y entrer, qu’il soit commerçant ou non, riche ou pauvre, femme ou homme. Pour lui, la politique n’est pas affaire de convictions et d’engagement au service de l’intérêt général, elle n’est pas affaire de débats d’idées arbitrés par le peuple à travers un système électoral libre et honnête. Pour lui, l’exercice du pouvoir n’obéit pas aux règles de la démocratie pourtant consacrées par la Constitution de 1992. Aux yeux du président Ismaël Omar Guelleh, la politique à Djibouti est son domaine réservé. Cette conception de la vie publique porte un nom : dictature. Or, le remède à une dictature c’est de se mobiliser à l’échelle nationale et d’y mettre fin. En l’occurrence, il n’y va pas seulement de l’intérêt du peuple djiboutien mais aussi de la région et du reste du monde.
3. Les jets de pierres continuent et s’étendent à d’autres quartiers
Les jets des pierres sévissant au Quartier populaire n°7 dont nous avons rendu compte dans notre dernière édition du jeudi 30 septembre 2010 n’ont pas cessé. Non seulement les bandes de jeunes actionnées par le régime continuent leurs échanges de pierres mais ces jets de projectiles s’étendent à d‘autres quartiers tels que Quartiers 3, 4, 5, 6 ou encore Balbala.
Ce, sous les yeux du président Guelleh. Ce, sous les yeux de la police et de la gendarmerie qui ne font rien pour faire cesser cette violence gratuite qui ajoute aux souffrances d’une population déjà très éprouvée par la misère et l’absence de liberté que leur inflige le chef de l’Etat.
C’est plus que jamais à la population de se mobiliser pour faire cesser cette violence inspirée par le régime. A suivre.
4. Trafic de ferrailles par une entreprise du couple présidentiel
Un camion d’exploitation immatriculé 2130 TT, qui appartient à la compagnie de construction ICC fondée par le couple présidentiel avec les équipements et matériels spoliés à la société Soprim de l’homme d’affaires et opposant Abdourahman Boreh, a été arrêté le 23 septembre 2010 et immobilisé dans l’enceinte de la gare de Djibouti par la police. Le véhicule était chargé de ferrailles provenant du Chemin de fer Djibouto-éthiopien (CDE) qu’il devait livrer à une compagnie indienne installée à Djibouti. Il s’agit, selon nos informations, d’un juteux trafic de ferrailles auquel se livre le couple présidentiel au détriment de la compagnie ferroviaire binationale. Précisons que la société ICC est gérée, entre autres personnes, par la fille du couple présidentiel, Fatouma-Awo Ismaël Omar. Le camion en question reste immobilisé à ce jour.
5. La valise de dollars du PK 12 remise au chef de l’Etat
La valise emplie de dollars qu’un sous-officier de la police a récemment trouvée dans la rue aux abords du Quartier PK12 et qui lui a été confisquée par le chef de la police, le colonel Abdillahi Abdi Farah, a fini entre les mains du chef de l’Etat, Ismaël Omar Guelleh. S’agit-il de vrais ou de faux dollars ? Qu’en fera-t-il ? Va-t-il se les approprier, comme d’ordinaire ? Décidément, le régime entoure cette affaire d’un silence aussi lourd que suspect.
6. Un enseignant dépressif brûle plusieurs habitations à Ambouli
Samedi 2 octobre 2010, un enseignant célibataire du second degré, souffrant d’une dépression nerveuse depuis quelques années, Abdi Ali, a mis le feu à la demeure familiale où il vivait encore. Le feu s’est très vite propagé aux habitations voisines. Au total, 11 habitations dont celle familiale de l’enseignant ont été consumées par le feu. Ce sont autant de familles modestes qui se retrouvent sans abris, s’ajoutant à la liste déjà trop longue des victimes des incendies de cet été qui ont détruit près de 200 habitations et locaux de commerce dans la capitale.
Dans un pays normalement gouverné, les risques d’un tel incendie auraient été bien moindres car la dépression nerveuse de cet enseignant aurait été soignée.
Contre qui peuvent-elles maintenant se retourner, les victimes de cet incendie dont l’auteur semble mentalement atteint et donc juridiquement irresponsable ? Normalement, elles doivent se retourner contre l’Etat de Djibouti qui a failli à sa mission de santé publique.
7. A Ali-Sabieh, les livres scolaires manquent
A Ali-Sabieh-ville, chef-lieu du district du même nom, au sud du pays, les élèves manquent de manuels scolaires dans le primaire et le secondaire. Pourtant, comme à chaque rentrée scolaire, les chefs d’établissement exigent des parents le paiement de la caution pour prêt de livres. Mais les parents d’élèves, fatigués de payer pour des livres qui ne viennent plus, se rebiffent cette année et refusent de mettre la main à la poche.
8. L’argent détourné du Trésor reste introuvable
Les fonds publics importants de l’ordre de 135 millions de francs Djibouti, détournés par un agent du Trésor, Abdourahman Ali Ahmed, restent introuvables. L’agent n’a pu être arrêté, car il a franchi la frontière avec les fonds, abandonnant la voiture qu’il conduisait près de la frontière de Djibouti avec le Somaliland. La seule réaction connue du gouvernement est pour l’heure une convocation au palais présidentiel du trésorier payeur national, Hassan Moumin.
9. Plus de timbre sur les cartes de séjour pour étrangers
De plus en plus de personnes étrangères résidant régulièrement à Djibouti se retrouvent avec une carte de séjour ou un passeport sans timbre de renouvellement. Non qu’elles ne renouvellent plus leur document mais parce que le Service Etrangers de la Force nationale de police (FNP) ne trouve plus de timbre à apposer sur leur carte ou passeport. Mais cela n’empêche pas ce service de percevoir les frais de timbre : il se contente d’enregistrer le renouvellement sur un simple petit cahier. Cette pratique place les étrangers concernés dans une situation intenable, car ils sont pris en défaut chaque fois qu’ils sont contrôlés. Il leur faut souvent payer un bakchich aux agents de police qui les contrôlent pour ne pas être arrêtés alors même qu’ils sont en règle en ce qui les concerne.
10. Les clients de Télésat privés de télévisions
La société de bouquets de télévisons par satellite, Télésat, qui appartient à Moussa Rayaleh Waberi, patron de la compagnie aérienne Air Djibouti, proche du régime, n’honore plus ses engagements, ni envers ses clients à Djibouti, ni envers ses fournisseurs à l’étranger. Depuis plusieurs jours, les clients de Télésat ne reçoivent plus les chaînes de télévisons par satellite qu’elle distribue, ces chaînes de télévisions l’ayant suspendue pour non-paiement de l’accès à leurs programmes.
11. Djibouti-Turquie : les relations ne sont plus au beau fixe
Selon des informations concordantes recueillies par La Voix de Djibouti, les relations entre le régime djiboutien et le gouvernement turc ne sont plus au beau fixe. Les rapports se sont dégradés suite à un détournement par les autorités djiboutiennes d’une aide matérielle octroyée par le gouvernement turc à Djibouti. Il s’agit d’un don de trois bateaux de pêche offerts par Ankara pour venir en aide au secteur sous-développé de la pêche nationale et que le président Guelleh a décidé de vendre aux enchères pour en empocher la recette. Une annonce publique a même été faite pour cette mise aux enchères dans le journal La Nation. Devant ce comportement irresponsable, le gouvernement turc a décidé de geler ses relations avec celui de Djibouti. Il s’ensuit que des bourses d‘études accordées à des étudiants djiboutiens en Turquie ont été suspendues. A suivre.
12. Les militaires américains inquiets de la situation à Djibouti
Selon des informations concordantes parvenues à La Voix de Djibouti, les militaires américains stationnés à Djibouti manifestent une inquiétude grandissante face à la dégradation de la situation politique, administrative et socio-économique de Djibouti. Il n’est pas rare, semble-t-il, que des responsables du camp Lemonnier, qui abrite les marines américains, s’en ouvrent à leur personnel civil. Solution à cette dégradation de la situation à Djibouti ? Un véritable changement démocratique, ce à quoi peuvent aisément aider les Américains.
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================================================================ Isniin 11kii Octoobar 2010 Codka Jabuuti: Af soomaali hlkan ka dhegeyso (Halkan riix)
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================================================================ Lundi 11 Octobre 2010 Lettre à Monsieur Abdallah M. Abdallah Directeur de publication du journal «La République» Par Farah Abdillahi Miguil
Objet : mise au point
Monsieur,
Citoyen d’un pays où l’exil et la soumission semblent être les seuls espoirs pour le moment, syndicaliste d’un état où les conventions fondamentales de l’OIT ( Organisation Internationale du Travail) cherchent application, défenseur des droits humains sans appartenance politique, j’ai milité et je milite toujours au sein de plusieurs associations depuis ma vie estudiantine pour l’avènement d’une société civile indépendante et d’une démocratie véritable. Par ailleurs en tant que citoyen je déteste les flagorneries et le nomadisme politique mais je chérie la liberté d’expression et la pluralité d’opinions. Et c’est pour cela que même si « je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous ayez le droit de le dire » Voltaire.
Pour ma part, je crois que les partis politiques en dehors des clones que le pouvoir actuel nous impose, sont les acteurs de la démocratie et leurs capacités à faire des propositions traduisent souvent la bonne santé de la pluralité en vigueur dans un pays. Et en tant que citoyen, j’attends des hommes et des femmes politiques de mon pays du courage, de l’honnêteté, de l’intégrité et de la constance.
Venons-en maintenant à ce qui m’a contraint à vous écrire. J’ai été choqué de voir un de mes articles (Djibouti : le règne du faux) reproduit intégralement dans le n°19 de votre journal du 07 octobre 2010 sans que vous ayez eu besoin de demander l’autorisation, de citer la source et le nom de l’auteur. Et c’est la deuxième fois en quelques mois que vous publiez un de mes articles dans les mêmes conditions. La première fois je n’ai pas voulu réagir tout en espérant de votre part un sursaut d’honnêteté intellectuelle et d’éthique morale pour corriger la coquille. Malheureusement, vous avez décidé de récidiver.
Dans l’édito de ce numéro, vous avez écrit cette belle phrase : « Dans ce numéro vous remarquerez chers compatriotes que nous avons tenu à laisser la parole aux citoyens ». Je trouve que c’est une très bonne communication pour un parti politique mais est-ce que vous avez pris la peine de demander si ces citoyens étaient d’accord ou non qu’on publie leurs écrits dans votre journal ? C’est non. Et ceci ressemble à une forme de piraterie de la propriété intellectuelle.
Mon souhait est que ceux qui proposent des alternatives à des systèmes hérités de l’époque coloniale où le déni du citoyen est la règle, doivent travailler à la consécration de l’individu et à la culture du respect des droits individuels notamment du droit d’auteur.
Puisque les choses sont ainsi et que l’environnement politique et sociétal de notre pays reste miner par des appartenances sans lendemain et sans foi et que votre journal est le journal d’un parti politique alors je demande à ce que mes articles ne soient pas publiés dans votre journal.
En espérant que cette mise au point participera au renforcement du respect des citoyens, je vous prie de croire, Monsieur, l’expression de mes salutations citoyennes.
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================================================================ Lundi 11 Octobre 2010 Andolé : un Martyr
A l'occasion de la Grande manifestation africaine contre la Françafrique tenue le 28 septembre 2010 dans plusieurs villes dans le monde, l'ARD veut honorer la mémoire de Abdourahman Djama Hassan, dit Abdourahman Djama Andolé, autre martyr djiboutien de la Françafrique avec Mahmoud Harbi.
Contre la prescription de la mémoire
Toute Histoire est riche, de gloire comme de tragédies. Les profanes qui cherchent à imposer un discours mensonger sur l’Histoire de notre pays en seront quittes à revoir leur copie (suivez notre regard…) Il est admis et prouvé que certaines résistances ont été à Djibouti, antérieures à d’autres ! D’autres ont été médiatisées à outrance et à dessein ! Certaines ont été occultées… Parce que, par définition, toute Histoire est un enjeu de mémoire et de pouvoir. Refuser de prendre nos morts en otage du présent, c’est restituer à chacun la place qui fut la sienne dans la longue et douloureuse lutte d’Indépendance. C’est ne pas tomber dans la facilité mesquine consistant à profiter du flou chronologique (flou surtout pour les jeunes générations) en accusant certains de crimes dont seul le colonialisme a été coupable. Il ne viendrait donc jamais à l’esprit d’un dirigeant sérieux de rendre tel inspecteur de la police coloniale responsable de la mort de quelque martyr que ce soit : ce serait lui accorder plus d’importance qu’il n’en avait dans le dispositif répressif, donc dans l’Histoire tout court ! A cet égard au moins, le tragique destin du patriote Abdourahman Djama Andoleh mérite un rappel historique dépassionné. C’est le minimum de justice qui puisse lui être ici rendu.
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Il s’appelait Abdourahman Djama Hassan, plus connu sous le surnom hérité de son père Abdourahman Djama Andoleh. Arrêté à son domicile par la Gendarmerie Française deux jours après le soulèvement populaire consécutif au référendum du 19 mars 1967, il ne reviendra plus chez lui. Déclaré mort par le colonialisme dans la nuit du 27 au 28 mars, soit exactement une semaine après son arrestation, il laisse derrière lui un nom, le sien mort pour l’indépendance du pays, une veuve, elle aussi décédée et sept enfants. Mais surtout un vide sur les conditions exactes de sa mort. Car, depuis l’indépendance, aucune action n’a jamais été entreprise à quelque niveau que ce soit pour éclaircir ce mystère de la brutalité coloniale, ni pour écrire la riche et tragique histoire des martyrs de la libération nationale.
Car le colonialisme a beaucoup écrit son histoire, à sa façon, surtout en ce qui concerne son arrivée et sa présence dans ses anciennes possessions. Si les archives d’outre-mer peuvent utilement être consultées pour qui tente de comprendre le point de vue officiel de l’Histoire, il appartient aujourd’hui aux jeunes générations, plus éduquées que celles de leurs parents, d’œuvrer pour que soient entamées les recherches indispensables pour mieux éclairer et saisir cette période aussi complexe que douloureuse de son peuple, en confrontant les données disponibles documents écrits et les témoignages oraux des protagonistes encore en vie. Seule cette démarche sans exclusive permettra de dégager une vérité historique acceptable puisque proche de la réalité. Chaque évènement devant ainsi être placé ou replacé dans son contexte historique et spatial.
C’est une telle démarche, refusant d’être mystifié par la propagande officielle de tous ceux ayant intérêt à la perpétuation des ténèbres de l’ignorance, qui nous avait permis de vous livrer dans notre journal, à la veille du 25ème anniversaire de notre Indépendance, un sommaire correctif sur l’histoire coloniale française et des luttes anti-colonialistes sur notre territoire. Texte d’ailleurs riche en informations inédites et qui a pu permettre à nos lectrices et lecteurs de saisir l’évolution des différentes périodes coloniales et les noms d’illustres héros et bien d’autres combattants anonymes qui avaient donné de leur vie pour un idéal : La Liberté.
Les lignes qui suivent tenteront donc de mieux faire connaître aux lecteurs un grand martyr national, mort pour sa patrie, assassiné sauvagement par les forces de répression coloniale dans la nuit du 27 au 28 mars 1967 et dont la mémoire doit, plus que jamais, rester présente : il est temps que le silence officiel soit enfin rompu et que les conditions de son assassinat soient élucidées, en déterminant toutes les responsabilités.
Le martyr Abdourahman Djama Andoleh n’avait que 45 ans la nuit « officielle » de sa mort. Mort jeune pour ses idéaux, il avait été de cette génération africaine, de ces hommes de notre contrée et fut un de nos premiers combattants pour la liberté à comprendre que la fin de la Seconde Guerre Mondiale était une occasion inespérée pour les peuples opprimés d’exprimer leurs aspirations et que la libération de leur pays n’était pas différente de celle de la France, laquelle a vu le sacrifice de nombreux fils de ce petit pays. En fait une prise de conscience du caractère universel de la Liberté.
Très tôt, il fourbit ses premières armes dans le militantisme syndical pour la défense des droits des travailleurs comme d’autres de ses compatriotes notamment Moussa Ahmed Idriss et Ahmed Dini Ahmed.
Membre incontournable du Syndicat des Cheminots il fut l’un des premiers autochtones à sérieusement inquiéter le colonisateur et son administration locale, pour la simple raison qu’en plus de ses dons d’orateur, il maîtrisait parfaitement le français et l’arabe. Parallèlement à ses activités syndicalistes, il était membre du parti indépendantiste le Parti du Mouvement Populaire (PMP) dirigé par Moussa Ahmed Idriss. Toutes raisons qui donnaient aux autorités françaises l’occasion de porter une attention particulière à sa personne.
Syndicaliste infatigable, il fut ensuite désigné au poste de Secrétaire Général du puissant syndicat des Cheminots du Chemin de Fer Franco-Ethiopien. C’est donc à ce titre que les autres syndicats de base le choisirent tout naturellement comme leur représentant lors du Congrès International des Travailleurs de tous les pays, tenu le 1er mai 1960 en Chine Populaire. Il faut noter qu’à cette époque le seul moyen offert par le colonialisme pour la revendication des droits des indigènes passait par le syndicalisme. (Depuis 1999, on appelle cela à Djibouti « faire du social » avec le syndicalisme en moins).
Selon des témoignages M. Andoleh était très redouté par la France et lui-même courageux pour assumer haut et fort ses engagements tant politiques que syndicaux. Toutefois, à son désavantage, il évoluait dans un contexte international d’émancipation et de lutte anticolonialiste, amplifié par un rapport de force idéologique entre puissances mondiales, le tout bien évidemment au détriment des peuples opprimés placés, selon le mot de feu Julius Nyéréré, dans la position d’une sardine à laquelle un gourmet demanderait si elle préfèrerait être cuite au beurre ou à la margarine. La France de la fin des années 1950 et du début de 1960 était donc non seulement menacée mais perdait surtout du terrain dans ses colonies d’Asie et d’Afrique : Dien Bien Phu était passé par là.
Djibouti, alors dénommée Côte Française des Somalis – CFS, seule colonie française d’Afrique de l’Est, ne pouvant nullement échapper au raz- de-marée de la décolonisation, devenait de plus en plus vitale pour les intérêts de la France et même de tout l’Occident « capitaliste » : en dépit de la doctrine américaine du « droit des peuples à l’autodétermination », il était difficilement concevable de tolérer la moindre velléité indépendantiste dans cette région plus géostratégique que pourvoyeuse en matières premières utiles aux usines des nations industrialisées. En ce sens que l’unification aussitôt indépendantes des deux Somalie ( britannique et italienne) constituait une menace directe pour la France, par effet de contagion.
Laquelle France gaullienne ne pouvant donc admettre une remise en cause de sa présence en Mer Rouge et dans l’Océan Indien, le voyage de M. Andoleh entrepris en pays communistes ne pouvait que froisser une France pourchassée par ses bataillons de libérateurs, qu’elle continuait pourtant à encore coloniser.
Cette inquiétude des autorités françaises de Djibouti est remarquablement confirmée par une note interne de la Sûreté Générale au Commissaire Spécial du Port et de l’Aéroport, en date du 21 mai 1960. Ce document n°2253, concernant le dossier Andoleh, était ainsi écrit : « Je vous prie de prendre toutes dispositions pour que, à son arrivée en CFS, Abdourahman Djama, employé au CFE, soit soumis à un contrôle très stricte de ses bagages ». Ceux, encore vivant aujourd’hui, qui étaient à l’époque responsable de ces points d’entrée à la frontière confirment à la fois les signatures et les instructions contenues dans cette note.
Plus que ses bagages, c’est sa propre personne qui fit les frais de ce contrôle colonial : quelques jours après son arrestation, on le retrouve mort dans les environs du barrage, le corps criblé de 17 balles et les yeux crevés. Pour la version officielle, reprise par «Le Réveil de Djibouti », il aurait enfreint le couvre-feu : on se demande alors pourquoi s’être acharné sur un cadavre ? En fait, il est probable que ses yeux aient été crevé dans le cadre d’une torture plus générale. C’est ainsi que semble l’avoir compris le quotidien Le Monde qui parlait pour sa part de l’assassinat d’un leader indépendantiste.
Et c’est pour cela que toute la lumière devra tôt ou tard être faite sur ce meurtre. Mieux vaut tôt que tard.
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================================================================ Mardi 5 Octobre 2010 Lorsque les citoyens cessent de croire en leur pays. Par Farah Abdillahi Miguil « Un de ses élèves, Zigong, demanda à Confucius un jour quelles étaient les conditions nécessaires pour qu’un pays vive en paix, avec un gouvernement stable. La réponse du maître fut très simple. Il n’y a que trois conditions : des armes en suffisance, assez de vivre et la confiance du peuple.
Premièrement, l’appareil de l’Etat doit être puissant ; il doit disposer des forces militaires lui permettant de se défendre. Deuxièment, il doit avoir de quoi nourrir et vêtir convenablement sa population. Troisièment, il faut que le peuple ait confiance en ses dirigeants.
Cet élève ne cessait de poser des questions bizarres. «S’il était absolument nécessaire de négliger l’une de ces trois conditions, reprit-il à laquelle faudrait-il renoncer ?—Aux forces militaires répondit Confucius. —Et s’il était absolument nécessaire d’en négliger encore une seconde, dit Zigong, quelle serait-elle ? Avec le plus grand sérieux, Confucius déclara : « Les vivres. Car de tout temps les hommes ont été sujets à la mort, mais, si le peuple n’a pas confiance en ceux qui le gouvernent, c’en est fait de lui. »
Ne pouvoir se nourrir mène assurément à la mort mais qui n’a jamais réussi à tromper la mort ? La pire chose qui puisse arrivé n’est donc pas la mort mais l’effondrement général qui se produit lorsque les citoyens cessent de croire en leur pays. » Yu Dan (Le bonheur selon Confucius)
Les malheurs de l’Afrique viennent surtout du fait que les citoyens n’ont plus confiance en ses dirigeants. Dans cette Afrique où les coups d’états militaires ont cédé la place aux coups d’états constitutionnels, la plupart de ceux qui ont porté un idéal, un espoir, une espérance, …ont eu un destin tragique, emportés par la trahison, les balles de l’ennemi, les suicides assistés, …. Tout ça s'est fait et se fait toujours avec la bénédiction et la complicité des anciennes puissances coloniales et d'une communauté internationale notoirement affairiste. Les indépendances n’ont été qu’un prolongement de la traite et du colonialisme sous d’autres formes au point où certains africains regrettent parfois aujourd’hui l’époque coloniale. Ceux que les colons ont confié au pouvoir au moment de leur départ, surtout, dans les pays francophones dans une Afrique aux frontières artificielles, ont été pour la plupart, comme m’écrivait un ami, les serviteurs aux culottes courtes ; anciens soldats de l’armée coloniale, anciens agents de renseignement de la police coloniale ou encore des anciens dignitaires. Ces hommes qui n’ont connu que la servitude, la platitude, les « oui monsieur », les « à vos ordres monsieur », et qui n’ont jamais rêvé de leur vie d’être un jour dans un palais, sont habités par un désir d’être un maître incontesté ayant droit de vie et de mort sur leurs concitoyens construisant souvent des châteaux de cartes qui s’écroulent avec leur départ.
Durant leur règne ils ne cessent de chanter ce poème satirique de Hadrawi, Isa-Sudhan, composé durant les années 1970, « Je suis le Président C’est moi qui décide Je suis les yeux du peuple Je suis les oreilles du peuple Je suis le cerveau du peuple Je suis le maître [d’école] du peuple Je suis le Père du peuple Moi seul de toute cette terre Suis le patron Indétrônable » L’Afrique est devenue un continent où l’éternel recommencement est la règle. On réécrit, on réinvente une histoire à la gloire de l’homme fort du pays, on détruit et on efface tout ce qui peut rappeler le passé médiocre de ces nouveaux maîtres …. On fait couler du béton sur la mémoire du pays.
Les exemples ont pignon sur rue en Afrique où le manque de confiance entre le peuple et ses dirigeants ont fait basculer des pays dans l’anarchie et la guerre civile. L’histoire récente et la géographie jouxtante nous font penser à la Somalie qui depuis vingt ans n’a pas d’Etat central, entraînée dans les affres de la guerre des clans par manque des règles démocratiques et du silence complice de la majorité face aux crimes et aux injustices du régime de Siyad Barré. Et aujourd’hui ceux qui fuient la Somalie n’ont qu’un seul rêve ne jamais revenir sur cet enfer. Sur les routes de l’exil et du désespoir beaucoup sont faits prisonniers par des gardes frontières peu soucieux des droits humains alors que d’autres perdent la vie dans un naufrage en mer ou de soif. Plus de chez soi plus d’espoir.
Mais il arrive que dans certains pays ceux qui sont au pouvoir cesse de croire en leur pays avant le citoyen ordinaire comme à Djibouti. Des hauts responsables de notre pays ont déjà mis à l’abri en Amérique du Nord ou en Europe, leurs familles. Ils espèrent ainsi les épargner d'un destin tragique dont ils croient que Djibouti ne pourrait pas échapper. Ont-ils des informations…? Leurs pratiques de la gestion des biens publics les inquiètent-elles au point où … ?
L’oligarchie qui était au pouvoir en Somalie avait subi l’exil après l’effondrement de l’Etat on dirait qu’à Djibouti ceux qui sont aux commandes ont retenu la leçon en anticipant les souffrances de l’exil.
Ce pays ne manque ni de femmes ni d’hommes intègres, honnêtes et soucieux de l’intérêt général possédant « la plénitude humaine sans obsession ; la connaissance sans scepticisme ; le courage sans peur » (Confucius) capables de démentir les guerres civiles et les prophéties de malheur que certains prédisent pour Djibouti. Dans ce bout de territoire combien de génies nous assassinons chaque jour en les empêchant de donner libre cours à leurs intelligences, à leurs verbes, à leurs fresques, à leurs spiritualités…. ? Contre l’arrogance et l’aveuglement de ces hommes et de ces femmes mercenaires des partis au pouvoir en Afrique, on doit opposer une résistance citoyenne, une conscience claire et une foi en des valeurs supérieures. « Chaque génération doit, dans une relative opacité, découvrir sa mission ; la remplir ou la trahir. » Franz Fanon
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================================================================ Dimanche 3 Octobre 2010 Nouvel article de Robert Zongo, "L'initiation"
Dans plusieurs sociétés traditionnelles africaines, il a existé( et il existe) ce qu’on appelle l’initiation, c’est-à-dire une formation physique, psychologique et morale à l’issue de laquelle la société déclarait le jeune garçon ou la jeune fille apte à rejoindre le camp des hommes ou celui des femmes. C’est ce qu’on nous enseigne banalement en nous parlant de l’initiation. Cette explication sommaire ne nous révèle pas toute la portée humaine et la valeur de l’initiation qui faisait d’elle la substance pérenne de la société elle-même. L’initiation armait l’adolescent pour affronter la vie : il recevait une somme de vertus cardinales qui comblaient un vide psychologique et lui permettaient de résister à la tentation des fausses valeurs.
Nous ne voulons pas jouer aux pleureurs du monde à jamais révolu de l’Afrique traditionnelle. Nous déplorons simplement le fait qu’aujourd’hui un vide demeure que nous ne savons plus combler, alors il nous est difficile de devenir des hommes et des femmes dignes de ce nom.
Les vertus essentielles, avec lesquelles l’adolescent ou l’adolescente ressortait et qu’il pouvait dès lors emporter comme viatiques dans le long cheminement de sa vie étaient : l’honnêteté, le courage, le sens de la société ou patriotisme, l’honneur et le don de soi pour la cause commune. Aujourd’hui encore, nous trouvons des reliques de ces valeurs sociales dans nos campagnes. Malgré leur extrême dénuement, les hommes refuseront votre argent pour l’honneur, la dignité ou la justice. Ils préfèreront crever de faim que de se faire corrompre ou humilier. Ils préfèreront « mourir debout plutôt que vivre à genoux », comme le disent les griots mandingues. Les mossis ont une belle image pour traduire ce genre de comportement : « Le Burkina (l’honnête homme) meurt mais ne s’humilie pas ! » Et ils ajoutent, dans un proverbe qui se retrouvent dans toutes nos communautés : « La figue du respect est meilleure que la noix de cola de l’humiliation ».
L’initiation? C’est fini, bel et bien fini ! Qui nous armera désormais? Qui fera de nous des hommes et des femmes dignes de ce nom ?
La religion? Ce n’est pas sûr. Les églises, les temples et les mosquées poussent comme des champignons. Ils sont remplis de fidèles. On y prêche nuit et jour des vertus pareilles à celles de l’initiation. Cependant, les grands voleurs, les corrompus, les prostitués moraux, ne sont pas des athées. Pire, la grande majorité aujourd’hui prie pour résoudre ses problèmes personnels. Hors de la « maison de Dieu », on achète les consciences, on se vend soi-même, on corrompt à tour de bras, on est corrompu, on tue, on vole le prochain et toute la société.
Que faire? La morale et l’enseignement civique à l’école? Cette solution ne donne pas de résultats satisfaisants. Combien ont la chance de fréquenter l’école et pendant combien de temps ? Qui enseigne des principes pour faire ensuite, hors de la classe, le contraire de ce qu’il dit à ses élèves ?
Nous pensons que la solution réside en chacun de nous. Chaque jour, nous pouvons recevoir une initiation à travers la lecture, si nous savons lire. Lisez les Bibles, les Corans, la vie des hommes illustres, l’histoire de leurs combats. Qu’importe l’ouvrage : lisez ! Si vous ne savez pas lire, vous pouvez forger votre initiation par les contacts avec ceux que vous estimez êtreDimanche 3 Octobre 2010 sur la bonne voie.
En outre, deux grands centres d’initiation demeurent : l’Etat et la Famille ! Nous sommes tous des initiés de ces deux institutions sociales. Dès lors, la qualité de l’initiation dépend des maîtres initiateurs présents dans ces deux centres. Il faut s’y référer pour savoir qui on est réellement !
L’Indépendant n° 156 du 6 août 1996
Nôtre peuple, il le prouve chaque fois que l’occasion se présente, ne se reconnaît pas dans les maîtres de notre Etat ou de ce qui en reste. Il est au sein de l’U.A.D., depuis ce printemps, engagé dans une lutte déterminée pour les en déloger pacifiquement. Pour sauver la Paix et ce qui reste de l’Etat, grâce à la Mobilisation Générale décrétée par l’U.A.D., en donnant chaque mois un contenu concret à nos valeurs communes énumérées ci-haut avec éloquence par feu Norbert Zongo,
Si elle ne revendique pas la paternité de cette forme de lutte, l’A.R.D. tire un sentiment de fierté d’avoir « initié » au lendemain du congrès de la refondation de décembre 2006, le recours à cette forme de lutte sans précédent depuis nôtre accession à l’Indépendance car se situant dans le temps hors année (et donc campagne) électorale. Ayant désormais compris que l’enjeu n’est pas l’accession à des sièges par nature éjectables, mais celui, vital, de l’existence même de l’Etat et au sein de cet Etat des valeurs communes à défendre sauf à disparaître, il est mobilisé ! Il l’est d’autant plus qu’il ne reste plus qu’un trimestre avant la naissance d’une électorale qui risque de voir les énergies se disperser…Il l’est d’autant plus et chaque mois plus nombreux, qu’il y est acculé par le comportement de plus en plus fou de dirigeants qui volent de plus en plus, au grand jour, impunément…
Il sait qui il est, ce qu’il veut, quand et comment !
Mesurant avec satisfaction et humilité tout le chemin parcouru, l’A.R.D. entend jouer un rôle moteur en œuvrant sans relâche pour la réalisation des objectifs immédiats de cette Mobilisation Générale !
La rédaction de l'ARD.
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================================================================ Axad, 3da Oktoobar 2010 Codka Jabuuti: Af soomaali halkan ka dhegeyso (Halkan riix) http://www.lavoixdedjibouti.com/web_media/LVD30092010.mp3
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================================================================ Dimanche 3 Octobre 2010 La Voix de Djibouti - Edit. No 37
1. Rentrée scolaire : Beaucoup d’enseignants manquent à l’appel
Elèves du primaire, du secondaire et autres étudiants ont repris le chemin de l’école samedi 18 septembre 2010 à Djibouti. Seulement voilà, beaucoup d’enseignants n’ont pas paru dans leurs établissements d’affectation. Selon nos informations, si pour certains enseignants il s’agit juste d’un retard sur le calendrier, pour beaucoup d’autres l’absence risque d’être définitive. En effet, de nombreux enseignants ont quitté le pays pour fuir les dures conditions de travail et le climat politique et socio-économique délétère qui règne à Djibouti.
2. De nombreux agents de l’Etat attendent encore la solde d’août
Le Trésor national n’a toujours pas versé la solde du mois d’août 2010 à de nombreux agents de l’Etat relevant du budget général. Il lie ce retard à un détournement, par un cadre du Trésor dit Omar Dhalin Yaro, de fonds publics dont le montant varie de 90 à 500 millions de francs Djibouti selon les sources. Qu’en est-il en réalité ? A suivre.
3. Une partie du quartier 7 livrée à deux bandes RPP rivales
Une partie du quartier populaire n°7 de la capitale, la partie Jaga-Bouldoug et 7 Sud, est depuis une semaine livrée à deux bandes rivales de jeunes RPP. L’une des deux bandes agit pour le compte du président de l’annexe RPP du Quartier 7, proche du ministre de la Communication et de la Culture, Ali Abdi Farah, tandis que l’autre bande est actionnée par le secrétaire général de la présidence, Ismaël Houssein Tani, et son agent Houssein Idriss Gouled dit Setoukouré. L’objet de ces bagarres, alimentées à coups de bottes de khat, est le contrôle du Centre de développement communautaire (CDC) du quartier 7, situé près de l’Ecole primaire publique Guelleh Betel.
Résultat, les habitants du quartier sont pris en otage par les jets de pierres et ne dorment plus la nuit. Les enfants pleurent à longueur de nuit et les parents sont épuisés.
4. Le CDE distribue des produits alimentaires périmés
Confronté à de graves difficultés financières, le Chemin de fer djibouto-éthiopien (CDE), distribue des vivres aux plus modestes de ses employés en guise de salaires. Or, ces vivres, octroyés par la Présidence de la République, ne sont pas toujours propres à la consommation. Certains sont périmés depuis longtemps et provoquent des maladies chez les employés et leurs familles. Ainsi, plusieurs cas d’intoxication alimentaire, qui pour certains ont nécessité une hospitalisation, sont rapportés parmi les agents de gare et d’entretien de la voie ferrée. Il y a là une situation grave qui doit cesser. A suivre.
5. Manifestation de la faim à Chabeley
Enième signe de la misère sociale généralisée, les habitants de la localité ferroviaire de Chabeley, à quelques kilomètres de la capitale, ont manifesté le 21 septembre 2010 près de la piste d’atterrissage des militaires français située dans les parages pour réclamer de quoi manger. La police est intervenue et a arrêté les manifestants sans ménagement.
6. Les enfants de ministres multiplient les accidents au volant
Ces derniers temps, se multiplient les accidents impliquant des véhicules d’enfants de dignitaires, en particulier de ministres. C’est ainsi que dans la nuit du 23 au 24 septembre 2010 deux véhicules se sont encastrés dans deux habitations différentes. Un premier véhicule, que l’on dit conduit par le fils du ministre du Commerce et de l’Industrie, Rifki Abdoulkader Bamakhraba, s’est encastré dans le domicile du ministre des Affaires musulmanes et des Biens waqfs, Hamoud Abdi Soultan. Le chef de la police, le colonel Abdillahi Abdi Farah, a ordonné l’immobilisation de ce véhicule. L’autre véhicule, au volant duquel le fils du ministre de la Justice, Mohamed Barkat Abdillahi, s’est, lui, encastré dans une autre habitation dont l’identité du propriétaire n’a pas été révélée. Ce véhicule a également été immobilisé, ce qui suscite la fureur du ministre de la Justice.
Suite à ces deux affaires et à d’autres, le chef de la police aurait adressé un rapport au président de la République pour dénoncer les comportements des enfants de dignitaires et autres ministres qui, aurait-il insisté, constituent une sérieuse menace à l’ordre et à la tranquillité publics.
7. Inchcape crie au détournement de fonds
La société Inchcape shipping services parle de s’être fait détourner une somme de 100 millions de francs Djibouti par certains de ses agents. La brigade de la gendarmerie d’Einguela a arrêté jeudi 23 septembre 2010 une quinzaine d’agents de la société. Mais rien ne filtre pour l’heure de cette enquête. Selon certaines sources, il s’agirait d’une fausse affaire montée par le directeur d’Inchcape, Ahmed Osman Guelleh, proche du couple présidentiel, pour pouvoir licencier sans indemnités certains de ses agents.
8. Tension entre Djib-Télécom et l’administration du district de Dikhil
La société d’Etat Djib-Télécom a entrepris de poser des câbles téléphoniques dans le district de Dikhil. Seulement voilà, les entreprises qu’elle a chargées de ces travaux de pose rencontrent des difficultés de la part du chef du district, Mohamed Cheiko Hassan. A quel sujet ? C’est la question que l’opinion publique se pose.
9. La Frontière entre le Somaliland et Djibouti fermée
Le président Guelleh a encore une fois fermé la frontière avec le Somaliland. Il l’a fait jeudi 16 septembre 2010. C’est la quatrième fermeture depuis que le Somaliland a proclamé son indépendance le 18 mai 1991. Cette fois, Guelleh motive la fermeture de la frontière terrestre entre Djibouti et le Somaliland par l’affaire des 200 hommes armés qui auraient débarqué sur les côtes voisines du Somaliland le 10 septembre 2010.
10. Des armes sont signalées dans la capitale
Selon des informations reçues en dernière minute, des armes ont été saisies en différents points de la capitale hier. L’on ne sait encore qui est derrière ces armes. Mais il n’est pas impossible que le président Guelleh ait ordonné la distribution de ces armes pour, ensuite, en accuser d’autres personnes innocentes. Affaire à suivre.
11. Analyse: la douteuse initiative anti-terroriste du président Guelleh
«Un conseil des ministres sous le signe de la lutte anti-terroriste», écrit l’Agence djiboutienne d’information dans une dépêche rendant compte de la 20ème séance du Conseil des ministres qui s’est tenue le 14 septembre 2010. Il y avait, en effet, deux projets de loi à l’ordre du jour : «un projet de loi relatif à la lutte contre le financement du terrorisme» et un autre «projet de loi relatif à la lutte contre le terrorisme et autres infractions graves». De plus, un troisième projet était sur la table destiné à «compléter la Loi n°196/AN/02/4ème L sur le blanchiment, la confiscation et la coopération internationale en matière de produits du crime».
Alors pourquoi une telle avalanche juridique à ce moment précis ? Pourquoi si tard ? L’initiative du président Guelleh n’est pas, en effet, sans soulever des questions. Elle en soulève car le terrorisme ne date pas d’aujourd’hui. Il remonte loin et s’est régulièrement aggravé, comme en témoignent les attentats anti-américains du 11 septembre 2001, ceux anti-européens du 11 mars 2004 Madrid et du 7 juillet 2005 à Londres. Il s’est aggravé et a emporté des milliers de vies en Irak, en Afghanistan, en Somalie et ailleurs. Pourquoi avoir donc attendu le mois de septembre 2010 pour légiférer ainsi sur la lutte contre le terrorisme et le blanchiment de l’argent sale ? Est-il anodin que cette multiple initiative juridique intervienne à quelques mois de l’élection présidentielle d’avril 2011 pour laquelle le chef de l’Etat a modifié la constitution et qu’il entend truquer afin de se maintenir au pouvoir pour un troisième mandat et au-delà ? Est-il anodin que ces projets de loi soient élaborés moins de trois mois après la condamnation arbitraire, injuste et bassement politique de l’opposant et homme d’affaires Abdourahman Boreh à quinze ans de prison ferme et à la perte de ses biens à Djibouti ? N’est-il pas d’ailleurs symptomatique que Boreh ait été subitement accusé de terrorisme après tant d’années d’amitié active et de collaboration étroite au sommet de l’Etat avec le président Guelleh ? Est-il anodin que cette avalanche juridique intervienne quelques jours après le «débarquement» sur les côtes somalilandaises, juste de l’autre côté de la frontière djiboutienne, de deux cents hommes armés que certaines sources désignent comme membres de l’ONLF ? Comment, du reste, ces hommes ont-ils pu tromper la vigilance de la force aéronavale internationale qui surveille de très près les eaux territoriales et internationales de toute la région ? Comme il est difficilement concevable que ces hommes armés aient pu passer à travers les mailles de la force aéronavale internationale et qu’il est plus probable qu’ils soient arrivés par voie terrestre, la question se pose de savoir qui les a armés et envoyés au Somaliland.
En tout cas, force est de constater que le président Guelleh, rejeté par son peuple et qui sème la déception parmi les partenaires et autres amis de Djibouti, s’agite dans tous les sens pour tenter de faire diversion aux méfaits de sa gouvernance et à sa dangereuse volonté de présidence à vie. Mais c’est oublier qu’il ne peut laisser personne dupe.
L’opposition djiboutienne n’est en aucune manière associée à des actes de terrorisme ou de blanchiment d’argent sale. Si quelqu’un représente une menace pour Djibouti, c’est bien le président Guelleh et sa politique du pire. Le chef de l’Etat règne par la terreur et la malgouvernance. C’est lui qui, pour vivre dans un luxe insultant, maintient le peuple dans la misère par la force. Il s’octroie près d’un million de francs Djibouti de salaire mensuel, soit l’équivalent de ce que gagnent par mois des dizaines de modestes salariés. Il possède un parc de 65 véhicules luxueux de toutes marques et pas moins de cinq palaces et résidences à Djibouti. Il possède hôtels particuliers et appartements de luxe à l’étranger. Il terrorise les opérateurs économiques, qu’ils soient djiboutiens ou non, les rackette, quand il ne les dépouille pas totalement de leurs biens. Le sort qu’il a réservé à Abdourahman Boreh donne une illustration de ce terrorisme économique. Pourtant, le président Guelleh doit à Boreh l’essentiel de ce dont il se vante en termes d’investissement économique et de création d’emplois depuis sa prise du pouvoir en mai 1999. C’est Boreh qui a attiré Dubaï et d’autres investisseurs au pays. Au point que les difficultés économiques se multiplient à Djibouti depuis que l’homme d’affaires a rompu avec Guelleh, aggravant la misère sociale. Il va sans dire que ce terrorisme économique fait fuir les investisseurs étrangers et décourage ceux nationaux. Autre fait significatif, sous le président Guelleh, circulent de nombreuses coupures de fausse monnaie, notamment de faux dollars américains, et il s’installe à Djibouti plus de banques que ne peut en justifier le marché local. L’on peut d’ailleurs se demander si toutes ces banques respectent les règles bancaires internationales, notamment en matière de dépôt de garantie et de transparence. Également, le Retour aux titresprésident Guelleh terrorise l’Opposition politique dont il s’approprie par la force les victoires électorales et qu’il exclut de la vie politique. Tout comme il terrorise et bâillonne la société civile. Les ONG indépendantes sont quasiment inexistantes à Djibouti. Il n’existe aucun journal indépendant, aucune radio ni télévision libres. Non plus, la terreur présidentielle n’épargne pas la justice qui est mise aux ordres et utilisée comme arme de répression sociopolitique et de racket économique. Enfin, par son aventurisme politique et diplomatique dans la région, le chef de l’Etat a mécontenté bien de nos voisins.
Au total, si la lutte contre le terrorisme est une cause juste à laquelle adhèrent l’opposition et le peuple djiboutiens, la manière dont la conçoit et mène le président Guelleh n’inspire pas confiance. Elle trahit davantage ses propres errements qu’une réelle volonté de lutte anti-terroriste. Un adepte de la terreur peut-il combattre le terrorisme ?
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================================================================ Dimanche 3 Octobre 2010 La maison en verre et la maison en dur Cassim Ahmed Dini
Sous le numéro (B571) l’ARDHD a publié le 28 dernier le courrier d’un lecteur évoquant une réunion entre opposants qui se serait tenue à Paris. Médisez, médisez, il en restera toujours quelque chose : ce texte m’ayant été indûment attribué par tel ou tel ectoplasme politique s’essoufflant à dénigrer urbi et orbi depuis près de deux ans (les oreilles agressées ou complaisantes savent de quoi je parle), je me dois de préciser deux ou trois points. Préalable prophylaxique : n’étant plus délégué plénipotentiaire de l’ARD, les lignes qui suivent n’engagent que moi.
Ne m’appartient pas de confirmer ou d’infirmer la tenue d’une telle réunion de l’opposition, je tiens à relever dans ledit courrier de lecteur deux contrevérités qui semblent procéder d’une sournoise intention de semer la zizanie. Présenter Abdourahman Boreh comme « l'ancien homme de paille et d'affaires d'IOG » est mesquin et inexact: ancien peut-être, homme de paille certainement pas. Même dans un système démocratique et de libre concurrence, Boreh aurait réussi et, pouCassim Ahmed Dinir preuve, son implantation à Dubaï. Que l’opposition travaille avec lui montre son importance pour elle. Et tout le monde sait que, dans une dictature comme celle d’IOG, aucun opposant n’a réussi en affaires. Ni en politique d’ailleurs…
Evoquer, même au conditionnel, l’intention d’Ismael Guedi Hared, de se présenter à la procCassim Ahmed Dinihaine élection présidentielle est une deuxième contrevérité. Telle qu’il l’a présentée dans le cadre de l’UAD, sa position est claire : si participation électorale il y aura, elle fera l’objet d’un débat au sein de cette coalition à l’examen des conditions de transparence exigées par elle depuis 2003.
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================================================================ Mercredi 29 Septembre 2010 Compte rendu de la Grande Manifestation Africaine Internationale de Paris par l’ARD
La manifestation du 52e Anniversaire du « non » à la Françafrique s’est tenue ce mardi 28 septembre 2010 dans plusieurs villes dans le monde simultanément. Elle s’est tenue à Paris Place Edouard Herriot dans le 7e arrondissement de la capitale non loin de l’Assemblée Nationale française, à l’initiative du Collectif AfroManif : Africains Organisés contre les Manipulations de la Françafrique.
Les associations de défense des droits de l’homme ainsi que des représentations de formations politiques françaises telles que Verts et PCF, et africaines, se sont retrouvées Place Edouard Herriot de 17 h à 20 h pour animer la Grande Manifestation Africaine Internationale.
L’Alliance républicaine pour le développement (ARD) a été représentée à cette manifestation par son représentant en Europe, qui a profité de l’occasion pour rencontrer les organisateurs afin de prendre date pour des actions à venir.
La représentante de la principale organisation française de défense de citoyens présente sur les lieux, Survie-Paris, a ému l’assistance par la conscience qu’elle a démontrée de la problématique de la Françafrique.
Le Communiqué de presse du Collectif AfroManif énonce : « Cette journée est celle de la manifestation internationale contre la Françafrique et marque le départ d’un front du refus des conditions avilissantes et dégradantes dans lesquelles les Africains anciennement colonisés par la France ont vécu depuis la conférence de Brazzaville en 1944 à nos jours sous l’emprise d’un néocolonialisme de plus en plus prédateur connu sous la dénomination de Françafrique ».
Le responsable du collectif AfroManif, Kofi Alouda, a délivré à l’issue du rassemblement la lecture d’un mémorandum sur les relations de l’Afrique avec la France destiné à la présidence de la république française. Il sera mis à disposition de la presse dans quelques jours.
Le mémorandum figure un message de combat et de reconquête de sa dignité par l’Afrique francophone soumise au dictat de la Françafrique. Il nomme le Djiboutien Mahmoud Harbi parmi les victimes expiatoires de la Françafrique.
Pour plus d'infos et de photos, cliquer ici.
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================================================================ Mercredi 29 Septembre 2010 Message de condoléances
Le président du MRD, Daher Ahmed Farah, le Bureau national ainsi que les militants et sympathisants du parti adressent leurs sincères condoléances aux familles et aux autres proches de l’ancien ministre et opposant Egueh Bouraleh Samatar comme de l’ancien haut fonctionnaire Ali Cheik Barkat, décédés vendredi 24 septembre 2010, le premier à Djibouti et le second à Bruxelles.
Egueh Bouraleh Samatar était l’une des dernières personnalités de sa génération encore vivantes. Après ses études primaires et un passage dans l’Armée française qu’il avait quitté avec le grade de sergent, Egueh Bouraleh était entré en politique. Elu à l’Assemblée territoriale en 1963, il était nommé en cette même année ministre des Affaires intérieures dans le gouvernement d’Ali Aref Bourhan. Rompant avec ce dernier dès 1964, il devenait membre du Parti du mouvement populaire (PMP) jusqu’à sa dissolution en septembre 1966, luttant ainsi pour l’Indépendance. Il avait connu la prison en 1966 suite aux événements de la visite du général De Gaulle. Il avait refusé de rester au parti Union populaire africaine (UPA), qui avait succédé au PMP dissout, lorsque cette formation était tombée entre les mains d’Hassan Gouled Aptidon à la suite de la privation de droits civiques frappant le leader Moussa Ahmed Idriss. Il avait peu confiance en Gouled. Il avait alors entamé une carrière administrative qu’il devait poursuivre jusqu'à son départ en retraite après l’Indépendance. Membre fondateur et dirigeant du parti d’opposition PRD de Mohamed Djama Elabé, puis de l’UDJ d’Ismaël Guedi Hared, il est resté fidèle à la lutte pour le changement démocratique jusqu’au dernier souffle. C’était un homme de courage et de conviction. Il laisse une famille nombreuse : une épouse ainsi que plusieurs enfants et petits-enfants.
Quant à Ali Cheik Barkat, il était aussi une personnalité bien connue à Djibouti. Après ses apprentissages primaires et secondaires au pays, il avait poursuivi des études supérieures en Belgique et en France, notamment dans le domaine de l’urbanisme. A l’Indépendance, il était l’un des rares cadres de haut niveau du pays et avait été nommé à un poste de responsabilité dans la direction des Travaux publics. Il n’avait depuis lors cessé d’exercer de hautes fonctions, devenant notamment directeur de l’Urbanisme et du Logement. Il avait définitivement pris sa retraite après un ultime poste de conseiller technique du ministre du Logement et de l’Urbanisme. Il était profondément humain, patriote et bâtisseur. Il laisse une épouse ainsi que plusieurs enfants et petits-enfants. Allah accueille Ali Cheik Barkat et Egueh Bouraleh Samatar en son Paradis Eternel. Amin.
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================================================================ Mercredi 29 septembre 2010 Djibouti : le règne du faux Par Farah Abdillahi Miguil
« Le Conseil National de la Société Civile Djiboutienne a organisé hier au Palais du peuple, un atelier de validation des recommandations de ses premières assisses qui ont été tenues un certain…09 avril 2010, à la ville de l’Unité… (…) Deux jours d’intenses réflexions et de débats constructifs. Après avoir salué son rôle et son leadership, la société civile a reconnu "des difficultés majeures qui minent son décollage après l’avènement de la création et des libertés des mouvements sociaux nés réellement avec l’instauration du système démocratique en 1992." Résultat : un triangle de recommandations audacieuses.» (La nation édition n°174 du mardi 21 septembre 2010)
Un ami doctorant, enseignant à l’Université de Djibouti me disait que lorsqu’il regardait les informations du lundi 20 septembre 2010 le soir et que le présentateur avait évoqué le Conseil National de la société Civile Djiboutienne ou encore les bases d’une stratégie pour le futur d’une société civile Djiboutienne, les premières questions qui lui sont venues à l’esprit étaient : « on veut mentir à qui ? », « peut-on continuer à vivre éternellement dans le faux ? », … .
De quelle société civile parle-t-on ? De quelles réflexions et de quels débats parle-t-on dans un pays où voir autrement, penser autrement, … est un délit ? Un Conseil Nationale de la Société Civile est tout autre chose que le futur comité des associations mobilisées aux fins de soutenir le candidat du parti au pouvoir. Un Conseil est plutôt une interface progressiste des intérêts collectifs de la population Djiboutienne, instance indépendante de toute politique partisane. Et ce n’est sûrement pas une horde d’opportuniste assaillis d’intérêts individuels. Nous ne condamnons pas les ambitions personnelles, moteurs indéniables et porteuses de projets à visage humain mais les coquilles vides qui n’ont rien d’autres que des ambitions bassement primaires comme le Conseil National de la Jeunesse djiboutienne, qui au départ devrait être au service de la jeunesse et aux principes bien indiqués mais perverti à la naissance en lui enlevant toute représentativité réelle. C’est vraiment malheureux que les hommes et les femmes qui ont fait le choix de la médiocrité et des raccourcis en espérant un appel du pouvoir soient exhibés tous les soirs à la télé. Une manière de dire, peut être, aux citoyens Djiboutiens que la seule voie possible pour réussir est la soumission et le mensonge. Aujourd’hui, les hommes et les femmes de la société civile sont à la fois membre du parti au pouvoir et de certaines associations qui servent de faire valoir comme ceux du Conseil National de la Jeunesse qui ne sont qu’un regroupement des jeunes du parti au pouvoir. Ils ont délibérément fait le choix de dilapider leur dignité, violer leur conscience, prostituer leur foi mais le pire ce qu’ils travaillent inlassablement à convaincre les autres que l’intégrité, l’honnêteté, le courage n’engendrent que des problèmes et qu’il faut se débarrasser le plus vite possible de ces valeurs, surtout s’éloigner de ceux qui en parlent. Ils travaillent inlassablement à convaincre leurs concitoyens que le rêve pour un avenir meilleur est impossible en Afrique en général et à Djibouti en particulier. Il n’est pas rare d’entendre malheureusement de la part des djiboutiens, cette réflexion : « Rien ne peut changer à Djibouti comme partout en Afrique et pour ne pas avoir des ennuis il faut mieux se taire et/ou se terrer à moins de faire le choix de l’exil » ou encore « Moi seul, qu’est-ce que je peux faire ? ». Nous sommes devenus un pays où l’individu n’a pas une conscience claire de l’impact que peut avoir son action sur sa famille, ses amis, ses enfants voire sur la société entière. Dans ce sauve-qui-peut généralisé la majorité a décidé de se préoccuper que de soi et de sa famille en se drapant des habits de la religion, ressassant à longueur des journées des citations sorties de leur contexte pour maquiller leur démission, leur lâcheté voire leur morale à géométrie variable. Le choix du silence et de la neutralité parait être la seule voie possible. Chacun persévérant dans le choix de l’inaction et de « la paix des lâches » c’est-à-dire « la paix des solitaires. Le mieux serait peut être d’adopter une sorte de neutralité passive (…). La paix des neutres : ne pas prendre position, ne se disputer avec personne, ne jamais s’engager complètement ». Et dans ce cas le choix entre la soumission pour sauver sa famille et la conscience pour sauver le pays est vite fait.
Dans ce désordre ambiant où l’inversion des valeurs est la règle, il devient difficile de trouver des pistes salutaires. La religion ? Elle a été mutilée de ses dimensions essentielles par les hommes et les femmes de ce contré sans ombre. En effet, « les mosquées poussent comme des champignons. Ils sont remplis … des fidèles. On y prêche nuit et jour des vertus … . Cependant, les grands voleurs, les corrompus, les prostitués moraux, ne sont pas des athées. Pire, la grande majorité aujourd’hui prie pour résoudre ses problèmes personnels. Hors, de la Maison de Dieu, on achète les consciences, on se vend soi-même, on corrompt à tour de bras, on est corrompu, on tue, on vole le prochain et toute la société. » N. Zongo. L’humanisme? Il a ètè perverti par une manipulation de la tribu en tribalisme.
Le salut viendrait sûrement d’un appel à notre potentiel à comprendre les secrets de l’univers, notre instinct de recherche de la vérité, notre amour de la justice, notre propension à avoir une foi sincère et sans fard, …pour imaginer un monde où l’épanouissement et la dignité humaine seraient l’emblème. Un monde où il y aurait un arc-en-ciel d’espoir pour nos enfants. Un monde où les rêves seraient permis pour nos filles et nos fils. Un monde où l’exil ne serait plus une espérance ni une assurance.
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================================================================ Lundi 27 Septembre 2010 Nous nous en excusons
Chers lecteurs
Vous avez remarqué que nous n'étions pas très bavards dans les colonnes de Djiboutii.net. Cela est dû à deux raisons, toutes deux indépendantes de notre volonté:
- Notre petite équipe de bénvoles avait des problémes de coordonnation cette semaine. Heureusement, cela est terminé maintensnt et nous allons pubier normanlement dans les prochines 24 heures.
- Les nouvelles nous parviennent massivement mais sont trés difficiles à vérifier. Certaines de nos sources (au pays) sont dans la tourmente à cause des derniers événement en cours.
Nous prions de nous en excuser.
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================================================================ Mardi 21 Septembre 2010 Les Gadabourcis de nouveau... Par un lecteur
Le message ci-dessous vient d'un lecteur en colère. L'article rend compte de la gravité de la situation du Droit de l'Homme à Djibouti. Il montre combien certains groupes sont ciblés par le régime moribond de Guelleh. À chacun d'apprécier.
Chers amis de djiboutii.net,
Je vous écris ce petit mot comme un cri du cœur. Je sais que vous au moins vous allez publier ce petit mot car vous êtes, avec l’ARDHD, les seuls à avoir parlé du calvaire des Gadaboursis à Djibouti et à l’ouest de la soi-disant Somalilland.
Voici la raison de ma lettre : Pourquoi les soi-disant opposants (dont les Gada) et les soi-disant défenseurs des Droits de l’Homme ne parlent-ils pas des exactions dont sont victimes nos frères et nos sœurs Gadaboursis de façon claire et sans équivoque? Je sais que certains en ont parlé en quelques mots bien timides cachés à l’intérieur d’un océan d’autres mots. Ce n'est pas suffisant. Il faut des communiqués officiels chers amis!
Un massacre est en cours, chers amis! Les Gadaboursis sont de nouveau torturés, détenus sans procès, déportés en masse puis jetés dans les bras milices d’IOG dans la zone frontalière entre les deux régimes tribaux de Somalilayn et Djibouti. Là-bas, ils sont encore victimes de tous les abus.
M. Abdi Jean Paul Noel, natif du Q5 lance des "communiqués et des alertes" sur les massacres des Somalis à Mogadiscio. Il a raison de faire mais les gadabousis aussi sont des somalis. Ils sont bien plus proches car ils sont à Djibouti (comme monsieur Noel) et ils sont du Quartier 5 comme monsieur Noel. Les yeux de monsieur Noel ne voient-ils pas ce qui arrive ses amis et voisins immédiats? "Ina Nouwel" a-t-il oublié où et avec qui il jouait aux billes?
Où sont les opposants et les futurs candidats à la présidence? Aden Robleh du PND, Iftin du GED, etc? Où sont DAF du MRD, Kadammy du FRUD, Mohamed Youssouf et Mahdi God de l'ARD, Ali Coubba d'UGUTA? Oùt tous ces autres qui s’enflamment quand le régime touche à leurs proches? Où sont les politiciens soi disant opposants?
Où sont les RPPistes gada du Quartier 5? Said Barkat, Abdourahman Hassan, Mohamed Awaleh, Hachi Orah? Où sont-ils? Que font-ils? Qui sont-ils?
Comme d'ahabiyude, le silence de la classe politique des deux bords (opposition et RPP) est coupable. Contre nous les gadas, ils sont tous du même côté. Il sont les complices d’IOG.
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================================================================ Dimanche 19 Septembre 2010 Gadabourcis = dindon de la farce.
Dans sa tentative de s'accocher au pouvoir, IOG utilise des vieux trucs dont il a le secret: détourner l'opinion, tribaliser, diviser, etc. Il fait feu de tout bois pour faire oublier son hold-up constitutionnel et s'éterniser ainsi au pouvoir. Encore une fois, il renoue de vielles alliances dans la région. Le vieux Silanyo récemment arrivé au pouvoir et notre IOG ont un problème commun: renforcer leur pouvoir et surtout redorer leur blason auprès du grand gendarme régional : l'Éthiopie.
A) Que gagne IOG?
Profitant de la présence de combattants (furtifs) hostiles au régime d'Addis-Abeba, IOG saisit l'occasion pour profiter du problème (qu'il a créé). Il met son armée en alerte tout le long de la frontière avec la Somliland et ferme le passage au poste frontalier de Loyada. Comme d'habitude, il envoie ses milices privées dans la région de Awdal-Salal. Bruits de bottes et odeur de poudre sont de retour. Pourquoi maintenant?
- Il veut redorer son blason auprès de Meles Zenawi (premier ministre d'Ethiopie) et du reste du monde en faisant croire que cette fermeture frontière est necessaire pour couper une possible retraite aux “terroristes” de l'ONLF. Si cela était vrai, il fermerait Guestir, c'est plus proche du soi-disant théâtre des opérations (Mar-mar). La logique IOGenne défie la logique!
- Mais ce n'est pas tout. Avril 2011 approche. IOG doit vaille que vaille détourner les yeux du citoyen ordinaire ainsi que ceux du reste du monde de son récent viol constitutionnel. Il veut ainsi paver la voix au hold-up électoral à venir et sa présidence à vie (planifié depuis longtemps). IOG nous a habitué à ce genre de coup où il fait passer une partie de la population comme étant une menace à la sécurité et la sureté de la nation, de la région et même du monde! Du pur IOG!
Encore une fois, il s'en prend aux tête-à-claques habitiuelles: les gadabourcis (à l'instar des afars). Pourquoi ces deux-là? Parce que ces deux-là sont estampillés (par le pouvoir Gouled/Guelleh) comme “ennemis héréditaires de la Nation Issa”. Depuis le début de ce mois de septembre, dans les quartiers habités par les gadabourcis (Q5, Q7, Balbala, etc.) les raffles reprennent. Les déportations de civils ne se comptent plus. Il faut signaler au passage que les personnes déportées sont livrées aux milices d'IOG en faction outre-frontière qui... se livrent à toutes sortes d'exactions sur ces gens sans défense.
Encore une fois, non seulement, les gadabourcis sont terrosisés chez eux à Djibouti. Encore une fois, leur territoire est transformé en champs de bataille. Comme dans le nord de Djibouti, le territoire des gadabourcis redevient une zone de non droit. Une zone où les civils sont pris entre 3 feux; djiboutien, Somalilandais et Éthiopien.
B) Quid de Silanyo?
Dans ce comédie à deux, Guelleh a un autre partenaire: Silanyo, le nouveau président de Somaliland. Et qu'est-ce il a à gagner, ce dernier, dans cette alliance toute nouvelle?
Des proches de Silanyo (dont les enfants de certains de ses ministres) sont des membres de haut rang des Shébabs. Les autorités d'Addis sont à la recherche active de plusieurs hauts responsables des terroristes des Shébabs (dont 2 blessés) se cachant à Hargeysa et ses environs. C'est fait avéré que les hauts responsables des Shébabs ont de la parenté même au sein du gouverment de Silanyo et profitent dans la capitale et ses environs d'un soutien en haut lieu qui ne plait pas aux autorités éthiopiennes.
Les éthiopiens avaient depuis un certain temps renforcé leur présence dans la région frontalière avec la Somaliland pour couper toute retraite aux fuyards des Shébabs. Cette présence avait, en quelque sorte, congestionné la circulation des biens et des personnes. Des endroits comme les postes frontaliers de Wajaale et de Allaybaday, véritables poumons économiques de Hargeysa, commençaient à s'étrangler.
Silanya a donc, lui aussi, un besoin urgent de redorer son blason auprès d'Addis. Il doit montrer son allégence dare dare. Ils doit trouver des coupables. Et... encore une fois, qui, mieux que les têtes-à-claques gadabourcis, pourrait mieux porter le chapeau du “méchant”?
Silanyo multiplie le zèle. Ramassage des armes légères, bouclage de la région Awdal/Salal habitée majoritairement par des gadabourcis. Arrestations massives, séquestrations, couvre-feux, assasinats sommaires notamment à Borama où ses troupes ont "tiré dans le tas"... Résultat: Silanyo, lui aussi, a transformé le territoire habité par les gadabourcis en zone de guerre. En zone de non droit!
Dans cette mascarade, Guelleh et Silanyo cherchent à plaire vaille que vaille. Ils cherchent à se racheter auprès d'Addis-Abéba. En plus... Ils veulent gagner des sous pour combattre le “terrorisme”. De gros sous. La guerre au terrorisme est une manne qui rapporte gros.
Résultat: les Gadarboucis, à Djibouti et en Somaliland sont en état de siège. L'information est difficile à obtenir car la région est bouclée. Nous reviendrons sur ce sujet quand il y aura de nouveaux développements.
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================================================================ Samedi 18 Septembre 2010 Décès de Gabayo, Hassan A. Aden
C'est avec beaucoup de tristesse que nous venons d'apprendre le décès de Ahmed Boulaleh Barreh mieux connu sous le sobriquet Gabayoo. En ces jours de deuil, je me permets, d'envoyer mes condoléances les plus attristées (et sincères) à sa nombreuse famille et à tous ses autres proches. J'implore Le Tout-Puissant d'accueillir le défunt dans son Paradis et de donner à ses proches, force et reconfort pour surmonter cette immense perte. Inna Lilaah wa inaa Ilaahi rajicuun.
Cela dit, que retenons-nous de Feu Gabayo?
a) Ses choix politiques? Souvent avisés et pragmatiques. Des fois, très discutables et mal inspirés (RPP,GRD, PSD/UMP). C'était un homme politique et un homme tout court avec des hauts et des bas. Nul n'est à l'abri de la tentation et de l'opportunisme qui peuvent mettre “kaboo!” une majorité d'humain. Nul n'est à l'abri du chantage de Guelleh et consort. En un mot, même si le moment est mal choisi, à cause du deuil, son bilan politique est globalement discutable.
Mais aujourd'hui, Gabayoo est parti. Inna Lilaah wa inaa Ilaahi rajicuun.
b) Sa djiboutianité? 150% ou peut-être plus. De feu Gabayo, nous allons retenir l'image d'un homme du peuple (qui était loin d'être un populiste) Un djiboutien que les barrières claniques ou ethniques n'arrêtaient pas. Sa nombreuse famille ne comprend pas que des Fourlaba Reer-Nour. Depuis toujours, autour de sa voiture, il y a toujours eu beaucoup de jeunes djiboutiens (qui ne partageant souvent aucune relation clanque avec le défunt: voisins, copains ou copines de ses enfants, etc). Des jeunes qui attendaient, demandes d'emploi sous le bras. Dès que “Le Vieux” en débarrait les portières, ces jeunes s'engouffrait dans le véhicule. Vous devez imaginer pourquoi: ils attendaient son intervention auprès des différents ministères et organismes de la capitale. Des fois, certains montaient dans le véhicule tout simplement pour aller au Centre-Ville et ainsi épargner les “30FDJ du bus”.
Cela arrivait même quand il était ministre! Beaucoup de jeunes des Q7, Q5, Ambouli, etc. ont pu décrocher un premier emploi grâce à l'intervention de Gabayo. Le défunt a toujours fait de son mieux pour aider ceux et celles qui arrivaient à lui.
c) Mais Gabayoo c'est plus que ça. Que retenons-nous de plus? Sa jovialité! Ce bon vivant était un magicien du verbe. Ses “afaray” (quatrain) ont souvent déstabilisé ceux qui se sont frotés à lui. Gabayoo = poête en langue somalie. Gabayo était un poêté (médiocre) mais surtout un magicien du verbe! Il avait le sens de la formule. Il avait le sens de la métaphore. Qui se souvient de l'histoire intitulée “l'oeuf, le pastèque et la canne à sucre” qu'il a raconté lors d'un procès sous haute surveillance au Palais de Justice de Djibouti? Qui se souvient de “Kaboo baan kaga dhigaynaa...”? Il faut rendre à César ce qui appartient à César: ces expression devenues populaires à Djibouti dans les années 90, sont de lui.
Résumer la vie de défunt comme un traitre sans état d'âme à la solde d'IOG rélevent de la petitesse politique. Va Gabayoo. Nous prions Le Tout-Puissant de t'accueillir dans son Paradis et donner à tes proches, force et reconfort pour surmonter l'épreuve. Inna Lilaah wa inaa Ilaahi rajicuun.
Résumé biographie http://www.assemblee-nationale.dj/fmembres/ahmed_boulaleh.html
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================================================================ Sabti, 18ka Septembar 2010 Codka Jabuuti: Af soomaali halkan ka dhegeyso (Halkan riix)
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================================================================ Samedi 18 Septembre 2010 La Voix de Djibouti du 16 Sept 2010 -Edition No 36 http://www.lavoixdedjibouti.com
1. Aïd-El-Fitr : succès du meeting de protestation de l’UAD
Comme annoncé, l’Union pour l’alternance démocratique (UAD), qui regroupe le MRD, l’ARD et l’UDJ, a tenu un grand meeting populaire de protestation contre le troisième mandat et le régime du président Guelleh. Elle l’a tenu vendredi 10 septembre 2010 de 9 à 11 heures à l’Avenue Nasser, devant les sièges centraux des partis, dans la capitale. Militants, sympathisants et autres Djiboutiens sont venus en masse. Des milliers et des milliers de personnes ont répondu à l’appel des dirigeants de l’opposition.
Les responsables de l’UAD se sont successivement adressés aux participants du meeting. Souleiman Farah Lodon et Farah Abadid Hildid, respectivement vice-président et cadre du MRD, Ahmed Youssouf Houmed, Adan Mohamed Abdou et Mohamed Ali Abdou, respectivement président, vice-président et porte-parole de l’ARD, Ahmed Walieh Samatar et Abdi Osman dit Indha Buur, tous deux membres de la direction de l’UDJ, ont pris la parole. Souleiman Farah Lodon a rappelé que la limitation du nombre de mandats présidentiels à deux, limitation qui contribue beaucoup à la bonne santé de la démocratie américaine depuis plus de deux siècles, est un rempart contre l’usure du pouvoir et les dérives inhérentes. Il a encore une fois dénoncé la dissolution arbitraire du MRD, les persécutions des opposants, le contrôle absolu des médias et des instances politiques et administratives du pays par le RPP et son chef.
Pour sa part, l’infatigable Farah Abadid Hildid, cheville ouvrière du meeting, a tourné en ridicule la déclaration faite par le président Guelleh dans son discours du 27 juin 2010, jour anniversaire de l’Indépendance, selon laquelle c’est Allah qui l’a élu. Il lui a répondu que l’Islam est la religion de la justice, de l’alternance démocratique au pouvoir et de la résistance à l’oppression. Abdi Osman de l’UDJ a averti que si le président Guelleh ne se retire pas, Djibouti sombrera dans la guerre civile. Le porte-parole de l’ARD, Mohamed Ali Abdou, a également dénoncé les méfaits du régime, notamment le décasement programmé des habitants d’Arhiba vers le site éloigné et non viabilisé du PK23. C’est le président de l’ARD, Ahmed Youssouf Houmed, qui a clôturé le meeting en réaffirmant le mot d’ordre de mobilisation populaire pour le changement démocratique à Djibouti.
Succès donc, qui en annonce bien d’autres. La lutte continue.
2. Les démocrates djiboutiens en action à Paris et à Bruxelles
Les démocrates djiboutiens ont encore donné de la voix en Europe. Ainsi, à l’invitation du FRUD, ils ont été nombreux à redire, dans le cadre de la fête de l’Humanité de Paris, leur rejet du troisième mandat et du régime du président Guelleh. Ils l’ont fait les 11 et 12 septembre 2010. Parmi les responsables présents, il y avait le président du MRD, Daher Ahmed Farah, l’opposant et homme d’affaires Abdourahman Boreh ainsi que le leader du FRUD, Mohamed Kadamy Youssouf, et d’autres responsables de ce mouvement tels qu’Hassan Mokbel et Mohamed Abdallah Houmado. Quant à la capitale européenne, Bruxelles, et à l’appel de l’association Congrès djiboutien pour la solidarité (CDS) dirigée par Ismaël Bouh, Moustapha Khaireh et Mohamed Robleh, elle a abrité dimanche 12 septembre 2010 un hommage au regretté Ahmed Dini Ahmed, sans oublier d’autres grandes figures nationales telles que les regrettés Mahamoud Harbi Farah, Abdourahman Djama Andoleh, ou encore Mohamed Ahmed Issa dit Cheiko. De nombreux démocrates y ont participé dont le vice-président et le secrétaire général de l’ARD, Mahdi Ibrahim A. God et Kassim Ali Dini. D’autres leaders de l’Opposition tels que les présidents du MRD et de l’UDJ se sont aussi associés à cet hommage depuis Paris.
3. Querelles entre policiers et gendarmes
Entre la police et la gendarmerie, les relations ne sont plus au beau fixe, comme entre d’autres services de l’Etat ou entre certains ministres. Les deux corps se disputent la répression à publicité. Policiers et gendarmes se font concurrence pour arriver le premier sur tel ou tel cas de délit ou de crime susceptible de médiatisation. C’est ce qui s’est produit jeudi 9 septembre 2010 au sujet d’un repaire de voleurs de la capitale. La police est d’abord arrivée sur les lieux et s’est mise à fouiller lorsque la gendarmerie a surgi. Une dispute a éclaté qui a tourné aux rixes entre policiers et gendarmes. Il y a eu un blessé de part et d’autre.
Ces querelles ne sont pas sans impact sur la qualité de la lutte contre la délinquance et de la protection des résidents. Et, comme souvent, le président Guelleh se contente de regarder ces disputes puériles.
4. Le réseau de téléphonie portable perturbée à Djibouti
Depuis la semaine dernière, le réseau de téléphonie portable est perturbé à Djibouti. Selon des informations recueillies auprès d’acteurs du secteur des télécommunications, ces perturbations sont causées par un câble de fabrication chinoise inadapté à la grande chaleur qui sévit ces derniers jours. Cela soulève la question de savoir pourquoi ce câble a été acheté et si une solution sera trouvée à sa défaillance. Les usagers sont inquiets devant ce nouveau problème. Sera-t-il réglé avant les prochaines grandes chaleurs ? A suivre.
5. EDD : Un nouveau problème de courant électrique
Electricité de Djibouti (EDD), connue par sa mauvaise gestion, la cherté de son énergie et ses coupures incessantes d’électricité, connaît un nouveau problème de courant électrique. Il s‘agit d’un problème de réglage de la tension électrique qu’elle produit. En effet, la tension est sujette à des variations, ce qui est préjudiciable aux appareils électriques des usagers qui peuvent tomber en panne suite à cette instabilité. Cette nouvelle difficulté, que l’établissement public peine à régler, préoccupe les usagers de l’électricité, qu’ils soient institutionnels ou particuliers.
Rappelons qu’EDD est dirigée par le même homme, l’inamovible Djama Ali Guelleh, depuis 1986. Il n’est autre que le cousin germain du président Ismaël Omar Guelleh.
6. Accès de tension au sein du couple présidentiel autour d’une nomination
Selon des informations concordantes recueillies par La Voix de Djibouti, le président Guelleh voudrait remplacer son cousin et ambassadeur à Washington, Robleh Olhaye, qui serait devenu indésirable aux Etats-Unis d’Amérique. Pour lui succéder là-bas, il aurait pressenti Djama Mahamoud Haïd, son beau-frère. Mais son épouse et Première dame ne l’entendrait pas de cette oreille. Pourquoi ? Tout simplement, son frère Djama Mahamoud Haïd est la pièce maitresse du dispositif politico-mafieux qu’elle a mis en place avec la bénédiction de son mari. Elle jugerait donc son frère plus utile à Djibouti qu’à Washington. Du coup, un accès de tension se serait produit au sein du couple régnant. Mais ces petites querelles d’intérêts n’intéressent pas les Djiboutiens qui se débattent majoritairement dans la misère que Guelleh et son système ont provoquée.
7. L’hôtel Kempinski demande à la Première dame de payer ses consommations
La Première dame, Kadra Mahamoud Haïd, a pour habitude de ne pas payer ses consommations et autres achats auprès des commerçants de la place. C’est une pratique qui entre dans le racket du couple présidentiel. Mais le nouveau directeur du luxueux hôtel Kempinsky, dans la capitale, s’oppose à cette pratique de Madame dans son établissement. Il demande à la Première dame de payer ses consommations comme tout le monde, ce que n’apprécie pas Kadra Mahamoud Haïd. Le nouveau directeur sera-t-il alors déclaré persona non grata à Djibouti ?
8. Message de condoléances
La voix de Djibouti adresse ses sincères condoléances à la famille et aux proches de feu Mohamed Farah Guireh, ingénieur informaticien djiboutien, qui a subitement disparu samedi 11 septembre 2010 à Djibouti-ville. Le défunt était cadre à l’Aéroport international de Djibouti. Il laisse une épouse et quatre enfants. On le disait en difficultés avec le directeur expatrié de l’Aéroport avant sa mort. Allah l’accueille en son Paradis Éternel. Amin. Inna lilaahi wa inna ileyhi raajicuun.
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================================================================ Mardi 14 septembre 2010 "Tu avais raison DINI..", Mohamed Ali Abdou, porte-parole de l'ARD
Je saisis l’occasion de cette heureuse initiative du C.D.S. que je salue au passage, pour contribuer à cet évènement, en mon nom personnel et celui de l’A.R.D.
Oh ! Ce n’est pas pour lui souhaiter le Paradis qui est le souhait de chacun d’entre nous et où j’en suis il reposera : de là où il est, il en sent certainement déjà le parfum promis à ceux qui ont sacrifié leurs biens et leurs personnes pour « la face d’Allah »… ; des milliers de musulmans anonymes Djiboutiens et autres de toutes générations, témoigneront du reste en cas de besoin, de sa piété personnelle, pour l’avoir vu régulièrement hanter les mosquées...
Une vie entière consacrée à l’adoration exclusive d’Allah et une pratique authentique, automatique, des obligations religieuses pour son salut individuel (on est seul dans la tombe et sans avocat le jour du jugement dernier autres… que le jeûne, la prière, la zakat, le Coran récité, les engagements publics tenus ou non ; seul comptable de ses actes à plus forte raison quand on est responsable public… : pas d’obligés, de militants, de faux-témoins que l’on convoque à grands frais publics, de parents etc. : suivez mon regard…) font que nous sommes nombreux à savoir qu’il a voyagé avec suffisamment de provisions pour que je ne m’attarde ici, à d’interminables prières pour sa future demeure !
Ce n’est pas non plus pour glorifier son passé, son action…Il a légué à tous les Djiboutiens une trace indélébile dans l’Histoire du pays dont s’inspire ses disciples comme ses détracteurs, qui se sont tous appropriés cet héritage qui est aussi le leur !
Juste quelques mots dans le contexte politique national actuel, pour rappeler à ceux qui se sont réjouis de sa disparition, que le parti qu’il a crée à l’attention de tous les Djiboutiens, a non seulement survécu à sa disparition mais s’enrichit d’un nombre chaque jour grandissant d’adhérents, la paupérisation de la majorité de nos concitoyens fait qu’ils sont en majorité sans le sou mais riches d’espoir et c’est le plus important : Il n’y a de capital que social et humain !
Mais pas seulement des chômeurs… : des personnes aisées aussi osent afficher au grand jour leur sympathie et solidarité ainsi que des fonctionnaires … et ce n’est qu’un début !
Solidement structuré autour d’un noyau stable composé des résistances armée du FRUD et civile du FUOD, et bien guidé par son successeur, il murît, grandit, se ramifie…
Je faisais partie des membres du conseil national qui ont émis des réserves sur le calendrier de mise en œuvre de l’Accord de Paix tel qu’il venait de nous le présenter pour solliciter le renouvellement de son mandat avant la signature de l’Accord : au sujet du désarmement des combattants notamment. Après avoir poliment et surtout longuement écouté chacun d’entre nous, et d’interminables palabres plus tard, avec sa foi communicative et son verbe persuasif, citant maints versets, hadiths et proverbes, il a réussi à convaincre la presqu’unanimité du conseil national à lui renouveler sa confiance et le mandat. Ce que nous avons fait et l’avons rendu public dans communiqué officiel ! Sans aucun regret à ce jour !
Quelques-uns de ses propos résonnent encore : « Si qu’à Allah ne plaise cet Accord est violé, ce ne sont pas ces armes qui constitueront une garantie pour son application, elles ont remplies leur rôle en contraignant le gouvernement à bientôt signer en public, un Accord globalement satisfaisant pour les parties en conflit et dont le Peuple est le plus grand gagnant ! La signature au bas de l’Accord, de l’O.N.U, ou toutes autres puissances comme témoins non plus ! La seule garantie, avec le soutien d’un peuple consulté et acquis, c’est votre détermination à lutter pacifiquement pour son application. Ces armes, brûlez-les !!! La logique des rapports de force finira tôt ou tard par l’emporter…c’est une question de combat et de patience ! Inutile de prolonger le conflit pour une question de garanties…C’est vous et le peuple qui en êtes garants ! Vous avez explosé l’injustice à Djibouti, si elle perdure… il nous suffira d’accompagner son inéluctable implosion!»…
Ou encore, au lendemain de la victoire spoliée de l’UAD aux Législatives, à l’attention des militants de l’UAD, en refusant le soulèvement auquel ils appelaient : « Patience! Dix ans d’un combat pacifique et légal valent mieux que dix minutes de chaos…».
Il est parti le vieux lion, mais son ombre en cette fin d’année agitée, plane à basse altitude sur le ciel Djiboutien, comme un gros nuage chargé d’espérances….
Nul besoin de nous attarder en cette occasion à l’analyse de la situation politique à Djibouti: une observation lucide du réel rapport de forces politiques, le ras-le-bol généralisé et palpable des citoyens et des militaires, la tournure, dramatique que prennent aujourd’hui les évènements pour le RPP, englué dans ses fuites en avant, son mensonge permanent et le mal acquis, nous autorise à prédire …qu’il est imminent le jour où le peuple s’écriera en chœur et le cœur en fête:
«…Tu avais raison Dini !!!»
Travaillons-y ensemble sans relâche, c’est le meilleur hommage que l’on puisse rendre à un homme qui n’appartient pas à la seule A.R.D. et qui n’a cofondé et dirigé l’U.A.D. que pour léguer aux Djiboutiens un instrument légal de conquête pacifique du pouvoir!!!
Luttons partout, tout le temps et ensemble, jusqu’à la victoire, son imminence ne tient qu’à Nous!!!
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================================================================ Lundi 13 Septembre 2010 Compte rendu de la conférence d'hommage à Ahmed Dini dimanche 12 septembre 2010 à Bruxelles Source : La rédaction de Réalité en ligne Voir les photos ici Une conférence d’Hommage à Ahmed Dini Ahmed, Père de l’Indépendance, ancien Premier ministre, ancien président du FRUD et fondateur de l’ARD, s’est tenue à Bruxelles dimanche 12 septembre 2010 à l’occasion de la sixième année de sa disparition. Le Congrès djiboutien pour la solidarité (CDS), association organisatrice de la réunion, a réussi à ouvrir le débat autour de nombreux représentants de trois formations de l’opposition djiboutienne, l’Alliance républicaine pour le développement (ARD), le Parti djiboutien pour le développement (PDD) et l’Union pour la démocratie et la justice (UDJ). Les organisateurs de l’association CDS étaient Ismaël Bouh Robleh, Mohamed Robleh Bouraleh et Moustapha Khairé. Les invités ont été le président du Parti djiboutien pour le développement (PDD) Mohamed Daoud Chehem, le représentant en Belgique de l’Union pour la démocratie et la justice (UDJ) Mohamed Mahamoud, le vice-président de l’Alliance républicaine pour le développement (ARD) Mahdi Ibrahim God, son secrétaire général arrivé de Djibouti Kassim Ali Dini, son représentant en Europe Maki Houmedgaba et son représentant en France Docteur Hamad Daoud. L’introduction du colloque par le président du CDS Ismaël Bouh a permis de présenter l’ensemble des conférenciers à l’assistance formée de plusieurs dizaines de participants djiboutiens. Le vice-président de l’ARD Mahdi Ibrahim God à la tête de l’équipe de l’ARD était pourvu d’un mandat de toute l’UAD, lui donnant pouvoir pour s’exprimer au nom de cette coalition de l’opposition. La vie et l’œuvre politique d’Ahmed Dini Ahmed ont été présentées aux jeunes générations de Djiboutiens curieux de l’histoire récente de leur pays. Ahmed Dini a été de fait le fondateur de la république de Djibouti à l’avènement de laquelle il a consacré son combat politique. L’homme de foi et de conviction qu’a été Ahmed Dini a été amené à composer au cours de sa vie politique avec des personnalités qui n’ont pas toujours été dignes de la confiance qu’il avait placée en elles. Une des tragédies de l’histoire moderne de Djibouti est bien née de cet écart de moralité. Les jeunes djiboutiens présents à la réunion ont pu prendre à cette occasion la mesure du combat vertueux qui reste à mener à Djibouti pour sauver le pays en perdition. Les organisateurs et les participants de la conférence n’ont pas manqué d’aborder avec les invités la situation réelle qui prévaut aujourd’hui en république de Djibouti et cela a permis d’ouvrir un large débat. Le combat de l’opposition djiboutienne pour lutter contre la dictature d’Ismaël Omar Guelleh bat le plein à Djibouti ville avec le large rassemblement tenu Avenue Nasser le jour de l’Aïd El Fitr vendredi 9 septembre. L’occasion de rappeler le rassemblement de l'Aïd était d’autant plus importante qu’une nouvelle gestation d’une opposition unie se fait jour depuis la réunion qui s’est tenue la semaine dernière à Paris entre le président du MRD Daher Ahmed Farah, le président de l’UAD et de l’UDJ Ismaël Guedi Hared, le Vice-président de l’ARD Mahdi Ibrahim God et d'autres personnalités de l'opposition djiboutienne. Le CDS a proposé en conclusion que le 12 septembre soit une journée de commémoration et d’hommage à la mémoire du président Ahmed Dini Ahmed. ......Retour aux titres .........
================================================================ Lundi 13 Septembre 2010 HOMMAGE AU REGRETTE AHMED DINI AHMED, père de la République de Djibouti Jean-Paul Noël Abdi, Président de la LDDH
«Dans le cas de Djibouti, le FMI a prescrit le programme d’ajustement structurel à l’instar des autres pays qui ont recours à lui, alors qu’il suffisait pour Djibouti,
- d’une part, de cesser la captation par la classe dirigeante des ressources de l’Etat par la classe dirigeante des ressources de l’Etat à leur propre profit et à celui de leurs proches,
- et d’autre part, de cesser à la politique et les opérations de guerre civiles.
Sinon, ce serait comme pincer la corne d’un taureau ».
Extrait d'Ahmed Dini et la Politique à Djibouti par Ali Coubba.Aux éditions «Points de vue concrets» dans l’Harmattan.
Bref rappel historique sur la volonté d’éliminer nos frères Afars.
Le 12 septembre 2004, AHMED DINI AHMED nous a quittés.
Sept ans après, nous prions Dieu Tout-Puissant de guider nos pas et de faire naître en nous, son courage à toute épreuve, sa détermination et sa technique à combattre l’exclusion raciale, ethnique et tribale, de suivre le chemin qu’il a tracé pour libérer notre pays Djibouti, puis ensuite, combattre le néocolonialisme et les actes d’extermination raciale contre nos populations afares du nord au sud-ouest de la république de Djibouti, le Regretté AHMED avait libéré notre pays avec courage et abnégation, mais son compagnon de lutte feu Hassan Gouled Aptidon a trahi avec une inattendue effronterie décevante.
Oui le regretté AHMED DINI AHMED avait mis personnellement tout son poids politique pour permettre à son compagnon de prendre les rênes du pouvoir et ce malgré les réticences de bon nombre de dirigeants de la LPAI et du FLCS et d’autres hommes politiques de l’époque.
Mais, hélas, feu Hassan Gouled, ancien ami de Messmer et des colonels du 2ème Bureau a immédiatement instauré, au lendemain de l’indépendance en s’appuyant sur la signature des accords de défense avec la France et de l’afflux des réfugiés essentiellement Issas, la clique de feu Gouled a rapidement instauré une l’administration néocoloniale.
Oui, une administration néocoloniale basée sur le clanisme tribal, sur l’élimination des Afars par le biais d’une Somalisation « version Issa » après la fuite des populations Issas autour du Chemin de fer de Biki à Aicha’a en Somalie Occidentale encore occupée par les forces éthiopiennes.
Voilà l’une des résultantes, doublée de la naissance d’une fausse politique somalienne après la défaite de la guerre d’Ogaden et l’extermination, qui continue encore, avec les massacres intolérables des populations de l’Ogaden.
Six mois après l’indépendance de Djibouti, l’administration coloniale de Gouled et de son équipe ont opté pour l’élimination des Afars, non seulement sur le plan politique, civil et socioéconomique, mais aussi et surtout par des opérations d’exterminations physiques par les forces djiboutiennes aux commandements politiques et militaires à prédominance d’origine Somalie d’Ethiopie.
Ces forces au préalable en majorité djiboutiennes se sont rapidement transformées en milice clanique au service d’un Groupe d’hommes politiques, administratifs et militaires directement sous les ordres du chef de l’Etat, feu Hassan Gouled Aptidon.
Cette transformation au sein de nos forces armées s’est effectuée en toute discrétion durant les trois premières années, mais aujourd’hui elle est à l’apogée de sa vulgarité et de ses méfaits, apogée en chute libre, signes précurseurs d’une inéluctable décadence d’un régime foncièrement dictatorial et corrompu à tous les échelons.
Simple Témoignage et Hommage à notre Regretté Ahmed DINI AHMED
Permettez-moi de vous présenter mon simple témoignage, à l’attention de nom grand frère le regretté Ahmed Dini Ahmed, qui m’a très souvent tenu la main, afin de mieux me responsabiliser lors du combat populaire pour l’indépendance dont il menait de front, avec tact, humaniste et à l’écoute de tous ces compatriotes.
- C’est lui, qui m’avait choisi comme responsable de la partie administrative de la LPAI,
- c’est lui qui m’avait demandé d’assurer le recueil, le contrôle (il me rappelait souvent, en riant, que contrôle et proche de la censure sans l’être réellement) des articles à publier dans le journal le populaire organe de presse de la LPAI dont il était le directeur de publication,
- c’est lui qui souvent m’amenait dans les négociations secrètes d’une très grande importance en France avec Joseph Franchesci, et Alain Vivien tous deux délégués par le groupe parlementaire du parti socialiste de France;
- c’est lui qui m’avait choisi à participer aux premières négociations en mars 1996 à Paris avec l’administration coloniale de Paris, première négociation qui a permis au parti de la LPAI d’être l’interlocuteur principal pour l’indépendance de notre pays ;
- c’est lui qui m’a proposé comme secrétaire du bureau dès son élection à la présidence de l’Assemblée nationale après le Référendum pour l’Indépendance le 8 mai 1977,
- c’est encore lui qui m’avait désigné comme membre de la Commission Mixte Djibouti-France à Djibouti, Commission Ad Hoc chargée de la rédaction des Accords de Coopération et des deux Lois dite Constitutionnelles qui devraient ouvrir la voie à une prochaine Constitution Nationale bien préparée et concertée.
- c’est toujours lui qui m’encourageait constamment à dire la Vérité, même si je n’avais pas eu le courage de le suivre dans le juste combat qu’il menait au sein de l’assemblée après sa démission du poste de Premier ministre, poste, qu’il avait, six mois après sa nomination, rejetée car il ne voulait pas cautionner la nouvelle politique en gestation, politique foncièrement sournoise d’élimination du peuple afar dans notre pays Djibouti.
Après tant d’années, je suis persuadé que si un groupe de parlementaires Somalis (dont je faisais partie) avaient soutenu AHMED DINI rien qu’au sein de l’Assemblée, alors la situation désastreuse que nous connaissons aujourd’hui aurait pu être évitée.
AHMED DINI AHMED était le combattant de première ligne.
- Présent et à chaque fois à la tête des manifestations populaires ;
- présent à la tête de la coordination des actions menées sur le terrain, ainsi que de la médiatisation des actions de la Ligue Populaire Africaine pour l’Indépendance (LPAI) ;
- doctrinaire de la philosophie des programmes politiques à mener pour mieux sensibiliser l’opinion internationale et accélérer, par là, la victoire pour acquérir l’autodétermination et la souveraineté nationale ;
- la stature internationale du regretté AHMED DINI a permis d’asseoir notre république en lui ouvrant la porte de la souveraineté nationale, en offrant au peuple de Djibouti la chance d’œuvrer à son développement et lui permettre d’être admise par toutes les organisations Internationales et participer efficacement a à l’épanouissement de sa personnalité ;
- mais hélas aujourd’hui, tout est bafoué, comme notre souveraineté, notre volonté d’unir nos populations, de conduire notre peuple sur les rails de la démocratie dont les lignes directrices, ont été tracées par le père de notre Indépendance, le regretté AHMED DINI AHMED ;
- tout est bafoué, même la Constitution référendaire du 4 septembre 1992 ;
- toutes les dispositions juridiques et Constitutionnelles ainsi que les institutions républicaines sont bafouées ;
- tout est bafoué, même les principes républicains par la modification de l’article 23 de la Constitution référendaire base même d’une politique d’alternance afin d’éviter l’aggravation de la paralysie des institutions républicaines, comme la justice, le conseil constitutionnel, la Cour des Comptes, etc.
- tout l’espoir d’un peuple, qui n’aspirait qu’à l’harmonie de Doumeira à Loyada, de Bouya à Kabaxkabax, tout cet espoir est constamment piétiné ;
- tous ces espoirs ont été bafoués par feu Hassan Gouled et s’empirent de jour en jour et demain aboutir à désintégration de notre Intégrité nationale ;
- pénible constat de voir encore un minable Individu usurpateur, qui continue de s’imposer par la force, la terreur, tout en bafouant la Constitution du 4 septembre 1992.
Reste à savoir si le Peuple Djiboutien va continuer à subir, à plier l’échine ou va-t-il se révolter ? Le proche avenir nous le dira. Un appel pressant est lancé aux dirigeants de tous les partis politiques réunis dans l’UAD, à tous les mouvements de l’opposition armés ou non armés, de tout faire pour se concerter unir leurs efforts afin de trouver une issue rapide et efficace.
Que Dieu tout-puissant aide le peuple djiboutien à s’affranchir de l’équipe dictatoriale soutenue par les forces étrangères pré positionnées dans notre pays.
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================================================================ Dimanche 12 Septembre 2010 Hommage à Ahmed Dini (2) Par Farah Abdillahi Miguil Djibouti
C’était un 12 septembre 2004 qu’Ahmed Dini nous quittait pour toujours. Cet homme de foi qui ne s’était prosterné que pour Allah, avait un seul souci être au service de l’Homme en servant sa patrie. La grande majorité du peuple de Djibouti admirait le courage, l’intégrité, l’intelligence, le verbe et l’humour de cet homme contrairement à ceux qui étaient au pouvoir pour se servir et à qui il rappelait par sa présence leurs médiocrités, leurs gouts prononcés pour la corruption et leurs calculs bassement primaires. Lorsque le 27 juin 1977, il prononça cette phrase pour laquelle tant d’héros connus ou anonymes, de fils, de filles, de mères et de pères étaient morts à savoir « … la République de Djibouti, une, indivisible et souveraine est née… », du perchoir de l’assemblée nationale, j’avais 10 ans. Et lorsqu’au lycée la conscience citoyenne commençait à être un camarade de tous les jours et nos héros s’appelaient Malcom X, Amilcar Cabral, Lumumba, … nous étions tombés sur un vide abyssal lorsqu’on avait cherché à connaître un peu plus ceux qui dans notre patrie, ont incarné le combat contre le colonialisme. Comme si tout était fait pour gommer les histoires dérangeantes des héros nationaux d’une république voulue « sans mémoire ». C’était à son retour au pays pour la signature de l’Accord de réforme et de concorde civile en 2001 que j’avais eu la chance de m’entretenir durant une heure pour la première et la dernière fois avec Monsieur Ahmed Dini. J’avais été impressionné par sa lucidité et sa mémoire pour un homme de son âge et surtout j’avais été ému par tant de sacrifices consentis dans une vie d’homme. A la fin il m’avait dit « tu sais le paradoxe des Djiboutiens c’est qu’ils attendent tout du pouvoir, la démocratie, la liberté d’expression, la liberté syndicale… alors que rien se donne car tout pouvoir est accaparateur. Et surtout on connaît la valeur d’une chose pour laquelle on s’est battu et ce sera très difficile pour un pouvoir de revenir sur une conquête citoyenne obtenu au prix des sacrifices sociaux. »
Il avait rêvé d’une nation où l’ostracisme communautaire serait cloué au pilori mais malheureusement il est mort avant d’avoir atteint l’objet de son sacrifice. J’ai écrit ces quelques mots pour que la mémoire d’un homme exceptionnel ne tombe pas dans les oubliettes de l’histoire. Je finirai mon hommage par ses quelques mots, extraits d’un texte écrit par Omar Osman Rabeh, compagnon de lutte d’Ahmed Dini contre le parti unique et le monolithisme politique, pour honorer la mémoire de ce dernier juste après sa mort :« La mort de Dini est une perte pour les Djiboutiens. Ils l'auront finalement laissé « partir » sans faire usage de son génie... (...) En Afrique, voir «autrement», vouloir dire «autre chose» est un crime… Ici, le «qui est différent de moi m’enrichit» (Saint-Exupéry) n’existe pas. La différence d`opinion est perçue, non plus comme un apport, un enrichissement mais comme opposition ; et tout opposant est un «ennemi» à éliminer; un homme à mater et à faire taire; à détruire et réduire à zéro…
(…). Par deux fois, et comme par inadvertance, Dini avait été Premier ministre. Avant et après l'indépendance; et chaque fois, seulement pour quelques mois… Je le rencontrais pour la première fois à l`occasion des événements marquant la visite du Général De Gaulle a Djibouti, en Août 1966. Il devait alors approcher la quarantaine étant de vingt ans mon aîné. Sa forte personnalité, son courage et sa noblesse de caractère, sa grande et brillante intelligence, comme sa culture, étaient impressionnants. Mais il avait aussi d’autres qualités, non moins remarquables, qui ajoutaient à mon admiration. Tout d`abord sa vie n’était entachée d`aucune de ces détestables habitudes qui flétrissent l’être humain en provoquant une déperdition de sens et de substance, de dignité et d’honneur. Il est des vies qui s’usent dans l`inutile avant l’heure, prématurément défraîchies, et qui vont décroissant comme a vue d`œil… Dépérissant dans la conscience obscure de l’agonie et de l’auto-annihilation : le khat, l`alcool, les femmes, etc. Mais Dini menait une existence stable, saine et sereine. Il était, pour ainsi dire, entier, toujours éveillé et d`une présence totale. La peur, la mesquinerie, la frivolité et moins encore la servilité ne s’accordaient guère avec sa nature, chevaleresque. Il était digne, jaloux de sa liberté d’esprit et de son indépendance… »
Pour répondre à ce message, suivez ce lien : http://www.facebook.com/p.php?i=100000821304485&k=Z6E3Y56YT45C2JAJPB63QTTUTP1AZ25NUWHUADRAVR&oid=1619883456427
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================================================================ Dimanche 12 Septembre 2010 La Voix de Djibouti du 09 Sept 2010 - Edition No 35 http://www.lavoixdedjibouti.com
1. L’UAD reprend la mobilisation populaire
Comme prévu, la coalition des partis djiboutiens d’opposition, l’Union pour l’alternance démocratique (UAD), reprend sa campagne de mobilisation populaire qui a débuté avant le départ en vacances d’été. Le premier meeting de protestation a lieu le jour de la fête de l’Eid-El-Fitr, demain vendredi, à Djibouti-ville, Avenue Nasser, devant les sièges du MRD et de l’UDJ, non loin de celui de l’ARD. Il s’agit de redire NON au troisième mandat et à la présidence à vie d’Ismaël Omar Guelleh et de continuer à montrer au monde que cet homme et son régime sont vivement rejetés par le peuple. Une tournée des dirigeants de l’UAD dans les quartiers populaires de la capitale prépare activement ce grand meeting.
Les Djiboutiennes et Djiboutiens sont vivement invités à venir en masse à ce meeting pour manifester à nouveau leur rejet du régime de Guelleh. Le monde nous regarde, montrons-lui notre ras-le-bol (pour plus d,info, cliquer ici).
2. Mort subite d’un directeur de banque
Décidément, la mort redouble d’assauts ces temps-ci à Djibouti. Et pas seulement contre les rangs de la masse des pauvres. De plus en plus, elle frappe la minorité sans soucis matériels. Le fait du hasard ou de Guelleh ? En tout cas, la mort vient de faucher le directeur malaisien d’une banque de la place, filiale du groupe International Commercial Bank (ICB). L’homme, quinquagénaire apparemment en forme, a été retrouvé mort dans son lit le 1er septembre 2010. Aucune information officielle n’a jusqu’ici filtré sur ce soudain décès. Comme toujours, les médias du régime restent muets sur le sujet.
Le défunt dirigeait cette banque depuis qu’elle avait ouvert ses portes en grande pompe à Djibouti le 8 novembre 2006 sous le patronage du président Guelleh.
3. Les frais de livres et autres droits d’inscription à payer d’avance
L’imagination peu sociale du ministre de l’Education nationale vient d’accoucher d’une petite idée pour contribuer à l’intensification des persécutions contre le peuple. Il s’agit de faire payer dès la rentrée scolaire, prévue pour juste après la fête de l’Eid-El-Fitr, les frais de livres et autres droits d’inscription, supprimant ainsi les délais de paiement habituels. Cette petite idée est d’autant plus vicieuse qu’elle tombe sur une période où le budget familial ploie déjà sous les factures d’électricité de l’été, du Ramadan et de l’Eid. Inutile de dire la colère des ménages.
4. Une société acculée à la faillite par le fisc
Une fabrique koweitienne de béton, Gulf Contractor and Co, qui compte parmi ses principaux clients le camp militaire américain Lemonnier, a fermé ses portes fin août 2010 et licencié son millier de salariés, apprend-on de source digne de foi. Cause de la faillite : un redressement fiscal qui serait aussi excessif qu’injustifié. Quoi qu’il en soit, il y avait mieux à faire que de pousser à la faillite une structure qui emploie mille personnes et fait vivre au moins autant de familles. S’il y avait eu une dette fiscale, il aurait fallu réfléchir à un autre mode de recouvrement que la simple mise sous scellé qui signifie la mise à mort de l’entreprise. A moins que le véritable objectif soit ailleurs pour le régime, comme souvent : utiliser le fisc pour chasser un opérateur économique et exploiter son activité et ses salariés.
5. Les commerçants de Djibouti en pénurie de marchandises
Tandis que la fête de l’Eid-El-Fitr approche avec son lot d’achats, du moins pour ceux qui peuvent encore s’offrir quelque chose, les commerçants de la place de Djibouti manquent de bateaux pour faire venir leurs marchandises. Le volume des importations à destination de Djibouti étant faible en raison de l’étroitesse de notre marché, les commerçants locaux utilisent les navires de passage ou ceux éthiopiens. Or, ces navires sont de plus en plus nombreux à éviter nos ports en raison de la malgouvernance ambiante. Résultat, les commerçants de Djibouti se retrouvent contraints de faire transiter leurs importations par les ports du Yémen et du Somaliland, ce qui allonge leurs délais de livraison et laisse le marché local en situation de pénurie de marchandises. Sans compter le surcoût répercuté sur les consommateurs.
6. Un policier attend toujours une valise de dollars qu’il a trouvée
Le policier qui a trouvé la valise de dollars américains du côté du PK 12, court toujours après son objet trouvé. Mais la valise est fermement tenue par son chef à la Force nationale de police, le colonel Abdillahi Abdi Farah, dont l’appétit pour l’argent non gagné est bien connu. Le soutien apporté au policier par ses proches ne fait pas encore la différence auprès du colonel qui s’accroche de toutes ses forces à la valise. Un tel fauve ne lâche prise que devant plus fort. A suivre.
7. Assassinats ciblés du régime: Le cas d’Ahmed Saleh Farah
Les commerçants de la place n’échappent pas non plus aux assassinats ciblés du régime. En témoigne le cas du commerçant Ahmed Saleh Farah, père de l’actuel ambassadeur de Djibouti en France, Rachad Farah, et du notaire Mourad Farah. Il est retrouvé mort un jour de 1989, gisant dans une mare de sang à son domicile de Djibouti-ville. Au moment de son assassinat, la victime, qui a été collaborateur du premier vice-président du Conseil de gouvernement, Mahamoud Harbi, puis écrivain public et agent commissionnaire, avant de devenir pour un temps vice-président de la Chambre de commerce, serait en différend avec d’autres commerçants djiboutiens au sujet de sa présence ancienne dans l’importation de la farine. Le défunt aurait reçu l’injonction du régime d’abandonner le créneau à ses adversaires, ce qu’il aurait refusé. Et d’autres membres de sa famille disparaissent dans des circonstances similaires. Parmi eux, le commerçant Mohamed Othman Farah, importateur des cigarettes Rothman à Djibouti.
8. Messages au peuple djiboutien: Jeunes, vous pouvez!
La jeunesse est l’âge de l’énergie, du courage et de l’action. Ce sont les jeunes et leurs mères qui ont été le fer de lance de la lutte pour l’Indépendance à Djibouti. Ce sont les jeunes et leurs mères qui ont bravé avec succès l’appareil répressif de l’administration coloniale et rendu possible l’accession à l’Indépendance. Sans les jeunes et leurs mères, ni la LPAI, ni le FLCS, ni d’autres mouvements politiques n’auraient pu monter en puissance.
De même, aujourd’hui, il appartient aux jeunes d’agir contre la dictature et pour le changement démocratique à Djibouti. Ils doivent contribuer à amener la démocratie comme les jeunes d’hier ont contribué à amener l’Indépendance. C’est ce qu’ont compris les jeunes des quartiers populaires de la capitale. Le régime n’est pas plus fort que le colonisateur, il est fragile et ne peut vaincre la force de la jeunesse djiboutienne. En avant pour le changement, les jeunes ! Yes we can, comme a dit le président Obama.
9. Nous parlons à vous que Guelleh utilise contre le peuple
Chers concitoyens, vous que le régime crépusculaire de Guelleh utilise, nous vous rappelons à la raison. Ce pouvoir se sert de vous pour ensuite vous jeter comme une éponge ou…vous assassiner. Pensez à Mohamed Idriss dit Garaf, à Moussa Mahamoud dit Major Deheyeh, au pharmacien Mohamed Yacin, au colonel Abdi Bogoreh. Pensez à Yacin Yabeh, chef de la police, et à bien d’autres. Pensez à la mort qui rôde et emporte chaque jour une connaissance, un ami, un parent. Chers concitoyens, le monde a changé et l’on demande des comptes à celles et ceux qui font du mal à leurs semblables. Le monde ne tolère plus les brutalités, les tortures, les assassinats, bref les répressions dictatoriales. C’est vous qui allez répondre demain des actes que vous commettez aujourd’hui pour le président Guelleh. Ni le chef de l’Etat ni son régime ne sont éternels. Vos actes vous exposent à la justice des hommes puis à la justice d’Allah. Alors, il faut vous ressaisir pendant qu’il est encore temps. Il faut dire NON aux ordres criminels de Guelleh. Cessez d’être les instruments de Guelleh pour devenir les serviteurs du peuple. Le régime de Guelleh est mourant, ne mourez pas avec lui.
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================================================================ Vendredi 10 Septembre 2010 Hommage à Ahmed Dini Ahmed: Un homme pas comme les autres AHMED IBRAHIM
(12 septembre 2004). C’était une journée chaude telle que la connaissent la plupart des Djiboutiens durant la canicule du mois de juillet. La foule se pressait devant une estrade érigée à l’annexe du LPAI sis à l’avenue Gamal Abdel Nasser. Tout d’un coup, le brouhaha de la foule s'éleva en clameur, dans ce chamboulement total, sont arrivées à mes oreilles de petit gamin, des phrases en rime. La foule répétait de façon lancinante « Waa Dini iyo dinta » : littéralement « Dini c’est l’homme de la religion ». J’essayais tant bien que mal de me faufiler dans la foule afin de percevoir ce « Dini ». Arrivé devant l’estrade, la vision de cet homme longiligne à la peau très foncée et au verbe magique parlant somali avec aise ne me quittera jamais. Ainsi je venais, avec la rétrospective, de rencontrer un des plus grands héros de notre pays : feu Ahmed Dini.
Cet homme, fils du pays Afar, visionnaire précoce, homme de principe, homme d’honneur, homme de courage, reste le symbole d’une république, et d’un pays que je partage avec lui.
Il est minuit en ce jour du 27 juin ; les projecteurs des journalistes, n’aveuglent pas cet homme, fraîchement élu président de la première assemble d’une république nommée Djibouti. Il se lève avec des pas qui semblent poser l’historique du moment et se dirige vers le perchoir de l’assemblée nationale. Dans un ton calme qui ne trahit pas la solennité du moment, le premier fils de cette terre que, d’après certains adages, le chacal lui-même ne traverse pas sans avoir fait sa prière auparavant, prononce la phrase pour laquelle tant d’héros sont morts : « … la République de Djibouti, une, indivisible et souveraine est née… ». Ainsi, est sortie la république de la bouche de Ahmed Dini.
Dini, a été trahi par son honnêteté, son intégrité et sa piété. Dans un monde où les intrigues, les trahisons et les volte-face sont de règle, Dini lui, n’a voulu compromettre aucune de ses qualités, soudé par sa piété.
Dini fut doublement victime : les Afars ne lui avaient jamais pardonné d'avoir apporté crédibilité à un Gouled dont ils se méfiaient à juste titre ; les Somalis n’ont pas su reconnaître et exprimer leur gratitude à un homme sans sa caution duquel la république de Gouled aurait été livrée à la Comorienne avec un bout de désert grand comme la partie sud du territoire, comme pays et république.
Dini, fidèle à ses principes, n’a pas voulu cautionner la tournure dictatoriale que Gouled a donnée à la nouvelle république. C’est avec mépris qu’il a claqué la porte au sieur de «Beit al Wali» autographeur de décrets à la chaîne. Ainsi, Dini Premier ministre ne pouvait supporter le rôle de figurine à la Barkad Gourad qu’on lui réservait. Ce départ fulgurant fut suivi d’une longue traversée de désert qui l’amènera de l’exil à son passage vers l’au-delà aujourd’hui.
Ahmed avec Ahmed Hassan Cheiko fait partie de ces grands hommes Afar à qui notre pays doit ériger des panthéons « … A la nation reconnaissante, ces illustres héros… ».
Au revoir, Ahmed, que Dieu te réserve son Paradis éternel. A défaut d’une reconnaissance officielle d’une république que tu nous as offerte, sortie droit de ta bouche et fruit de tes sueurs, tu resteras pour nous autres Djiboutiens et enfants de l’indépendance, un des plus grands de notre histoire, au même titre que Harbi et Gashanleh.
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================================================================ Vendredi 10 Septembre 2010 EID MUBARAK du MRD
Le président, le Bureau national ainsi que les militants et sympathisants du MRD souhaitent une bonne et heureuse Eid-el-Fitr aux Djiboutiennes et Djiboutiens ainsi qu’à tous les musulmans du monde. Puisse Allah agréer et exaucer nos prières du Ramadan Karim.
Nous formons les vœux les plus grands pour que le Devoir Accompli aide le peuple djiboutien à réaliser le changement en bien, pour la justice et la liberté, auquel il aspire depuis si longtemps.
Pour le MRD (Ancien PRD) Le président, Daher Ahmed Farah, Bruxelles, le 8 septembre 2010
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================================================================ Jeudi 9 Septembre 2010 Aïd Mubarak. Hassan A. Aden
Je saisis l'occasion de l'Aïd-al-Fitr pour souhaiter à l'ensemble des lecteurs de djiboutii.net, à leurs familles et à leurs amis, ciid mubaarak. Kuli caam wa antum be khayr.
Puisse Allah, notre créateur, ramener la paix, la concorde, la réconciliation et le sens du partage entre les hommes.
En ce jour de réjouissance, ma pensée va à la population somalienne prise en étau entre tous les démons de la terre (la terreur des Shébabs, l'artillerie aveugle des mercénaires de l'Unisom, la magouille du Gouvernement de Transition, les incursions tueuses, le harcèlement et l'humiliation vengéresse des Abyssins, etc.)
Et comme si tous ces malheurs n'étaient pas suffisants, nous savons que depuis un certain temps, notre grand épicier, IOG, vient de placer une grande soupière à Mogadicio.
Ma pensée va également à la population assiégée du nord de notre pays. Je ne vais pas non plus oublier tous les autres djiboutiennes et djiboutiens affamés par la junte des hyènes.
Enfin, last but not least, ma pensée va à ces jeunes gens qui se jettent quasiment à la mer pour échapper à la misère endémique. Ces jeunes gens que le régime, non content d'avoir hypothéqué l'avenir, traite, en plus, de "clandestins étrangers éthiopiens ou somaliens".
Nous savons tous que même s'il y a parmi ces désepérés un grand contingent de citoyens des pays limitrophes, il y a aussi un grand nomdre de jeunes djiboutiens dans la fleur de l'âge. De ces derniers, le régime des warabas, n'en parle jamais dans ses feuilles de chou (ADI, La Nation, Le Progrès).
Allah wakiil.
Hassan A. Aden hassan.aden@ncf.ca
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================================================================ Mercredi 8 septembre 2010 Communiqué du CDS
A l’initiative du Congrès Djiboutien pour la Solidarité(CDS), une journée d’hommage et de mobilisation de l’opposition Djiboutienne aura lieu le Dimanche 12 septembre dans les locaux de centre Kriekelaar au 86 rue de Gallait à Schaerbeek (près de la place Liedts) à Bruxelles.
Le dimanche 12 septembre cela fera, jour pour jour, six ans que le regretté Ahmed Dini Ahmed, indépendantiste et père de la nation djiboutienne, nous aura quittés. C’est pourquoi une grande part du débat sera consacrée à son œuvre.
Toutefois, le but de la rencontre est surtout d’entretenir et d’accompagner la dynamique de la mobilisation initiée par l’Union pour une Alternance Démocratique (UAD) à Djibouti. L’absolue nécessité de rester mobilisés tout au long de l’année 2010 impose à la diaspora Djiboutienne de soutenir le peuple en lutte contre la dictature à Djibouti.
Est-il nécessaire de rappeler que la situation tant économique que politique du pays se dégrade dangereusement ? En témoigne le détournement massif (qui se chiffre en milliards de nos francs) des recettes de l’Etat. Mais aussi les morts subites et suspectes dans des circonstances absurdes qui se multiplient et cela même à l’intérieur de l’appareil sécuritaire du régime.
Ne laissons pas Ismail Omar nous imposer un destin qui s’annonce funeste. Ne le laissons pas, lui qui se droit timonier, faire sombrer le bateau sur lequel nous sommes tous.
Chers frères, Nous ne nous lasserons jamais de le dire : c’est le silence qui tue et l’action qui libère !
Mobilisons-nous contre la dictature !
Venez nombreux à cette journée !
Adresse De Kriekelaar Center Rue Gallait 86 1030 Schaerbeek (Bruxelles près de la place Liedts) Transport en commun : Tram 55 arrêt Rubens où Pavillon
Personnes de contact : 0486 355 827 Mahamed Robleh Bourale 0486 363 110 Bouh Robleh Ismail 0486 186 264 Moustapha kaire Darar
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================================================================ Mardi 7 septembre 2010 Programme de lutte de l’opposition djiboutienne dévoilé à l’occasion de l’Aïd-El-Fitr
Chose promise, chose due ! L’opposition nationale Union pour l’alternance démocratique (UAD) appelle les Djiboutiennes et les Djiboutiens à se rassembler massivement à l’avenue Nasser le jour de l’Aïd-El-Fitr. Après les premières démonstrations réussies en mai et juin 2010 à Wahlé Daba, Balbala et Avenue Nasser, les manifestations tant attendues commencent véritablement à Djibouti à partir du top départ donné par les dirigeants de l’UAD le jour de la rupture du jeûne. A chaque Djiboutienne, à chaque Djiboutien, de prendre sa responsabilité définitive devant l’histoire de son pays.
Publié dans la version en ligne de "Réalité", le 6 septembre 2010 Communiqué de l'Union pour l'alternance démocratique (UAD) : Préparons le sursaut national !
Djibouti le 6 septembre 2010,
Le peuple djiboutien fêtera cette année, sur le plan socio-économique, l’Aïd-El-Fitr le plus morose de son histoire. Mais il s’apprête aussi à fêter comme il se doit, en cette année préélectorale, l’un des plus importants de son histoire sur le plan politique!
Malgré les incessants appels au dialogue de l’Opposition démocrate, les avertissements du corps électoral à chacune des consultations post guerre civile et les pressions multiformes de la communauté internationale, le R.P.P continue son cavalier seul qui conduit le pays à sa désintégration: à la violation de l’Accord de Paix Définitive du 12 mai 2001, la concession opaque de la gestion des ports et aéroport à des opérateurs privés étrangers, les holdups électoraux, l’impunité des crimes de guerre et détournements des fonds publics est venue s’ajouter, la violation de la constitution ouvrant la voie à une présidence à vie …C’en est trop !!!
Tranquillement pourtant, l’U.M.P. qui n’a pas de programme politique autre que le soutien à un homme et la poursuite de cette descente aux enfers, se prépare à reconduire l’actuel président à un troisième mandat illégal. Il serait synonyme s’il a lieu de disparition de Djibouti en tant qu’Etat!
C’est afin d’éviter à notre cher pays la violence politique qui se profile en 2011 et la Somalisation qui le menace que l’U.A.D a décrété et renouvelle pour le trimestre à venir son appel à la Mobilisation Générale pour sauver la Paix et Djibouti!
Au-delà des clivages partisans, les enjeux de cette Mobilisation nécessitent l’investissement de chacun et de tous!
L’U.A.D. souhaite bonne fête au peuple djiboutien et appelle tous ses militants et sympathisants, ainsi que les démocrates soucieux de sauvegarder la Paix à venir nombreux assister à l’Aïd-El-Fitr de l’U.A.D. à l’avenue Gamal abd el Nasser à partir de 9 heures, pour écouter ses dirigeants exposer le programme de lutte.
Pour l’U.A.D. Ahmed Youssouf Houmed Président de l'ARD
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================================================================ Dimanche 5 Septembre 2010 L'emballage : une nouvelle religion à Djibouti Par Farah Abdillahi Miguil, Djibouti, le 04 septembre 2010
Le philosophe dit au balayeur: “Je te plains. Ta tâche est bien rude et pénible” Et le balayeur de lui demander : “Je vous remercie. Et vous donc quel est votre métier?” “J’étudie le comportement de l’homme, ses caractères et ses tentations” Alors, le balayeur sourit et, reprenant son balai, lui dit: “Moi aussi, je vous plains”» Khalil Gibran
A n’en pas douter nous ne pouvons que plaindre aujourd’hui celle ou celui qui s’aventurerait à entreprendre une étude sur une catégorie des Djiboutiens que je qualifierais des mutants. Déjà de par ses origines et sa mentalité le Djiboutien, ce nomade-citadin « défie la raison, le savoir et la mémoire » comme l’écrit si bien Omar O. Rabeh dans son dernier livre sur la mentalité nomade. Ce citoyen-mutant constitue donc un défi à toutes les sciences humaines. En effet, il serait très difficile de faire une étude sur un être humain où la corruption de l’âme pour ne pas dire la mesquinerie cohabite avec une grandeur simulée. S’intéresser à quoi il croit, la pratique de sa foi et voilà que les pistes deviennent des labyrinthes sans fin. Que dire d’un être humain qui a extirpé de sa foi ses valeurs et son humanité ?
L’emballage est par excellence, sa nouvelle religion. Faire cohabiter dans le même cœur le tribalisme qui est la haine de l’autre et l’islam qui enseigne l’amour du prochain est un de ses numéros d’équilibriste des nouveaux adeptes de cette religion. D’ailleurs, le pays des hommes « sans mémoires » a trouvé sa nouvelle religion qui est celle de « l’emballage et du camouflage ». En cette période du ramadan, la mode est celle de revendiquer sa fréquentation et/ou son appartenance à telle ou telle mosquée ou son affinité voire sa proximité avec tel ou tel Cheick comme on revendique d’habitude lors des élections son appartenance à tel ou tel mabraze ou tel ou tel parti, une appartenance souvent conjecturelle. C’est ainsi que les mosquées sont prises d’assaut ainsi que les espaces de prières aménagés à cet effet pour ce mois béni du ramadan. Pourtant, dans la vie de tous les jours on dirait que ces hommes et ces femmes vous envoient une image contraire à celle qu’ils ambitionnent dans la mosquée vue leur conduite dans leur lieu de travail où la quête de la corruption devient un « ami » de tous les instants où l’arrogance est un moyen pour se protéger des citoyens. Cette catégorie des mutants est composée de deux sous-catégories à savoir les mutants citoyens ordinaires et les mutants citoyens administrateurs.
Les mutants citoyens ordinaires entretiennent « l’art de ramper » pour soutirer quelques privilèges ou quelques avantages aux mutants administrateurs et gestionnaires des biens publics. Ces mutants ordinaires sont des schizophrènes qui vomissent à longueur des journées leur venin à l’égard des mutants administrateurs qu’ils qualifient des pilleurs, de corrompus, …mais voilà que lorsqu’ils rencontrent ceux qu’ils qualifient de voleurs c’est avec le sourire et des embrassades suivi souvent d’une demande qu’ils accueillent ces derniers. Et si par hasard il s’avère que ces pourris sont de la famille ou des amis alors là, les mots commencent à être frelatés voire biaisés et les justificatifs fussent de partout. C’est ainsi que « nous tenons au vernis, à l’emballage à tous les niveaux et sur tous les plans. Sur le plan moral, par exemple, nous sommes nombreux à vitupérer contre les détourneurs des deniers publics. Nous sommes légion à fermer nos narines au passage des tenants du pouvoir et à hurler que le régime est pourri, corrompu, voleur et népotiste.
Mais au fond de l’enveloppe, en grattant le vernis, nous nous découvrons rasant les murs des couloirs, hantant les bureaux de ces pourris et de ces corrompus pour solliciter un bon d’essence ou un billet de banque ou tout simplement pour demander de couvrir un détournement ou d’enrayer une action en justice contre un parent, un ami ou un complice. Une fois satisfaits, nous revêtons l’emballage, nous ressortons, brillant de tout notre vernis, pour dénoncer les pourris et les corrompus qui pillent et tuent le “ pays”. (…) Chacun de nous présente un emballage propre, un vernis de qualité. Nous constituons une société de théâtre et de cirque » Norbert Zongo.
Par ailleurs, les mutants administrateurs ambitionnent une « virginité » et une crédibilité qu’ils veulent retrouver par leurs proximités avec tel ou tel milieu religieux. Mais ces dernières années la mode brisée par ces derniers est le tourisme dans les lieux saints comme le grand pèlerinage (Haj) ou le petit pèlerinage (Oumra). Ces parades dans les lieux saints servent peut être un rachat des consciences ou probablement un moyen de calmer « la tempête sous leur crâne » éventuellement le meilleur moyen pour retrouver un respect et une caution morale auprès de la population. Avec le temps, il s’est instauré une relation de jeu de dupes entre les deux catégories de mutants où se mêlent à la fois un sentiment de haine et de mépris.
Et pendant que les deux groupes se regardent en chiens de faïence et que la majorité se terre dans un silence criminel, les écoles deviennent des voies de garages où les parents parquent leurs enfants le matin pour les récupérer en fin de matinée dans leur état antérieur. Les hôpitaux deviennent des centres où on vient pour embrasser la mort et non des lieux pour recouvrir la santé. Les passe-droits embellissent la vie de tous les jours. Pourtant, ces mutants ne sont pas des extraterrestres mais sont soient des amis, des frères et sœurs, des proches parents,…et c’est le cas de dire il y a des amitiés dont on ne peut être fière comme « il y a des parentés qu’il vaut mieux ne jamais avoir. Elles insultent la conscience. Quelles injurieuses parentés ! »
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================================================================ Sabti 4 Septembar 2010 Codka Jabuuti: Af soomaali halkan ka dhegeyso (Halkan riix)
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================================================================ Samedi 4 Septembre 2010 La Voix de Djibouti du 02 Sept 2010 -Edition No 35 http://www.lavoixdedjibouti.com
1. Un accident meurtrier sur la route de Galafi
Mercredi 25 août 2010, s’est produit un accident meurtrier sur la portion de la Route nationale RN1 qui relie Dikhil-ville à Galafi. L’accident s’est produit lorsqu’un véhicule de la gendarmerie de Dikhil, avec à son bord trois gendarmes en mission de surveillance routière, a tenté de traverser l’oued Gourabous en crue, oued situé à l’entrée de la localité du même nom. Le véhicule a été emporté par le courant et ses occupants n’ont reçu aucun secours. Deux des trois gendarmes ont trouvé la mort. Par ailleurs, la crue de l’oued Gourabous a perturbé la circulation sur cette route qu’empruntent les camions poids lourds à destination d’Ethiopie.
2. Les dockers manifestent aux abords du ministère de l’Intérieur
Confrontés à une chute de l’emploi en raison du monopole Guelleh-Haïd sur l’activité empotage/dépotage du Port de Doraleh, qui a notamment fait fuir les marchandises éthiopiennes en vrac, depuis lors traitées en territoire éthiopien près de notre frontière, mais aussi en raison de la baisse générale des activités portuaires imputable à la malgouvernance du régime, les dockers djiboutiens manifestent aux abords du ministère de l’Intérieur pour réclamer du travail et le paiement de la prime de rendement que leur a versée la société Al-Amoudi. Ils le font depuis mercredi 25 août 2010. Par ailleurs, l’on murmure le départ prochain de la société Al-Amoudi du terminal vraquier du port de Djibouti qu’elle exploite depuis plusieurs années.
3. Des agents de l’Etat attendent encore leur salaire de juillet
Suite à un flottement dans la gestion de la Banque Indosuez Crédit Agricole de Djibouti, lié à son rachat par une banque dénommée Bank of Africa (BOA), de nombreux agents de l’Etat djiboutien dont les comptes sont ouverts auprès de cet établissement bancaire n’ont pu toucher leur salaire du mois de juillet. Et ils s’en plaignent.
La Banque Indosuez, devenue Indosuez Crédit Agricole en 1996 après son rachat par le Crédit Agricole, est le plus ancien établissement bancaire de Djibouti. Elle y est présente depuis 1908, d’abord comme succursale de la Banque de l’Indochine, puis comme sa filiale sous l’appellation de Banque Indosuez Mer Rouge à partir de 1976. Elle a contribué au développement du secteur privé et de l’économie de notre pays. Elle a notamment servi d’institut d’émission monétaire jusqu’à 1949. Son départ de Djibouti sonne comme un symptôme de plus de la malgouvernance du président Guelleh qui fait fuir investisseurs et banquiers et jette son peuple dans la misère.
La Bank of Africa est une banque de droit malien, filiale du groupe marocain BMCE Bank.
4. Les exportations de bestiaux en grandes difficultés à Djibouti
Les exportations des bestiaux qui ont connu un boum ces dernières années à Djibouti, et qui sont contrôlées par le chef de l’Etat et son ami Cheick Mohamed Quaid Mohamed Saïd dit Abou Yasser, un homme d’affaires saoudien, refluent sérieusement. La situation est à ce point grave qu’elle menace la survie du centre de transit de Damerjog qui a été inauguré par le président Guelleh le 22 novembre 2006 et qui a coûté la bagatelle de 20 millions de dollars (chiffre officiel). Ces déboires de Guelleh et de son ami semblent liés à la reprise des exportations de bestiaux par le port de Berbera au Somaliland et par celui de Bossasso au Puntland qui ont dû cesser ces activités suite à un embargo d’ordre sanitaire des pays importateurs du Golfe arabo-persique. C’est d’ailleurs suite à cet embargo que, profitant du statut d’Etat de notre pays, le président Guelleh et son ami saoudien ont capté les exportations de bestiaux vers le Golfe, réalisant des profits substantiels. Des années durant, ils ont sous-payé leurs fournisseurs et facturé le prix fort à leurs clients.
Les premières victimes des déboires des associés Guelleh-Abou Yasser sont les fournisseurs de bestiaux et autres salariés du centre de Damerjog qui ne sont plus payés. A suivre.
5. Le chef de la police au cœur d’une histoire de dollars américains
Selon des informations recueillies par la Voix de Djibouti, le chef de la police djiboutienne, le colonel Abdillahi Abdi Farah, qui n’est pas un modèle d’intégrité, se retrouve au cœur d’une étrange histoire de dollars américains. Il s’agit d’une somme conséquente estimée à deux millions de dollars contenus dans une valise abandonnée sur la voie publique aux abords du Quartier PK12. Soit 350 millions de francs Djibouti. Un agent de police a trouvé les dollars et la valise voilà une dizaine de jours. Décidant de s’approprier cet argent trouvé, dont l’on ignore s’il s’agit de dollars authentiques ou non, le policier a essayé d’ouvrir un compte bancaire afin de l’y déposer, mais les banques contactées ont refusé son dépôt arguant que l’origine de l’argent n’était pas justifiée. Il s’est alors adressé à la Banque nationale de Djibouti, dirigée par le beau-frère du chef de l’Etat, Djama Mahamoud Haïd. Cette institution financière l’a dénoncé au chef de la police. Persuadé de tomber sur un magot, le colonel Abdillahi Abdi Farah a tout simplement confisqué les deux millions de dollars au policier. Révolté par la perte de son argent trouvé, le policier a sonné l’alerte de sa famille élargie. De sorte que l’affaire prend une tournure communautaire : la communauté du policier réclame les deux millions de dollars américains au chef de la police et à sa communauté sous peine de représailles.
6. Assassinats ciblés du régime : Le cas de Saïd Abdillahi Moumin dit Saïd Le Lait
Même les agents des services spéciaux sont touchés par les assassinats ciblés du régime. Ainsi le jeune Saïd Abdillahi Moumin dit Saïd Le Lait, employé à la comptabilité d’Electricité de Djibouti et membre du Service de documentation et de sécurité (SDS), qui disparaît en juin 1980, à la veille du troisième anniversaire de l’Indépendance. De l’hôpital général Peltier de la capitale où sa famille l’a réfugié lorsqu’il s’est senti menacé, il est enlevé par des individus et emmené dans les locaux de la direction du SDS au Plateau du Serpent. C’est là qu’il est pris de violents troubles après avoir bu de force un liquide contenu dans un verre. Ramené à l’hôpital, il meurt peu après. Saïd Abdillahi est de la famille du premier sénateur de Djibouti, Djama Ali Moussa dit Djama Zeilï. Il est surtout le neveu de Moussa Moumin Dirieh, l’un des principaux soutiens d’Hassan Gouled et de la LPAI au sein de la petite diaspora djiboutienne d’avant-indépendance en France.
7. Messages au peuple djiboutien: Jeunes, vous pouvez !
La jeunesse est l’âge de l’énergie, du courage et de l’action. Ce sont les jeunes et leurs mères qui ont été le fer de lance de la lutte pour l’Indépendance à Djibouti. Ce sont les jeunes et leurs mères qui ont bravé avec succès l’appareil répressif de l’administration coloniale et rendu possible l’accession à l’Indépendance. Sans les jeunes et leurs mères, ni la LPAI, ni le FLCS, ni d’autres mouvements politiques n’auraient pu monter en puissance.
De même, aujourd’hui, il appartient aux jeunes d’agir contre la dictature et pour le changement démocratique à Djibouti. Ils doivent contribuer à amener la démocratie comme les jeunes d’hier ont contribué à amener l’Indépendance. C’est ce qu’ont compris les jeunes des quartiers populaires de la capitale. Le régime n’est pas plus fort que le colonisateur, il est fragile et ne peut vaincre la force de la jeunesse djiboutienne. En avant pour le changement, les jeunes ! Yes we can, comme a dit le président Obama.
8. Nous parlons à vous que Guelleh utilise contre le peuple
Chers concitoyens, vous que le régime crépusculaire de Guelleh utilise, nous vous rappelons à la raison. Ce pouvoir se sert de vous pour ensuite vous jeter comme une éponge ou…vous assassiner. Pensez à Mohamed Idriss dit Garaf, à Moussa Mahamoud dit Major Deheyeh, au pharmacien Mohamed Yacin, au colonel Abdi Bogoreh. Pensez à Yacin Yabeh, chef de la police, et à bien d’autres. Pensez à la mort qui rôde et emporte chaque jour une connaissance, un ami, un parent.
Chers concitoyens, le monde a changé et l’on demande des comptes à celles et ceux qui font du mal à leurs semblables. Le monde ne tolère plus les brutalités, les tortures, les assassinats, bref les répressions dictatoriales. C’est vous qui allez répondre demain des actes que vous commettez aujourd’hui pour le président Guelleh. Ni le chef de l’Etat ni son régime ne sont éternels. Vos actes vous exposent à la justice des hommes puis à la justice d’Allah. Alors, il faut vous ressaisir pendant qu’il est encore temps. Il faut dire NON aux ordres criminels de Guelleh. Cessez d’être les instruments de Guelleh pour devenir les serviteurs du peuple. Le régime de Guelleh est mourant, ne mourez pas avec lui.
9. Analyse : Le diviser-pour-régner, une constante politique à Djibouti
Territoire d’Obock et Dépendances est le premier nom que reçoit notre pays sous la colonisation qui débute avec le traité signé par la France avec le sultan afar Dini Ahmed Aboubaker le 11 mars 1862. Obock devient alors le chef-lieu de la colonie. Après le second traité signé à Ambado le 26 mars 1885 par la France avec des chefs locaux somalis, le colonisateur crée la ville de Djibouti et en fait le chef-lieu de la colonie qu’il rebaptise Côte française des Somalis (CFS) le 20 mai 1896. Puis, après le référendum controversé du 19 mars 1967, la colonie est à nouveau rebaptisée pour devenir Territoire français des Afars et des Issas (TFAI), nom qui restera jusqu’à l’Indépendance du 27 juin 1977. Pourquoi trois noms en un peu plus d’un siècle de colonisation, de 1862 à 1977 ? Est-ce parce que la colonie a changé trois fois, ou pour d’autres raisons ? D’abord, est-ce que le pays était vide de Somalis à l’arrivée du colonisateur qui a vu la signature du traité de 1862 ? Réponse : Non. Le pays s’est-il soudain vidé de sa population afare (mais aussi arabe dont les premiers membres y arrivent dès la période Obock), suite à la signature du traité de 1885 ? Réponse : Non. Et puis en 1967, le pays s’est-il brusquement vidé de ses populations somalie non Issa et arabe ? Réponse : Non. Pourquoi donc ces changements de noms incessants ? L’on peut répondre par un seul mot, diviser-pour-régner, et clore le débat. Mais ce serait trop court pour une question dont l’impact sur notre pays dure encore aujourd’hui. Développons alors un peu.
Ce n’est un secret pour personne que lorsque l’on décide une action, quelle qu’elle soit, moins elle rencontre des difficultés, plus grandes sont ses chances de succès. Or, le colonisateur français sait, pour avoir étudié son affaire, que ce pays qu’il convoite est la terre de femmes et d’hommes qui l’aiment et sont prêts à le défendre. Il sait que la force collective de ces femmes et hommes est plus grande s’ils sont unis que s’ils ne le sont pas. Aussi choisit-il, dès le départ, une démarche divisionniste pour saper leur unité et partant leur force collective. Pour y parvenir, il instrumentalise l’appartenance communautaire, traitant séparément avec les Afars et avec les Somalis. Il commence par les Afars, d’où le traité de 1862 et le nom d’Obock et Dépendances. Puis, rencontrant déjà une résistance chez les Afars, il traite avec les Somalis, d’où le traité de 1885, le transfert du chef-lieu à Djibouti et le changement du nom en Côte française des Somalis. Aucune référence aux Afars ni aux Arabes dans la nouvelle appellation. Ensuite, et après la seconde Guerre mondiale qui a accéléré le réveil mondial des colonisés, Somalis et Afars réagissent sous la conduite d’hommes tels que Mahamoud Harbi Farah et Hampharé Hassan Hampharé. Naît en 1946 le fameux Club de la jeunesse somalie et dankalie dont Harbi devient le président et Hampharé le vice-président. Ce club et celui plus ancien de la jeunesse arabe se rapprochent. S’opère ainsi une unité des colonisés, qui se traduit par une recomposition politique moderne avec des partis nationalement représentatifs. Le Mouvement de l‘union républicaine (MUR) de Mahamoud Harbi accueille des personnalités telles que Djama Ali Moussa dit Djama Zelï, Ibrahim Sultan, Ahmed Hassan Liban dit Gouhad, Saïd Ali Coubèche, tandis que Hassan Gouled fait équipe avec Hadji Mohamed Kamil Mohamed, Ahmed Dini Ahmed, Omar Kamil Warsama et d’autres au sein de la DIEST (Défense des Intérêts économiques et sociales du territoire).
Mais dès 1958 et le Non populaire à la colonisation emmené par Harbi, le colonisateur décide de frapper un grand coup divisionniste pour briser l’élan indépendantiste. Cette fois, il écarte les Somalis et attire les Afars. Ce plan aboutit au référendum controversé du 19 mars 1967 et à un nouveau changement de nom de la colonie qui devient Territoire français des Afars et des Issas (TFAI). Il s’agit d’une double tentative de division : séparer Afars et Issas des autres colonisés mais aussi éloigner les Somalis Issas des autres Somalis. L’administration coloniale va jusqu’à créer deux catégories de colonisés, la catégorie «autochtones» dans laquelle elle range Afars et Issas, et la catégorie «allogènes» dans laquelle elle classe tous les autres colonisés. Cependant, et bien qu’elle ne profite pas à tous les Afars, la période TFAI est vécue comme une période de domination afare par les autres colonisés, Issas compris.
Reste que les Djiboutiens, Afars comme non-Afars, finissent par se retrouver, faire échec à ce diviser-pour-régner colonial et obtenir l’Indépendance nationale en 1977.
Malheureusement, le régime du président Hassan Gouled Aptidon reprend à son compte le vieux diviser-pour-régner afin de briser l’élan national et conserver le pouvoir. Gouled instrumentalise le clan somali Issa d’où il est issu pour écarter les Afars, les Arabes et les autres Somalis. Il divise ensuite les Issas et organise en 1999 une succession dynastique à la tête de l’Etat au profit de son neveu Ismaël Omar Guelleh.
Cette politique divisionniste de Gouled crée un ressentiment à l’égard des Issas chez les autres Djiboutiens, qu’ils soient Afars, Arabes ou autres composantes somalies tels que les Samarones et les Issaks. Pour beaucoup de ces Djiboutiens, les Issas ont accaparé le nouvel Etat. En outre, et sur le plan de la représentation politique (gouvernement, assemblée nationale…), les autres Djiboutiens reprochent aux Afars et aux Issas de perpétuer le mode de partage colonial Afars-Issas et de les marginaliser. D’ailleurs, la question de la juste représentation politique des communautés nationales est récurrente dans les échanges entre de nombreux Djiboutiens non-Afars et non-Issas et les dirigeants de l’opposition djiboutienne.
Et il est vrai que, d’entrée, le président Gouled et un groupe d’hommes majoritairement Issa confisquent le pouvoir d’Etat. Ils manipulant leur communauté pour conserver ce pouvoir et les privilèges personnels qu’ils en tirent. Il est vrai aussi que le régime compte des dignitaires afars, arabes et somalis non Issas, qui participent à la prédation de l’Etat, et que, en revanche, de nombreux Issas s’opposent à la dérive tribale et autoritaire. Il est également vrai que les méfaits de ce pouvoir autocratique affectent toutes les composantes nationales, sans exception. Plus de trente trois ans après l’Indépendance, la misère et la détresse sociale sont aujourd’hui généralisées et frappent Afars, Arabes, Somalis (qu’ils soient Issas, Issaks, Samarones, etc.) et autres.
Que faire alors? La solution n’est pas de ressasser les injustices et de baisser les bras. Il nous faut tirer des enseignements des injustices, resserrer les rangs et nous engager résolument dans la voie du changement démocratique. Nous devons rendre possible l’avènement d’une société juste, fraternelle, démocratique et prospère, où chacune et chacun trouvent leur place selon leur talent et leur mérite. Et il y a largement de la place pour nous toutes et tous dans notre cher et beau pays. Que ce soit politiquement, économiquement, socialement ou culturellement.
Plus d’une fois dans le passé, les Djiboutiens ont montré qu’ils étaient capables de se rassembler et de peser sur le cours de l’Histoire. Ils le peuvent encore plus aujourd’hui.
A la constante divisionniste, opposons un changement bâtisseur et profondément unificateur.
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================================================================ Lundi 30 Août 2010 Décès du père notre ami Dr Hamad Daoud de l'ARD
En ce jour béni du ramadan du dimanche 29 août 2010 un deuil a frappé notre mouvement l’ARD avec la disparition de Monsieur Daoud Mohamed, le père de notre représentant en France.
Le défunt octogénaire vivait à Obock où il a rendu son dernier souffle tôt ce matin. Daoud Mohamed était un notable connu et respecté de tous pour sa grande connaissance de la tradition afare.
Nous accueillons avec fraternité les condoléances reçues par notre mouvement et nous rejoignons tous ceux qui prennent part aussi nombreux à notre affliction pour adresser à notre tour nos sentiments de compassion en cette douloureuse épreuve au Docteur Hamad Daoud et à sa famille. Maki Houmedgaba, Représentant de l’ARD en Europe
PS: L'équipe de la rédaction de Djiboutii.net se joint à l'ARD et à la grande famille et aux amis du défunt pour transmettre ses sincères condoléances à ses proches et prier Allah d'accueillir le marxuum parmi les bienheureux en ces jours sacrés du Ramadan . Inaa Lillaah wa inna Ileyhi rajicuun.
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================================================================ Lundi 30 Août 2010 Disparition de Monsieur Daoud Mohamed, père du représentant de l'ARD en France
Monsieur Daoud Mohamed, né en 1928 à Mabla, notable, spécialiste de la Tradition et de l'Histoire Afare s'est éteint aujourd'hui à Obock. Apprécié et respecté par tous ceux qui l'ont approché, Daoud Mohamed était aussi le père, à juste titre fier, du représentant de l'A.R.D. en France. Son voyage en ces jours bénis est un signe d'augure d'une terre d'accueil meilleure!
Au nom du président, du comité exécutif et des militants qui ont appris cette triste nouvelle, nous adressons nos condoléances attristées et la sincère compassion de l'ARD au docteur Hamad Daoud qui vit à Lille ainsi qu'à tous les membres de sa nombreuse famille.
QUE L'ETERNEL l'ACCUEILLE EN SON PARADIS DES JUSTES !!! INNALILLAH WA INNA ILEYHI RAJI'OUN.
Pour l'ARD le Porte-parole, Mohamed Ali Abdou Djibouti, dimanche 29 août 2010
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================================================================ Vendredi 27 Août 2010 La Voix de Djibouti. Edition No 34 http://www.lavoixdedjibouti.com
1. Le NON à Guelleh encore et toujours
L’opposition au président Guelleh et à son troisième mandat se poursuit de plus belle malgré les répressions policières. Ainsi, au grand dam du fragile chef de l’Etat, qui ne supporte aucune contrariété ni critique, les inscriptions du genre «Non au troisième mandat !» continuent de se multiplier sur les murs de la capitale, surtout dans les quartiers populaires. Avec toujours, les jeunes comme fer de lance de ce mouvement de rejet populaire.
2. Main basse sur les salaires des agents de l’hôpital Peltier
Les grèves légitimes pour le paiement des heures supplémentaires et l’amélioration des conditions de travail observées ces dernières semaines par les agents de l’hôpital Peltier à Djibouti-ville ont servi de prétexte au président Guelleh et à son ministre de la Santé Abdallah Abdillahi Miguil pour faire main basse sur le salaire des grévistes. Ils leur ont retenu 50% de la solde de juillet 2010. Officiellement, il s’agit de sanctionner les jours non travaillés et donc la grève, en réalité c’est un geste en faveur des poches du chef de l’Etat et du ministre. Le personnel est écœuré et révolté par ce vol pur et simple. Et il ne semble pas se résigner à subir la bêtise de Guelleh.
3. Le personnel du CDE sans salaires depuis quatre mois
Le personnel du Chemin de fer djiboutien-éthiopien (CDE) n’est pas payé depuis quatre mois. La société binationale ne parvient plus à payer ses agents ces derniers temps, et Djib-Télécom, la société d’Etat à laquelle le régime djiboutien a demandé de payer le personnel du CDE, a cessé de le faire depuis quatre mois. Les agents du CDE se retrouvent ainsi sans ressources et sans espoir. Pendant que Guelleh et son gendre et ministre des Transports, Ali Hassan Bahdon, roulent sur l’or.
4. Guerre de taxe entre le trésor et la direction de la Voirie
Le trésor public et la Direction de la Voirie se disputent la taxe d’enlèvement des ordures ménagères. Chacun de ces deux services prétend auprès des contribuables que c’est à lui qu’il faut payer cette taxe. Pourtant, les règles sont claires. A moins que la direction de la Voirie ne soit un établissement autonome comme EDD ou ONED, elle ne doit pas se mêler de la perception de cette taxe qui relève du ministère des Finances. Lequel devant, à son tour, mettre à la disposition de la Voirie les ressources nécessaires inscrites au budget pour couvrir ses dépenses au service des habitants.
En toile de fond de cette dispute d’un autre âge, il y a la guerre qui fait rage entre les deux ministres de tutelle, Ali Farah Assoweh, qui dirige les Finances publiques et donc le Trésor national, et Yacin Elmi Bouh, qui exerce la tutelle de la Voirie. Le tout, sous le regard amusé du chef de l’Etat.
Et, bien entendu, cette affaire est symptomatique de la déliquescence de l’Administration djiboutienne sous ce régime.
5. Encore des cas de choléra dans la capitale
Des cas de choléra sont encore observés à Djibouti-ville, la capitale, plusieurs semaines après l’épidémie qui y a sévi en juillet 2010. Des enfants et même des adultes sont touchés. Il faut dire que les causes du mal, à savoir une eau peu potable, une hygiène du milieu dégradée ainsi que la misère sociale, demeurent. Le choléra s’installe à Djibouti.
6. Mort brutale du n°2 des Services spéciaux
Le numéro 2 des services spéciaux du président Guelleh, Abdillahi Mouhoumed, est décédé dans la nuit du jeudi 19 au vendredi 20 août 2010 vers trois heures à son domicile de Gabode 4 dans la capitale. Cette mort brutale a immédiatement jeté la suspicion dans les esprits. La famille du défunt, notamment sa sœur, a demandé une autopsie au centre militaire hospitalier Bouffard, établissement français de Djibouti. Le président Guelleh s’est vivement opposé à cette demande d’autopsie, ce qui conforte la thèse selon laquelle Abdillahi Mouhoumed n’a pas été emporté par une mort naturelle. Affaire à suivre.
7. Libération de Madame Halima Bil’a
Suite à la mobilisation des démocrates djiboutiens soutenus par ceux internationaux, la mère de famille djiboutienne Halima Bil’a et ses quatre enfants, arrêtés par le régime du président Guelleh le 17 avril 2010 au Nord de Djibouti sous prétexte que son mari est un membre du FRUD, a été libérée jeudi dernier 19 août 2010. Nos remerciements à tous celles et ceux qui se sont mobilisés pour sa libération.
8. Dossier sur les assassinats ciblés du régime : Le cas d’Abdi Ahmed Warsama dit Abdi Dhagoleh
Abdi Ahmed Warsama dit Abdi Dhagoleh était un ancien député et ministre d’avant-indépendance. Il avait été élu député à l’Assemblée territoriale en novembre 1963 puis nommé ministre du Travail dans la même année. Il avait occupé ce poste jusqu’en janvier 1967, date à laquelle il avait démissionné avec les autres ministres somalis en protestation contre le projet TFAI de division des Afars et des Somalis. Il avait quitté la politique avant l’accession à l’Indépendance pour devenir commerçant. Il possédait notamment un kiosque situé en bordure de Boulevard de Gaulle, non loin de la caserne des pompiers de la capitale.
Au début des années 1980, l’on a retrouvé sur un terrain vague de Djibouti-ville le corps sans vie d’Abdi Ahmed Warsama. Il venait d’être tué à l’arme blanche, sauvagement égorgé. Surprise et consternation à Djibouti-ville où la victime passait pour quelqu’un de discret et sans histoire. Très vite, certaines langues se sont déliées et l’on a pointé du doigt la sécurité politique du régime dirigée par un certain Ismaël Omar Guelleh. Et, fait révélateur, l’enquête ouverte sur sa mort n’a jamais abouti. Comme d’autres enquêtes sensibles. A la semaine prochaine, avec le cas de Saïd Abdillahi Moumin dit Saïd Le Lait.
9. Et si nous vous rappelions un peu la notion d’Etat?
Il est important que la notion d’Etat soit bien comprise de tous nos concitoyens. L’Etat, tel que l’Etat de Djibouti, n’est pas le chef de l’Etat, ni ses ministres et députés, encore moins les agents administratifs. Tous ces gens ne sont que des serviteurs, des travailleurs. L’Etat est une émanation du peuple, qui le fonde et l’organise par ce que l’on appelle la Constitution. De sorte que l’on peut dire que l’Etat c’est le peuple. Le peuple est le fondateur et le patron suprême de l’Etat. C’est lui qui élit le chef de l’Etat et les députés. C’est en son nom et pour son compte que les ministres et agents administratifs agissent. C’est en son nom qu’est rendue la justice.
De ce fait, le peuple, c'est-à-dire les Djiboutiennes et Djiboutiens, doit être grandement respecté par celles et ceux qui ont des fonctions publiques, à savoir le chef de l’Etat, les députés, ministres et autres agents. Celles et ceux qui exercent des fonctions publiques ne le font pas pour eux-mêmes, ils ne sont pas les patrons, mais les serviteurs du peuple patron qu’ils doivent servir et respecter. Et en patron, le peuple peut les renvoyer s’ils manquent aux obligations de leurs fonctions. Il les renvoie par le vote démocratique, par les procédures administratives élaborées et appliquées en son nom, par la justice rendue en son nom. Ainsi, le policier, le gendarme, le militaire, l’agent administratif, le député, le ministre et le chef de l’Etat ne doivent pas prendre de haut les administrés, ils doivent les recevoir et traiter avec le respect dû au patron qu’est le peuple, dans les règles de droit.
Il nous faut donc dire NON au renversement de l’ordre des choses que le régime cherche à nous inculquer de manière à nous faire croire que les serviteurs sont le patron et le peuple le serviteur.
Il est anormal, abusif, que, par exemple, un député, un ministre ou un officier passe devant tout le monde dans une file d’attente. Il doit se mettre dans la queue comme tout le monde et attendre son tour. Il est abusif, anormal que les gens qui font la queue s’effacent pour le laisser passer. Ils doivent lui rappeler que sa qualité de serviteur ne fait pas de lui un patron du peuple, mais un …serviteur.
10. Messages au peuple djiboutien: Jeunes, vous pouvez!
La jeunesse est l’âge de l’énergie, du courage et de l’action. Ce sont les jeunes et leurs mères qui ont été le fer de lance de la lutte pour l’Indépendance à Djibouti. Ce sont les jeunes et leurs mères qui ont bravé avec succès l’appareil répressif de l’administration coloniale et rendu possible l’accession à l’Indépendance. Sans les jeunes et leurs mères, ni la LPAI, ni le FLCS, ni d’autres mouvements politiques n’auraient pu monter en puissance.
De même, aujourd’hui, il appartient aux jeunes d’agir contre la dictature et pour le changement démocratique à Djibouti. Ils doivent contribuer à amener la démocratie comme les jeunes d’hier ont contribué à amener l’Indépendance. C’est ce qu’ont compris les jeunes des quartiers populaires de la capitale. Le régime n’est pas plus fort que le colonisateur, il est fragile et ne peut vaincre la force de la jeunesse djiboutienne. En avant pour le changement, les jeunes ! Yes we can, comme a dit le président Obama.
11. Nous parlons à vous que Guelleh utilise contre le peuple
Chers concitoyens, vous que le régime crépusculaire de Guelleh utilise, nous vous rappelons à la raison. Ce pouvoir se sert de vous pour ensuite vous jeter comme une éponge ou…vous assassiner. Pensez à Mohamed Idriss dit Garaf, à Moussa Mahamoud dit Major Deheyeh, au pharmacien Mohamed Yacin, au colonel Abdi Bogoreh. Pensez à Yacin Yabeh, chef de la police, et à bien d’autres. Pensez à la mort qui rôde et emporte chaque jour une connaissance, un ami, un parent.
Chers concitoyens, le monde a changé et l’on demande des comptes à celles et ceux qui font du mal à leurs semblables. Le monde ne tolère plus les brutalités, les tortures, les assassinats, bref les répressions dictatoriales. C’est vous qui allez répondre demain des actes que vous commettez aujourd’hui pour le président Guelleh. Ni le chef de l’Etat ni son régime ne sont éternels. Vos actes vous exposent à la justice des hommes puis à la justice d’Allah. Alors, il faut vous ressaisir pendant qu’il est encore temps. Il faut dire NON aux ordres criminels de Guelleh. Cessez d’être les instruments de Guelleh pour devenir les serviteurs du peuple. Le régime de Guelleh est mourant, ne mourez pas avec lui.
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================================================================ Mardi 24 Août 2010 50ème Anniversaire des indépendances de l'Afrique
2010 est l'année où beaucoup de pays africains célèbrent le 50ème Anniversaire de leur indépendance nationale. Faut-il s'en réjouir? Oui et non!
Oui; parce que les africains sont de nouveau maîtres de leur destin après près de 4 siècles de colonisation, de déportation, d'Appartheid, d'exclavage... Oui, parce les quelques pays qui ont mis un terme à un system (colonial) qui excluait les un pour nourrir les aures – ou qui déshabillait Pierre pour habiller Paul, sont sur la voie d'un développement durable. Oui, les quelques pays qui n'ont pas perpétué (voir agravé!) l'oeuvre coloniale sont sur la voie d'un développement durable. Oui, ceux qui n'ont pas remplacé quelques visages pales par des visages plus colorés sont sur la voie d'un développement durable.
Non; parce que hélas dans la majorité des pays africains, 50 ans d'indépendance = 50 pas en arrière. 50 ans d'indépendance = 50 ans de galère, de mépris, d'exclusion. 50 ans d'indépendance = 50 problèmes insolubles. Peut-on aborder ce problème et le résoudre dans le cadre d'un article ou deux dans un site web? I don't think so. Ce serait résoudre la quadrature du cercle avec une baguette amgique! Alors, faut-il arrêter d'en parler, puisque ça ne change rien?
Non?.. Oui?.. Oui, non? Ben... quoi? Faut-il continuer d'en parler ou arrêter de le faire? Je pense qu'il faut continuer d'en parler même si le problème africain semble, à priori, sans issue. Il faut en parler et, ici à Ottawa, comme ailleurs dans le monde, y'en a qui en parle. Des radios, des sites webs, des organisations politiques... y'en a qui en parlent, avec des moyens et des motivations différents, bien sûr!
La radio communautaire de l'Université d'Ottawa (CHUO / FM 89.1) et ses animateurs Jean-Marie et Yasser sont ceux et celles qui en parlent. Ils ne veulent pas manquer ce rendez-vous avec l'histoire qu'est le 50ème anniversaire des indpendances de l'Afrique. Il y a 50 ans, en 1960, la plupart des pays d'Afrique accédaient à l'indépendance.
Ces infatigables animateurs ont décidé d'y consacrer une serie de reportages, de débats et d'interview en direct. C'est à ce titre qu'ils ont invité à leur émission du samedi matin 21 Août, deux djiboutiens de la diaspora :
- Houssein Abdourahman Djama “Andoleh” activiste et fils du grand marthyr Abdourahman Andoleh.
- et moi-même Hassan Abdi Aden, ex-enseignant djiboutien, activiste et blogueur.
Cliquer ici pour écouter l'enrigistrement de l'émission diffusée en direct le samedi dernier (rediffusion ce mardi) sur les ondes FM de CHUO.
Hassan A. Aden
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================================================================ Lundi 23 Août 2010 Ayuu wanaag ugu jiraa nidaamka canfarta iyo Ciisaha? Halkan ka Dagayso ama hoos ka akhriso
Gumaysiga Farasiiska ka hore degaanka Jabuuti Canfar io Soomaali ayaa ku noolaa. Gumaysigu markuu soo day waxa uu bilaabay in uu darso dhaqanka degaanka. Gumaysiga waxa lagu yaqaanaa in kala qaybiyo dadka si u joogo dhulka uu gumaysto.
Marka hore gumaysigu waxa uu laba ka dhigay dadkii degaanka: Canfar iyo Soomaali. Kadibna ciisaha ayuu Soomaali ka saaray. Gumaysigu si u fuliyo barnaamishkiisa waxa uu adeegsaday calooshii u shaqayste iyo dabadhilif sida Cali caref Burhan iyo Xasan Guuled Abtidoon.
Wadaniyiinta Soomaliyeed sida Alaha u naxariiste Maxmuud Xarbi Faarax iyo Cabdiraxmaan Jaamac Candoole way ka biya diideen kala qaybinta Soomaalida. Maxamuud Xarbi Faarax waxa uu bilaabay in uu mideeyo Soomaalida isaga oo samaynaya jimciyad qudha soona af jaraya kuwii qabiilka ku dhisnaa.
Barnaamishka kala qaybinta ee gumaysiga waxa uu keenay in jagooyinka dowlada iyo xaafadaha casimada qabiil lagu qaybiyo. Alaha u naxariiste Cabdiraxmaan Jamaac Candoole markay is diideen gaalka, kana baxay guriii dowlada ee "Plateau-ga", waxa uu day xaafada lixaad isaga oo gaashanka ku dhiftay codsigii odayaasha isaaq oo ahaa in uu dago xaafada sadexaad. Ilaa hada dad badan ma garan baaxada ay leedahay ficilka candoole oo runtii dabar jab ku noqday stratejiyaadii gumaysiga ee rabtay in shaqsi kaste dago xaafada qabiilka u ka soo jeedo ee gumaysigu ugu tala galay.
ka bilow 1896 magaca Jabuuti waxa uu ahaa xeebta farasiiska ee soomaaliyeed. Afti been abuur ah oo gumaysigu qabanqaabiyay 1967 ayuu ku badilay magacii Soomaaliyeed ee dhulka lagu yaqaanay waxana uu siiyay magaca "Dhulka Farasiiska ee Canfarta iyo Ciisaha ". 27 june 1977, markuu dalku calanka qaatay magaco waxa uu noqday "Jammuuriyada Jabuuti". Ilaa hada waxa socda nidaankii qaybinta ee gaalku dajiay madaama daba dhilif talada hantiyay calanka dabadii.
Maanta ciisahu waxaa kuwa ugu taagta yar. Jabuuti waxba kuma haystaan markaad ka reebto qawlaysato magaca ciisa ah ku qadhaabata. Canfartu kalgacal uma hayso ciisaa waxana ay ku eedaynayaan dhibaatada haysata. Ugu dambeen Soomaalidu ma jecla ciisaha maadaama iska saareen Soomaalida xukunkiina weecsadeen.
Xaalada adag ee ciisahu hada ku jiro waa hogii gumaysigu u qoday. Badbaadada ciisahu waxay ku jirtaa burburinta nidaamka kala qaybinta, midaynta shacabka Jabuuti iyo dimuqraadiyad dhab ah oo qof kaste ku harawmaro farsamadiisa iyo aqoontiisa. Waana sida gumaysiga jooga ilaa maanta dalka looga saari.
......Retour aux titres ......... ================================================================ Vendredi 20 Août 2010 La Voix de Djibouti: Edition 19 Août 2010 http://www.lavoixdedjibouti.com
1. Des conteneurs au contenu douteux ont brûlé au PK12
Suite à nos informations de la semaine dernière sur des conteneurs au contenu toxique, la Radiotélévision de Djibouti (RTD) a fait un reportage confirmatif qu’elle a diffusé jeudi 12 août 2010 au soir. Mais ce même jeudi 12 août au soir, des conteneurs ont pris feu au PK12. Selon certaines informations recueillies par La Voix de Djibouti, il s’agit de conteneurs contenant le même produit que ceux dont les fuites ont été observées au Port. Plus grave, des pluies sont tombées le lendemain vendredi 13 août 2010 sur la capitale, ce qui a redescendu au sol les particules toxiques qui ont ainsi pu s’infiltrer dans le sous-sol et polluer la nappe phréatique. A suivre.
2. Les Nations-Unies tirent la sonnette d’alarme sur Djibouti
Dans une dépêche publiée le 13 août 2010, l’agence IRIN (Réseaux intégrés d’information régionale), organisme du Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU, tire la sonnette d’alarme sur la situation alimentaire en République de Djibouti. Selon IRIN, qui cite l’organisation américaine FEWS (Famine Early Warning System), des milliers de personnes ont besoin d’assistance alimentaire à Djibouti, en particulier dans les régions du Sud-est et de Nord-ouest, malgré les pluies qui y tombent en ce moment. Selon FEWS, la sécheresse n’est pas la seule cause de cette situation puisque l’agence cite d’autres facteurs tels que la cherté des céréales et du lait à Djibouti qui rend ces produits peu accessibles aux ménages et qui diminue la capacité des citadins à aider les membres ruraux de leurs familles. En d’autres termes, ce qui est en cause, au-delà des effets de la sécheresse, c’est la malgouvernance du président Guelleh et la paupérisation inhérente.
3. Nouvel accident meurtrier entre Galilé et Ali-Sabieh
Après celui qui a fait deux morts et plusieurs blessés le 30 juillet 2010, un nouvel accident est survenu entre le village frontalier de Galilé et la ville d’Ali-Sabieh au Sud du pays le 12 août 2010. Cet accident a fait un mort et plusieurs blessés. Selon des témoignages concordants, ce sont souvent des chauffards sans permis de conduire qui conduisent les véhicules en cette zone où se multiplient les accidents. Ni la police, ni la gendarmerie n’ont les moyens de réprimer ces comportements dangereux que la malgouvernance et la misère encouragent.
4. Les quartiers populaires toujours opposés au 3ème mandat de Guelleh
L’opposition au troisième mandat de Guelleh est loin de faiblir aux quartiers populaires de la capitale. Les jeunes sont le fer de lance de cette contestation anti-Guelleh. Ainsi, les jeunes des quartiers 4 et 6 continuent d’exprimer leur opposition au troisième mandat à coups d’inscriptions sur les murs de leurs quartiers. Au point que Guelleh a envoyé la police la semaine dernière. Des heurts entre policiers et jeunes s’en sont suivis.
5. Halimo Bil’a transférée et détenue à Obock
La mère de famille Halimo Bil’a et ses quatre enfants, arrêtés par le régime le 17 avril 2010 à Medeho au Nord du pays, sous prétexte que son mari est un combattant du FRUD, ont été transférés le 2 août 2010 dans un camp de police situé à Obock, au Nord du pays. Ils s’y trouvent toujours détenus de manière illégale.
Rappelons qu’une mobilisation internationale est en cours en faveur de la libération de Halima Bil’a et de ses enfants. Entre autres acteurs majeurs, l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) est mobilisée et une pétition est en cours au www.lesnouvelles.org. Vous êtes prié (e) de signer cette pétition.
6. Les agents du projet SIDA sans salaires depuis 10 mois
Les employés du projet SIDA du ministère de la Santé ne sont pas payés depuis dix mois. Comme nous en avons rendu compte dans nos précédentes éditions, les fonds du projet ont été détournés, et l’on pointe du doigt le ministre de la Santé publique, Abdallah Abdillahi Miguil, et son directeur du projet, Omar Ali Ismaël. Les bâilleurs de fonds ont exigé de l’Etat de Djibouti de récupérer ou de rembourser les fonds détournés et de payer les salariés. Et ils attendent les résultats de cette exigence. Alors, le président Guelleh s’est tourné vers son ministre des Finances, Ali Farah Assoweh, lui demandant un rapport sur le sort des fonds du SIDA. Mais le ministre a répondu au chef de l’Etat que ce n’était pas à lui de faire rapport sur cette affaire mais au ministre de la Santé qui est responsable du projet SIDA et qui a géré les deniers disparus. C’est dire si l’affaire est au point mort et que le projet SIDA court à sa fin. Ses salariés ont encore de longs mois de souffrances devant eux et ses malades sont condamnés à une mort certaine si le stock de médicaments n’est pas renouvelé. A suivre.
7. Que devient le gérant de la société qui exploite le sel du Lac Assal ?
Des témoignages concordants font état du départ de Djibouti du gérant de la société qui exploite le sel du Lac Assal. Il semble que cet Américain et son proche collaborateur (qui serait somalien) aient discrètement quitté le pays. Pourquoi ? Des informations recueillies par La Voix de Djibouti indiquent une dégradation des relations entre le régime et les investisseurs américains. Le président Guelleh est représenté dans l’exploitation du sel du Lac Assal par son chef de cabinet, Ali Guelleh Aboubabker, originaire de la région du Lac Assal.
8. Heurts entre policiers au Commissariat du Héron
Dimanche 15 août 2010, suite à un malentendu entre policiers du Commissariat de police du Héron, près de l’hôtel Kempinski, le patron de la police, le colonel Abdillahi Abdi Farah, a envoyé là-bas une compagnie d’intervention qui a battu plusieurs agents de police et en a torturé d’autres. Dans la foulée, Abdillahi Abdi a mis à l’arrêt de rigueur, une mesure disciplinaire sévère, le chef du Commissariat, le lieutenant-colonel Yahye Mohamed.
9. Dossier sur les assassinats ciblés du régime: Le cas d’Abdillahi Doualeh Warsama dit Iftin
Abdillahi Doualeh Warsama était jeune lorsqu’il s’est éveillé à la politique et a pris conscience des méfaits de la colonisation. Devenu enseignant du primaire, il s’est engagé dans le combat pour l’Indépendance. Il en est venu à ne pas faire confiance aux politiciens au passé pro-colonial pour assurer la direction de la lutte pour l’indépendance et celle du nouvel Etat djiboutien. Il le disait et répétait dans le journal Iftine, qui portait le même nom que le groupe de jeunes indépendantistes qu’il animait. Iftine, qui signifie Lumière en langue somalie, était pour une Indépendance sans compromissions et jouissait d’un large soutien dans les milieux de jeunes, notamment chez les scolarisés. Ses partisans appréciaient la profondeur de sa critique contre la domination coloniale et ses appels au sursaut de dignité des pasteurs djiboutiens.
L’audience nationale d’Iftine s’est vérifiée en janvier 1975 lors d’un procès pour diffamation intenté contre Abdillahi Doualeh par un administrateur expatrié du nom de Bala en poste au ministère colonial du Travail. Les jeunes ont inondé littéralement le tribunal le jour de l’audience. La justice coloniale, qui cherchait à réduire Iftine au silence, a eu la main lourde, interdisant le journal et condamnant son principal responsable à une forte amende. Les jeunes, emmenés par les élèves du collège d’enseignement technique (CET) et autres lycéens de la capitale, ont protesté contre le verdict. Ils ont manifesté, marchant du Palais de justice au centre commercial. En représailles, le pouvoir a expulsé certains manifestants puis réprimé les actions de solidarité qu’ont organisées leurs camarades. La situation a dégénéré et des heurts s’en sont suivis. Cette affaire a contribué à fragiliser l’administration coloniale et ses alliés locaux.
Après l’Indépendance, Abdillahi Doualeh a continué à réveiller les consciences et à mettre en garde contre les politiciens issus du sérail colonial. Sa combativité et sa détermination dérangeaient beaucoup le régime du président Hassan Gouled Aptidon. De sorte que beaucoup ont considéré comme non naturelle sa mort brutale et mystérieuse le 18 août 1977 à l’âge de 28 ans. L’hypothèse d’un empoisonnement par le régime est souvent avancée. Et de fait, l’empoisonnement est l’une des méthodes employées par le pouvoir en place depuis l’indépendance pour éliminer les opposants et autres indésirables. L’actuel secrétaire général de la présidence de la République, Ismaël Houssein Tani, qui était infiltré dans le groupe Iftine pour le compte de la sécurité coloniale puis du régime de Gouled, est souvent pointé comme impliqué dans l’exécution de cette mise à mort par empoisonnement.
Dans les prochaines éditions, nous nous intéresserons à d’autres disparitions telles que celles du docteur Saleh Nour du FLCS, d’Abdi Ahmed Warsama dit Abdi Dhagooleh, de Saïd Abdillahi Moumin dit Saïd Le Lait, d’Ahmed Saleh Farah, etc.
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================================================================ Mercredi 18 Août 2010 Warnings of food assistance needed in Djibouti IRIN
From IRIN, despite a good rainfall and expected good harvest this year, many in Djibouti will still need food assistance according to a famine watchdog group.
The northwest and southeast regions of Djibouti should receive good rains from July to September, but thousands of pastoralists will still need food assistance until the end of the year, warns an agency.
The Famine Early Warning System Network (FEWS Net) said the problems were due to several consecutive seasons of poor rainfall before the last two seasons of good rains. Other factors included above-average cereal prices, decreased demand for milk, and reduced remittances caused by the high cost of staple foods in urban areas.
Djibouti is one of the Horn of Africa countries that suffers recurrent drought. In June, the European Commission warned that drought had affected the coping capacity of vulnerable populations in the region and 12 million needed help.
"Drought is by far the main cause of natural disasters in the Greater Horn of Africa," said EU Commissioner Kristalina Georgieva, who heads the EC humanitarian aid portfolio. She announced a €20 million (US$26 million) package on 23 June for six countries in the region. "Worryingly, the effect of climate change is felt more dramatically in this region."
Climate concerns
According to the UN Food and Agriculture Organization (FAO), more than 40 percent of the population in the Horn of Africa is undernourished. Millions are food insecure, especially subsistence farmers, pastoralists and agro-pastoralists, whose livelihoods largely depend on agriculture and animal production.
"Although populations in areas affected by cycles of drought and flooding have developed specific coping mechanisms, [they] are strained as the climate is becoming more unstable and shocks increasingly severe," FAO said in its 2010 food security outlook.
"More than half of the populations in the region survive on less than US$1 per day," it added. "With little or no saving and lacking the capacity or skills to diversify their sources of income, the poorest suffer the most from external shocks.
"The needs of populations already food insecure or the most vulnerable to food insecurity, namely pastoralists, agro-pastoralists and marginal farmers, as well as women and girls across categories, should be prioritized."
Children hit hardest
Children, many of whom live in abject poverty, have been particularly hit. According to a recent report by the government and the UN Children’s Fund (UNICEF), about two out of three children in Djibouti lack at least one basic right, including shelter, water and sanitation, information, nutrition, education and health. More than half lack proper housing.
"The intensity of the poverty situation in Djibouti tells us of the dangerous environment in which children live, one that exposes them to exploitation and abuse," said Josefa Marrato, UNICEF representative in Djibouti.
Most of Djibouti's 800,000 people live in urban areas. Conditions, FEWS Net said, were expected to improve in October, which would lead to an improvement in the health of animals. This would also be after September when schools re-open and petty trade plus casual labour employment opportunities pick up. But until then, 60,000 urban poor would require assistance.
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================================================================ Samedi 14 Août 2010 La Voix de Djibouti du 12 Août 2010 - Ed. No 32 www.lavoixdedjibouti.com/
Accident chimique au Port de Djibouti
Mercredi 4 août vers 18 heures, des fuites de produits chimiques arrivés par conteneurs et restés trop longtemps au soleil se sont produites au Port de Djibouti. Ces fuites ont dégagé des odeurs très fortes et irrespirables qui se sont répandues jusqu’au centre-ville. Rapidement, les conteneurs défectueux ont été transférés sur un boutre qui a quitté le port pour mouiller à quelques encablures de là, d’où il est visible des côtes. Quelle était la destination de ces produits? Mystère. De quels produits s’agit-il? Mystère. En attendant, les fuites continuent à bord du boutre et polluent nos côtes. A suivre.
Une inquiétante série d’incendies à Djibouti
Depuis le 4 juillet 2010, date à laquelle un incendie a ravagé une vingtaine de constructions dont le célèbre restaurant 22 au Quartier 4, les incendies se suivent et se ressemblent à Djibouti. Ils se déclarent et dévastent habitations et commerces. Les pompiers djiboutiens arrivent sur les lieux, pas toujours à l’heure, parfois sans eau, souvent sans suppresseur pour projeter l’eau sur les flammes. Devant l’impuissance des hommes du feu nationaux, appel est de plus en plus lancé aux Forces françaises stationnées à Djibouti.
Sont parties en fumée, depuis le 4 juillet 2010, une vingtaine de maisons à Ambouli derrière la brigade de la gendarmerie le 24 juillet 2010, trois personnes et soixante-cinq constructions aux Quartiers 1 et 2 le 3 août 2010, une personne et 85 constructions à Ambouli-Djebel. L’incendie de Djebel est survenu mercredi 4 août 2010 et a rasé presque la moitié de ce quartier populaire. Les véhicules des pompiers djiboutiens sont arrivés sans eau, provoquant la colère des habitants qui s’en sont pris à coups de projectiles au troisième camion arrivé sans eau. C’est du Ciel qu’est venu le secours pour Djebel puisqu’il s’est mis à pleuvoir, après maintes prières inquiètes de la population. Les pompiers français ont fini par intervenir pour parachever l’œuvre pluviale.
Au total, ce sont près de deux cents habitations et petits commerces qui ont disparu de la capitale depuis le 4 juillet 2010, plongeant autant de familles dans la détresse.
Et que fait le régime devant cette situation ? Rien. Il regarde la population souffrir, comme s’il jouissait de ses malheurs. D’ailleurs la question se pose avec force sur l’origine véritable de ces incendies à répétition. Des sinistres, il y en a toujours eu par temps de khamsine à Djibouti, mais, de mémoire de Djiboutien, jamais avec autant de fréquence et de dégâts. Et fait révélateur, l’incendie à peine éteint, se pose le problème de la parcelle de terrain. L’on note une volonté présidentielle de chasser les malheureuses familles de leurs parcelles de terrain, surtout si celles-ci sont commercialement bien situées, pour les monnayer auprès du plus offrant. Après la malgouvernance, l’oppression et la misère sociale, voici le coup de grâce par le feu.
A nous, Djiboutiennes et Djiboutiens de nous libérer. Nous appelons toutes les familles à s’unir et à réclamer au gouvernement l’aide à laquelle elles ont droit. La Voix de Djibouti est prête à faire connaître la liste de ces victimes du feu du régime au monde entier si elle lui est transmise. Surtout, ne vous taisez pas. Surtout, ne vous résignez pas. Nous sommes à vos côtés.
Accident meurtrier dans un hangar de la zone industrielle de la capitale
Comme nous vous en informions dans notre édition de jeudi dernier, un accident meurtrier s’est produit dans un hangar situé en zone industrielle de Djibouti-ville et appartenant à un dignitaire du régime du nom d’Aden Chideh. Initialement loué à l’Office national d’assistance aux réfugiés et sinistrés (ONARS), le hangar a été repris en location par le commerçant djiboutien Elmi Guessod. L’accident a fait huit morts dont l’un des suites de ses blessures et plusieurs blessés. Les victimes étaient des travailleurs de force qui faisaient de la manutention au moment de l’accident. Il semble que l’accident soit dû à un non respect des règles de l’art lors de la construction du hangar par le dignitaire propriétaire. Certaines victimes étant proches du chef de l’Etat, le commerçant Elmi Guessod a été harcelé par le régime pour mettre la main à la poche, mais il a résisté à ces pressions et avancé que c’était à la justice d’établir les responsabilités dans cette affaire.
L’accès à l’eau : un droit de l’Homme
L’eau est un bien vital sans lequel l’homme ne peut survivre. L’humain doit avoir accès à une eau propre, salubre et potable. A ce titre, l’accès à l’eau est un droit humain essentiel. C’est ce que «l’Assemblée générale des Nations Unies a reconnu le 26 juillet 2010, dans une résolution adoptée par 122 voix et 41 abstentions». Elle a reconnu le droit à une eau potable, salubre et propre comme un droit fondamental, essentiel au plein exercice du droit à la vie et de tous les droits de l’homme.
Par ailleurs, cette résolution réaffirme qu’«il incombe aux Etats de promouvoir et de protéger tous les droits de l’homme, qui sont indivisibles, interdépendants et intimement liés, et qui doivent être traités globalement, de manière juste et égale, sur le même pied d’égalité et avec la même priorité». Ce qui permettra aux citoyens du monde en tant que simples citoyens ou à travers des associations de porter plainte contre leur Etat à chaque fois que cette résolution est en violation.
Le ministère des finances serait incapable de payer les dépenses de l'Etat
Selon des informations reçues par La Voix de Djibouti, les caisses du ministère des finances seraient vides, mettant le trésor public dans l’incapacité de payer les dépenses de l’Etat. Le ministre des finances, Ali Farah Assoweh, pointerait du doigt le non versement par la France du dernier trimestre du loyer de la base militaire, soit 7 millions et demie d’euros. Et que sont devenues les autres recettes de l’Etat ? Volatilisées ? Voilà qui augure mal du paiement des salaires des agents de l’Etat.
La malgouvernance prive de scanner l’aéroport de Djibouti
Depuis que Dubaï est déçu de la gouvernance du président Guelleh, la gestion de l’aéroport international de Djibouti se dégrade. Ainsi, l’établissement est privé de scanner ces jours-ci. L’appareil en place est tombé en panne et les techniciens de l’aéroport n’ont pas pu le réparer. Résultat, les bagages des passagers sont transportés par camion jusqu’au port de Djibouti, situé à l’autre bout de la capitale, pour être contrôlés. Encore un symptôme incroyable de la gestion désastreuse du président Guelleh.
Fusillade au domicile du chef de la sécurité du régime
Très tôt mercredi 4 août 2010, vers 4 heures, a éclaté une fusillade au domicile du directeur de la sécurité intérieure et extérieure du président Guelleh, Hassan Saïd Khaireh dit Hassan Madobe, à la cité Gabode 4. La police est intervenue et a pris position autour du domicile mais elle a été écartée par la garde dite républicaine qui a repris le traitement de l’affaire. Qui a tiré ? Contre quelle cible ? Quel bilan ? C’est le silence au sommet du régime, mais certaines langues informées commencent à se délier à Djibouti et parlent de tentative d’assassinat sur la personne d’Hassan Saïd Khaireh. Après l’assassinat de son adjoint Mohamed Idriss au début des années 1990, après le meurtre du lieutenant gendarme Mahamoud Moussa Nour dit Deheyeyh en 2002 et celui du colonel gendarme Abdi Bogoreh Hassan en mai 2010, le président Guelleh estime-t-il le temps venu pour son fidèle agent Hassan Madobe de mourir et d’emporter les secrets du régime?
Le régime poursuit sa politique de la tension avec l’Ethiopie
Après le monopole du couple présidentiel sur le dépotage/empotage des conteneurs au Port de Doraleh, qui a contraint les Ethiopiens à ne plus dépoter/empoter leurs conteneurs à Djibouti, ce qui a privé d’emploi des milliers de dockers djiboutiens, le président Guelleh vient de susciter une nouvelle tension avec Addis-Abeba. Cette fois, c’est la compagnie aérienne Ethiopian Airlines qui fait l’objet de la tension. Le président Guelleh, qui vient de créer sa propre compagnie aérienne par l’intermédiaire de son beau-frère Almis Mahamoud Haïd et son ami émirati Ibrahim Saïd Lootha, a décidé que la compagnie éthiopienne ne pourrait désormais faire que deux vols hebdomadaires Djibouti-Addis-Abeba. Les Ethiopiens ont refusé net ce diktat contraire aux règles de la concurrence et ont suspendu leurs liaisons aériennes avec Djibouti. C’est Kenya Airways qui assure les liaisons entre Addis-Abeba et Djibouti en attendant l’entrée en service de la compagnie de Guelleh. Le président Guelleh ne maltraite pas seulement son peuple, il malmène aussi nos voisins.
Et maintenant, un bref rappel sur la notion d’Etat
Il est important que la notion d’Etat soit bien comprise de tous nos concitoyens. L’Etat, tel que l’Etat de Djibouti, n’est pas le chef de l’Etat, ni ses ministres et députés, encore moins les agents administratifs. Tous ces gens ne sont que des serviteurs, des travailleurs. L’Etat est une émanation du peuple, qui le fonde et l’organise par ce que l’on appelle la Constitution. De sorte que l’on peut dire que l’Etat c’est le peuple. Le peuple est le fondateur et le patron suprême de l’Etat. C’est lui qui élit le chef de l’Etat et les députés. C’est en son nom et pour son compte que les ministres et agents administratifs agissent. C’est en son nom qu’est rendue la justice.
De ce fait, le peuple, c'est-à-dire les Djiboutiennes et Djiboutiens, doit être grandement respecté par celles et ceux qui ont des fonctions publiques, à savoir le chef de l’Etat, les députés, ministres et autres agents. Celles et ceux qui exercent des fonctions publiques ne le font pas pour eux-mêmes, ils ne sont pas les patrons, mais les serviteurs du peuple patron qu’ils doivent servir et respecter. Et en patron, le peuple peut les renvoyer s’ils manquent aux obligations de leurs fonctions. Il les renvoie par le vote démocratique, par les procédures administratives élaborées et appliquées en son nom, par la justice rendue en son nom. Ainsi, le policier, le gendarme, le militaire, l’agent administratif, le député, le ministre et le chef de l’Etat ne doivent pas prendre de haut les administrés, ils doivent les recevoir et traiter avec le respect dû au patron qu’est le peuple, dans les règles de droit.
Il nous faut donc dire NON au renversement de l’ordre des choses que le régime cherche à nous inculquer de manière à nous faire croire que les serviteurs sont le patron et le peuple le serviteur.
Il est anormal, abusif, que, par exemple, un député, un ministre ou un officier passe devant tout le monde dans une file d’attente. Il doit se mettre dans la queue comme tout le monde et attendre son tour. Il est abusif, anormal que les gens qui font la queue s’effacent pour le laisser passer. Ils doivent lui rappeler que sa qualité de serviteur ne fait pas de lui un patron du peuple, mais un …serviteur.
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================================================================ Jimce 13 Aug. 2010 Dawladda Jabuuti oo ku Hawlan Qorshe ay Doonayso Inay kula Wareegto Gacan-ku-haynta Xeebaha Galbeed ee Somaliland Jamhuuriya Online
Xukuumadda Somaliland iyo dawladda Ingiriisku maxay ka yidhaahdeen qorshaha Jabuuti ku damacsan tahay inay kula wareegto badda degaanka Saylac?
London (Jam)- Dawladda Jamhuuriyadda Jabuuti oo la sheegay inay si weyn ugu mashquulsan tahay qorsheyaal dhul-ballaadhsi oo ku doonayso in ay kula wareegto qaybo ka mid ah badda Somaliland, gaar ahaan xeebaha degaanka Saylac, ayaa la xaqiijiyey inay dhowaan qoraal arrintaas ku saabsan oo ay ku sheeganayso xeebaha galbeed ee Somaliland si qarsoodi ah ugu gudbisay Qaramada Midoobay.
Ma jiro war si rasmi ah daboolka uga qaadaya jiritaanka qoraalka dawladda Jabuuti ku sheeganayso badda Somaliland, balse sida ilo-wareedyo xogogaal ah u xaqiijiyeen Jamhuuriya Times ee ka soo baxa dalka Ingiriiska, waxa arrintani qayb ka ahayd heshiis qarsoodi ahaa oo dawladda Sheekh Shariif qaybo ka mid ah badaha Soomaaliya ugu wareejisay dalka Kenya, sidoo kalena Jabuuti ugu qoondeeyey biyaha xeebaha galbeedka Somaliland.
Qoraalka qarsoodiga ah ee Jabuuti ku sheeganayso qaybo ka mid ah badda Somaliland oo sida sheegay dhowaan loo gudbiyey Qaramada Midoobay, waxa markii ugu horreysay si cad loogu soo hadal-qaaday shir ay Sabtidii toddobaadkan magaalada London ku yeesheen masuuliyiin ka tirsan dawladda Britain iyo jaaliyadda reer Somaliland ee ku dhaqan UK.
Midoobay, waxa markii ugu horreysay si cad loogu soo hadal-qaaday shir ay Sabtidii toddobaadkan magaalada London ku yeesheen masuuliyiin ka tirsan dawladda Britain iyo jaaliyadda reer Somaliland ee ku dhaqan UK.
Safiirka Ingiriiska u fadhiya Itoobiya Mr. Norman Ling oo ka mid ah masuuliyiinta shirkaas ka qaybgalay, ayaa jaaliyadaha reer Somaliland weydiiyeen sidii dawladda Britian iyo caalamkuba wax uga qaban lahaayeen sheegashada xaqdarrada ah ee Jabuuti ku doonayso inay kula wareegto qayb ka mid ah biyaha badda Somaliland, waxaannu safiirku ku jawaabay; “Arrintas [sheegashadda Jabuuti ee badda Somaliland] hore umaanu ogayn, balse waanu ka daba tagaynaa, waanan xaqiijin doonaa siday ku dhacday.”
Heshiiska maamulka Sheekh Shariif ugu wareejiyey Kenya qaybo ka mid ah badda Soomaaliya oo sababay muran muddo dheer socday, isla markaana dawladdu marar badan beenisay jiritaankiisa, ayaa markii dambe soo shaac-baxay, kaas oo ay sharcinimadiisa xaaraantinimeeyeen Qaramada Midoobay iyo baarlamaanka dawladda ku-meel-gaadhka ah ee Soomaaliya. hase ahaatee, ilaa hadda cid soo ma hadal-qaadin sheegashada dawladda Jabuuti ku doonayso inay kula wareegto badda Somaliland.
Dhinaca kale, Jamhuuriya Times oo xiganayey ilo xogogaal ah, ayaa u xaqiijiyey inay arkeen warqad dawladda Jabuuti u qortay Qaramada Midoobay oo ay ku doonayso inay kula wareegto qaybo ka mid ah badda Somaliland, gaar ahaan xeebaha Saylac. Warku waxa uu intaa ku daray in nuqul ka mid ah qoraalkaas ay hayso wasaaradda Kalluumaysiga iyo horumarinta xeebaha Somaliland.
Haseyeeshee, Wasiirka Kalluumaysiga iyo Horumarinta Xeebaha Somaliland Md. Cali Maxamed Qoorseef oo Jamhuuriya khadka telefoonka kula xidhiidhay si arrintan wax looga weydiiyo, ayaa sheegay in aanay xukuumad ahaan wax war ah ka hayn qoraalka la sheegay in Jabuuti u gudbisay Qaramada Midoobay ee ku sheegaynayso badda Somaliland, balse waxa wasiirku xusay inay wasaarad ahaan hayaan qoraal ku saabsan heshiis dawladda Kenya kula wareegayso qaybo ka mid ah badda Soomaaliya ee uu u saxeexay Sheekh Shariif, kaas oo Qaramada Midoobay 13 March 2010 horjoogsaday meelmarintiisa, kadib markii baarlamaanka Soomaaliya diiday.
Md. Qoorseef waxa uu sheegay in qoraalkaas lagu xusay in laga yaabo in tallaabada Kenya kula wareegaysay badda Somaliya ay ku dhaqaaqaan dawladdo kale, gaar ahaan Jabuuti iyo Yemen oo iyaguna sheegan kara biyaha xeebaha dhinacooda xiga, isagoo wasiirku xusay inuu horena u jiray muran dhinaca badda ah oo u dhexeeyey dawladdii hore ee Soomaaliya iyo dalka Yemen.
Hase ahaatee, Wasiirka Kalluumaysiga Somaliland ma beenin, manuu qirin jiritaanka warka sheegaya in Jabuuti ku hawlan tahay sidii ay ula wareegi lahayd qaybo ka mid ah badda Somalilanad, balse wuxuu caddeeyey in xukuumad ahaan ay baadhitaan iyo dabagal ku samayn doonaan arrintaas, isla markaan jawaab ka soo saari doonaan.
Geesta kale, waxa dalka Jabuuti ka socda shir Qaramada Midoobay wado oo lagaga hadlayo sidii loo midayn lahaa shuruucda dhinaca badaha Somaliya, kaasi oo ay ka qaybgalayaan masuuliyiin ka kala socda Somaliland, Puntland iyo Somaliya. Jamhuuriya Online
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================================================================ Jeudi 12 Août 2010 SOMALILAND: BEWARE OF ISMAEL OMAR GUELLEH!
The current head of state of Djibouti, ISMAEL OMAR GUELLEH, is someone who does not like democracy. He abhors everything that is linked to the rights of freedom and critics coming from the opposition side are hushed down whenever he has the opportunity to do so. Since he took power, thanks to his late uncle HASSAN GOULED who transferred the power to him like a family legacy, Djiboutian people have been living under ruthless oppression. The right for fair and free election has always been denied to them. Every election, whether presidential, parliamentary or council, has been rigged under Guelleh`s watch. It is a shame to say that but the republic of Djibouti has the sad record in the sub-Saharan countries to be the only country in which the opposition has no seat in the parliament let alone a free newspaper belonging to it .In a nutshell, Djibouti is a besieged country and its people are living like hostages under Guelleh's rule.
Despite huge cash flow generated from foreign investors in the country –Djibouti hosts three key military bases belonging to high profile Western countries namely France, the USA and, Japan. It also houses the international center for fighting piracy. The country is the only maritime outlet for Ethiopia, a nation of 60 million consumers. In a word Djibouti could be the Dubai of East of Africa had it been properly managed and well run. Instead it has become the hub for money laundering, chronic corruption and ill -governance. Rumors say it mister ISMAEL OMAR GUELLEH to be one of the top three richest men in Africa. This money, scattered in different corners of the planet to avoid any probe or inquisitive eye, is of course the money stolen from Djiboutian people. Things are, unfortunately, going to worsen if president Guelleh clings to power beyond 2011 and the country could pay a heavy price for this lack of democratic change.
ISMAEL OMAR GUELLEH would like to see all people, no matter which country they live in, to have the same lot as Djiboutian ones fearing the former would influence the latter one-day. That is why this democratic election of Somaliland triggered two different feelings in Djibouti. It filled Djiboutian people with joy and hope on one hand and it was a real devastating setback and slap on the figure of ISMAEL OMAR GUELLEH and his cronies on the other hand. I am flat sure he almost had a heart attack and spent sleepless nights following this democratic victory of this neighboring province. The noise of this democratic change from Somaliland came swiftly to knock the doors of GUELLEH and did shake his well-guarded despotic nest. Over crushed by what happened in this brotherly country and fearing a possible contamination upon Djiboutian people, ISMAEL OMAR GUELLEH will do everything to derail this young democracy in Somaliland. And I am warning our Somaliland brothers: If you are not cautious with this man your democratic process is likely to become cropper because his hidden agenda is to make it fail. He will use any necessary tools in his hands to disable you before your take-off. He will try to aground this full fledgling democracy. His tools to bankrupt you will go from fake friendship, underground lobbying, graft by using our public money of course. He will not even hesitate to carry out criminal acts inside this territory as he did in the past and still doing in whole region. He will try to turn you into puppets as he did with RAYALEH's former government whenever it is possible.
Other ideal tools GUELLEH will use if he fails to disrupt Somaliland democracy directly. He is going to turn the border between Djibouti and Somaliland into an endless blackmail. This border, which is the bedrock for many Somali and Djiboutian businesses, is also a humanitarian corridor through which many people transit daily. It allows them to sustain their families and siblings by doing small businesses. Despite this much needed border bond and instead of easing it to make it humane, mister GUELLEH gets it closed at least four times a year and transforms it into a nightmare for those innocent people just in the mere intention to have Somaliland authorities kneel down to his whims when they refuse to do what he wants them to do. Another tool but the least one mister GUELLEH will try to use is to poke clanic tensions between the different communities living in Somaliland for the sake of splitting your unity and destabilizing the country future in the long run.
Djiboutian people are expecting to get rid of GUELLEH's regime in the forthcoming election of 2011.They are hoping things will pretty much look like to what happened in this year, that is to say a peaceful democratic change home so that the two people live side by side in good brotherhood and in a mutual respect as well.
Let us remember one last thing about ISMAEL OMAR GUELLEH: He is a dangerous divider rather than a uniter. He is bad-doer rather than a good-doer. He is destroyer rather than a builder. It is time to wipe this evil out of the horn of Africa so that the region resumes its legendry and peaceful harmony. Let us all of us stay away from GUELLEH's destructive enterprise
By MOHAMED HOUSSEIN Mohamed5dj@yahoo.fr OTTAWA
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================================================================ Mercredi 11 Août 2010 Ramadan Karim.
Chers lecteurs ce mercredi 11 août 2010 est pour les musulmans du monde, le premier jour du mois béni du Ramadan. Mois de jeûne, mois de recueillement et mois de piété. Mois de dépassement de soi, mois du partage et du Fitr.
À cette occasion, la rédaction de djiboutii.net vous souhaite Ramadan Karim. Puisse Le très Haut nous aider dans l'élévation de nos âmes. Puisse-t-Il guider notre peuple et tous les peuples de la Terre vers le chemin de la concorde, de la réconcialition et du pardon.
Amin.
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================================================================ Lundi 9 Août 2010 L’art de tricher comme règle de vie à Djibouti
«Mes chefs, qui sont des gens rusés, se sont, eux aussi, découvert une nouvelle et intéressante vocation : celle de faire commerce de la religion. Sans doute soucieux de se refaire une virginité, ils ont accroché, avec un zèle exemplaire, des images pieuses et des sourates sous verre aux murs de leurs bureaux. A présent, égrenant de jolis chapelets, ils émaillent leurs longues et laborieuses réunions de citations du Coran, ce qui confère un peu plus de pouvoir à leur autorité un moment chancelante.» Un été de cendres, Abdoulkader Djemaï
Lorsque tout un peuple décide de tricher avec lui-même rien ne peut l’arrêter dans sa folie voire dans sa descente à l’enfer. Je crois en tant que Djiboutiens, nous avons délibérément fait le choix de tricher avec notre foi, avec nous-mêmes, avec nos enfants, avec nos parents, avec nos frères et sœurs, avec nos amis, avec nos voisins… . Le paradoxe ce que la fourberie voire la duplicité de l’autre nous dérange, nous révolte, nous indigne et nous empêche parfois le sommeil mais quand il s’agit de notre propre imposture nous ne voulons pas reconnaître et même si on est pris en flagrant délit on cherche des justificatifs.
D’ailleurs, c’est ce qui m’arrive souvent ces derniers temps lorsque je rencontre un de ces nombreux Djiboutiens qui sont partis avec femme et enfants dans un de «ces paradis terrestres» du Nord pour trouver un confort, une éducation, une santé et surement un avenir bien tracé à la règle dans une stabilité centenaire, d’une part. Et d’autre part pour fuir cette Afrique au destin sombre dont l’instabilité chronique et les massacres tribales constituent la règle. Beaucoup d’entre eux sont très versés dans la religion. Peut être sont-ils tous des adeptes de cette nouvelle foi pratiquée par beaucoup de nos responsables leur permettant de vider le matin avec une «conscience aiguë» les caisses de l’Etat et de se retrouver sans remords le soir à la mosquée. Et toujours les mêmes réponses aux questions posées.
Lorsque vous rencontrez l’une de ces anciennes connaissances et que vous leur demandez pour combien de temps il est là. La réponse est toujours la même « simplement le temps de régler un petit problème. » et en outre ils vous diront qu’ils ont été victimes d’un petit groupe de mafia qui se sont ligués contre lui.
Et si vous leur demandez de quoi il s’agit. Ils vous diront que leur salaire a été suspendu. Lorsque vous leur rétorquez que c’est normal et que c’est légal. Ils vous diront qu’ils ont eu l’aval d’un Ministre ou d’un Secrétaire Général ou d’un Directeur, et pour eux c’est ce qui compte.
Qu’est-ce qu’on n’a pas entendu dans ce pays ? Pour eux c’est normal, la parole d’un Ministre, d’un SG ou d’un Directeur est au-dessus de la loi. Et si vous leur dites que c’est contraire à leur foi ce genre de pratique. Souvent ils se mettent en colère en disant «tu sais il y a de centaines de Djiboutiens qui sont installés en Amérique ou en Europe qui touchent leur salaire depuis 10 ans. En tout cas je ne suis pas le seul et je sais la raison principale pour ce qui me concerne, elle est tribale». A ce moment j’ai repensé à ces mots d’un grand journaliste «C’est ainsi que nous vivons des curieux temps, de révisions et d’inversions, de mensonges, et d’impostures, où les mots sont vidés de toute vérité». Et on se pose une question dans ce cas c’est qui le voleur dans cette situation?
D’ailleurs, ils agissent comme si leur responsabilité se dilue dans celle du groupe. Oubliant par la même occasion que dans l’islam la responsabilité est avant tout individuelle.
Nous ne sommes pas là pour stigmatiser des hommes ou/et des femmes mais simplement pour dénoncer des conduites et des comportements contraires aux règles d’une société. Je vous dis que nous connaissons tous sans exception un ami, un frère, une sœur, un cousin, un parent, un proche qui a ce genre de comportement. Alors, ayons le courage de dire à tous ceux que nous aimons ça suffit. Basta ! L’avenir de ce pays et de nos enfants est à ce prix. D’ailleurs, un ami qui est parti au Canada m’écrivait dernièrement «je suis entrain de vivre ici des expériences similaires aussi ridicules que ce qu’on a connu au pays. Une majorité de la diaspora djiboutienne, a "importé" ce mauvais comportement en Occident. Pour "gagner" quelques 1000 ou 1500 $CAN, ils sont capables de mentir aux institutions pourtant généreuses de leur pays d'accueil, en déclarant leur foyer faussement "séparé" tout en vivant sous le même toit. Et beaucoup d’entre eux vont même à la mosquée. Cela me choque terriblement». On dirait que le dédoublement de personnalité de certains de nos compatriotes a fait le choix de les accompagner dans leur émigration.
Prions Allah pour qu’Il nous fasse don d’une foi sincère et sans fard durant ce mois béni de ramadan. Une foi qui nous empêchera la tricherie et le "paraître" comme règle de vie.
Farah Abdillahi Miguil
......Retour aux titres ......... ================================================================ Dimanche 8 Août 2010 Ça bouge à Ottawa! courrier des lecteurs
Le message qui suit, vient de nous être envoyé par un lecteur. Ce dernier nous écrit d'Ottawa. Avec beaucoup d'émotion, il déconce quelque chose qui se banalise de plus en plus. À vous de découvrir quoi. Comme d'habitude nous imprimons in extenso, quand c'est possible, le courrier de nos lecteurs. Il va de soi que la responsabilité de la véracité des faits rapportés incombent à son auteur. La rédaction
Ça bouge à Ottawa (et au Canada!)
Je suis très surpris que votre site (que je lis avec un certain intérêt) n'ait pas publié des infos sur ce qui se trame ici, en Amérique du Nord et en particulier au Canada.
Chers amis, vous n'êtes probablement pas sans savoir que beaucoup de ceux qui sont responsables (à des degrés divers) de notre exil, sont ici, parmi nous, en train de blanchir le fruit de leur rapine. Mais ce n'est pas tout. Ils viennent mettre leurs familles au frais et, aux frais du contribuable canadien!
Mais, ce n'est pas tout. Leur mission ne se limitent pas à ces impératifs dictés par l'instinct de survie. Non, chers amis. Ils sont ici pour dynamiter les quelques gains faits par l'opposition lors du passage des dernières délégations. Ils viennent aussi rallumer les tentions inter éthniques.
En résumé que font-ils ici? Sont-ils en mission ou en vacances? Chers amis, ils sont ici en mission pour :
- Blanchir leur rapine (les taxes des djiboutiens et l'aide internationale, détournés);
- Venir vivre au frais, aux frais du contribuable canadien;
- Venir saboter le peu d'unité nationale que nous commencions à reconstruire.
- Rallumer les tentions enter ethniques entre nous.
Qui sont ces gens?
- Djama Haid, «le Beauf», gouverneur de la Banque Centrale de Djibouti. Après avoir passé une dizaine de jours dans un luxueux hôtel de Montréal. Il a été conduit par une meute de servants à Ottawa, même.
- Le Directeur du protocole du Président,
- Le Directeur des affaires multilatérales aux Affaires étrangères,
- Un des nombreux directeurs du ministère des Finances,
- Le Directeur adjoint de la société immobilière.
- Ahmed Isse Gabobe, ambassadeur de son état
- Il y a aussi ceux qui sont parmi nous depuis longtemps (Nouh Bouh, Abdallah «Domaines», etc.)
Qui sont leurs servants, ici? Les servants sont de deux types:
- ceux qui touchent depuis toujours leurs salaires (ou leur retraite) à Djibouti ET qui touchent, ici au Canada, l'aide sociale ou la pension de vieillesse et,
- des hommes d'affaires d'un nouveau genre.
Qui sont ces nouveaux hommes d'affaires?
Ce sont des anciens djiboutiens arrivés ici comme «refugiés» somaliens, éthiopiens ou autre et qui, citoyenneté en main, redeviennent djiboutiens! Loin de s'arrêter là, ils deviennent maintenant une tête de pont pour le recyclage de l'argent volé à Djibouti, à la communauté internationale et au Canada.
Quelle est la combine?
- Combine une: On vient ici (comme touriste) avec un passeport diplomatique et un compte bien garni avec une famille nombreuse. On reste ici quelques temps. On achète une grosse baraque (avec l'aide de ces hommes d'affaires d'un genre nouveau dont je parlais). Puis, on retourne au soleil. Mais, souvent, la nombreuse famille, elle, ne retourne que partiellement, ou, pas du tout. Elle réapparaît comme réfugies somaliens, éthiopiens, ou djiboutiens.
- Combine 2: Les services sociaux louent la maison achetée par notre «touriste», à sa propre famille (devenue réfugiée). Sachez que l'État djiboutien paie un généreux loyer à son président pour le palais qui lui appartient personnellement. Il n'est pas seul. Toutes les grosses démeures de Haramousse, c'est comme ça!
Ces parasites n'ont pas froid aux yeux. Leur signalement particulier: grosse baraque en banlieue avec un ou plusieurs 4x4 de luxe, «importés».
C'est révoltant que votre site n'ait pas couvert ces choses! En tout cas, sachez chers amis que ces gens-là sont indésirables en Europe alors ils viennent tenter leur chance ici. À nos frais! Et jusqu'à ce jour ça marche pour eux. Il faire quelque chose. Il faut les dénoncer. Il faut porter plainte contre eux.
En tout cas, moi, je continuerai de vous écrire à ce sujet. Que vous me publiiez ou pas, n'est pas mon problème. À suivre!
Ali Gouled.
......Retour aux titres ......... ================================================================ Samedi 7 Août 2010 La Voix de Djibouti du 5 Aout 2010 - Edition No 31 http://www.lavoixdedjibouti.com
1. Incendie dévastateur aux Q1 et 2
Mardi 3 août 2010 vers dix-huit heures, s’est déclaré un incendie dévastateur aux quartiers 1 et 2 de la capitale. Il a détruit une soixantaine de constructions composées d’habitations et de locaux de commerce. L’ampleur du feu a vite dépassé les maigres moyens des pompiers djiboutiens. C’est l’intervention de l’unité incendie des Forces françaises stationnées à Djibouti qui a permis de maitriser le sinistre tard dans la nuit. C’est le troisième incendie dévastateur qui survienne à Djibouti en l’espace de quelques semaines.
2. Nouvelles manifestations contre le régime à Ali-Sabieh
De nouvelles manifestations populaires se sont déroulées à Ali-Sabieh, chef-lieu du district du même nom. Elles ont eu lieu mercredi 28 et jeudi 29 juillet 2010. Il s’agit de protestations contre la misère et la dictature. Le régime a réprimé plusieurs manifestants et en a arrêté d’autres.
Cette réaction irresponsable du pouvoir en place ne fait qu’accentuer la colère populaire à Ali-Sabieh.
3. Accident meurtrier entre Guelileh et Ali-Sabieh ville
Vendredi 30 juillet 2010, un accident de la circulation s’est produit entre Ali-Sabieh et Guelileh, au sud du pays, près de la frontière djibouto-éthiopienne. C’est un véhicule tout terrain de marque Toyota Land Cruiser transportant une dizaine de personnes qui s’est renversé. L’accident a fait plusieurs blessés dont deux ont succombé à leurs blessures, faute de soins. La colère des familles des victimes est à son comble face à cette non-assistance à personnes en danger dont le régime s’est encore une fois rendu coupable.
4. Incidents intercommunautaires suscités par le régime à Dikhil
Jeudi 29 et vendredi 30 juillet 2010, les habitants de la ville de Dikhil ont aussi manifesté contre la misère et la dictature. Le président Guelleh a alors envoyé là-bas son aide de camp, le colonel Mohamed Ibrahim Moussa, originaire de la région, pour briser l’unité de la population. Le colonel a distribué de l’argent à quelques jeunes désœuvrés qui se sont livrés à des actes divisionnistes entre Somalis et Afars. Ces incidents auraient causé la mort de deux personnes et blessé dix autres dont cinq en état grave. Les blessés en état grave ont été évacués à l’hôpital général Peltier de la capitale, tandis qu’une quinzaine de manifestants ont été placés sous mandat de dépôt à la sinistre prison de Gabode.
5. Sérieuses difficultés au Port de Doraleh
Depuis jeudi 29 juillet 2010, les salariés du Port de Doraleh protestent contre la dégradation de la gestion de l’établissement. Ils rejettent notamment la réduction de 35% des salaires décidée par la direction. La gendarmerie et la garde dite républicaine sont mobilisées contre ces travailleurs. Mais les salariés semblent déterminés.
6. Les dockers poursuivent la réclamation de leur prime
Les dockers djiboutiens continuent de réclamer aux autorités portuaires le paiement de la prime de rendement que leur a versée sur un compte le groupe Al-Amoudi. Mais la direction du Port s’oppose toujours au retrait de cet argent. Elle a fait appel cette semaine à la police qui a arrêté et jeté au centre détention de Nagad une centaine de dockers. Cependant, les arrestations ne semblent pas entamer la détermination des dockers.
7. Les sociétés étrangères fuient Djibouti les unes après les autres
Ecœurés par les méthodes du régime, les quelques opérateurs étrangers du pays, originaires du monde arabe pour l’essentiel, quittent Djibouti les uns après les autres. Ainsi, repart du pays une société soudanaise de bâtiment et de travaux publics, en charge de la construction d’un hôpital militaire non loin du Stade national de football, dans la capitale. Le harcèlement et le racket répétés du général Zakaria Cheik Ibrahim, numéro deux de l’armée et homme de confiance du président Guelleh, ont eu raison de la patience de l’opérateur soudanais.
Par ailleurs, le groupe Al-Shoura, qui a ouvert une banque à Djibouti voilà à peine un mois et initié un projet de cimenterie à Ali-Sabieh, semble sur le départ. Après la suspension du projet de cimenterie dont nous avons rendu compte dans notre édition du 15 juillet 2010, c’est la banque du groupe qui vient de fermer ses portes.
8. Le régime distribue aux enfants des comprimés anticholériques à effets indésirables
Pour prévenir une nouvelle épidémie de choléra, le service d'hygiène du ministère de la santé publique distribue des comprimés aux enfants des familles modestes de la capitale. Mais des témoignages concordants font état de lourds effets indésirables chez les enfants qui prennent ces comprimés. De fortes bouffées de chaleur, qui nécessitent le rafraichissement à l’eau des corps des enfants, sont notamment rapportées par des parents dont les précieux petits ont absorbé ces produits du service d’hygiène. La question se pose alors de savoir s’il ne s’agit pas de dangereux produits contrefaits, ou encore de produits non médicamenteux.
9. Le personnel paramédical de l’hôpital encore en grève
Les agents infirmiers, sages-femmes, aides-soignants et autres de la santé publique ont encore une fois déclenché une grève générale. Ils l’ont fait le 3 août 2010. Ils réclament de meilleures conditions de travail et de rémunération.
10. Dossier : les assassinats ciblés du régime
Depuis l’Indépendance du 27 juin 1977, le régime que monsieur Ismaël Omar Guelleh dirige, après en avoir longtemps été le puissant chef de la sécurité sous le président Hassan Gouled Aptidon, s’est rendu coupable de crimes multiples et variés. Crimes contre des populations civiles du Nord et du Sud, crimes contre des personnes ciblées, crimes à caractère politique par confiscation de l’Etat et négation de la démocratie et du droit, crimes économiques et financiers, crimes d’incompétence et de mépris contre de nombreux soldats et policiers, etc.
Dans ce dossier, nous nous intéressons aux crimes ciblés, qui ont physiquement éliminé de nombreuses personnes, djiboutiennes et non djiboutiennes. La liste de ces victimes est bien longue. De plus, elle n’est point entièrement connue, car de nombreuses familles djiboutiennes et étrangères taisent encore, par peur de représailles, leurs filles et fils disparus par le fait du régime. Nous encourageons ces familles à nous faire parvenir informations et documents pour que la vérité éclate enfin et que justice soit faite. Nous encourageons ces familles injustement endeuillées à utiliser La Voix de Djibouti, la voix du peuple djiboutien, pour porter à la connaissance du pays et du monde les crimes qui les ont frappées du fait du régime. Les temps changent à travers le monde, des possibilités de justice émergent, prenez-en conscience et agissez en conséquence.
En attendant de nouvelles révélations, nous évoquons les crimes ciblés dont nous avons connaissance. Et nous commençons par le premier du genre, celui qui a ôté la vie à Mohamed Farah Dirir (de son vrai nom) dit Janaleh. Ce crime de sang est celui par lequel le régime a inauguré l’Indépendance et qui ouvre la longue liste des victimes. Il a été perpétré à Loyada le 23 juin 1977, soit à quelques jours de la proclamation de l’Indépendance. Janaleh était un fervent indépendantiste. Il a milité à l’intérieur du pays où il a été arrêté et jeté à la prison de Gabode en mai 1968. Depuis la prison de Tadjourah où il a été transféré, il a réussi une audacieuse et spectaculaire évasion : avec son ami et codétenu Abdi Hassan Liban dit Hatouf, il a pris en otage un couple de Français, relâchés une fois franchi la frontière de la Somalie. Il est devenu l’un des plus solides cadres du FLCS et bras droit d’Aden Robleh Awaleh, alors Secrétaire général du mouvement. Il était redouté des collabos de l’administration coloniale et de ceux qui se sont convertis à l’Indépendance à la dernière heure. En ce 23 juin 1977, Janaleh et de nombreux autres cadres du FLCS se trouvent à Loyada, prêts à rentrer à Djibouti à la proclamation de l’Indépendance et à participer à l’édification de l’Etat et de la nation.
Une violente dispute oppose ce jour-là Janaleh à Aden Robleh Awaleh qui revient de Djibouti où il a représenté le FLCS aux dernières négociations portant sur l’Indépendance. Janaleh est éliminé, quelques heures après cette dispute où Aden Robleh frôle la mort. Mohamed Farah Dirir est éliminé par des hommes à la solde du futur régime et de sa sécurité. Ismaël Omar Guelleh et son défunt frère Idriss Omar Guelleh sont impliqués dans ce crime, selon certains témoignages. Il semble que cette élimination s’inscrive dans un complot ourdi par le régime qui prend les rênes du nouvel Etat pour se débarrasser des hommes forts du FLCS dont Janaleh. L’Indépendance est ainsi inaugurée par la mise à mort de l’un de ses héros.
* Dans nos prochaines éditions, nous évoquerons d’autres cas d’assassinats ciblés.
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================================================================ Samedi 7 Août 2010 LDDH: NOTE D’INFORMATION DU 7 AOÛT 2010 Il faut libérer Halima Bil'a et ses enfants et les reconduire chez eux à Medeho!
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) a appris que Madame Halima Bil'a et ses quatre enfants arrêtés à Medeho le 17 avril 2010 et incarcérés à Nagad depuis le 5 juin dernier n'auraient pas été libérés à leur départ de Nagad la semaine dernière; selon nos dernières informations, ils seraient toujours détenus dans le camp de police d'Obock.
Rappelons que Madame Halima Bil'a constamment torturée et malade est encore arbitrairement détenue avec ses quatre enfants qui sont mineurs et que son dernier enfant est âgé de moins de deux ans.
Un telle Détention Arbitraire est un signe fort équivalent à une prise d’otage intolérable et inadmissible en violation flagrante à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, de la Constitution en son article 10 qui stipule entres autres : « La Personne humaine est sacrée. L’Etat a l’obligation de la respecter et de la protéger. Tous les êtres humains sont égaux devant la loi. Tout individu a droit à la vie, à la liberté, à la sécurité et à l’intégrité de sa personne.
Nul ne peut être poursuivi, arrêté, inculpé, ou condamné qu’en vertu d’une loi promulguée antérieurement aux faits qui lui sont reprochés. (Voir Observation à la fin)…
…Le droit à la défense,… à tous les stades de la procédure… y compris… le droit de se faire examiner par un médecin de son choix.Nul ne peut être détenu dans un établissement pénitentiaire que sur mandat délivré par un magistrat de l’ordre judiciaire. »
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) dénonce avec rigueur ces actes de barbarie digne d’un autre âge à l’encontre d’une femme et des enfants innocents.
La Ligue Djiboutienne Droits Humains (LDDH) demande à tous les Défenseurs des droits de l'Homme, à la FIDH et à l'OMCT, de poursuivre leur campagne jusqu'à la libération effective et définitive de cette famille prise en otage par le régime liberticide de Djibouti.
A la veille du mois béni du ramadan, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) appelle les autorités djiboutiennes à libérer immédiatement cette famille martyrisée et la reconduire dans les plus brefs délais chez elle à Medeho dans les Mablas.
NOEL ABDI Jean-Paul
Observations. Le Code Pénal et Code de Procédure Pénale sont les lois qui ont été promulguées six mois après l’adoption de la Constitution par le Référendum du 4 Septembre 1992.
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================================================================ Jeudi 5 Août 2010 Un autre feu et des morts! courrier des lecteurs
Le message qui suit, vient de nous être envoyé par un lecteur ayant requis l'anonymat.Ce dernier nous écrit de Djibouti. Son message est dans la langue de Shakespeare. Comme d'habitude nous l'imprimons in extenso le courrier de nos lecteurs. Toutefois, il va de soi que la responsabilité de la véracité des faits rapportés incombent à son auteur. La rédaction
salam alaikum,
Ce matin un entrepot qui es situes pres de la maison du president, exactement pres de l'ONARS c'est ecroule sur les dockers qui travailaient a l'interieur bilan 20 personne morts quand je ss passe a cote vers 12h midi,information pars le policier qui a bloque le passage vers l'accident.Des jeunes homme sont insurance d'accident.c'est vraiment touchant.je t'ai envoye mon chere frere un e-mail hier soir quand je ss rentre a la maison, apres que je ss revenu de chez mon grand et l'incendie de hier soir etait a quartier 2.merci d'avoir passe notre colere.C'etait bien si je pouvais film quand les gens qui etait sur le lieux appllaudissait au pompier francais comme si ils ont battu un match contre les pompier djiboutien et les inslutes sur les pompier djiboutiens qui refusait de laisse le passage au pompier francais qui voulait intervenir de l'autre cote que les pompie djiboutien n'ont pas pu controler, c'est avec la colere des jeunes du quartier que les francais ont pu rentre dans le quartier(parce que les officier djiboutien leurs refuse que ils rentres , j'etais pres des pompier quand cette discussion ce passait). Merci d'avance.
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================================================================ Jeudi 5 Août 2010 Kennedid Ali Hassan, ON AIR THIS WEEK. www.lavoixdedjibouti.com
Voice of Djibouti “LVD” will broadcast this Thursday an interview given by Kennedid Ali Hassan , Kennedid Ali Hassan is a political science research and Djibouti Citizen. About Somaliland presidential election result and current political crisis in East Africa, You can listen to this interview either online worldwide or by radio at 3:00P.M Djibouti time. ......Retour aux titres .........
================================================================ Mecredi 4 Août 2010 LDDH: NOTE D’INFORMATION DU 3 AOUT 2010
- Que se passe-t-il au Port International de Djibouti?
- Que se passe-t-il donc ?
- L’hôpital Peltier, les centres hospitaliers de Djibouti ne sont pas épargnés…!
- Les victimes du choléra et du sida tombent un par un!
- La Banque mondiale continue de financer!
Les 31 juillet et le 1er août 2010, les Dockers du Port International de Djibouti mécontents de leurs conditions de travail et diminution de salaires ont déclenché une grève. Au deuxième jour de grève, la Direction du Port a employé la manière forte pour étouffer la contestation.
Ainsi aux premières heures de la matinée du 1er août, les forces de répression ont investi le port et près d’une centaine de Dockers ont été arrêtés et conduits au Centre de rétention de l’Ecole de la Police où ils seraient toujours en Détention Arbitraire dans des conditions difficiles.
Certes, le Port International de Djibouti connaît des difficultés financières ; Certes le pillage des recettes du poumon de l’économie nationale risque d’entraîner le Port International de Djibouti sur le chemin de la « cessation de paiement ».
Il est vrai, que cette équipe au pouvoir est internationalement connue pour ses violations de la Constitution Nationale, pour le non respect de ses engagements avec le BIT, pour son entêtement, pour son refus permanent d’ouvrir la voie aux concertations, aux dialogues sociaux-économiques avec les syndicats libres et non parrainés par le régime, ainsi qu’aux négociations politiques et urgentes avec en priorité les Partis politiques officiellement déclarés sans oublier toutes les forces vives qui combattent pour la dignité des populations afin de sortir notre pays et notre peuple du marasme généralisé consécutif à la mal gouvernance, hélas, soutenue par les Nations Unies, le FMI et la Banque mondiale.
Les grèves consécutives cette année 2010, grèves sauvagement réprimées : avril 2010 les Cheminots, grèves sauvagement réprimées ; le 1er août, les Dockers du Port International de Djibouti, grèves sauvagement réprimées ; et aujourd’hui 3 août les personnels de la Santé viennent de déclencher une grève généralisée.
Toutes ces dérives sociales et économiques insupportables et condamnables montrent à quel point Djibouti risque de basculer rapidement vers un nouveau conflit armé, vers une révolte populaire sans précédent, suite aux répressions à outrance d’un régime en agonie totalement corrompu et politiquement moribond.
Par ces motifs.
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est très préoccupée par les diverses violations flagrantes de la Constitution par vote référendaire du 4 septembre 1992 en particulier le Titre II en ses articles 10, 11, 12 alinéa 1, 14 alinéa 2, 15 alinéas 1 et 3, 16 et 18, ainsi que le Titre III en son article 23 portant révision, évidemment illégale, adoptée par un groupement d’Intérêts politico-financiers autour d’un « Parrain Mafieux », dit UMP.
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) déplore les répressions sauvages constamment perpétrées contre les travailleurs djiboutiens, contre nos populations dans les régions de l’intérieur en particulier celles du Nord et de l’Ouest.
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est très inquiète, elle dénonce avec vigueur les dangers et les conséquences sociales et humaines de la dérive politique néfaste des membres du Gouvernement, inconscients et irresponsables.
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande la libération immédiate des 91 dockers en détention arbitraire à Nagad, ainsi que tous les autres détenus dans des lieux secrets.
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande à tous les défenseurs des droits de l’Homme, OMCT, Observatoire des Prisons, BIT d’envoyer dans les meilleurs délais une mission d’enquête internationale sur la situation des droits de l’Homme à Djibouti.
NOEL ABDI Jean-Paul
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================================================================ Mecredi 4 Août 2010 Quartier 1 is burning courrier des lecteurs
Le message qui suit, vient de nous être envoyé par un lecteur ayant requis l'anonymat.Ce dernier nous écrit de Djibouti. Son message est dans la langue de Shakespeare. Comme d'habitude nous l'imprimons in extenso le courrier de nos lecteurs. Toutefois, il va de soi que la responsabilité de la véracité des faits rapportés incombent à son auteur. La rédaction
Salam alaikum, dear brother
Allhamdu Lillah, first of all that we are all alive.I am sending u this message tonight at this just after i came back from the fire that broke out in Quartier 1,I am one of the first eye witness that was on the scene,tonight i am sleeping with a big shame as a djiboutian national.Our nation is just a simple band of bandits i can say tonight wallahi.Even if the fire is a natural catastrophe,our big institution the fire brigrade of djibouti came there just to destroy life and materials and nothing else.My dear brother i am saying this because i was our officialls of the fire brigade blocking the help offered by the french army assistance, and with the help of our bravour and anger on the moment we push back the bandits and brought in the french fire brigade.We are leaving in a" mogdisho without bullets guns'.quartier2 was save with the help of allah and the french army and the djibouti fire brigade came there to destroy us, i don't need anybody to make me belive that our institution can save us.game over no djibouti in existing today, and like the jamaican goverment killed the cocaine lord "DUDUs";;;;;He must be killed then our nation will be save from the bandits.please help us god. inchallah.
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================================================================ Lundi 2 Août 2010 Communication du Comité Exécutif de l'ARD: Sauvons la Paix en 2010 !
Pour que ce vœu à l’occasion de cette nouvelle année ne reste pas pieux, il ne doit pas être question de tirer en 2010 le bilan de l’actuel chef d’état : l’Histoire retiendra qu’il a enterré la paix signée en 2001 !
Laissons le pouvoir perdre son temps, en mentant dans les médias publics qui l’encensent parce qu’il les monopolise!
Ne perdons pas le nôtre et parons cette année au plus urgent en marchant pacifiquement dans l’unique espace d’expression qui nous reste : la rue ! C’est plus qu’un droit à exercer, c’est un devoir national pour sauver ce que nous avons de plus précieux en commun, Djibouti et la paix, tous les deux gravement menacées par la fuite en avant du pouvoir !
Pour nous la seule solution qui vaille, c’est le peuple et sa détermination à sauver la Paix qui la détient !
C’est possible en 2010, mais pas en 2011 car il sera trop tard ! Parce que c’est une échéance électorale qui verrait une inutile dispersion des énergies. Trop tard parce que les conditions d’une compétition électorale loyale n’étant pas réunies et les partis politiques n’ayant pas vocation à participer à des consultations électorales truquées ni à les boycotter indéfiniment, 2011 risque de tous nous entrainer dans une spirale de violence politique que votre indispensable mobilisation pour la paix civile en 2010 vise précisément à éviter !
En 2010 et dans la capitale pour commencer, parce que c’est le centre nerveux du pouvoir et le cœur du pays que le pouvoir considère utile.
Pacifiquement, car aucune autre forme de contestation n’est aussi efficace maintenant et ici qu’une marche tranquille mais déterminée du plus grand nombre pour la Paix ! Elle pèsera plus en termes de rapports de force de cette façon-là, que d'une autre manière pour obliger le pouvoir à changer de cap car le pays traverse une période de très grandes incertitudes nous menant tous et tout droit vers le conflit de trop !
Nous avons des propositions concrètes afin d’instaurer la concorde civile et l’Etat de droit; nous les formulerons en temps utile en créant le cadre institutionnel s’y prêtant : le monologue est le seul apanage d’un régime autiste et parjure à la surdité duquel il faut mettre fin !
Pour ce faire, votre visibilité en rangs serrés à Djibouti-ville et en 2010, est donc vitale pour tous. L’enjeu interpelle tous les Djiboutiens au delà des préférences partisanes !
Vous devez le faire et nous le ferons tous ensemble parce que nous n'avons plus de choix: c’est l’ultime recours démocratique !
Sauvons la Paix ! C’est un enjeu qui interpelle aussi la communauté internationale présente sur notre sol ! Engagée dans une légitime guerre contre le terrorisme, les retombées de sa présence militaire, économique et diplomatique à Djibouti se résument au paiement d’un loyer pour la présence et le maintien de ses troupes sur le sol national !
C’est tout et dérisoire : cela lui permet d’avoir bonne conscience sans soulager la détresse de notre peuple. Son silence indifférent aggrave cette situation de ni guerre ni paix consécutive à la violation de l’Accord de Paix Définitive par le pouvoir dès le surlendemain de sa signature et de sa dénonciation par nous en 2005 .Il nous appartient à tous de ne plus nous en accommoder car c'est nous qui serions complices ou complaisants si nous n'agissons pas cette année, de la bonne façon, là où il le faut! La communauté internationale ne peut pas se substituer à vous, même si l’instabilité latente menace ses intérêts.
Seule votre pacifique visibilité et elle seule pourra lui donner l’occasion de jouer avec discernement et efficacité le rôle positif à la mesure de son rang : prévention et résolution des conflits mais aussi et surtout quand la Paix existe le noble rôle de partenaire au développement.
Sauver la Paix : c’est l’enjeu vital pour 2010 et l’objectif affiché des démocrates unis autour de l’opposition légale au sein de laquelle l’Alliance Républicaine pour le Développement entend jouer un rôle pionnier !
BONNE ANNEE chers compatriotes et qu’ALLAH guide nos pas vers Sa Paix en 2010 !
Le Comité Exécutif de l’ARD
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================================================================ Vendredi 30 Juillet 2010 Congratulations message from AHMED YOUSSOUF HOUMED A.R.D. President
To the President of Somaliland Republic AHMED MOHAMED MOHAMOUD
Mr President and dear Brother,
It is to the Djibouti People, of Republican Alliance for the Development and on my personal behalf that I present my sincere congratulations to you, for your election with the report heading brother of Somaliland, and your official confirmation as the 4th President of the Republic of Somaliland in 27th of this month.
Mr President and dear brother, allow me to remember you that our political organization the Republican Alliance for the Development – A.R.D is an emanation of the organization politico-soldier of the Djiboutian Opposition United Front - F.U.O.D of which the F.R.U.D (Front for Restoration of the Unity and Democracy) directed by our late lamented Ahmed Dini Ahmed. We had as of this time constant your fight against the régime dictatorial of Siad Barre and encouraged the accuracy of your combat. Thereafter, we had been the first Djibouti movement has to recognize and to support the proclamation of the Republic of Somaliland in 1992. Those reasons justified the various meetings between our late lamented President Mohammed Ahmed Issa – Cheiko, President of the F.U.O.D at this time, and your second late lamented President Mohammed Hadji Ibrahim Egal. And then with his successor Mr Mahdi Ibrahim A. God actually Vice-President of our party ARD.
Since, we accompanied and supported in any time, all the claims of your young Republic for its legitimate recognition so much near the Foreign Diplomats and of the representatives of the International Organizations.
Dear President, by this consultation of last June 26, which coincides with the 50ème birthday of the independence of your country, your people showed an exemplary courage and a tenacity without fault for the realization of a real democratic and peaceful alternation, in spite of the constitutional rape of the former brains trust. The respect of the democratic expression of the citizens is the essential means guaranteeing a honorable political alternation. It is this means and thanks to the political maturity of your people that today your Republic is a single and viable example in a disturbed area and in prey with political and military violence.
True democratic revolution for all the area, your election constitutes for our party the pledge of a consolidation of the fraternal relations between our two people.
Together we hope to work in this direction.
Paris, 29 July 2010 A.R.D President M. AHMED YOUSSOUF HOUMED
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================================================================ Vendredi 30 Juillet 2010 La Voix de Djibouti du 29 Juillet 2010 - Edition No 30 http://www.lavoixdedjibouti.com/
1. Le président élu du Somaliland investi et déjà à l’œuvre
Le président élu du Somaliland, Ahmed Mohamed Mahamoud dit Silanyo, a été officiellement investi le mardi 27 juin 2010 lors d’une grande cérémonie organisée au Palais présidentiel de Hargeysa et à laquelle ont assisté de nombreuses délégations étrangères dont des membres de l’opposition djiboutienne. Le président Silanyo a rendu publique la formation de son gouvernement dès le lendemain, hier 28 juillet 2010. Ce cabinet est fort de 20 ministres dont deux femmes et de 6 sous-ministres dont une femme. Le président Silanyo semble avoir privilégié la compétence et l’expérience, en nommant de nombreuses personnalités de haut niveau éducatif et expérientiel à des postes ministériels.
2. Le corps d’un bébé de trois mois retrouvé dans une rue de la capitale
La misère sociale généralisée affecte gravement les enfants à Djibouti, comme en témoigne le rapport de l’UNICEF publié le 15 juin 2010. Une triste illustration de cette situation catastrophique vient d’être donnée par la découverte du corps d’un bébé de trois mois victime de la faim dans la rue Houmed Loïta de la capitale (ancienne rue des Issas). Cette macabre découverte a été faite jeudi 22 juillet 2010 par les riverains de la rue Houmed Loïta, qui ont ensuite enterré l’enfant.
Les habitants de la capitale, qui ont appris cette triste nouvelle qui a vite circulé, sont révoltés. Mais il faut bien plus qu’un sentiment de révolte pour chasser ce régime et faire cesser la misère générale qui nous frappe. Il nous faut rester très mobilisés et recommencer à agir ensemble dès la rentrée.
3. Un incendie dévastateur à Ambouli dans la capitale
Encore un incendie dévastateur à Djibouti-ville. Cette fois, c’est le quartier populaire Ambouli qui est victime du feu de la mauvaise gestion. Le sinistre s’est déclaré samedi 24 juillet 2010 derrière la brigade de la gendarmerie à Ambouli. L’incendie a détruit vingt habitations et fait autant de foyers sans abris. Le vent du khamsin et la misère sociale liée à la malgouvernance du pouvoir en place sont, encore une fois, la cause du sinistre.
Rappelons que pas plus tard que le 4 juillet 2010 deux autres incendies ont détruit une vingtaine de constructions dont le célèbre Restaurant 22 au Quartier 4.
Après celles des miliaires et gendarmes, les familles des policiers risquent d’être chassées de leurs logements
Après la Cité Gabode II d’où ont été chassées les familles des gendarmes et militaires, c’est au tour des cités des familles des policiers de tomber entre les mains du couple présidentiel. La première cité policière visée est celle située derrière la caserne centrale de la police sur la Route d’Arta à Djibouti-ville. Le président Guelleh et son épouse sont passés par leur ami et commerçant émirati Ibrahim Saïd Lootha pour faire main basse sur ces logements. Les chefs de famille concernés ont réagi et écrit au chef de l’Etat pour lui expliquer qu’ils sont prioritaires si ces logements sont à vendre au secteur privé, mais ils ont peu de chance d’être entendus.
Ainsi va le régime de Guelleh.
4. Les dockers djiboutiens manifestent
Les dockers djiboutiens manifestent depuis plusieurs jours contre le non-paiement par le Port de Djibouti d’une prime que leur a accordée la société Al Amoudi, l’un de leurs plus importants employeurs. Cette prime versée par Al-Amoudi dans une caisse prévue à cet effet est, semble-t-il, bloquée par la direction du Port. Les dockers soupçonnent la direction de vouloir détourner cet argent. En effet, jusqu’ici, les autorités portuaires n’ont pas accordé d’attention aux appels répétés des dockers au paiement de leur prime.
5. Des travaux mal faits par des sociétés du couple présidentiel
Comme nous en avons rendu compte à plusieurs reprises, le président Guelleh et son épouse, Kadra Mahamoud Haïd, contrôlent de nombreuses sociétés pour piller les biens et autres ressources de l’Etat et du pays. L’une d’elles se dénomme ICC et s’est vu confier un gros marché portant sur des travaux d’assainissement de la capitale financés par la Banque africaine de développement (BAD). Cette structure présidentielle privée, qui ne semble ni compétente ni sérieuse, exécute mal les travaux et multiplie les erreurs. Ainsi, elle est l’auteur des récents dommages causés à une canalisation d’eau potable de la capitale qui se sont traduits par une épidémie de choléra.
De la même manière, une autre société du couple présidentiel, dénommée Alliance construction, actuellement en charge du chantier d’un nouveau bâtiment public à la Cité ministérielle, est à l’origine de beaucoup de dommages aux réseaux de l’électricité et de l’eau potable dans la zone de ces travaux. Elle semble avancer à l‘aveuglette, sans même disposer des plans des réseaux divers.
Décidément, non seulement le couple vole les biens publics mais il le fait avec bien d’autres dégâts liés à l’incompétence de ses créatures privées.
6. La société IL JANO encore à l’arrêt
La société des eaux d’Ali-Sabieh, IL JANO, que Guelleh se targue d’avoir créée pour éradiquer le problème de la soif au chef-lieu du district du même nom, est encore une fois à l’arrêt depuis plus d’une semaine. Et avec elle, l’alimentation en eau de la ville d’Ali-Sabieh, au sud du pays. Cause ? Un problème technique, dit-on. Problème sans doute lié à la mauvaise gestion dont elle fait l’objet de la part du régime et de ses représentants. Résultat : la soif est toujours là, invaincue et dévastatrice en terre assajog.
7. Le commerçant Ibrahim Ahmed Abdallah à son tour dans la tourmente
Après Boreh, après Al-Gamil qui va d’incendie en redressement fiscal en ce moment, le commerçant Ibrahim Ahmed Abdallah, connu sous le surnom de Kiosque Napoléon, autre homme d’affaires proche du couple présidentiel, se retrouve dans la tourmente. Le couple présidentiel le rackette toujours plus et il ne sait plus quoi faire. Refuser ? Ce serait signer instantanément son arrêt de mort. Tout accepter ? Ce serait aussi la mort par faillite économique à moyen terme. Alors que faire ? Pour l’heure, il déprime en silence, ou plutôt en famille, aux prises avec son frère et associé qui lui reproche sa coûteuse proximité avec le couple présidentiel.
8. Pétition pour la libération de Halima Bil’a et de ses enfants
Une pétition en faveur de la libération de la mère de famille Halima Bil’a et de ses quatre enfants, arrêtés le 17 avril 2010, sous prétexte que le père de cette famille est membre de la résistance armée du FRUD, a été lancée par des démocrates et défenseurs des droits de l’Homme. Cette pétition est en ligne sur le site du journal Les Nouvelles d’Addis : www.lesnouvelles.org. Vous êtes invités à la signer massivement.
(Ce dernier article a déjà été publié dans les colonnes de Djiboutii.net.) ......Retour aux titres .........
================================================================ Vendredi 30 Juillet 2010 Profession escroc !
Le célèbre homme politique burkinabè avait raison quand il déclarait il y a quelques années que la morale agonisait au Afrique tellement les Africains n’hésitaient plus à commettre des actes immoraux. Des sagesses populaires disent : « la seule chose qui soit immoral, c’est de ne pas faire ce qu’il faut quand il le faut » ou « Ce qui est immoral, c’est la bêtise » Et, selon Noam Chomsky, nous vivons une époque où même les mots se sont prostitués. Autrefois, la pire insulte qu’on pouvait proférer contre quelqu’un c’était de le traiter de « Vendu ».Aujourd’hui, cette insulte est devenue « invendable ».
Dans notre pays, on assiste parfois à la célébration du nième milliard de certaines personnalités parmi les plus hauts responsables. L’humilité aurait voulu que ces personnes cachent cette fortune dont la provenance peut être douteuse pour beaucoup d’entre eux. Mais comme les vertus de modestie n’étaient plus d’actualité dans leurs habitudes, chacune allait à sa manière. Cependant les gens ont fêté leurs milliards sans que personne ne se pose la question de savoir d’où provenait cet « argent sale ». De l’argent que certains ont stocké dans leurs maisons à la portée de leurs enfants. Entre temps, on a aussi assisté à un gaspillage monstre de grosses sommes d’argent par des familles des dignitaires du régime en place. Dans les magasins locaux ou étrangers et autres boîtes de nuit, ces familles rivalisaient dans les grosses dépenses d’argent volé dans les caisses des recettes publiques.
La manifestation de l’agonie de Djibouti s’est poursuivie avec la création de vastes réseaux d’escrocs dans plusieurs domaines de la vie. Plusieurs patrons d’entreprises refusent de payer leurs employés sans être inquiétés. Les agents de l’Etat, à tous les niveaux, n’hésitent pas à se servir dans les caisses des services publics qu’ils ont en charge. Ces prédateurs des deniers publics peuvent engloutir tout l’argent du pays sans sourciller, personne ne lèvera le petit doigt. Ils se sentent bien protégés voire encouragés, à tel point que certains deviennent plus puissants que leurs chefs. Comment une personne peut « bouffer » tranquillement l’argent volés dans les caisses de l’Etat ou issu de la spoliation de pauvres travailleurs si sa morale n’a pas dépassé le cap de l’agonie ? Nous nous intéressons particulièrement à l’escroquerie dans le secteur de l’immobilier qui explose ces derniers temps avec la crise économique et immobilière. En l’absence de toute dénonciation les auteurs de ses escroqueries se pavanent toujours dans les rues de la capitale et circulent dans des voitures de luxe, assurés de leur impunité. Ces escrocs érigent des immeubles à vous donner le vertige sur tous les terrains vagues qui ceinturaient notre capitale jadis. Je vous exhorte de faire un tour du côté de Haramous, des anciens trous des Italiens, des salines ouest ou des Gabodes. Des bâtiments entiers, flambants neufs sortent des terres chaque jour, des cités des tribus X et Y se créent quotidiennement. Ces demeures somptueuses vous rappellent les belles villas des Emirs pétrodollars du golfe. Or, à de rares exceptions près, ces lotissements appartiennent curieusement aux agents de l’Etat de Djibouti. Ce qui choque le plus en passant devant ces édifices, se sont les versets coraniques et autres formules d’invocation comme Al-xamdulilaah, Maa-chaa Allah, ceci est la grâce de mon seigneur, incrustés sur les façades des murs ou soudés sur les portes. Cherchent-ils à se donner bonne conscience en essayant de nous tromper ou amadouer Dieu et le peuple dans le but de maquiller leur crime. Paradoxalement, la plupart de ces nouveaux propriétaires parvenus n’avaient aucun statut social avant 10 ou 20 ans. Et seulement peu possédaient une maison en planche avant l’indépendance en 1977. Cette nouvelle race de délinquants économiques dévore l’économie du pays comme les nuées des criquets pèlerins qui s’abattent sur de vastes étendus verts qu’elles abandonnent dénudés. Cela vous abasourdit-il ? Djibouti est le seul pays au monde où un clandestin peut acquérir la nationalité, devenir un haut responsable et surtout s’enrichir en un temps record. D’après Transparency International, agence de lutte contre la corruption, qui a dressé une liste des pays les plus corrompus au monde, Djibouti figure à la 111 place sur un total de 180 nations selon le classement de 2009.
La généralisation des escroqueries et la recrudescence de la spoliation des pauvres par les riches ont atteint un tel seuil que certains de ces pauvres ont trouvé des astuces pour spolier d’autres. Trois exemples nous ont épatés parmi tant d’autres. Une dame avec un bébé au dos se tient à la sortie d’un lieu public et accoste les passants. Elle prétend revenir d’une consultation avec son enfant malade. Elle leur montre une ordonnance médicale de 2 600F, avec un billet de 2000F et leur demande 600 francs pour compléter la somme qu’elle tient afin de pouvoir honorer son ordonnance. Il est difficile pour toute personne sensible qui peut venir en aide à cette dernière de ne pas manifester sa solidarité et sa générosité. Une personne à qui elle a extorqué 600F deux fois de suite a dénoncé son attitude. On imagine combien de personnes ont accepté de donner 600F et même plus à cette dernière. Le deuxième cas d’escroquerie que nous avons vécu est l’œuvre d’une jeune fille. Elle était arrêtée au bord de la route à coté d’un rond point. Elle accoste les passants pour demander le lait de son nouveau-né sous prétexte qu’elle l’a eu hors mariage et que le père biologique refuse de reconnaître l’enfant. Après avoir récolté une certaine somme, elle change de lieu et continue la besogne. Le troisième cas est un homme ou une femme qui se présente chez vous, vous apprend qu’un membre de sa famille est décédé et qu’ils n’ont rien pour acheter le linceul pour inhumer le défunt et lui offrir une sépulture digne. Plusieurs personnes ont été victimes de ces escrocs d’un nouveau monde. En réalité, chez certains la moralité est déjà morte et enterrée.
Pour finir je vous informe que nous assistons dans notre pays à l’émergence de deux classes sociales antinomiques aux intérêts contradictoires. Une minorité hyper riche et égoïste avec un niveau de vie qu n’a rien à envier à celui des occidentaux, monopolise les ressources économiques. Cette frange sociale jouit des Biens Mal Acquis dans l’illégalité. La grande majorité trop pauvre et marginalisée vivote dans la « merde » au propre comme au figuré. Dans ces types de fractures sociales couvent l’implosion et le soulèvement. Abdourahman Houssein
......Retour aux titres ......... ================================================================ Mercredi 28 Juillet 2010 Courrier des Lecteurs: Réaction
L'article suivant nous parvient en réponse à la diffusion d'une vidéo en langue somalie de HOUSSEIN ABDOURAHMAN ANDOLEH intitulé "Cabdiraxmaan Boore waxa uu ku lacagaystay waa loo dhashaaye laguma dhasho ". Cet article est un droit réponse qui n'engage que son auteur. Voici l'article tel que nous l'avons reçu:
est-ce un enregistrement pour diviser les opposants ou etroitesse d'esprit?MONSIEUR HOUSSEIN Par : Soubaneh Abdi
je viens d'ecouter l'enregistrement de MR Xuseen Cabdiraxman Jaamac Candoole.en racontant de loi fait pour boreh tel que:Cabdiraxmaan Boore ku lacagaystaywaa loo dhashaaye laguma dhasho.si vous ecouter bien des ses dires vous allez dire qu'il y a une haine ou jalousie,parce que en tant que porte parole d'une partie il faut savoir dire la verite et non pas raconter de facon gazdhagoleh (les ignorants qui racontent ce qu'ils viennent d'entendre par un tiers) a des choses que nous savons exactement. houssein,il ne faut pas prendre les djiboutiens pour des abroutis. ON sait tres bien le budget d'etats avant que MR BOREH emmene les invesstisseurs etrangeres. S'il y a eu un peu de changement a djibouti ce grace a BOREH dit nous le contraire si t'en a une. Il faut savoir connaitre ceux qui en profitent et qui construisent des villas au qabode et haramouse.les ministres et les directeurs. ISMAIL OMAR dont tu nous racontes qu 'il a enrichit a boreh,qu'il regle d'abord l'electricite.
Je n'ai pas d'affection particulière pour Boreh, mais je constate que la Propagande de Iog et Odette a Bien marcher au sein meme de soit disant opposant, la preuve avec ton commentaire autrement tu es paye pour destabiliser et diviser les opposants en racontant la meme scenario que La Cour Criminelle d'IOG(du procès contre Boreh et consorts).Tu disais si bien qu'il n 'a pas paye le taxe alors si cela est vrais pourquoi son avocat a ete refuse de representer a djibouti.
Tu appartiens a une mouvance beauoup plus profonde que ce qu'il affiche, je juge justes vos paroles.Il ne faut pas jetter l'eponge avant le ring .en parlant de facon iogienne. EN ce qui concerne le cigarette BENSON ,Il y a eu ICB(International Competitive Bidding ) entre lui et un somalien de somaliland residant a londre et a ce periode il y n' avait pas d'amitie entre BOREH ET IOG.pour information,des ton sejour de destabilisation de djiboutiens opposants a londre tu peut aller a la maison BENSON pour mieux verifier . Je ne sais pas quoi vous dire sinon :tel pere tel fils. IL vous manque beaucoup de choses pour mieux comprendre la realite sur BOREH voir ici une conseille des sages pour tous les djiboutiens y compri mon ami houssein. savez-vous qui est celui qui a realise la plus grande conquete de l'islam ? ce KHALID BIN WALID et avant il etait de l'autre cote contre l'islam ,il etais tres fort, brave,un tueur que meme notre prophete(saw) priait dieu pour qu'il se converti en islam, alham doulah il se converti. ce jour la ,il y avait la force et les sabres qui contaient. Mais.aujourd'hui ce l'intelligence,la finesse,la course contre la montre,le savoir faire,le developpement economique qui conte. dans ce cas, si un de nous possede ses atouts pourquoi traiter de facons ingrat, si Boreh est passé de l’autre coté de la barrière en refusant de soutenir aveuglement IOG. BOREH est element dynamique que les djiboutiens et les opposants ont besoin. CHER HOUSSEIN "celui qui ne dit pas merci a un homme il ne dira pas merci a DIEU" "celui qui nie la realisation d'un homme il niera l'existance de dieu"
vive les djiboutiens WE CAN CHANGE togheter.
......Retour aux titres ......... ================================================================ Mardi 27 Juillet 2010 Tout ce qu’écrit L.O.I N’a pas force de LOI (Courrier des lecteurs)
C’est connu : pour bien manger dans les restaurants, mieux vaut ne pas en visiter la cuisine. Il en va de même d’une certaine cuisine journalistique. La Lettre de l’Océan Indien nous a servi il y a deux semaines un plat indigeste dont les ingrédients méritent que l’on s’y arrête. C’est vraiment prendre le lecteur pour un idiot de prétendre :
1) que, malgré les apparences, la conférence de presse du 24 juin regroupant autour de maître Morice, avocat d’Abdourahman Boreh, MM. Daher Ahmed (DAF), Mohamed Kadamy et Mohamed Daoud, n’a pas mis en scène une nouvelle opposition. A notre connaissance, aucun de ces illustres invités n’a réagi lorsque maître Morice les a présentés comme les « principaux opposants » qui allaient bientôt rendre public un programme commun. Plate-forme commune dont Mohamed Daoud est le seul à ne pas être au courant, les deux autres en parlant ad nauseam, comme si notre Peuple n’attendait ici que ça pour se soulever ou, pourquoi pas, prendre les armes.
2) que DAF serait le lien entre l’UAD et la lutte armée. On a du mal à comprendre comment la légalité peut ouvertement travailler avec l’illégalité, nonobstant le caractère illusoire de la démocratie à Djibouti. De plus, DAF a-t-il consulté ses militants et son état-major politique pour s’exhiber avec les tenants de la lutte armée ? Que font-ils réellement pour soutenir, sur le terrain, cette lutte armée, hormis quelques manœuvres politiciennes de bas étage dont la dernière consiste à s’opposer au troisième mandat en soutenant la candidature d’Aden Robleh, normalement déchu de ses droits civiques au prétexte de l’attentat du Café de Paris dont Ismael Omar Guelleh l’a formellement accusé d’être le commanditaire ?
3) et qu’enfin trois responsables syndicaux travailleraient sans succès au rapprochement entre UAD et FRUD. On comprend que personne de ce trio, dont on taira les noms pour ne pas amplifier une telle intoxication, n’ait jugé nécessaire de démentir : certes ils sont normalement rompus au dialogue (quoique cela ne soit pas vrai à Djibouti où le patron est un Etat-voyou), mais pourquoi diable des syndicaliste joueraient-ils aux Kissinger ? DAF aurait-il donc perdu sa fonction de « trait d’union »? On chercherait à délégaliser certains partis de l’UAD que l’on ne s’y prendrait pas autrement ! Et, pour le moment le seul résultat politiquement observable de cette prétendu direction de la lutte armée semble bien être la délégalisation du MRD et la zizanie au sein de l’opposition. Quant à véritablement combattre le régime, on demande encore à voir.
Dans la cuisine façon L.O.I., le problème n’est pas le cuistot, mais les ingrédients périmés qu’il lui arrive d’utiliser parce que son fournisseur lui permet d’atteindre certains marchés ou horizons exotiques difficilement accessibles.
Façon défense du consommateur, il faut en dénoncer l’usage à chaque fois par devoir vérité. Alors à la prochaine.
Un combattant proche de la retraite.
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================================================================ Mardi 27 Juillet 2010 Réaction à l'article en langue somalie de HOUSSEIN A. D. ANDOLEH (Courrier des lecteurs)
je viens d'ecouter l'enregistrement de MR Xuseen Cabdiraxman Jaamac Candoole.en racontant de loi fait pour boreh tel que:Cabdiraxmaan Boore ku lacagaystaywaa loo dhashaaye laguma dhasho.si vous ecouter bien des ses dires vous allez dire qu'il y a une haine ou jalousie,parce que en tant que porte parole d'une partie il faut savoir dire la verite et non pas raconter de facon gazdhagoleh (les ignorants qui racontent ce qu'ils viennent d'entendre par un tiers) a des choses que nous savons exactement. houssein,il ne faut pas prendre les djiboutiens pour des abroutis. ON sait tres bien le budget d'etats avant que MR BOREH emmene les invesstisseurs etrangeres. S'il y a eu un peu de changement a djibouti ce grace a BOREH dit nous le contraire si t'en a une.
Il faut savoir connaitre ceux qui en profitent et qui construisent des villas au qabode et haramouse.les ministres et les directeurs. ISMAIL OMAR dont tu nous racontes qu 'il a enrichit a boreh,qu'il regle d'abord l'electricite.
Je n'ai pas d'affection particulière pour Boreh, mais je constate que la Propagande de Iog et Odette a Bien marcher au sein meme de soit disant opposant, la preuve avec ton commentaire autrement tu es paye pour destabiliser et diviser les opposants en racontant la meme scenario que La Cour Criminelle d'IOG(du procès contre Boreh et consorts).Tu disais si bien qu'il n 'a pas paye le taxe alors si cela est vrais pourquoi son avocat a ete refuse de representer a djibouti.
Tu appartiens a une mouvance beauoup plus profonde que ce qu'il affiche, je juge justes vos paroles.Il ne faut pas jetter l'eponge avant le ring .en parlant de facon iogienne. EN ce qui concerne le cigarette BENSON ,Il y a eu ICB(International Competitive Bidding ) entre lui et un somalien de somaliland residant a londre et a ce periode il y n' avait pas d'amitie entre BOREH ET IOG.pour information,des ton sejour de destabilisation de djiboutiens opposants a londre tu peut aller a la maison BENSON pour mieux verifier . Je ne sais pas quoi vous dire sinon :tel pere tel fils. IL vous manque beaucoup de choses pour mieux comprendre la realite sur BOREH voir ici une conseille des sages pour tous les djiboutiens y compri mon ami houssein. savez-vous qui est celui qui a realise la plus grande conquete de l'islam ? ce KHALID BIN WALID et avant il etait de l'autre cote contre l'islam ,il etais tres fort, brave,un tueur que meme notre prophete(saw) priait dieu pour qu'il se converti en islam, alham doulah il se converti. ce jour la ,il y avait la force et les sabres qui contaient. Mais.aujourd'hui ce l'intelligence,la finesse,la course contre la montre,le savoir faire,le developpement economique qui conte. dans ce cas, si un de nous possede ses atouts pourquoi traiter de facons ingrat, si Boreh est passé de l’autre coté de la barrière en refusant de soutenir aveuglement IOG. BOREH est element dynamique que les djiboutiens et les opposants ont besoin. CHER HOUSSEIN "celui qui ne dit pas merci a un homme il ne dira pas merci a DIEU" "celui qui nie la realisation d'un homme il niera l'existance de dieu"
vive les djiboutiens WE CAN CHANGE togheter
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================================================================ Lundi 26 Juillet 2010 Une forte délégation se rend à Hargaysa
Une délégation djiboutienne forte de 16 membres se rend Hargaysa, en Somaliland. Cette délégation conduite par le ministre ALI ABDI FARAH va prendre part à la cérémonie de passation de pouvoir entre le président élu, AHMED SILANYO et le président sortant DAHIR RIYAALE.
Cette délégation est composée de membres du gouvernment dont ALI ABDI et MOHAMED AWALEH, du vice-président du parlement et de hauts responsabes responsables civils et militaires.
À noter l'absence de GUELLEH plus occupés par ses relations d'affaires (Sharif, l'Amisom et les gros sous) que par les relations fraternelles et de bon voisinage. Selon les infos qui nous sont parvenues, pas de Guelleh, pas de Arnaoud, pas de Dileyta... Mystère et boule de gomme.
De toute apparence, Guelleh préfère les relations ambigues avec les somalilandais. Pendant que certains festoient à Hargueysa, IOG continue ses affaires somaliennes et... sa campagne de colonisation des régions côtières en Somaliland.
......Retour aux titres ......... ================================================================ Lundi 26 Juillet 2010 Il faut libérer Halima Bil’a et ses quatre enfants arbitrairement emprisonnés à Djibouti
Halima Bil’a est emprisonnée avec ses quatre enfants à la prison de Nagad, à Djibouti, depuis le 5 juin 2010. Faute de pouvoir interpeller son mari qui a rejoint les rangs du Frud (Front pour la restauration de l’unité et de la démocratie), les autorités ont arrêté son épouse, Halima Bil’a et ses enfants le 17 avril à Medeho (Mablas) et les retiennent prisonniers.
En temps de guerre, ce type de pression sur des populations civiles relève du crime de guerre. Et si Djibouti n’est pas en guerre, les autorités ne peuvent retenir sous les verrous des personnes proches (encore moins des mineurs) d’un suspect sans qu’elles se soient vu signifier les accusations portées contre elles.
Halima et ses enfants n’ont commis aucun crime. Djibouti doit leur rendre la liberté. Femmes solidaires, l’ORDHD (Observatoire pour le respect des droits humains à Djibouti), l’AFASPA (Association française d’amitié et de solidarité avec les peuples d’Afrique), Les nouvelles d’Addis, appellent tous les citoyens et citoyennes, défenseurs des droits humains à signer et faire signer la pétition pour la libération immédiate d’Halima et de ses enfants.
Femmes solidaires ORDHD, Observatoire pour le respect des droits humains à Djibouti AFASPA, Association française d’amitié et de solidarité avec les peuples d’Afrique
Renseignements : Tél. : 06.78.06.23.68 ou 06.45.21.22.34 Contacter par courriels les organisations suivantes pour signer la pétition: femmes.solidaires@wanadoo.fr, ordhd@hotmail.com, afaspa@wanadoo.fr,
......Retour aux titres ......... ================================================================ Samedi 24 Juillet 2010 Note d’Information de l'ARD
L’Alliance Républicaine pour le Développement (A.R.D.) prend acte du lancement du projet « Djibouti Elections et Processus Politique » basé sur les objectifs compris dans l’accord bilatéral d’assistance, signé le 26 septembre 2009 entre les Etats-Unis et la République de Djibouti pour promouvoir la démocratie et la bonne gouvernance.
- Connaissant, pour en être la principale victime, la propension du gouvernement Djiboutien à violer tous ses engagements écrits, l’A.R.D. maintient le mot d’ordre de Mobilisation Générale récemment décrétée par l’Union pour l’Alternance Démocratique (U.A.D.) dont l’un des mots d’ordre et objectifs est précisément le respect dans la pratique de l’état de droit.
- Convaincue cependant que le gouvernement des Etats-Unis ne saurait cautionner une parure démocratique et passivement assister au dépérissement de l’état à Djibouti, l’A.R.D. est disposée dans ce cadre à étroitement coopérer avec le gouvernement Américain, l’USAID et son partenaire d’exécution Democracy International pour la promotion de la démocratie et la bonne gouvernance à Djibouti.
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================================================================ Samedi 24 Juillet 2010 NOTE D’INFORMATION DE LA LDDH Cas précis de méthode de torture à Djibouti
Cette Note d’Information est un cas précis de Torture sur les méthodes de tortures que les Forces Armées exercent en toute Impunité. La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) ne cesse de dénoncer de telles pratiques, ce cas récent d’un jeune qui a eu le courage de s’adresser à nous ne peut que nous encourager à attirer l’attention de l’Etat-major de la République de Djibouti, ainsi celle des dirigeants politiques pour leur rappeler l’urgence de mettre fin à de telles pratiques intolérables et inadmissibles.
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande à l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT) ainsi que toutes les Organisations des Droits de l’Homme d’envoyer une Mission d’Enquête afin de permettre l’ouverture de plaintes non seulement à Djibouti mais aussi parallèlement auprès des Juridictions aux Compétences Universelles.
Ci-après : Le témoignage d’un torturé qui nous a contacté le 19 juillet 2010 ;
Les préoccupations et les recommandions de la FIDH au Sommet des Chefs d’Etats Africains de Kampala.
NOEL ABDI Jean-Paul
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================================================================ Vendredi 23 Juillet 2010 La Voix de Djibouti du 22 Juillet 2010 -Ed. No 29 http://www.lavoixdedjibouti.com
1. Manifestation de mères pauvres à la Place Mahamoud Harbi
Les mères pauvres qui essaient de faire subsister leurs enfants grâce à de menues activités informelles ont manifesté mercredi 14 juillet 2010 à la Place Mahamoud Harbi de Djibouti-ville. Motif : elles entendaient dénoncer les abus de la police et de l’administration de la capitale qui les rackettent. Pour toute réponse, elles ont été ramassées et jetées à Nagad. Elles ont été relâchées après quelques jours de détention.
2. Arrestation d’un cadre de l’UDJ et persécutions d’un policier filialement proche de Boreh
Un cadre du parti d’opposition UDJ, Houssein Robleh Darar, a été arrêté jeudi 15 juillet 2010 au matin et détenu trois jours durant par la police. Motif : il avait salué le caractère démocratique de l’élection présidentielle qui s’était déroulée le 26 juin 2010 au Somaliland voisin et félicité son vainqueur, le président du parti d’opposition Koulmiye, Ahmed Mohamed Mahamoud dit Silanyo.
Par ailleurs, un officier de police du nom d’Ali Chireh, filialement proche de l’homme d’affaires et opposant Abdourahman Boreh, est persécuté. Il a notamment été expulsé de son logement de fonction. Motif : sa proximité familiale avec Boreh.
La Voix de Djibouti et les forces démocratiques djiboutiennes condamnent fermement ces persécutions du président Guelleh et exigent qu’elles cessent immédiatement.
3. Des démobilisés attendent encore une partie de leur indemnité
Des milliers de soldats démobilisés par l’armée en cette décennie 2000, attendent encore le paiement complet de leur indemnité de départ. Ils réclament ce dû au haut commandement militaire qu’ils soupçonnent d’avoir détourné l’argent manquant. Devant la détermination des démobilisés, le général Zakaria Cheik Ibrahim, numéro deux de l’état-major de l’armée et homme de confiance de Guelleh, est saisi de peur et prie le gouvernement, en particulier le ministère des Finances, de mettre la main à la poche.
4. La caisse de solidarité de la police ne fonctionne plus
Au sein de la police, il existe depuis des années une caisse de solidarité à laquelle tous les policiers cotisent. Elle a pour mission de venir en aide aux familles des policiers qui décèdent. Or, ces derniers temps, aucune famille de policier rappelé à Allah ne bénéficie de cette caisse. Pourtant, l’état-major de la police continue à retenir à la source la cotisation des policiers à cette caisse. En d’autres termes, les policiers continuent de contribuer à une caisse qui ne fonctionne plus. Mais où va donc l’argent des policiers ? C’est à l’état-major de la police et au ministre de tutelle, Yacin Elmi Bouh, de répondre à cette question.
Par ailleurs, les achats de médicaments ne sont plus remboursés aux policiers, ce qui les met en difficultés compte tenu de leurs modestes salaires.
5. Le régime dépouille l’Etat de son patrimoine immobilier
Depuis sa prise du pouvoir en 1999, le couple présidentiel dépèce le patrimoine public à son profit. Les biens immobiliers de l’Etat ne sont pas épargnés que le couple présidentiel s’auto-attribue ou offre à vil prix à ses amis. Ainsi, l’immeuble de la Marine nationale situé au Boulevard de la République, en face du ministère de l’Education nationale, vient d’être cédé à prix d’ami par le président Guelleh à une nouvelle banque de la place.
6. Les hauts fonctionnaires et entrepreneurs ne croient plus à l’avenir de Guelleh
Les hauts fonctionnaires de l’Etat et autres entrepreneurs sont de moins de moins nombreux à faire confiance au président Guelleh et à sa gouvernance. Aussi préparent-ils leur exil en achetant des logements à l’étranger. L’on ne compte plus les secrétaires généraux, directeurs, chefs de service et autres entrepreneurs qui acquièrent des logements en Europe et en Amérique du Nord, ce qui leur confère souvent la possibilité d’un titre de séjour. Le Canada est la destination la plus prisée.
Cela en dit long sur le sentiment de fin de règne qu’éprouvent ces femmes et hommes souvent bien vus par le régime qui ne nomme aux postes de responsabilité ou ne fait bénéficier des marchés publics que des gens qu’il juge proches de lui.
7. Guelleh tente à nouveau d’utiliser les artistes djiboutiens
Dans le cadre de son projet de troisième mandat et de présidence à vie, le président Guelleh entend à nouveau exploiter la misère matérielle des artistes djiboutiens pour les faire chanter à sa gloire. Aussi vient-il d’envoyer une enveloppe conséquente d’argent aux artistes par l‘intermédiaire de son ministre des Finances, Ali Farah Assoweh, et de celui de la Culture, Ali Abdi Farah.
8. Le périmètre agricole de Djibouti en Ethiopie toujours improductif
Selon des témoignages concordants recueillis par La Voix de Djibouti, le périmètre agricole offert en don par l’Ethiopie à la République de Djibouti sur son territoire national, ne produit toujours pas les denrées alimentaires pour lesquelles il nous a été octroyé. Ce, malgré les fonds importants qui y ont été investis par l’Etat de Djibouti. L’ambassade de Djibouti en Ethiopie, qui est censée superviser ce projet pour le compte de la République de Djibouti, s’en est inquiétée mais mal en a pris à l’ambassadeur Ismaël Goulal qui a été rappelé à Djibouti par le président Guelleh. Il risque son poste.
Rappelons que le Soudan a lui aussi fait don à Djibouti d’un périmètre agricole sur son sol et que cette exploitation produit, non pas des denrées alimentaires destinées à la consommation djiboutienne comme prévu, mais des fleurs commerciales que le président Guelleh exporte vers l’Europe et dont il empoche l’argent.
9. Le commerçant Ibrahim Ahmed Abdallah à son tour dans la tourmente
Après Boreh, après Al-Gamil qui va d’incendie en redressement fiscal en ce moment, le commerçant Ibrahim Ahmed Abdallah, autre homme d’affaires proche du couple présidentiel, se retrouve dans la tourmente. Le couple présidentiel le rackette toujours plus et il ne sait plus quoi faire. Refuser ? Ce serait signer instantanément son arrêt de mort. Tout accepter ? Ce serait aussi la mort par faillite économique à moyen terme. Alors que faire ? Pour l’heure, il déprime en silence, ou plutôt en famille, aux prises avec son frère et associé qui lui reproche sa coûteuse proximité avec le couple présidentiel.
10 L’ambassadeur Robleh Olhayé élit domicile au Sheraton Hôtel de Djibouti
L’inamovible ambassadeur de Djibouti aux Etats-Unis et dans d’autres pays d’Amérique, Robleh Olhayé, avec résidence à Washington, se trouve depuis quelques mois à Djibouti où il a élu domicile au luxueux hôtel Sheraton de la capitale. L’homme, qui est en poste depuis le milieu des années 1980, est un proche du président Guelleh et n’a pas que des activités diplomatiques. Il gère de nombreux intérêts économiques de Guelleh à l’étranger et dirige ainsi un réseau d’affaires opaques. Deux à trois mois de séjour à Djibouti de la part d’un ambassadeur de ce poids pour Guelleh, voilà qui sonne comme un problème. De sorte que cette présence prolongée de l’ambassadeur Olhayé à Djibouti-ville soulève des questions. D’aucuns murmurent que, en raison de ses activités parallèles, il est de moins en moins le bienvenu aux Etats-Unis d’Amérique.
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================================================================ Jeudi 21 Juillet 2010 K’naan : La Somalie, le Canada, puis le monde entier À le voir sur scène balancer sa silhouette élancée au rythme de son hymne désormais célèbre « Wavin’ Flag », on a du mal à imaginer toute la force intérieure qui a permis à K’naan d’accéder à cette scène. En effet, dire que sa route vers le succès international a été semée d’embûches serait un euphémisme, voire une insulte.
K’naan est né en 1978 à Mogadiscio, en Somalie, d’un père intellectuel et d’une mère musicienne. Il vit une enfance heureuse dans une belle maison de banlieue surplombant l’océan Indien, jusqu’à ce son quotidien vire au cauchemar alors que son pays sombre dans la guerre civile. « Je me rappelle les chars d’assaut alignés le long de la rue… Un jour, alors que des amis et moi flânions, quelqu’un a jeté une pierre sur un véhicule porteur d’arme qui passait par là. Les personnes à l’intérieur ont aussitôt ouvert le feu et trois de mes amis ont été tués », a-t-il confié au Daily Telegraph de Londres.
Face à l’anarchie montante, son père part pour les États-Unis, mais il aura fallu des mois de supplications auprès de l’ambassade américaine pour que sa mère obtienne l’autorisation de partir le rejoindre avec sa famille. En 1991, ils quittent donc le pays en prenant ce qui, selon K’naan, aura été le dernier vol commercial de la Somali Airlines.
Après un bref séjour à New York, la famille emménage à Toronto, dans le quartier de Rexdale, où est établie l’une des plus importantes communautés somaliennes du Canada. Comme beaucoup d’autres nouveaux arrivants, K’naan a du mal à s’adapter. « Malgré le chaos et l’incertitude causés par notre installation en Amérique du Nord, nous étions pleins de gratitude envers la vie, explique-t-il au Chicago Tribune. Ce sentiment nous a aidés à surmonter la barrière linguistique et celle du climat. »
Tout n’est pas rose pour autant : à l’adolescence, K’naan souffre d’accès d’anxiété, de dépression, d’insomnie et de bien d’autres maux. C’est à ce moment qu’il se tourne vers la poésie et la musique, et y trouve du réconfort. Dans un blogue du Huffington Post, il indiquera qu’il comprend aujourd’hui à quel point la musique était pour lui « un besoin, un antidote à un poison qui le rongeait. »
Mais l’antidote ne fait pas effet immédiatement. Il quitte l’école en dixième année et admet s’être attiré des ennuis, dans un quartier où la délinquance n’était pas rare. Voyant ses amis tomber dans la violence des gangs de rue, K’naan prend la décision de s’exiler pendant plusieurs années aux États-Unis et en Europe, où il perfectionne sur son art.
En 2002, de retour au Canada, il est « découvert » par un membre de l’équipe de production de Nelly Furtado, et on connaît la suite : deux albums en tête de liste des meilleurs vendeurs, trois prix Juno et une chanson – « Wavin’ Flag » – sur les lèvres de centaines de millions de personnes dans le monde grâce à Coca-Cola, commanditaire principal de la Coupe du monde de soccer en Afrique du Sud, qui en a fait l’hymne officiel de l’événement.
Bien que ses paroles dénoncent clairement les souffrances dans son pays natal, K’naan est également très attaché à son pays d’adoption. D’ailleurs, après son doublé au prix Juno en 2010, il a déclaré au National Post « J’ai éprouvé une joie particulière d’être consacré au Canada. J’aurais pu gagner aux Grammys et ça aurait été bien, mais ça n’aurait pas eu la même saveur. »
Il porte toujours la Somalie dans son cœur. Comme il l’a écrit sur un blogue : « J’espère que, d’une certaine façon, ma musique permet aux gens d’ouvrir les yeux sur un continent d’une magnifique beauté, mais qui souffre énormément. J’essaie aussi de me faire le porte-parole de mon pays. »
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================================================================ Lundi 19 Juillet 2010 L'ARD VA PORTER PLAINTE CONTRE LE GOUVERNEMENT DE DJIBOUTI
COMMUNIQUE DE PRESSE
C’est avec anxiété que nos compatriotes avaient pris acte de notre dénonciation le 24 septembre dernier de l’Accord de paix du 12 mai 2001 et du silence irresponsable par lequel le régime a officiellement traité cette grave décision. Or, lui-même coupable de multiples crimes et délits, le régime djiboutien aurait récemment saisi la Cour Internationale de Justice de La Haye dans le cadre d’une affaire Borrel.
Pour sa part, l’ARD, fidèle à sa posture légaliste et outrée par l’arrogance d’un pouvoir djiboutien accordant plus d’importance à l’«irrespect» d’une France dont la Justice, un peu plus indépendante qu’ici, refuse de lui transmettre certains dossiers, qu’aux traumatismes d’un conflit civil dont il refuse encore de traiter les causes et les conséquences, informe l’opinion publique nationale et internationale que, depuis sa dénonciation de l’accord de paix, elle prépare le dossier d’une plainte en justice contre le régime djiboutien.
Plainte motivée par :
- La violation de l’accord de paix
- L’impunité assurée aux officiers, sous-officiers et hommes de troupe coupables de crimes contre des civils, crimes dont certains ont été commis depuis 1999, que ce soit dans le cadre du conflit, lors de manifestations pacifiques ou comme à Arhiba le 18 décembre 1991 et le 30 novembre dernier.
- Le refus d’indemniser les milliers de civils dont les biens ont été pillés ou détruits par les troupes gouvernementales durant le conflit.
Forte du soutien populaire et convaincue de la justesse de sa cause, l’ARD est confiante dans l’issue de sa démarche : nul ne peut être durablement privé de tout recours légal.
Le Président Ahmed Youssouf Houmed
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================================================================ Lundi 19 Juillet 2010 NOTE D’INFORMATION DE LA LDDH DU 18 JUILLET 2010
Dans la lutte générale anti Carpettes, les forces de police doivent s’engager eux aussi dans le combat contre les bradages dans le juste combat pour mettre au banc des accusés l’individu Ismaël Omar Guelleh, manipulateur de la Constitution.
Depuis plus de deux ans, la grogne monte au sein de la Police nationale, la grogne monte, monte et monte de plus en plus ces derniers temps. Les vieux, les routiers, les cadets et les jeunes commencent à parler, commencent à s’exprimer librement sans avoir peur et disent ouvertement leur refus d’être des carpettes, leur refus de se voir sans avenir, sans aucune assurance maladie ou autres assurances spécifiques à leur fonction, sans possibilité d’avoir un logement décent et peut être au moment de leur retraite, un nombre croissant d’entre eux se retrouveront dans la rue.
Depuis 1996, un collectif de policiers s’était mis en place grâce au Général Yassin Yabeh assassiné par non assistance à personne en danger.
Ce collectif était essentiellement chargé d’entreprendre des démarches pour permettre aux policiers hébergés dans le domaine du « carré de la police » juste derrière l’Etat-major de la Police nationale (entre Arhiba en partie démolie et Enguella bientôt à démolir tout comme le grand marché de Djibouti probablement donné à Loota considéré par certain comme une association de malfaiteurs) de bénéficier progressivement et de mettre en leur nom les logements qu’ils occupent durant des dizaines d’années au moins.
A l’heure actuelle, le même scénario est entrain de se jouer au détriment des policiers dont certains ont souvent fait preuve de zèle, de zèles inadmissibles, juste pour faire plaisir à certaines autorités politico-administratives, des zèles dangereux et criminels comme les récentes exécutions extrajudiciaires faites par un officier de la Police qui bénéficie encore de la fameuse impunité et demain : décoration et promotion.
Il est bon de rappeler que fin 2009 le même scénario d’expulsion des Cheminots dont leur syndicat maison était totalement dévoué à ceux-là même qui n’ont pas hésité à les mettre (les Travailleurs Cheminots) à la porte, à les jeter sans avertissement dans la rue en mettant en application la voracité à brader de l’usurpateur encore au pouvoir.
C’est dans ce souci que certains policiers vivant dans le terrain du « carré de police » et face à l’urgence car déjà les bulldozers menacent les 191 logements de forces de police construits avant l’indépendance et terminés après l’indépendance, ils ont immédiatement alerté le ministère de l’Habitat.
Cette alerte légitime n’a pas apparemment été soutenue par l’Etat-major de la police et même certains policiers auraient été arrêtés et incarcérés à Nagad puis relâchés.
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains demande au chef d’Etat-major des forces nationales de Police d’intervenir pour que ses soldats retrouvent la dignité et ne pas subir le même sort que les cheminots ou les Forces de la Gendarmerie et de l’AND.
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande au Premier Ministre Dileita Mohamed Dileita, aux Ministres de l’Habitat, des Finances et de l’Intérieur de prendre les dispositions urgentes afin de mettre fin à la politique illégale des bradages criminels inacceptables, même si ces mesures vont à l’encontre de la politique de piraterie du perpétuel candidat.
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est sidérée des précipitations depuis deux ans des pirateries des propriétés domaniales orchestrées sous la signature abusive est illégale du Chef de l’Etat, illégale car de telles mesures sont du ressort de l’Assemblée Nationale.
Tout comme pour le Sheraton, vendu à Boreh pour le « prix d’un morceau de pain » car ami d’enfance à cette période du Chef de Cabinet de la Présidence de la République, patron de la police politique et actuellement candidat à vie pour un troisième mandat après la violation flagrante du principe républicain par une révision adoptée par le groupe de l’UMP (association politique et financière dont il est le Président), les ventes domaniaux ainsi que des propriétés publiques sont du ressort de l’Assemblée nationale.
Face à cette politique criminelle consistant à brader les biens immobiliers de l’Etat par le Premier argentier et Chef du Gouvernement, politique criminelle qui continue en toute impunité en bafouant allègrement et constamment la Constitution alors qu’il en est le Garant conformément aux Titre III de la Constitution du 4 septembre 1992, sans oublier qu’il avait juré sur le Saint Coran, le classant malheureusement, d’Impie au rang de Renégat.
Il est temps aux forces de police de se mobiliser en créant un ou des Syndicat(s) de Police car ils sont d’abord des fonctionnaires tout comme les juges qui eux aussi ont droit à un ou des syndicats de magistrats, pour mieux accompagner les forces vives djiboutiennes et les défenseurs des Droits de l’Homme dans leur juste combat contre les pirateries des deniers publics, des biens sociaux, du patrimoine national et du patrimoine domanial par une clique au pouvoir passible de :
- 1er : Crimes fiscaux ;
- 2ème : Crimes financiers et blanchiment de l’argent sale ;
- 3ème : Crimes Organisés ;
- 4ème : Crimes de Guerre ;
- 5ème : Torture et Exécutions Extrajudiciaires.
NOEL ABDI Jean-Paul PS:
En tant que vieux routier politique, connaisseur des mascarades électorales, connaisseur des usurpations électorales, connaisseur des Coups d’Etat électoraux, je suis très inquiet pour l’avenir de mon pays, pour l’avenir de mon peuple, pour l’avenir de notre république de Djibouti.
Un avenir sombre pour la liberté d’expression et pour la fin du musèlement de la presse indépendante, pour l’avenir de la justice djiboutienne, un avenir sombre pour des officiers de la police judiciaire qui essaient de sortir de la carapace des mafieux au pouvoir, un avenir sombre, un avenir sombre pour la liberté syndicale et les droits à manifester, les droits à s’exprimer par des grèves syndicales et autres, les droits de la légitime défense lorsque devant vous : on viole, on tue et on vole. Dans notre Djibouti, on ne peut que se poser des questions, on se demande pourquoi cette politique de brader sauvagement les logements des serviteurs de l’Etat, parfois très zélés, souvent prêts à se salir les mains pour une décoration ou une promotion, pourquoi de telles décisions signées au nom du chef de l’Etat, pourquoi ?
Est-ce pour mettre en application le principe secret de certains dictateurs comme en Amérique latine, au Soudan, en Ouganda etc…où : « la classique politique de la Police Militaire (MP like Member of Parliament or Military Police) consiste à saper le moral des troupes pour enfin mettre à l’écart voir éliminer physiquement un chef de Corps. J’espère que ce n’est pas le cas de la mort mystérieuse du Colonel Bogoreh Chef d’Etat–major de la gendarmerie nationale ?
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================================================================ Dimanche 18 Juillet 2010 "Cabdiraxmaan Boore waxa uu ku lacagaystay waa loo dhashaaye laguma dhasho ". Xuseen Cabdiraxman Jaamac Candoole
Afhayeenka Isbahaysiga Isbadilka iyo harawmarka Jabuuti mudane Xuseen C.J Candoole oo waraysi siiyay shabakada kulanka ayaa ka hadlay xaalada guud ee Jabuuti.
Xuseen waxa uu ku tilmaamay xaalada Jabuuti mid kama dambeyn ah oo u baahan in shacabku midoobo si dalka burburka looga badbaadiyo.
Waxa kale uu sheegay in isku soo dhawaashaha ganacsade Cabdiraxmaan Boore iyo qayb kamid ah mucaaradka Jabuuti wax ka soo baxayn waxa kale uu sheega in Cabdiraxmaan Boore ku lacagaystay waa loo dhashaaye laguma dhasho.
Xussen waxa uu ugu in mucaaradku iska ilaaliyo so saarida qoraalo kala duwan midna ahaadaan.
Ugu dambayn xuseen waxa uu seegay in safar ku tagao Yurub bilaha soo socda.
Waxa kele oo uu noo sheegay Xuseen in todobaadafa soo socda u soo saridoono warar kele oo badan oo xiso le.
Halkan ka Dhegayso
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================================================================ Samedi 17 Juillet 2010 La Voix de Djibouti du 15 Juillet 2010 - Ed. No 28 http://www.lavoixdedjibouti.com
Ratissages et blocus alimentaire dans le district d’Obock
Des éléments militaires commandés par le colonel Abdo Abdi Dembil terrorisent à nouveau la population dans le district d'Obock. Depuis lundi 12 juillet, les soldats imposent un blocus alimentaire : ils confisquent les vivres disponibles aux points de vente et bloquent les denrées à destination des zones rurales. Cette population qui subit déjà les conséquences de la sécheresse, se voit ainsi privée des quelques aliments envoyés par la solidarité familiale.
Par ailleurs, les militaires entreprennent des ratissages dans la région entre Indahi et Mabla, toujours pour terroriser la population civile. Selon la population, le district d'Obock est depuis quelques jours sous contrôle militaire total, après réduction au silence du pouvoir civil local. Les ministres et députés de la région, y compris le premier ministre Dilleyta, restent sourds à la demande de la population sous prétexte que l’opération est coordonnée directement par le Président de la République.
L’ORDHD, la LDDH, La Voix de Djibouti et l’ensemble des Forces démocratiques djiboutiennes condamnent ces agissements dangereux et appellent la communauté internationale, en particulier la France, les Etats-Unis d’Amérique et l’Union européenne, à faire pression sur le président Guelleh pour que cessent les souffrances des Obockois et du peuple djiboutien en général.
Enfin, La Voix de Djibouti appelle à la raison le colonel Abdo Abdi Dembil, qui est un soldat de valeur déjà pressé et jeté par le président Guelleh voilà peu. Fais ton examen de conscience, Abdo, et ose dire Non à la folie de fin de règne du chef de l’Etat, comme le font bien d’autres soldats et policiers à leur manière.
Le nouveau projet de cimenterie d’Ali-Sabieh déjà en difficultés
A peine sa première pierre est posée que le nouveau projet d’usine de cimenterie à Ali-Sabieh, au sud du pays, fait déjà l’objet d’une tension entre le président Guelleh et ses promoteurs égyptiens du groupe Al-Shoura, qui du reste vient d’ouvrir une banque à Djibouti. En effet, vigilants à l’égard du régime djiboutien dont ils semblent avertis du déficit de sérieux et d’honnêteté, les promoteurs égyptiens exigent, avant tout démarrage du chantier, que la participation djiboutienne de 40% au capital de la cimenterie, dont le coût est évalué à quelque 300 millions de dollars, soit versée. Cela suscite tout simplement le courroux du chef de l’Etat qui ne reconnaît à autrui que le droit d’exécuter ses propres volontés. Il va, apprend-on, jusqu’à menacer le chef du projet d’expulsion du pays s’il persiste dans cette exigence. Du coup, le projet devient incertain.
Encore une fois, après le tam tam officiel, se dessine la triste tournure de l’annonce sans lendemain. Après les Indiens dont le projet de cimenterie est à l’arrêt à Ali-Sabieh, après les investisseurs américains et français qui affichent leur méfiance économique, après bien d’investisseurs somaliens qui ont été abusés, après les opérateurs éthiopiens qui n’en finissent pas de subir l’insatiable appétit du couple présidentiel, après les Erythréens qui ont vu de près Guelleh dans ses œuvres, après les Emiratis qui ne savent plus sur quel pied danser avec ce personnage, après tant d’autres, les Egyptiens sont en train de déguster les méthodes de Guelleh. A suivre.
Trafic de passeport à Djibouti
Selon des témoignages concordants recueillis par La Voix de Djibouti, le passeport national djboutien ferait l’objet d’un trafic illicite organisé au sommet du ministère de l’Intérieur. Le ministre Yacin Elmi Bouh et le chef de la police, le colonel Abdillahi Abdi Farah, qui délivre le passeport national à Djibouti, se seraient entendus pour la mise en place d’une filière de vente de ce document à des ressortissants étrangers au prix plafond de 10 000 dollars la pièce. Et cela marcherait bien, remplissant les poches des deux chefs.
D’ailleurs, le ministre de l’Intérieur est toujours en conflit avec son homologue des Finances, Ali Farah Assoweh, qui ne l’alimente plus en timbres et autres documents officiels, de sorte que de nombreux propriétaires de véhicules attendent toujours la délivrance de leur carte grise.
Le ministre de la santé interdit de voyage
Le vent tourne-t-il contre le ministre de la Santé publique, Abdallah Abdillahi Miguil ? En tout cas, il a été empêché de voyager jeudi 8 juillet 2010 sur ordre du chef de l’Etat. Ne disposant plus de son passeport diplomatique, qui lui a été récemment retiré suite au scandale financier du projet SIDA, le ministre a tenté d’utiliser son passeport ordinaire mais la Garde républicaine a fait échec à cette tentative. Résultat : il est comme assigné à résidence, la peur au ventre, car il sait Guelleh capable du pire.
Le projet d’assainissement mis en cause dans l’épidémie de choléra
Les langues se délient à Djibouti-ville sur les causes immédiates de l’épidémie de choléra. L’on pointe ainsi du doigt un projet d'assainissement en cours à Djibouti-ville qui aurait endommagé certaines canalisations d’eau potable et mis ainsi en contact eaux usées et eau potable. Une pollution de l’eau du robinet serait donc à l’origine de l’épidémie de choléra, la énième du genre ces dernières années.
L’hôpital de Balbala paralysé par une grève
Il semble que la crise entre hiérarchie et agents de santé au ministère de la Santé publique s’aggrave jour après jour. Entre un ministre empêtré dans un scandale financier et des chefs qui se croient tout permis, le personnel est bafoué dans ses droits les plus élémentaires et il multiplie les grèves. Ainsi à l’hôpital de Balbala où une grève du personnel vient d’être lancée contre le directeur de l’établissement, docteur Madian, médecin militaire détaché auprès de la Santé publique. Les agents dénoncent des méthodes dignes d’un autocrate de la part de ce médecin. A suivre.
Manifestation contre les dictatures africaines
Une grande manifestation d’Africains et de démocrates européens s’est déroulée mardi 13 juillet à Paris. De nombreux démocrates djiboutiens y ont participé. Ainsi des organisations telles que l’ADD et le Comité des femmes contre le viol s’y sont illustrées.
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================================================================ Mardi 13 Juiller 2010 Il faut sauver Mohamed Ahmed dit Jabha: il est en danger de mort.
Nous avons appris que Mohamed Ahmed dit Jabha, militant de longue date du Frud a été arrêté le 1er mai 2010, près du Moussa Ali (nord-ouest du district de Tadjourah) par des éléments de l’Armée. Selon les témoignages concordant, il aurait essayé de défendre une femme enceinte victime de tentative de viol de la part des soldats.
Depuis son arrestation, l'homme est dans un état grave, à la sinistre prison de Gabode (Djibouti-ville), Il a été battu et torturé sans retenue par les tortionnaires du régime (côtes cassées, tympans éclatés, contusions partout...). Il est incarcéré sans soins à la sinistre prison de Gabode depuis le 30 juin sans aucun soin.
L'état de cet homme et de tous ceux et celles qui sont déténus pour délit d'opinion interpelle notre conscience. Djiboutii.net joint sa voix à ceux et celles qui manifestent contre l'arbitraire à Djibouti et exige la libération de tous les prisonniers politiques.
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================================================================ Mardi 13 Juiller 2010 Note d’information de l’A.R.D Halte aux exactions contre les civils !
Au prétexte d’un soutien à une rébellion armée dont le gouvernement, au gré de ses intérêts du moment, tait l’existence ou ébruite les activités, l’armée Djiboutienne a procédé ce matin à l’arrestation massive des habitants de Gaali Dabba à environ 60 kms d’Obock, puis à leur transfert et emprisonnement à la prison du chef-lieu de la région. Cette opération est dirigée par le colonel Abdo Abdi Dembil. Près de cent vingt civils y sont actuellement détenus malgré les manifestations de la population et des notables de la région devant la préfecture pour leur libération.
Cette arrestation massive de civils fait suite aux ratissages, emprisonnements, déportations et tortures de civils innocents depuis le début du mois de Juin dans les districts du nord et du sud-ouest du pays…
Elle s’inscrit dans un contexte de Mobilisation Générale décrétée par l’Union pour l’Alternance Démocratique (U.A.D.) depuis le printemps 2010 qui a profondément ébranlé le pouvoir Djiboutien. Cette énième fuite en avant du gouvernement qui cherche manifestement à déclencher une guerre civile pour perdurer au pouvoir, nous conforte dans la conviction que l’U.A.D. est dans le droit chemin ! En conséquence, l’Alliance Républicaine pour le Développement :
- Appelle le peuple Djiboutien à la plus grande vigilance et à demeurer mobilisé et uni pour sauver la Paix !
- Condamne avec la plus grande fermeté le silence complaisant des puissances occidentales présentes à Djibouti. Silence qui, avec l’impunité assurée au plus haut lieu aux Crimes permanents commis par l’armée Djiboutienne fonctionne comme une incitation aux troubles civils…
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================================================================ Mardi 13 Juiller 2010 LDDH: NOTE D’INFORMATION DU 10 JUILLET 2010 Rafles de civils nomades dans la région d'Obock: comme en mai 2006?
L'armée Djiboutienne aurait arrêté depuis hier des dizaines de civils nomades dans l'ouest d'Obock, les personnes arrêtées seraient actuellement internées dans la caserne militaire de la ville d'Obock.
Selon plusieurs sources concordantes, les opérations de ratissage et de répressions à l'encontre des civils seraient dirigées par le colonel ABDO ABDI DEMBIL ; cet officier supérieur avait déclenché en mai 2006 une répression sans précédent contre les populations rurales des deux districts du nord, que les autorités avaient présenté à l'époque comme étant une lutte à grande échelle contre le banditisme et la criminalité sévissant dans le nord; on connait la suite...
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains(LDDH) dénonce vigoureusement les arrestations arbitraires et les détentions abusives dont sont victimes les civils nomades de l'arrière pays d'Obock déjà gravement affectés par la sécheresse, la soif et la malnutrition; selon les informations reçues, plus d'une centaine de personnes raflées à GALI DABBA localité située à l'ouest d'Obock seraient toujours détenues par l'armée malgré les protestations des notables et de la population devant les autorités administratives de ce district.
Face à ces exactions contre les civils qui prennent une nouvelle ampleur, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) interpelle la communauté internationale, les organisations de défense des droits de l'homme, et les grandes puissances militairement présentes à Djibouti sur les dangers de cette hystérie répressive pour la stabilité de notre pays.
NOEL ABDI Jean-Paul
......Retour aux titres ......... ================================================================ Vendredi 9 Juillet 2010 La Voix de Djibouti du 08 Juillet 2010 Edition No 27 http://www.lavoixdedjibouti.com
La leçon de démocratie du Somaliland
Encore une fois, le Somaliland a tenu des élections démocratiques. Après les législatives de septembre 2005 qui ont vu la victoire de l’opposition à l’Assemblée somalilandaise, l’élection présidentielle du 26 juin 2010 s’est déroulée de manière globalement démocratique. Elle s’est soldée par la victoire du chef du principal parti d’opposition Koulmiyé, Ahmed Mohamed Mahamoud dit Silanyo. Le président sortant, Daher Rayaleh Kahin, a reconnu sa défaite et félicité son adversaire. Le vainqueur doit être investi dans la fonction présidentielle au cours de la dernière semaine de juillet 2010, après la confirmation des résultats par la Cour suprême. L’alternance aux commandes du Somaliland, après plusieurs années de présidence Rayaleh, est désormais une réalité.
Tout cela témoigne d’une culture démocratique qui s’enracine et qui tranche avec la situation dans le reste de la Corne d’Afrique, particulièrement à Djibouti où le président Guelleh s’accroche au pouvoir et a unilatéralement modifié la constitution pour une présidence à vie. Du reste, le chef de l’Etat djiboutien ne s’est pas empressé de féliciter le président élu Silanyo.
Avec le message de félicitations que le président du MRD, Daher Ahmed Farah, a adressé au président Silanyo et au peuple somalilandais, l’opposition djiboutienne a été, elle, bien plus prompte à saluer l’alternance démocratique au Somaliland.
«En mon nom personnel et au nom du MRD, a écrit le président DAF, je tiens à féliciter le président Ahmed Mohamed Mahamoud, chef du parti d’opposition Koulmiyé, élu à la tête du Somaliland le 26 juin 2010». «Je félicite également le peuple du Somaliland qui a fait preuve d’attachement à la paix et de maturité politique. C’est une leçon de démocratie que les Somalilandais ont donnée à la région qui devrait méditer cet événement démocratique majeur», a-t-il conclu.
En effet, c’est une leçon de démocratie qui a été administrée à la région comme à d’autres contrées du monde par le Somaliland en ce mois de juin 2010.
Epidémie de choléra à Djibouti !
Une épidémie de cholera vient de se déclarer à Djibouti-ville, capitale de la République de Djibouti. Enfants, personnes âgées et autres adultes sont touchés en grand nombre. Depuis plus d’une semaine, les hôpitaux (hôpital général Peltier, Centre Paul Faure) débordent de personnes touchées et refusent désormais les nouveaux cas. Pire, le personnel paramédical et de nombreux médecins sont démobilisés par le non-paiement de leurs heures supplémentaires et la grève qui en a résulté.
La misère sociale généralisée, qui affecte adultes et enfants (comme en témoigne le rapport de l’UNICEF publié le 15 juin 2010) et qui affecte d’autant la santé de la population, l’assainissement défaillant de la ville qui dégrade sérieusement l’hygiène du milieu, la pénurie d’eau, l’absence de prévention sanitaire, sont à l’origine de cette épidémie. C’est l’une des graves conséquences de la malgouvernance.
Du reste, face à cette épidémie, aucune réaction de crise, aucune mesure à la hauteur de la situation, ne sont prises par le président Guelleh.
Le peuple djiboutien se meurt ainsi sous les yeux de la France et des Etats-Unis d’Amérique militairement et matériellement présents à Djibouti ainsi que du Japon qui s’apprête à les y rejoindre.
Le MRD, le reste de l’opposition, la LDDH et d’autres organisations démocratiques condamnent vigoureusement cette inaction du régime et appellent la communauté internationale à venir en aide à la population de Djibouti. La Voix de Djibouti joint sa voix à la leur et invite vivement la communauté internationale à réagir d’urgence.
Deux incendies dévastateurs au Quartier 4
Dimanche 4 juillet 2010, deux incendies, les énièmes du genre depuis quelques temps, ont dévasté une vingtaine d’habitations au Quartier 4 suite à un court-circuit électrique lié aux difficultés d’alimentation en énergie électrique que connaît la capitale. Les habitations sont situées près du fameux restaurant 22 qui a également brûlé. L’on ne déplore pas de mort d’homme. Encore un fait de malgouvernance.
Un militant du FRUD dans un état grave à la prison de Gabode
Mohamed Ahmed dit Jabha, militant de longue date du FRUD a été arrêté le 1er mai 2010 au Nord de Djibouti par des soldats aux ordres du président Guelleh. Il a été sauvagement torturé dans les locaux de la Sécurité politique, puis transféré à la brigade Nord de la gendarmerie dans la capitale où il a passé 10 jours dans des conditions difficiles. Il a été finalement jeté à la prison de Gabode le 30 juin et y croupit depuis lors, sans aucun soin. Il souffre de contusions multiples, a des côtes cassées, un tympan éclaté, crache du sang et peine à se déplacer.
Le président Ismaël Omar Guelleh a cité cet homme dans son discours au Conseil de Sécurité de l’O.N.U le 29 mai dernier en le qualifiant de chef de bandes à la solde de l’Erythrée.
Des mères de famille se mobilisent contre la vie chère à Djibouti
Pas moins d’une centaine de femmes sont descendues jeudi 1er juillet 2010 dans la rue pour réclamer la fin de la vie chère. Elles réclament la fin des monopoles d’importation et des ententes entre commerçants qui expliquent pour une large part la hausse des prix. «Nous ne pouvons plus survivre avec une vie aussi chère !», ont-elles martelé.
Lors de cette manifestation, les mères de famille se sont directement adressées au président Ismaël Omar Guelleh et lui ont demandé de prendre des mesures urgentes contre les monopoles et les ententes entre commerçants.
Des agents d’assurance à Gabode
Un agent actionnaire représentant le couple présidentiel et un salarié de la maison d’assurance GXA, où sont associés le chef de l’Etat, son épouse et le français Christian Boucher, qui en est le manager général, ont été arrêtés et jetés dans la prison de Gabode. Il leur est reproché d’avoir détourné des fonds de l’assurance, ce que rejettent les agents concernés. Pour sa part, le manager général, en voyage à l’étranger, hésiterait à rentrer à Djibouti de peur d’être inquiété par le couple présidentiel. En tout cas, compte tenu de la soumission de la justice djiboutienne au chef de l’Etat, les chances d’un procès équitable sont bien minces.
Fonds détournés du projet SIDA
Selon des informations recueillies par La Voix de Djibouti, le président Guelleh cherche à enterrer le problème des fonds détournés du projet SIDA, détournements à l’origine de tensions entre le régime et les bailleurs de fonds. Pour protéger son ministre de la Santé publique, Abdallah Abdillahi Miguil, fortement soupçonné d’avoir détourné ces fonds à travers le responsable du projet, Omar Ali Ismaël, Guelleh s’apprêterait à faire rembourser ces fonds par le budget de l’Etat. Cette attitude du chef de l’Etat donne à penser qu’il n’est pas étranger à ces détournements de fonds. Et rappelle un précédent : les 100 millions de francs Djibouti détournés par le même Abdallah Abdillahi au cours des années 1980 début 1990 de l’ONARS et qui ont été remboursés par l’Etat.
En tout cas, les malades du SIDA se retrouvent en pénurie de médicaments du fait de ces détournements de fonds.
Le FMI s’oppose à l’accréditation des nouvelles banques à Djibouti
Le Fonds monétaire international (FMI), sur lequel le régime s’appuie au gré de son vouloir dans le domaine de la politique économique, s’oppose à l'accréditation des quatre nouvelles banques qui se sont récemment ouvertes à Djibouti. Il motive son attitude par le fait que les banques en question n’ont pas déposé la caution légale de deux millions de dollars USA par banque auprès de l’Etat de Djibouti, caution destinée à garantir le remboursement des dépôts clients en cas de besoin. Le FMI nourrit des doutes, par ailleurs, sur la multiplication à Djibouti d’établissements bancaires alors que le contexte économique local ne connaît point de boom.
Message de condoléances du MRD
Le président du MRD, Daher Ahmed Farah, le Bureau national ainsi que les militants et sympathisants du parti adressent leurs sincères condoléances à la famille de Feu Ahmed Mahmaoud Bakid dit Harbi Soudanais, président de la 1ère fédération du MRD, décédé vendredi 2 juillet 2010 à Djibouti des suites d’une longue maladie. Militant de la première heure du PRD devenu MRD, ce fils du pays était un démocrate convaincu qui menait la lutte pour le changement démocratique en première ligne. Il était apprécié pour sa conscience politique, son sens des responsabilités, son esprit de sacrifice et ses qualités humaines. En son quartier 4 natal comme dans le reste de la capitale et du pays. Allah l’accueille en son Paradis Eternel. Amin.
Le MRD adresse également ses condoléances à la famille de feu Ahmed Malow Guedid, décédé vendredi 2 juillet 2010. Frère du regretté Ali Malow Guedid, le défunt était un ancien cadre du secteur privé et père d’une famille de quatre enfants. Discret et humain, il était apprécié de celles et ceux qui le connaissaient. Allah l’accueille en son Paradis Eternel. Amin.
Enfin, les condoléances du parti sont adressées à la famille de Douho Waberi Hared, épouse de Souleiman Ibrahim, habitant du Quartier 7 et militant de première heure du PRD devenu MRD. Cette ancienne sage-femme, bien connue à Djibouti, laisse quatre enfants, leur père et de petits-enfants. Allah l’accueille en son Paradis Eternel. Amin.
......Retour aux titres ......... ================================================================ Mardi 6 Juillet 2010 Djibouti, «Pour ne pas attendre le boycott en 2011» Article de Cassim Ahmed Dini
I. – UN ROITELET SOURD À TOUT DIALOGUE
La situation qui prévaut actuellement à Djibouti est la résultante de la neutralisation réciproque de deux forces d’inertie. D’un côté, le régime de parti unique camouflé, se maintient par la fraude, le tribalisme et le chantage au salaire […] [et] réprime par la force toute velléité démocratique. Avec ses législatives de février 2008, il a clairement démontré qu’il préférait se discréditer par une seule liste en lice plutôt que de garantir un scrutin libre et transparent. De l’autre, une opposition qui, par son boycott tacitement reconduit, s’est de facto mise hors champ de la compétition politique et, parce qu’elle est incapable de faire advenir quelque alternance politique que ce soit étant donné que son terrain de lutte est celui d’une “légalité” sujette à caution, est jugée inoffensive et peu prise au sérieux. Effectivement, en l’absence d’un syndicalisme libre et d’une société civile organisée, la contestation est réduite au strict minimum : celui d’une façade démocratique dont se satisfont les bailleurs de fonds pour décerner leur label de respectabilité, indispensable à la coopération tous azimuts.
La question qui se pose à l’UAD est : que faire pour éviter d’être condamnée au boycott lors de la présidentielle de 2011 ? Avant d’établir une stratégie de combat ou d’évaluer les chances de dialogue, il faut définir l’ennemi puis saisir les fondements de sa domination.
Parler de régime à propos du RPP et de ses satellites est une facilité de langage qui ne doit pas masquer une donnée fondamentale : l’ennemi à abattre est un seul homme autour duquel une cour s’est structurée en cercles concentriques. Ismaël Omar Guelleh est un spécialiste du clientélisme (symptôme du tribalisme, maladie infantile des États post-coloniaux) qui redistribue à ses courtisans les bénéfices d’une entreprise qu’il a perfectionnée après en avoir hérité de son oncle. Cet usurpateur n’ayant aucune qualité intrinsèque à exhiber ni aucune action remarquable à son actif, doit impérativement contrôler toutes les ressources coercitives ainsi que les opinions en se médiatisant en permanence. [ ] Deux interviews, deux versions
Au fait, Ismaël Omar Guelleh a-t-il oui ou non reconnu que le président Chirac lui ait suggéré de saisir la Cour internationale de justice contre la France pour demander la transmission du dossier Borrel ? […] Voici deux réponses contradictoires de Guelleh à Jeune Afrique ; petite illustration de sa propension au double langage.
Juin 2007.
– Jeune Afrique : « Des pièces saisies lors des perquisitions du mois d’avril aux ministères de la Justice et des Affaires étrangères indiqueraient que les autorités françaises vous auraient suggéré de déposer un recours contre la France devant la Cour internationale de justice, afin de contraindre la juge Sophie Clément à transmettre le dossier d’instruction à la justice djiboutienne… »
– Ismaël Omar Guelleh: «Comme si nous étions des enfants ou des mineurs qui avions besoin qu’un Blanc nous tienne par la main ! Trente ou cinquante ans après les indépendances, on continue à considérer les Africains comme de grands enfants. Il est vraiment malheureux que les Européens n’arrivent pas à se défaire de leur complexe de colonisateurs. »
Février 2008.
–Jeune Afrique : « Il se dit que c’est Jacques Chirac, alors chef de l’État, qui vous aurait suggéré de porter plainte devant la CIJ pour avoir accès au dossier de l’affaire Borrel. Est-ce exact ? »
– Ismaël Omar Guelleh : « C’est exact. Au cours d’un entretien que j’ai eu avec Jacques Chirac en 2005, je lui ai posé cette question : “Vous me dites que vous n’avez aucun pouvoir sur votre justice et que vous ne pouvez rien faire pour moi. Or, moi, j’ai à me plaindre de votre justice. Je me sens trahi, je me sens sali. Que dois-je faire ? Je ne vais tout de même pas aller agresser madame Borrel ?” Il m’a alors répondu : “Vous n’avez qu’à aller attaquer l’État français devant la Cour de La Haye, elle est faite pour ça. Moi, je suis impuissant…” C’est ce que nous avons fait. »
Le mensonge est flagrant. Discuter avec un tel individu doit être pénible. […] Cependant, on aurait tort de croire que c’est uniquement par manque de gratitude qu’il assassine ainsi un Chirac tout juste incapable d’arrêter la machine judiciaire. Ismaël Omar veut peut-être plus plaire à Sarkozy qui ne porte pas particulièrement son prédécesseur dans son coeur […]. En fait, nul n’ignore ici tout ce qu’il doit aux Renseignements français qui l’ont choisi et adoubé en 1999 […]. Et si l’opposition n’a jamais cherché à instrumentaliser l’affaire Borrel, c’est surtout parce que la France a perdu le respect des Djiboutiens, du fait de son soutien à IOG.
Des larmes de crocodile:
Il est impossible que le roitelet Ismaël Omar dialogue avec les dirigeants de l’UAD puisque, pour lui, ils n’en sont pas dignes :
– Jeune Afrique : « L’opposition, qui a boycotté l’élection présidentielle de 2005, s’apprête à récidiver le 8 février à l’occasion des législatives. C’est embêtant pour votre image de marque. »
– Ismaël Omar Guelleh : « Oui, je le regrette. Mais à qui la faute ? Nous avons tout fait pour qu’elle participe, offert toutes les garanties. Français et Américains lui ont conseillé d’y aller, quitte à examiner ensuite les éventuels contentieux. Rien n’y a fait, En réalité, cette opposition n’a plus de leader depuis la disparition d’Ahmed Dini et le ralliement de ses principaux chefs à l’Union pour la majorité présidentielle. »
Contrairement à Ismaël Omar, la pudeur s’impose à nous lorsqu’il s’agit de parler d’un défunt. […] Et ce qu’il dit à propos de l’opposition montre que celle-ci n’a rien à espérer de lui :
- a) Il n’a répondu à aucune des correspondances que l’opposition lui a adressées afin que soit garanti un minimum de transparence électorale. Bien au contraire, l’intimidation des électeurs (dont certains avaient poussé le 10 janvier2003 la naïveté jusqu’à croire possible une alternance par les urnes) est venue renforcer la panoplie de la fraude.
- b) Prétendre qu’Américains et Français auraient “conseillé” à l’UAD de participer est non seulement malhonnête (on a l’habitude) mais surtout malhabile car cela reviendrait à cautionner une ingérence dans les affaires intérieures de Djibouti!
- c) Se présentant lui-même comme un leader providentiel, il impose cette illusion héroïque en enterrant l’opposition avec Ahmed Dini ; et un mort ne revenant pas…
- d) Certains opposants ont effectivement viré leur cuti et rejoint lors des législatives du 10 janvier 2003 la mouvance au pouvoir. Dire d’eux qu’ils sont les « principaux chefs » de l’opposition est pour le moins excessif. Question : lequel de ces reconvertis a dit un jour, alors qu’il était ministre : « Afar et Issa ne peuvent pas vivre en paix à Djibouti. Le pays devra appartenir en exclusivité à un seul de ces deux groupes » ? Idéologie raciste qui pourrait expliquer bien des errances et demande que l’on s’intéresse aux fondements de ce régime.
Après la psychopathologie d’un président omniscient et omnipotent, pour se contenter d’une terminologie polie, il faut comprendre comment “le fou s’est échappé de l’asile”.
II. – UNE IDENTITÉ DJIBOUTIENNE À CONSTRUIRE
[…] Zorro arrive trop tard. Il n’en a pas toujours été ainsi, et pour cause, Ismaël Omar Guelleh tente depuis peu de s’inventer des faits d’armes anticoloniaux. Les langues les plus méchantes se contentent ici de rappeler qu’il a commencé sa carrière dans la police coloniale, à la brigade des Moeurs […]. Hélas, le policier Ismaël Omar Guelleh n’était nullement prédestiné à l’héroïsme indépendantiste. Mais lisons d’abord sa version des faits :
– Jeune Afrique : « Vous avez été membre de la police française de Djibouti pendant dix ans, avant d’en être évincé en 1974, trois ans avant l’indépendance. Pour quelles raisons ? »
– Ismaël Omar Guelleh : « Pour des raisons politiques. À l’instar de beaucoup de Djiboutiens, je considérais comme nocif le gouvernement local d’Ali Aref, manipulé depuis Paris par Jacques Foccart puis René Journiac et qui s’appuyait sur des milices afares afin de faire régner la terreur. Persuadé que je complotais contre lui, Ali Aref a ordonné mon limogeage. »
– Jeune Afrique : « À raison, puisque vous complotiez effectivement. »
– IOG : « Exact. Ali Aref représentait un danger pour l’avenir de Djibouti. »
Dans ses deux questions, le journaliste a présenté deux contrevérités par complaisance et, dans ses deux réponses, Ismaël Omar Guelleh a menti au moins quatre fois.
Pour le journaliste :
- 1) Ismaël Omar ne s’est exilé à Mogadiscio qu’en septembre 1976, alors que la vocation de Djibouti a l’indépendance avait été reconnue par le président Giscard d’Estaing dès janvier 1976 : le flic de choc est donc arrivé après la bataille ;
- 2) de ce fait, il n’a jamais eu à «comploter» contre qui que ce soit. D’ailleurs, le journal Réalité avait rapporté une anecdote croustillante : Ismaël Omar Guelleh se présentant à un meeting indépendantiste avec caméra et micro pour rendre compte à son patron de l’époque, un certain Ali Aref ! En vérité, c’est à peine dix mois avant le 27 juin 1977 qu’un dénommé Ismaël Omar Guelleh a quitté Djibouti pour se prétendre farouche combattant anticolonialiste de l’ombre […].
Autant de raisons pour lesquelles IOG a été obligé de mentir quatre fois dans les deux réponses :
- 1) Ce n’est pas pour des raisons anticoloniales qu’il a quitté la police coloniale : le temps lui semblait venu de préparer l’après indépendance en profitant de ses cousins et tantes bien placés au sein de la LPAI. Conversion facilitée par la concurrence qui s’annonçait pour la conquête de l’État postcolonial.
- 2) Dire que le représentant local du pouvoir colonial était manipulé est un contresens absolu : Aref n’avait pas à être manipulé puisqu’il était l’omnipotent représentant local de la puissance coloniale et celle-ci avait déjà contrefait l’Histoire en prétendant que des chefs locaux Afar, Gadaboursi ou Issa lui avaient donné leurs territoires respectifs.
- 3) Ali Aref chef de milices afars faisant régner la terreur ? Il fallait vraiment que le journaliste soit aussi complaisant qu’ignorant pour laisser passer cela ! Pitoyable parce que les Afar de Djibouti n’ont jamais eu de milice : ce que l’on peut nommer ainsi (à image des Gulwadé de Siad Barré) est une création de la LPAI, rapidement constituée comme vecteur d’une tectonique des peuples à l’œuvre (jusqu’à aujourd’hui) sur l’ensemble de la corne de l’Afrique. Tous ceux qui se souviennent des différentes confrontations intercommunautaires avant l’indépendance savent qu’il n’a jamais existé une quelconque « milice afar » et inutile d’enfoncer ici des portes ouvertes en parlant de l’IGLF(4) ou de l’USF, cette dernière étant directement liée à l’attentat du Café de Paris en septembre 1990.
- 4) Aref, un danger pour l’avenir de Djibouti ? alors qu’il est aujourd’hui membre du bureau politique du RPP et que dès 1978, le régime clanique l’avait contacté pour remplacer un Ahmed Dini démissionnaire, ce qu’il refusa, contrairement à d’autres. Plus gravement, lui imputer une telle capacité de nuisance, c’est uniquement pour dire, dans une logique de revanche communautaire (leitmotiv de l’ancien petit flic des Moeurs) que les Afar sont « une minorité outrageusement favorisée par le colonialisme ». Venant d’un immigré de la première génération, chouchouté par la puissance coloniale, c’est osé ! Bref, toute cette interview sonne comme un rappel des troupes et renvoie aux fondements de cette dictature. […] À l’opposition d’incarner cette indispensable promesse de justice et d’égalité sans lesquelles aucune paix civile n’est possible ! […] En acceptant de survivre dans leurs ghettos-tribus respectifs, les Djiboutiens ne se donnent objectivement pas plus de raisons de vivre ensemble que n’en avaient les Somaliens du temps de Siad Barré. Et, en l’espèce, il n’existe aucune détermination ontologique. […]
– CAD
- UAD. Union pour l’alternance démocratique
- RPP. Rassemblement populaire pour le progrès
- LPAI. Ligue populaire africaine pour l’indépendance
- IGLF. Issa Gurgura Liberation Front (créé pour revendiquer la région de Diré-Daoua en cas d’effondrement de l’Éthiopie après la chute de Mengistu)
- USF. United Somali Front (créé pour revendiquer la région de l’Awdal en cas d’effondrement de la Somalie après la chute de Siad Barré).
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================================================================ Mardi 6 Juillet 2010 Djibouti : Les rebelles du FRUD harcèlent les forces gouvernementales (Alwihda) - 4 Juillet 2010
Selon les informations en provenance de la capitale djiboutienne, les derniers affrontements entre rebelles et soldats gouvernementaux ont crée une sorte de panique au sein de la population.
Les rebelles du Frud (Front pour la restauration de l'unité et la démocratie), dirigés par Kadamy semblent gagner du terrain. Harcelés par les combattants du Frud, des officiers supérieurs djiboutiens ont conseillé le président de privilégier la négociation d'arrêter l'effusion de sang, a déclaré à Alwihda un officier supérieur sous le couvert de l'anonymat.
Selon les informations en provenance de la capitale djiboutienne, les derniers affrontements entre rebelles et soldats gouvernementaux ont crée une sorte de panique au sein de la population. Des soldats refusent de combattre et face à l'intransigeance du président sur sa présentation aux élections présidentielles, d'aucuns n'excluent pas un coup d'état à la nigérienne afin de sauver l'unité du pays.
Les forces de l’ordre (Armée, gendarmerie, et police), qui constituent le bouclier du régime jusqu’aujourd’hui, sont traversées par des crises profondes, l’armée n’est pas très motivée pour combattre le FRUD.
L’exécution du chef d’Etat major de la gendarmerie, le colonel Abdi Bogoreh le 12 mai 2010, probablement par les éléments du régime, toujours liée aux péripéties du 3ème mandat, suscite de sérieux remous au sein de cette corporation.
Crée en Août 1991 à BALHO, petit village au Nord Ouest de la République de Djibouti sous sa forme actuelle, le FRUD est issu de 3 mouvements fruits des luttes populaires multiformes. Ce mouvement s’est assigné comme objectif la création d’un véritable État national et d’une authentique démocratie, ainsi que la justice sociale et l’égalité entre les citoyens.
Selon le leader du mouvement, "Le FRUD, qui avait déjà dénoncé l’éventualité d’une présidence à vie de Guelleh, dans sa déclaration de Bruxelles (26 juin 2009), condamne avec force cette fuite en avant d’un président illégitime adoubé par un parlement coopté et non moins illégitime, qui risque de mettre le pays dans une situation chaotique".
Dans une interview à Alwihda, le leader du FRUD a déclaré que l’opposition au 3ème mandat est très forte au sein de toute la population, y compris au sein des soutiens traditionnels du pouvoir, Le PND d’Aden Robleh Awaleh, membre de la coalition UMP (Union pour la Majorité Présidentielle) a refusé son soutien à la révision constitutionnelle relative à la levée de la limitation du mandat présidentiel.
Lié à cette conjoncture, l’homme d’affaire Aboulrahman Boreh qui a été un homme clé sur le plan économique (la construction des infrastructures) en introduisant les investisseurs de pays de Golfe, a été évincé par le fait de prince ou de « princesse ». Tous ses biens ont été confisqués ; ses proches parents ont été pris comme cibles (arrestations arbitraires, tortures, assassinats …). ......Retour aux titres .........
================================================================ Mardi 6 Juillet 2010 Note d'information de la LDDH le 4 juillet 2010
«NON AU 3ème MANDAT car IOG est Incompétent, et c’est un criminel avec ses négligences… sa politique délibérée face aux calamités provoquées, les détournements des sommes d’argent inimaginables. IOG GET OUT scandent les Jeunes chômeurs»
Mardi dernier 29 juin 2010, les Travailleurs du secteur paramédical des Hôpitaux : Peltier, Dar El Hanan, italien de Balbala, auraient mis fin à la grève qu’ils avaient déclenché le 10 juin 2010 car ils auraient perçu les primes et espérons que les autres engagements seront respectés. Toutefois, par note du 15 juin 2010, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) avait souligné et réitère les points suivants :
- dénonce d’une manière générale, tous les détournements des fonds publics, des biens sociaux, pire encore les dons en médicaments et autre assistance financière à divers échelons ministériels ;
- encourage l’ouverture d’enquête indépendante et une expertise internationale sur les détournements en particulier pour les Départements ministériels aux objectifs essentiellement sociaux tels que la Santé, l’Education, l’Intérieur dans la lutte contre la sécheresse et les calamités naturelles ;
- d’autres secteurs comme l’EDD (Electricité de Djibouti) qui endettent et hypothèquent à outrance l’avenir et la viabilité de notre pays nécessitent d’urgence un audit international indépendant et dont leur rapport devra être public et médiatisé.
Conscients que pour des raisons, soi disant, géostratégiques et en cette période où les forces pré positionnées en république de Djibouti se seraient engagées sans commune mesure, à soutenir le maintien par la force du « minable dictateur » Ismaël Omar Guelleh ; La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est inquiète des tentatives de classer secret d’Etat les plaintes des Organisations Internationales Humanitaires ainsi que celles des Bailleurs de Fonds pour les grosses sommes vertigineuses empochées à divers niveaux de l’Etat, y compris le candidat au 3ème mandat illégal et ce en tant que Premier argentier de l’Etat.
NOEL ABDI Jean-Paul
Post Scriptum : Depuis février 2010, le choléra fait des victimes d’Obock à Djibouti, le nombre de morts est un secret d’Etat, malgré l’aide Internationale, qui « s’évapore rapidement » (non pas sous l’effet de la canicule), il est temps de comprendre que cette aide précieuse ne sert à rien car immédiatement placée dans des paradis fiscaux comme les îles Caïman. L’aide pour la lutte contre la tuberculose empochée, pour l’aide en milliards contre le Sida, est totalement disparue.
Depuis une semaine, dans les quartiers 7 et 7 bis les victimes enfants se comptent par centaines et dorment par terre jusque dans les halls de l’Hôpital Peltier, souvent sans perfusion.
La seule aide que le peuple djiboutien accueillerait avec reconnaissance est celui de voir une mobilisation nationale et internationale pour déloger à jamais cette équipe de mafieux imposée par les forces étrangères.
......Retour aux titres ......... ================================================================ Lundi 5 Juillet 2010 ÉPIDÉMIE DE CHOLÉRA A DJIBOUTI !
Mouvement pour le Renouveau démocratique et le Développement (Ancien PRD)
Cité Poudrière Avenue Nasser Tel : 34 23 99 www.mrd-djibouti.org BP : 3570 - Djibouti
COMMUNIQUE DE PRESSE Bruxelles, le 3 juillet 2010
ÉPIDÉMIE DE CHOLÉRA A DJIBOUTI !
Une épidémie de cholera vient de se déclarer à Djibouti-ville, capitale de la République de Djibouti. Enfants, personnes âgées et autres adultes sont touchés en grand nombre. Depuis quelques jours, les hôpitaux (hôpital général Peltier, Centre Paul Faure) débordent de personnes touchées et refusent désormais les nouveaux cas. Pire, le personnel paramédical et de nombreux médecins sont démobilisés par le non-paiement de leurs heures supplémentaires et la grève qui en a résulté.
La misère sociale généralisée, qui affecte adultes et enfants (comme en témoigne le rapport de l’UNICEF publié le 15 juin 2010) et qui affecte d’autant la santé de la population, l’assainissement défaillant de la ville qui dégrade sérieusement l’hygiène du milieu, la pénurie d’eau, l’absence de prévention sanitaire, sont à l’origine de cette épidémie. C’est l’une des graves conséquences de la malgouvernance.
Du reste, face à cette épidémie, aucune réaction de crise, aucune mesure à la hauteur de la situation, ne sont prises par le président Guelleh.
Le MRD condamne vigoureusement cette inaction du régime et appelle la communauté internationale à venir en aide à la population de Djibouti.
Le peuple djiboutien se meurt sous les yeux de la France et des Etats-Unis d’Amérique militairement et matériellement présents à Djibouti ainsi que du Japon qui s’apprête à les y rejoindre.
Le président du MRD: Daher Ahmed Farah
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================================================================ Lundi 5 Juillet 2010 Echos de la manif de Bruxelles : une heureuse surprise
La manifestation a lieu devant la Commission européenne dans le cadre de l'appel à manifester lancé par le FRUD et le MRD. Notre parti n'a pas été invité mais, mettant les questions d'amour propre de côté, nous nous sommes rendus à la manifestation. A peu près une centaine de personnes ont répondu à l’appel. Compte tenu du nombre de la diapora présente en Belgique, ce chiffre est décevant. (Je vous fait une confidence : la diaspora d'origine afare, qui devrait être la fortement représentée, a boudé la manifestation). Il ne reflète pas la réelle capacité de mobilisation de l'opposition. Rassembler plus de 300 personnes à Bruxelles me paraît possible.
En tout cas, des raisons de se réjouir ne manquent pas pour autant. Toute l'opposition djiboutienne était là. Peut-être un pas timide vers l'unité. Les manifestants comprenant des hommes et des femmes, venus de toute l'Europe, ont scandé des slogans exigeants : « la démocratie à Djibouti" ; « le départ d'IOG et le refus du 3ème mandat présidentiel »; « l'impunité pour les tortionnaires et les violeurs des femmes ». Il y avait aussi la présence d'une grande chanteuse comorienne venue spécialement soutenir notre cause.
Hoummado (FRUD), M. Reyaleh, Idris et Omar, DAF (MRD), Kadami (FRUD), Ali Coubba (Uguta-Toosa).
Vers 14h00, à la fin de la manifestation, on pouvait dresser un premier constat très encourageant. Toutes les formations politiques de l'opposition avaient délégué soit leurs chefs ou leurs membres à la manifesation. Outre le FRUD de Mohamed Kadami, accompagné de son épouse Aicha Dabalé, le MRD de Daher Ahmed Daher (ainsi que son épouse), l'UDJ de Ismail Guédi Hared représenté par M. Ismail, Uguta-Toosa (Idriss Houlay, Omar Dabalé et moi-même), le GED et l'ARD qui avait dépêché sur le lieu Docteur Hamad Daoud. Enfin, tout le monde a répondu présent en mettant de côté leurs "rivalités de personnes" et "divergences idéologiquess". Il est vrai que c'est dans l'action que les partis politiques peuvent réaliser de réelles et durables convergences.
Espérons qu'une réunion au sommet viendra donner forme prochainement à l'unité observée au cours de la manifestation du 26 juin 2010 à Bruxelles.
Uguta-Toosa - juin 2010
......Retour aux titres ......... ================================================================ Jeudi 1er Juillet 2010 Message de remerciements de M. MAHDI IBRAHIM A. GOD au Comité d'organisation de la table ronde de Bruxelles et aux différents intervenants qui ont pris la parole.
La table ronde de l’UAD qui s’est tenue à Bruxelles le 26 juin a été un franc succès.
J’adresse mes plus vives félicitations au comité d’organisation et mes plus sincères remerciements à l’ensemble des participants, auditoire et intervenants.
La qualité des débats et la modération des propos ont démontré que nul, malgré l’éloignement de l’exil, ne perdait de vue l’essentiel : la diaspora doit assumer ses responsabilités en accompa- gnant concrètement la mobilisation populaire qui se déroule actuellement dans le pays.
Un appel en ce sens a été lancé par l’ensemble des organisations djiboutiennes présentes à cette table ronde, ce qui témoigne d’une réelle volonté d’union.
Cette inéluctable unité est plus que nécessaire aujourd’hui lorsque sous la bannière de l’UAD notre peuple défie le régime répressif et assassin du Rpp qui tente encore se maintenir au pouvoir. Il en va de notre responsabilité à tout un chacun pour appuyer ce bras de fer entre un peuple meurtri mais courageux et déterminé et un régime dont tous les paramètres de sa gestion du pays sont une catastrophe et une calamité national.
Cette analyse de la situation nationale maintes fois évoquée par les participants à cette table ronde revêt un caractère d’urgence à laquelle la diaspora djiboutienne doit méditer en s’attelant à la mise en place d’un cadre unitaire en vue de soutenir, tant moralement que matériellement, nos compatriotes en lutte pacifique contre la dictature. Sur ce je lance un appel solennel à tous les Djiboutiennes et Djiboutiens vivant à l’étranger.
En remerciant encore une fois l’assistance aussi nombreuse que déterminée, je ne peux conclure ce message sans réitérer mes vives félicitations à :
- Madame Laurence DAWIDOWICZ de l’Association SURVIE ;
- Madame Samia YOUSSOUF, Présidente de l’Association LîDjibouti, dont l’intervention en faveur de la représentation et de la place en politique des femmes a été un point important dans ce débat. Nous lui souhaitons un grand courage et lui promettons de rester en contact ;
- Monsieur Jean-Loup SCHAAL, Président de l’ARDHD qui contribue fortement à la lutte du peuple djiboutien et continue d’apporter son aide aux réfugiés ;
- Mon grand frère et Président de la LDDH, Jean-Paul ABDI NOEL, dont le texte émouvant écrit spécialement pour cette table ronde et lu par Monsieur SCHAAL nous a tous réconfortés à cet instant où l’unité de l’opposition semble battre de l’aile ;
- Mon ami et bientôt compagnon de lutte et camarade de parti Ali Coubba, dont la patience et la détermination forcent notre respect ;
- Ali Iftin qui vient de s’engager résolument dans la voie d’une action unitaire ;
- Monsieur Ismail BOUH, Président du CDS, nouvelle association djiboutienne de droit belge. Je vous souhaite de tout mon cœur la réussite de votre association et surtout un grand courage pour impulser davantage nos compatriotes de Belgique vers un engagement infaillible aux côtés des manifestants pour la démocratie à Djibouti et contre le troisième mandat de l’usurpateur Guelleh ;
- Aux responsables de l’ARD en Europe qui ont su avec honneur et dévouement répondu au nom de l’UAD les questions des intervenants en expliquant clairement les tenants et les aboutissants d’une telle rencontre ;
- Enfin, je lance un grand Bravo au comité d’organisation de cette rencontre et félicite les nombreux autres compatriotes qui ont participé et contribuer à la réussite et au succès certain de cette table ronde du 26 Juin 2010 à Bruxelles.
Mahdi IBRAHIM A. GOD Vice-Président de l’ARD Membre du Bureau de l’UAD
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================================================================ Mercredi 29 Juin 2010 Communiqué du Vice-président de l'ARD : Uguta-Toosa intègre l'ARD Communiqué du 26 juin 2010
Après contact téléphonique avec notre président Ahmed Youssouf, puis par voie du courrier du 26 juin 2009 adressé au vice-président Aden Mohamed Abdou, le Président d’Uguta
Toosa Ali Coubba et les membres du bureau politique ont formulé le souhait de voir leur organisation intégrer les structures de l’ARD afin de rassembler nos forces.
En réponse, le délégué plénipotentiaire de l’ARD, Cassim Ahmed Dini s’en est félicité et a assuré le Président d’Uguta-Toosa qu’il allait transmettre ce vœu au reste de la direction à Djibouti.
Lors des dernières assises l’ARD, une recommandation ad hoca été adoptée en ce sens, invitant les responsables des deux formations à concrétiser ce rapprochement dans les plus brefs délais.
Ainsi, en marge de la table ronde de l’UAD tenue à Bruxelles le 26 juin 2010, les responsables de ces deux formations se sont retrouvés pour donner un contenu formel à ce projet. Il en est sorti une officialisation de l’intégration d’Uguta-Toosa au sein de l’ARD.
Il a été convenu de mettre en place une structure commune du travail afin d’amplifier l’action que l’ARD mène pacification à l’intérieur du pays dans le cadre de l’UAD.
Bruxelles, le 26 juin 2010 Mahdi Ibrahim A. GOD Vice-président de l’ARD
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================================================================ Mardi 29 Juin 2010 Note de synthèse De la Table ronde de l’UAD à Bruxelles le 26 juin 2010
La table ronde organisée par l’Union pour l’Alternance Démocratique (UAD) à Bruxelles le samedi 26 juin 2010 s’inscrivait dans un contexte particulier. Alors que la mobilisation populaire s’amplifie dans le pays, sous l’impulsion d’une opposition plus unie que jamais, la capitale française avait été l’avant-veille le théâtre d’un événement pour le moins saugrenu : un avocat français annonçant la constitution d’une nouvelle coalition politique djiboutienne. Le thème de la table ronde (comment la diaspora peut-elle accompagner la mobilisation populaire en cours?) revêtait une urgence particulière qu’intervenants et auditoire n’ont pas manqué de soulever.
La nouvelle configuration ainsi définie imposait un choix évident : soit soutenir la marche de notre Peuple vers son émancipation dans le combat unitaire mené par l’UAD, soit se couper du véritable terrain de lutte qu’est le pays et suivre l’aventurisme d’une opposition exilée ignorant les sacrifices de ses concitoyens au nom desquels elle prétend pourtant lutter. La réponse n’a pas été difficile à trouver : prétendre lutter de l’extérieur sans aucune coordination avec l’intérieur constitue une inacceptable usurpation.
C’est pourquoi les organisations qui ont répondu à notre invitation ont réaffirmé leur soutien à l’UAD et se sont engagées à le concrétiser au sein d’une structure unitaire travaillant depuis l’étranger mais totalement solidaire des mots d’ordre et des stratégies de lutte pacifique définis à Djibouti. Nombreux furent également les membres de notre diaspora qui, à titre personnel, ont adhéré à cette démarche de bon sens tout en souhaitant qu’un débat s’instaure afin de restaurer l’indispensable unité de l’opposition djiboutienne.
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================================================================ Mardi 29 Juin 2010 Communiqué du 26 juin 2010 (Bruxelles)
Après contact téléphonique avec notre président Ahmed Youssouf, puis par voie du courrier du 26 juin 2009 adressé au vice-président Aden Mohamed Abdou, le Président d’Uguta-Toosa Ali Coubba et les membres du bureau politique ont formulé le souhait de voir leur organisation intégrer les structures de l’ARD afin de rassembler nos forces.
En réponse, le délégué plénipotentiaire de l’ARD, Cassim Ahmed Dini s’en est félicité et a assuré le Président d’Uguta-Toosa qu’il allait transmettre ce vœu au reste de la direction à Djibouti.
Lors des dernières assises l’ARD, une recommandation ad hoc a été adoptée en ce sens, invitant les responsables des deux formations à concrétiser ce rapprochement dans les plus brefs délais.
Ainsi, en marge de la table ronde de l’UAD tenue à Bruxelles le 26 juin 2010, les responsables de ces deux formations se sont retrouvés pour donner un contenu formel à ce projet. Il en est sorti une officialisation de l’intégration d’Uguta-Toosa au sein de l’ARD.
Il a été convenu de mettre en place une structure commune du travail afin d’amplifier l’action que l’ARD mène pacification à l’intérieur du pays dans le cadre de l’UAD.
Bruxelles, le 26 juin 2010 Mahdi Ibrahim A. GOD Vice-président de l’ARD
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================================================================ Lundi 28 Juin 2010 Après le 6 mars 2010 à Paris, l'opposition djiboutienne a manifesté avec succès à Bruxelles contre le 3ème mandat Ismaël Omar Guelleh
A l'appel de l'opposition Djiboutienne ( PDD, MRD, UDJ, FRUD, FDP), un vaste rassemblement s'est déroulé ce samedi 26/06/2010 de midi à 13h30 devant le siège de l'Union Européenne, en présence des dirigeants de l'Opposition, des personnalités de la société civile: Mohamed Doubad Waïss, Abdoulfatah Omar,Mohamed Houmado, Aïcha Dabalé; et de la chanteuse comorienne engagée Nawa.
Les manifestants, au nombre de 300 personnes venus de toute la Belgique, de France et des Pays-Bas, et regroupant des sympathisants de partis politiques, de la résistance armée et des représentants de la société civile (syndicats, associations de la diaspora et des droits de l'homme), soutenus par des démocrates européens et africains, ont dénoncé la présidence à vie que tente d'instaurer Ismaël Omar Guelleh en violant la constitution.
Dans la foulée de l'interpellation de la Commission européenne par plusieurs députés européens dont Stéphane le Foll sur la situation dramatique à Djibouti, les démocrates djiboutiens ont voulu alerter les institutions et l'opinion européennes sur les violations massives des droits de l'homme et sur le risque de chaos à la somalienne qui guette le pays.
Les participants ont observé une minute de silence à la mémoire de Simone Bernier, qui est décédée le 28 mai 2010 et qui avait inlassablement défendu les droits humains à Djibouti en tant que Secrétaire générale de l'Observatoire pour le Respect des Droits Humains à Djibouti (ORDHD), et ont salué la présence de son mari André Colomba qui a fait le déplacement de Paris pour être présent à cette manifestation.
L'évenement était couvert par plusieurs medias: VRT (radio et télévision belge de langue flamande, Deutche Welle en amharique, la voix de Djibouti et la radio de la diaspora panafricaine).
Fait à Bruxelles, le 27 juin 2010
......Retour aux titres ......... ================================================================ Dimanche 27 Juin 2010 Il faut aider le président Guelleh. Hassan Abdi Aden
Nous fêtons le 33ème anniversaire de notre indépendance nationale. Déjà? Oui, déjà! À cette occasion, je souhaite bonheur et prospérité à tous les djiboutiens.
Habituellement, les citoyens de tous les pays de la terre font le bilan à chaque fête nationale. Chez nous, comme d’habitude, selon le régime et sa presse, tout va au mieux dans le meilleur des mondes possible. Ainsi, * «Le sectaire bancaire en premier, Ismail Omar Guelleh vient d'inaugurer en personne la 9ème banque» dixit la feuille de choux. À quand la Bourse de Djibouti avec Guelleh à la cloche, chaque matin, à l’ouverture? Il semble que tout va bien. La preuve: les banques, IOG en ouvre à la pelle.
Toutefois, à y regarder de plus près, l'on peut se demander, sans être parano, s’agit-il de vraies banques ou plus simplement de planques pour blanchir l’argent sale et les fortunes mal acquises de toute la région? Jugez par vous-même. Faites quelques recoupements. Jetez un coup d’œil aux rapports des organismes indépendants qui œuvrent dans la région (UNICEF, MSF, Banque Mondiale, FMI, CIA Factbook…). Vérifiez par vous même. SVP.
La propagande de Guelleh déraille. Elle ne trompe plus que lui et ses warabas. Jugeote, sens commun, peur du ridicule... autant de vocables inconnus dans sa cour. Wallee waraabe ma rabaysmo!
Et puis... Que se cache-t-il derrière cette histoire de billets de 5.000 DJF sortant à go go du chapeau magique de notre IOG? Ceux qui les reçoivent pour services rendus, au régent de Beit-el-Waali, doivent maintenant s’armer d’un détecteur de faux-billets pour éviter les mauvaises surprises.
Chers compatriotes, je le reconnais. L’heure n’est plus au sarcasme, ni à la réjouissance et encore moins à la fête. L’heure est grave. Le 19 avril 2010, IOG a modifié la constitution de 1992 qui limitait le nombre de mandats présidentiels à trois, par un simple vote de ses «parlementaires». Il peut maintenant s'attribuer un troisième mandat. Il est déterminé à rester. Il vient d'ouvrir toutes grandes les portes d'une présidence à vie. C'est maintenant officiel. Il a violé la constitution sans la moindre hésitation. Rien ne va plus, les jeux sont faits.
Après ce viol, il a commencé une propagande médiatique dans ses feuilles de choux (La Nation, Le Progrès, etc.) et des chaines et des magasines étrangers à la pige comme la BBC Somali Service et Jeune Afrique. Il a justifié son geste en prétendant, je le cite, qu’il avait «un peuple à nourrir et un pays à construire». Ite missa est. Allez, la messe est dite!
On aura tout vu et tout attendu de sa part. Je vous le redis. Le ridicule ne tue pas! Désormais, pour pouvoir manger, les djiboutiens doivent laisser les clés de leurs garde-manger et signer un chèque en blanc à l’ordre de l'ogre IOG. C’est aussi simple que ça. C’est qu’il nous demande cet affameur de peuple. C’est à prendre ou à laisser.
De toute façon, il n’a plus besoin de nous. Il rédige une liste de valets et puis bourre les urnes pour les faire élire (par les morts, les soldats et des mercenaires venus des pays voisins, voire de la terre entière). Et voilà, on a ce qu'il appelle des parlementaires!
Une fois «élus» de cette façon, il présente à ces hommes de main, tout ce qu’il veut. Et ça passe comme une lettre à la poste, comme on dit. Même le changement de la constitution n’a plus besoin de notre aval car ces gens de service de la liste unique de service rendent tous les services! Sans poser de questions.
Voilà tous les progrès accomplis en 33 ans de règne de Gouled/Guelleh. On doit renoncer à tous les acquis. Même la France coloniale n'a pas osé nous refuser les droits référendaires! Nos gouvernants, eux, ne sont pas gênés de gérer le pays sans aucune constitution pendant 15 ans. En 1992, ils ne sont pas gênés de nous en présenter une. Puis, en 2010, ils ne sont pas gênés de la violer sans hésiter dès qu'elle est devenue un obstacle au projet de règne à vie, planifié depuis le début... Voilà tout le progrès réalisé en 33 ans par IOG et ses proches! On doit renoncer à tous les acquis. Et l'opposition?
Elle est divisée, infiltrée, dynamitée... mais elle ne baisse pas les bras même si emprisonnement, assassinat, etc. restent son pain quotidien. Ces dernières semaines, l'opposition est de plus en plus active, un peu partout dans le monde et... surtout au pays. Ouf! Il était temps.
Je dédie donc ce message aux hommes, aux femmes, aux anciens et aux jeunes qui se tiennent encore débout, armés de leur seul courage et de leur amour de la patrie. À eux et à elles, je dédie ce message.
Car là-bas à Djibouti, les choses bougent. De plus en plus fort. Souhaitons très fort que ce 27 juin, soit le dernier du régime waraba. Ça dépend de notre habilité à dépasser nos petites différences. Il est grand temps, chers compatriotes. Il faut aider le président Guelleh… à partir! Montrons-lui la porte.
Jabuutaay Illaahay ha kula jiro.
* Nous citons texto la feuille de choux du régime (édition du 22 juin)
......Retour aux titres ......... ================================================================ Samedi 26 Juin 2010 La Voix de Djibouti du 24 JUIN 2010 Edition N0 25
http://www.lavoixdedjibouti.com
1. Nouvelle manifestation de l’opposition djiboutienne à Bruxelles le 26 juin 2010
Les opposants et les autres démocrates djiboutiens en exil manifestent samedi 26 juin à partir de midi à Bruxelles devant le siège de l’Union européenne, 175 Rue de la Loi, Métro Schuman. Ils renouvellent ainsi leur rejet de la modification de la constitution et du troisième mandat du président Guelleh, relayant la mobilisation populaire massive en cours en République de Djibouti. Tous celles et ceux qui veulent agir pour leur pays ainsi que les amis démocrates de Djibouti sont invités à cette manifestation.
2. L’hôpital Peltier paralysé par la grève des paramédicaux
Les agents paramédicaux de l’hôpital général Peltier n’ont pas encore obtenu le juste paiement de leurs heures supplémentaires, objet de leur grève. Aussi poursuivent-ils la grève entamée jeudi 10 juin 2010. Ni le ministre de la Santé publique, Abdallah Abdillahi Miguil, ni le chef de l’Etat n’ont jusqu’ici rien fait pour régler la situation. Et les conséquences se font gravement sentir pour les patients dont trois sont décédés par manque de soins. L’on cite parmi eux le jeune médecin Mokhtar Mahamoud Sougueh, victime d’un accident de la circulation vendredi 11 juin 2010.
Rappelons que la Santé publique est dirigée par l’un des ministres les plus corrompus et les plus riches du régime, Abdallah Abdillahi Miguil. Il a notamment volé une centaine de millions de francs Djibouti du temps où il était directeur de l’Office national d’assistance aux réfugiés et sinistrés (ONARS). Ce qui fait dire à de nombreux Djiboutiens qu’il a peut-être également détourné les heures supplémentaires des paramédicaux de Peltier.
3. Une nouvelle aide dans les poches du couple présidentiel
Après le riz offert par le Japon et détourné par le chef de l’Etat en janvier 2010, une aide en ciment octroyée par le Danemark à notre pays a été vendue à un commerçant de la place proche du régime et l’argent ainsi collecté empoché par le couple présidentiel. Ce, au mépris des règles de bonne gestion qui exigent qu’une telle vente fasse l’objet d’un appel d’offres et son produit versé sur un compte public pour financer de manière transparente des projets d’intérêt général.
Et pendant ce temps, les enfants djiboutiens manquent d’abri, d’eau, d’électricité, de santé, d’éducation, d’alimentation correcte. Et pendant ce temps, 80% des Djiboutiens se trouvent dans la misère. Et pendant ce temps, tout un pays se meurt.
4. Guelleh s’offre un nouveau château à Ali-Sabieh
Chassé de la forêt du Day par la peur du FRUD, le président Ismaël Omar Guelleh se replie sur le district d’Ali-Sabieh au sud du pays. Il y a lancé le chantier d’un nouveau château qu’il supervise personnellement. Il s’y rend chaque vendredi pour suivre l’état d’avancement des travaux.
C’est d’ailleurs vendredi dernier, 18 juin 2010, à l’occasion d’une visite de Guelleh à ce chantier d’Ali-Sabieh, que le chef de la garde présidentielle, le colonel Mohamed Djama Doualeh, s’est accroché avec un gendarme local proche du colonel assassiné Abdi Bogoreh Hassan. Il a ordonné au gendarme de restituer son pistolet de service et de rentrer chez lui. Ce que le gendarme a refusé. A suivre.
5. Le chauffeur du camion benne serait-il mort sous la torture?
La question du sort du chauffeur du camion benne devenu incontrôlable jeudi 10 juin 2010 et qui a de ce fait percuté le cortège présidentiel dans la capitale, est sur toutes les lèvres à Djibouti. Selon des informations concordantes recueillies par le Voix de Djibouti, il serait mort sous la torture des gardes du corps du chef de l’Etat. Ce, sur ordre du Guelleh en personne. Mais notre enquête se poursuit sur le sort réservé par Guelleh à ce paisible chauffeur qui a perdu le contrôle de son véhicule suite à une défaillance technique. A suivre donc.
6. Les fonds détournés du projet SIDA toujours introuvables
Les millions et millions de francs Djibouti volés du Projet SIDA que gère le ministère de la Santé publique restent introuvables. Pourtant, sous la pression des bailleurs de fonds internationaux, une enquête a été lancée et tous les agents du projet, du chef de projet Omar Ali Ismaël à la secrétaire, ont été interrogés. Mais aucune suite judiciaire n’a été ordonnée. De source digne de foi, la chaîne de responsabilité de ces détournements remonte jusqu’au ministre Abdallah Abdillahi Miguil. Alors, le ministre va-t-il enfin répondre de ses actes ? Ou au contraire être récompensé et nommé superministre ? A suivre.
7. Pénurie de fruits et légumes
A la pénurie d’eau et d’électricité, à la cherté sans précèdent des denrées de première nécessité, au chômage massif, à la famine qui frappe enfants et non-enfants, aux jets de pierres et aux assassinats, vient s’ajouter une pénurie de fruits et légumes. A l’origine de cette pénurie, une baisse drastique des importations en provenance d’Ethiopie, notre principal fournisseur de ces produits agricoles. Cette hausse de la taxe sur les fruits et légumes éthiopiens exportés vers Djibouti est-elle liée au refroidissement des relations entre Addis-Abeba et le président Guelleh qui à des fins personnelles multiplie les difficultés contre les usagers éthiopiens du Port ? A suivre.
8. Le rapport de l’UNICEF sur les enfants djiboutiens dérange le régime
Le rapport accablant de l’UNICEF sur le terrible sort des enfants djiboutiens qui manquent d’abri, d’eau, de santé, d’éducation et d’alimentation correcte, dérange le régime djiboutien. Ce rapport couvre de ridicule le discours mensonger du chef de l’Etat qui prétend lutter contre la pauvreté. Avec la diffusion de l’information par de grands médias internationaux, la pauvreté abjecte des enfants djiboutiens est maintenant connue par de larges proportions de gens à travers le monde. Du coup, la ministre de la Promotion de la femme et des Affaires sociales, Madame Nimo Boulhan, qui a reconnu cette vérité, s’attire le courroux du couple présidentiel. Va-t-elle être débarquée pour avoir reconnu la vérité ? A suivre.
9. La justice de Guelleh condamne Boreh
Après avoir refusé à son avocat français, Maître Olivier Morice, de venir le défendre à Djibouti, la justice aux ordres de Djibouti a condamné hier l’homme d’affaires et opposant djiboutien Abdourahman Boreh à quinze ans de prison ferme et à la perte de tous les biens qu’il possède au pays. Quant à Mohamed Ahmed Abdillahi, il a été condamné à cinq ans de prison ferme. C’est dire si Guelleh n’épargnera personne, ami ou non, riche ou pauvre, civil ou militaire. Notre salut à tous réside dans l’intensification de la lutte contre ce dictateur.
......Retour aux titres ......... ================================================================ Jeudi 24 Juin 2010 Interview du Président de l’ARD: Ahmed Youssouf Houmed (dernière partie)
« …Le noyau dur du R.P.P., afin de perdurer au pouvoir et s’enrichir, n’a aucun intérêt à la Paix et la bonne gouvernance…» « …Injustice et répression, c’est les ingrédients et les facteurs déclenchant de toutes les insurrections ! »
Cette deuxième partie de l’interview du président AHMED YOUSSOUF a trait aux situations politiques nationale et régionale.
Réalité : Pouvez-vous à présent nous faire une brève analyse de la situation à Djibouti qui a motivé cette Mobilisation Générale ?
Ahmed Youssouf Houmed (A.Y.H.): Je ne serai peut-être pas bref mais elle se caractérise par les points suivants :
1. Sur le plan politique : une impasse totale essentiellement due à la violation unilatérale par la partie gouvernementale de l’Accord de Paix Définitive du 12 mai 2001 ! Sa dénonciation par nous en septembre 2005 faute de partenaire responsable a conduit à cette situation de ni guerre ni paix qui favorise le chaos que la Mobilisation Générale vise précisément à éviter et qui est pour l’instant le dernier recours légal et démocratique pour soigner la surdité et l’autisme politique dont souffre le gouvernement ! Il faut d’urgence mettre fin au cavalier seul et à la nuisance du R.P.P. car l’Union pour la Majorité Présidentielle n’est qu’un confetti de courants opportunistes du R.P.P., sans militants. sans objectif politique autre…que le soutien à un homme, le président, comme l’indique si bien sa dénomination ! Ce qui est vraiment court comme programme politique pour solliciter le soutien d’un peuple dont l’avis sur le plébiscite est connu d’avance : un NON massif !!!
Les blocages au processus démocratique (dissolution par décret d’un parti légal, le M.R.D. sous un prétexte fallacieux, et refus de pacifier, clarifier et équilibrer les règles de la compétition électorale) viennent aggraver la reconduction des causes qui ont conduit au conflit civil dont le déni de citoyenneté, qui sert de justification à toutes les manipulations des statistiques démographiques, est le plus intolérable ! Il est devenu clair pour tout le monde aujourd’hui, que le noyau dur du R.P.P. afin de perdurer au pouvoir et s’enrichir, n’a aucun intérêt à la Paix ni à la bonne gouvernance…. Conscient qu’il est le plus grand perdant de cette situation, notre peuple est désormais mûr, prêt, déterminé et mobilisé pour y mettre pacifiquement et légalement fin !
2. Sur le plan économique : le succès dont se gargarise le président est localisé et conjoncturel : seule la capitale et ses deux ports ont profité de la fulgurante progression du transit des marchandises vers l’Ethiopie voisine consécutive à la guerre entre l’Ethiopie et l’Erythrée et non au savoir-faire émirati que nous ne contestons pas, mais qui n’explique pas le boom des activités portuaires comme tente maladroitement de le faire croire le gouvernement.
Ce que par contre nous contestons, c’est l’opportunité de confier la gestion du port à un opérateur étranger : si l’Etat-RPP a été incapable de gérer ce levier de développement économique, on aurait très bien pu en confier la gestion à notre chambre de commerce à l’instar d’autres pays ; mais ce que nous trouvons inadmissible c’est l’opacité du contrat de gestion, qui lui, explique sans doute en grande partie, le fulgurant enrichissement sans cause du président et de ses proches…
Quant à la manne financière générée par la présence des troupes militaires américaines, françaises, japonaises…son impact sur le développement humain est quasi nul comme l’indique la couleur rouge des indicateurs du développement humain, la dangereuse progression de la pauvreté extrême et le poids chaque mois plus lourd du chômage…
3. C’est sur le plan social que la situation est devenue aujourd’hui, conjuguée aux effets néfastes de l’impasse politique et l’injuste redistribution des richesses nationales, insurrectionnelle ! Il n’y a plus de classe moyenne, il y a de plus en plus de pauvres qui s’appauvrissent, et une extrême minorité de riches qui s’enrichit de plus en plus ! Ajoutez à cela l’honteux état d’abandon des trois-quarts du territoire national après trente trois ans d’indépendance que la réhabilitation et la décentralisation visaient à corriger. D'autre part, ce n’est plus d’une fracture sociale dont parlait le président il y a deux ans qu’il s’agit aujourd'hui, mais on est en présence de deux sociétés qui ne peuvent plus dans ces conditions coexister pacifiquement : une oligarchie excluant l’écrasante majorité, du pouvoir, des richesses nationales et d’accès aux soins et à l’éducation surtout dans les régions de l’intérieur !
Les droits syndicaux sont bafoués au grand jour et vaut à notre pays les condamnations récurrentes du B.I.T. et de la Confédération Syndicale Internationale…Injustice et répression, c’est les ingrédients et les facteurs déclenchant de toutes les insurrections !
Réalité : Passons si vous le voulez bien à la situation régionale, avec un Accord de Paix en cours au nord avec l’Erythrée et une situation qui s’aggrave en Somalie…
A.Y.H. : Nous l’appellerons Accord de Paix quand il sera concrétisé ! Pour nous cela signifie que les belligérants identifient les causes du conflit, et œuvrent de concert à en traiter les causes et conséquences. Nous n’en sommes pas là, il s’agit pour le moment d’une initiative heureuse de médiation de l’émir du Qatar que l’A.R.D. accueille favorablement ! Mais quand on connait la propension du gouvernement djiboutien à fouler aux pieds tous ses engagements nationaux et internationaux, la prudence reste de mise… !
Quant à la Somalie, il est grand temps que la communauté internationale tire une bonne fois pour toutes, les leçons de ses échecs successifs ! Nul besoin d’être expert de la question, ce que je ne suis d’ailleurs pas, pour conclure que la solution à ce drame qui nous attriste, ne peut venir que des seuls Somaliens et non de députés « élus » nommant un gouvernement, à Djibouti, Nairobi ou ailleurs, pour régner sur un vaste territoire contrôlé par des milices armées à ce jour inexpugnables… Il serait d’ailleurs plus convenable de parler de Somalies au pluriel…
Notre position sur ce sujet est restée inchangée depuis 1992. L’A.R.D. qui est la transformation en parti politique d’une résistance armée et civile (F.U.O.D.), continue, comme les regrettés Cheiko et mon prédécesseur, à plaider pour une reconnaissance et un renforcement des entités somaliennes existantes et vivant en paix comme un début de solution : Le Somaliland pour ne citer que cet exemple, connait une paix et un développement que ne connait malheureusement pas notre pays en trente trois ans d’indépendance !
La prévention du terrorisme et une lutte efficace contre la piraterie ainsi que la stabilité régionale passe à nos yeux par là ! La politique régionale du R.P.P. et du gouvernement djiboutien, par ses ingérences récurrentes dans les affaires intérieures de tous ses voisins, constitue un facteur évident de déstabilisation régionale…
Réalité : Quel rôle jouent les puissances militairement présentes sur le sol national pour la Paix civile à Djibouti et la stabilité politique dans la région ?
A.Y.H. : Pour le moment leur rôle en faveur d’une paix civile à Djibouti est insignifiant, le constat fait par un journaliste indépendant de « the London Times » est accablant : « La C.I.A. se livre à partir de Djibouti à une guerre secrète contre El-Quaeda…La présence de tant d’Américains aux côtés de Français, Allemands, Japonais…génère des revenus substantiels dilapidés, les rues de Djibouti sont bondés de chômeurs mâchant le khat… » ; Pire, leur silence complaisant fonctionne pour le pouvoir comme une incitation à poursuivre une politique nuisible à tous points de vue à la paix… et donc à leurs intérêts ! Mais elles ne sauraient garder plus longtemps ce silence dès lors que le peuple se lève pour reconquérir ses droits, malgré l’inévitable répression.
Djibouti entrerait alors dans un engrenage difficilement maitrisable de violences politiques qui mettrait directement en cause leurs intérêts et elles ne pourront sauf à les mettre en péril, soutenir une dictature contre un peuple déterminé et pacifique…Nous les invitons donc à prendre leurs dispositions pour jouer dès la rentrée, un rôle à la mesure de leur rang et de leurs missions de paix et de développement, car en 2011…il sera trop tard !!!
Dans la région, il semblerait qu’elles privilégient la guerre contre le terrorisme à une prévention efficace qui serait pourtant financièrement et militairement moins coûteuse, mais il ne faut pas désespérer de les voir corriger leurs erreurs…
......Retour aux titres .........
================================================================ Jeudi 24 Juin 2010 Appel de l’Opposition Djiboutienne à manifester contre le 3ème mandat d’Ismaël Omar Guelleh à Bruxelles
Nous avons déjà publié cet à appel à manifester contre le 3ème mandat d'IOG. Maintenant que la date s'approche, nous avon jugé opportun de faire ce rappel.
La manifestation aura lieu le 26 Juin 2010 de 12 heures à 14 heures devant les locaux de l’Union européenne, 170 Rue de la Loi, Métro : Schuman
......Retour aux titres ......... ================================================================ Mercredi 23 Juin 2010 La folie des grandeurs de IOG Analyse d'un lecteur
«Si tu te tais tu meurs ; si tu dis, tu meurs. Alors dis et meurs» Tahar Djaout
Dans sa visite effectuée à Washington et New-York au mois de mai 2010, le président Guelleh avait tenu à faire un tour à la bourse de New York Stock Exchange (voir ci-dessous le lien de l’article de la RTD). Selon la presse gouvernementale djiboutienne, le président a rencontré Larry Leibowitz, responsable des opérations de la bourse. Lors d’une interview accordée par IOG à un jeune journaliste somalien travaillant pour le compte de la section somalienne de la BBC, le président affirme avoir visité la bourse et demandé à la direction de la New York Stock Exchange les possibilités de créer une bourse à Djibouti. Le président IOG semblait être très fier de son idée et jubilait dan son fauteuil (voir ci-dessous la vidéo de l’interview).
Les propos du président Djiboutien m’avaient laissé pontois. Je m’étais rendu-compte que le président était plus fou que je ne le pensais. Ces propos démontrent à quel point il est complètement coupé de la réalité dans laquelle vit la majorité de ses compatriotes. Ces propos nous prouvent aussi que le président IOG ne lit aucunement les rapports des agences des Nations-Unies sur la situation économique et sanitaire de notre chère patrie. Hormis le fait que Djibouti est classé dans la liste des Pays les Moins Avancés, un rapport daté de décembre 2009 de l’UNICEF et coécrit avec le Ministère djiboutien de la promotion de la femme du bien-être familial et des affaires sociales (voir le lien du rapport ci-dessous) révèle que «la majorité des enfants à Djibouti vivent dans la misère, ce qui les expose à des situations potentiellement mortelles». Le rapport précise qu’environ deux enfants sur trois à Djibouti sont privés d'au moins un droit fondamental, y compris le droit au logement, l'eau et l'assainissement, l'information, de la nutrition, l'éducation et la santé. À Djibouti, selon cette étude, la situation s’est dégradée puisque la privation de logement adéquat est particulièrement répandue, avec plus de la moitié des enfants qui n'ont pas accès à un logement adéquat. Les niveaux sont extrêmement élevés dans les zones rurales, où ils atteignent 9 enfants sur 10.
Dans le même registre, dans une vidéo mise sur Youtube, des médecins de l’association des Médecins Sans Frontières expriment leur frustration sur la situation catastrophique de malnutrition avancée des enfants djiboutiens. Ce qui m’a le plus surpris dans les propos du médecin, c’est quand il dit que Djibouti a un taux de malnutrition infantile élevé comme dans un pays miné par une guerre civile. Djibouti serait-elle en guerre? Évidement non mais alors que fait le président djiboutien des récoltes provenant des terres arrables achetées en Éthiopie et au Soudan?
Avec cette situation d’extrême pauvreté des enfants djiboutiens, les propos du président djiboutien sur la création d’une bourse financière vous paraissent-ils censés? Enfermé dans ses châteaux luisants et entouré de «courtisans zélés» qui lui mentent sur la situation économique de Djibouti, IOG semble souffrir d’une folie propre aux tyrans, la folie des grandeurs.
NB : Au moment où j’écrivais cet article, le ministère djiboutien de la promotion de la femme du bien-être familial et des affaires sociales s’est désassocié de l’UNICEF sur les contenus de l’étude sur la pauvreté des enfants et a précisé dans un communiqué publié au journal La Nation du dimanche 20 juin 2010 que « les agences du système des Nations Unies doivent accompagner et appuyer les efforts du gouvernement et non les dénigrer.
Rapport de l’UNICEF sur la pauvre des enfants à Djibouti http://www.unicef.org/media/media_53968.html
Article de la RTD sur la visite d’IOG à la bourse de New York http://www.rtd.dj/index.php?option=com_content&view=article&id=164:dejeuner-de-travail-entre-le-president-de-la-republique-et-mme-suzanne-rice&catid=41:top-headlines&Itemid=115
Vidéo de L’interview d’IOG à la section somalienne de la BBC http://www.youtube.com/abdirahmankahin1#p/u/0/pT96vkkuJDQ
Vidéo sur la frustration des Médecins Sans Frontières http://www.youtube.com/watch?v=5LXiLeiB1jg
......Retour aux titres ......... ================================================================ Mardi 22 Juin 2010 Guddomiyaha Isbaheysiga Isbedelka iyo horumarinta Jabuuti ee Woqooyiga Ameerika Xuseen Abdirahmaan jaamac Cadhoolle oo Hanbalyeeyay Mucaaridka Somaliland Amaanayna Ololaha Doorashooyinka.
akguled / June 20, 2010 / No Comment
Ottawa-Canada-Waxa aan dhawrkii bilood ee ina dhaafay hadaanu nahay isbaheysiga mucaaridka Jabuuti iyo guud ahaan Shacabka reer Jabuuti aanu si weyn oo ahmiyadi ku dheehan tahay ula soconay hanaanka Dimuqraadiyadeed ee Somaliland,kaas oo dhamaan shucuubta ku dhaqan geeska Afrika iyo inta xiiseysa umuuraha geeska Africaba ay il gaar ah ku eegayeen sida geedi socodka dimuqraadiyadu u sal dhigato Somaliland oo ah dal aan weli la aqoonsan balse ummadda ku wada nooli ay goaansatey in mustaqbal Dimuqraadiyad ku saleysan ay ku wejahaan ayahooda.
Waxa aanu Isbaheysi ahaan il gaar ah ku eegeynay qodobo dhawr ah oo aanu hadaanu nahay reer jabuuti u baahan in si dhaqsa ah isula meel dhigno hadii Jamhuuriyadeena aanu dooneyno in aanu ka saarno xiliga ay haatan ku sugan tahay.
Waxa laga wada dheregsan yahay in Jamhuuriyada Jabuuti ay iminka ku jirto xaalad kala guur,oo isbedel dhab ahna ay tahay sida qura ee looga saari karo marxaladaasi,iyo in mucaaridku helo fursado dhab ah oo uu uga mira dhalin karo himilooyinka shucuubta reer Jabuuti.
Somaliland waxa aanu uga faaiideysan karnaa dhawr siyaabood;
1)Labada dal waa laba dal oo ku yaal isku mandaqad oo wixii mid ka suuroobaa kan kale waa ka hirgeli karaan.
2)Labada ummaddood waa isku mid markaad eegto marxaladahooda dhaqan dhaqaale iyo ka siyaasadeed.
3)Labada dal waxa iminka uun ay u bislaadeen dadkooduna doonayaan in ay ka guddbaan marxalada hogaanka lagu doorto habka qabiilka iyo in dusha looga keeno madaxdooda.
Halkan riix si aad u akhrido inta kele.
......Retour aux titres ......... ================================================================ Dimanche 20 Juin 2010 Interview d’Ahmed Youssouf Houmed Président de l’A.R.D. Questions de: Maki Houmed Gaba de Réalités
Nous avons profité pour l’interroger, de la récente arrivée en France du Président de l’A.R.D. Ahmed Youssouf Houmed, qui a accepté de répondre à nos questions pour tirer un bilan provisoire de la Mobilisation en cours, faire une analyse de la situation politique à Djibouti et dans la région …ainsi qu’à d’autres interrogations qui préoccupent les Djiboutiens. Cette longue interview du président sera diffusée en deux parties dont voici la première qui a trait à la Mobilisation Générale, ses enjeux, effets immédiats et résultats attendus.
« …c’est une marée humaine déjà prête qui sera alors en marche ! »
Réalité : Bienvenue en France Mr le Président et merci d’avoir accepté notre invitation car cela fait longtemps que vous ne vous êtes pas exprimé dans nos colonnes !
Ahmed Youssouf Houmed (A.Y.H): C’est moi qui vous remercie ! Cela fait cinq ans si ma mémoire est bonne que je ne me suis pas exprimé dans Réalité bien que je me sois exprimé plusieurs fois dans d’autres media depuis cette date. Je risque donc d’être long cette fois-ci…
Réalité : ce n’est pas un risque Mr le président, c’est pour vous une obligation de l’être dans ce contexte et pour nos lecteurs une attente et un plaisir de vous lire…Commençons par la brûlante actualité, pouvez-vous brièvement présenter cette Mobilisation Générale avant de tirer un bilan provisoire des quatre batailles que vous venez de livrer ?
A.Y.H. : Vous avez raison ! C’est bien le terme approprié pour rendre compte de ce qui vient de se passer le mois écoulé à Djibouti et du courage physique nécessité ! En tant que vieil acteur et routier de la politique Djiboutienne, je suis bien placé pour affirmer que c’est sans précédent depuis l’Indépendance, la politique s’étant déplacée de fin 1991 à février 2000 sur le champ des combats armés ! Les manifestations que l’on vient de vivre ont réveillé les souvenirs de l’indépendantiste que j’étais ! J’ai vécu ces quatre batailles avec la même intensité que les combats menés contre le colonialisme.
Toutes proportions gardées, les batailles que l’on vient de livrer sont comparables à ces combats sauf qu’il s’agit cette fois de mettre fin aux agissements irresponsables non pas de colons mais d’une poignée de malfaiteurs autochtones de toutes ethnies contre l’ensemble du peuple ! Et s’il s’avère inamendable comme cela est prévisible, porter au R.P.P., ses dirigeants et ses alliés le coup de boutoir décisif car c’est la Paix et l’existence de Djibouti en tant qu’Etat qui sont en jeu !
Réalité : Excusez-moi de vous interrompre Mr le Président, mais puisque vous parlez de Paix, il y a eu des accrochages armés ces derniers temps dans le nord dont cette fois le gouvernement n’a pas fait état…
A.Y.H. : C’est exact et c’est la raison pour laquelle je dis et répète que la Paix est en jeu ! Les mêmes causes produisant les mêmes effets, il y a c’est évident une relation de cause à effet entre la violation unilatérale de l’Accord de Paix de 2001 par le gouvernement, la reconduction et l’aggravation par sa politique des causes qui ont déclenché le conflit armé et surtout la dénonciation par Nous en septembre 2005 dudit Accord d’une part, et les accrochages sporadiques dans le nord depuis quelques années d’autre part ; nous en tenons le gouvernement pour unique responsable, la légitime défense étant le fait d’acteurs ayant fait depuis, le choix compréhensible d’autres lieu et forme de lutte.
Nous restons pour notre part fermement attachés au combat démocratique légal parce que convaincus, comme le démontre l’unité et l’approbation populaire des combats menés dans la capitale, que c’est la meilleure façon d’en finir avec une dictature qui n’est pas plus puissante que le colonialisme d’hier et bien plus affaibli sur tous les plans que lors de la guerre civile !
Et si, vous avez raison de le soulever, le gouvernement n’en parle pas aujourd’hui comme il le faisait hier, c’est parce qu’engagé depuis peu dans un processus de réconciliation avec l’Erythrée, il cherche à faire croire que ces accrochages sont survenus avec la naissance du conflit frontalier…ce qui est, je viens de le rappeler, absolument faux !
Je voudrais ajouter à ce chapitre que le gouvernement prend prétexte de ces accrochages pour se livrer à des exactions sans précédent dans le nord, l’ouest et le sud-ouest de notre pays. Détentions et arrestations arbitraires de civils innocents brutalisés et pour certains torturés, plusieurs civils sont encore détenus dans des lieux tenus secrets, décasements de plusieurs dizaines de familles (suspectées de soutien aux maquisards) dont les habitations ont été détruites …
Je lance donc un dernier avertissement au gouvernement : Qu’il soit bien compris que les commanditaires gradés ou en col blanc ainsi que les exécutants s’exposent à des poursuites s’il n’est pas immédiatement mis fin à ces exactions et leurs auteurs punis !
Réalité : Revenons à présent à la Mobilisation. Puisque vous venez brièvement d’en définir les enjeux qui sont vitaux, pourquoi a-t-elle été aussi tardive ?
A.Y.H. : Parce que c’est l’ultime carte d’une opposition légale qui a épuisé en 2006 toutes les voies juridiques d’une compétition politique ordinaire ! Et si la décision prise par les congressistes de l’A.R.D. en décembre 2006 de ne plus participer dans ces conditions aux élections à venir et recourir à la désobéissance civique pour parvenir à nos fins a tardé à prendre forme c’est dû en partie, mais en partie seulement, à la répression violente qui s’est abattue contre l’Union pour une Alternance Démocratique lors de la campagne de boycott des législatives de 2008 qui n’a eu pour effet immédiat que de briser un élan, alors que le gouvernement pensait en avoir définitivement fini avec l’opposition légale.
Hors, les récents combats politiques le prouvent bien, elle en est sortie renforcée ! La fuite en avant permanente du gouvernement qui a conduit à un conflit armé évitable avec notre voisin a également retardé quelque peu cette mobilisation. Mais ce qui, vu d’ici, peut sembler être un retard s’explique par le fait qu’il n’est pas dans les mœurs politiques des Djiboutiens de se mobiliser en dehors des périodes électorales…
Et je tiens ici à renouveler mes félicitations au comité exécutif de l’A.R.D. et à la cellule de coordination de l’U.A.D. : ils ont fait preuve d’une combativité à toutes épreuves car il a fallu un long travail de terrain et de persuasion et de persévérance pour mobiliser des milliers de gens durant un mois sous la canicule…
J’en profite pour adresser mes félicitations et celles de tout le comité exécutif à Mahdi et Cassim pour le remarquable travail de communication politique qu’ils ont fait aux Etats-Unis et au Canada et j’encourage la délégation plénipotentiaire à poursuivre ce travail en Europe pour relayer le travail accompli à Djibouti par l’U.A.D. auprès de nos partenaires pour les informer de la situation actuelle et des combats à venir, afin qu’ils prennent leurs dispositions pour la rentrée…
Mais aussi à notre représentation en France et en Europe pour la création d’un site ARD sur facebook, ses actions d’éclat et médiatisation de la lutte dans la presse qui font de notre parti structuré et ramifié une référence dans le paysage politique djiboutien !
Réalité : Quel bilan en tirez-vous et pour quand la désobéissance civique ?
A.Y.H. : Il est encore trop tôt à mon avis pour en tirer un bilan même provisoire ! Mais les premiers résultats dépassent nos espérances ! Il s’est produit entre l’annonce en début d’année du recours à partir du printemps à cette forme de lutte et le lendemain de ces premières batailles des évènements encourageants et prometteurs qu’il ne faut pas sous-estimer ! De la peur qui a changé de camp à la renaissance du mouvement syndical en passant par les signaux positifs en provenance des chancelleries occidentales, le mouvement contestataire a pris une telle ampleur qu’il y a aujourd’hui à Djibouti une atmosphère palpable de fin de règne !
L’audit en cours au ministère de la santé pour identifier et punir les responsables de la disparition des centaines de millions de nos francs destinés à la lutte contre le sida et mené à la demande des donateurs est une première qui fait partie des revendications de l’opposition pour une transparence dans la gestion des deniers publics et la lutte contre l’impunité de la délinquance financière qui fait des ravages et qui accumulés constituent de véritables crimes économiques !
Dans n’importe quel pays du monde ce genre de scandale aurait provoqué la démission du ministre concerné ou sa révocation mais nous sommes à Djibouti dirigé par le R.P.P. présidé par I.O.G….
La grève du personnel de la santé fait également partie des ondes de choc de la Mobilisation Générale et ça ne fait que commencer…
Quant à la désobéissance civique, elle constituera le point d’orgue de cette Mobilisation Générale quand le mouvement aura gagné en intensité et aura alors pour objectif de déposer le R.P.P. La dynamique de contestation prenant chaque jour de la vitesse et de l’ampleur, c’est une marée humaine déjà prête qui sera alors en marche !
Nous n’en sommes pas encore là, il nous faudra auparavant, au courant du premier trimestre 2011, actualiser la plateforme de l’U.A.D et éventuellement l’élargir…
Réalité : Pour clore ce chapitre, qu’attendez-vous de la diaspora?
A.Y.H. : Sa contribution financière sera la bienvenue mais sa plus grosse contribution sera le relais médiatique qu’elle apportera aux combats politiques menés dans la capitale et elle est invitée à y réfléchir lors de la table ronde de l’opposition du 26 juin à Bruxelles !
C’est surtout pour les jeunes, étudiants ou en exil, que nous nous battons, ils seront pour la plupart appelés à devenir des acteurs politiques ou opérateurs économiques et sociaux chez eux bientôt et il est donc important pour leur crédibilité future qu’ils soient en phase avec un mouvement politique contestataire pacifique et populaire et acteurs d’un changement qui se fera à leur bénéfice !!!
......Retour aux titres ......... ================================================================ Dimanche 20 Juin 2010 LDDH : LETTRE OUVERTE A MONSIEUR MAHAMOUD ALI YOUSSOUF MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE
Monsieur le Ministre,
J’ai très bien reçu votre première et aimable invitation afin de participer au Lancement national du processus du Mécanisme Africain d’Evaluation par les Pairs (MAEP) qui aura lieu le lundi 21 juin 2010 à partir de 8h00 au Sheraton Hôtel.
On a déposé chez moi (paraît-il par un certain Said) une carte avec le tampon du Président Coordinateur du Mécanisme Africain d’Evaluation des Pairs.
Aucun document sur ce processus du Mécanisme Africain n’a été porté à ma connaissance et je ne connais pas même pas le nom du Président Coordinateur. La carte d’invitation ne portait que mon nom sans mentionner à quel titre. Est-ce en tant que Défenseur des Droits Humains et Vice-président de l’UIDH chargé de la Corne d’Afrique ?
En tant que Défenseur des droits fondamentaux, comme vous le savez je n’ai jamais cessé à dénoncer les Crimes de Guerre, les Crimes de Génocide, les Crimes contre l’Humanité, les Crimes Organisés en Ogaden par les Forces coloniales Ethiopiennes, en République de Somalie par les Forces tueuses du Burundi et de l’Ouganda, tout en dénonçant les Crimes de Disparitions Forcés, les Crimes d’Exécution et les Crimes organisés dans notre Pays.
Je sais que votre politique belliqueuse, contre nos frères Erythréens, nos frères de la Somalie occidentale et nos frères de la République de Somalie, s’avère aujourd’hui comme un échec. Nos points de vus sont diamétralement opposés et en cette période d’une campagne pour un 3ème Mandat en violation flagrante de la Constitution du 4 septembre 1992, je tiens à vous témoigner mon refus de m’afficher dans des Réunions sur le Mécanisme Africain dont je ne connais même pas la teneur.
NOEL ABDI Jean-Paul
......Retour aux titres ......... ================================================================ Samedi 19 Juin 2010 L'avocat français de Boreh est récusé Source LOI Les autorités djiboutiennes viennent de récuser l'avocat français d'Abdourahman Mahamoud Boreh, Olivier Morice. L'homme d'affaires lui avait demandé de se rendre à Djibouti pour le défendre dans le procès intenté contre lui par le gouvernement "pour acte de terrorisme" (LOI nº1287). Me Morice a écrit le 14 juin au ministre de la justice, Mohamed Barkat Abdillahi, pour obtenir l'autorisation de plaider devant la cour criminelle de Djibouti dans cette affaire, qui doit être jugée le 24 juin. Celui-ci lui a répondu par la négative le 16 juin, en mettant en avant une explication très alambiquée. Selon le ministre djiboutien, le client de Morice étant accusé de "faits qualifiés de crimes" et ne s'étant pas présenté à la justice de Djibouti, celle-ci l'a "déclaré rebelle à la loi avec toutes les conséquences juridiques que cette situation peut entraîner".
Mohamed Barkat Abdillahi a conclu sa lettre à Me Morice par un chantage à peine déguisé, en précisant que "[son] client ne peut bénéficier de l'assistance d'un avocat et retrouver tous ses droits que s'il se présente pour être jugé devant la cour criminelle". Dès lors, le verdict du 24 juin ne fait guère de doute. Djibouti est un pays où la justice prend très rarement le risque de déplaire au pouvoir politique !
......Retour aux titres ......... ================================================================ Vendredi 18 Juin 2010 La Voix de Djibouti du 17 JUIN 2010 - Edition N0 24 http://www.lavoixdedjibouti.com
Les enfants de Djibouti dans une pauvreté abjecte
Selon un rapport de l’UNCEF, repris par les médias internationaux, les enfants djiboutiens vivent dans une extrême pauvreté, qui les expose à l’exploitation et à d’autres atteintes à leurs droits. Selon l’organisation onusienne, deux enfants sur trois se trouvent dans une situation où ils manquent de logement, d’eau, de santé ou d’alimentation. Plus de la moitié des enfants djiboutiens n’ont pas de logement. Dans les zones rurales, ce sont neuf enfants sur dix qui manquent de logement.
Le problème le plus grave qui affecte les enfants djiboutiens est la malnutrition, selon ce rapport. Au moins 28% des enfants de moins de 5 ans sont sévèrement mal nourris.
Succès éclatant du meeting de l’opposition
Malgré la chaleur, en dépit de la Coupe du monde, les Djiboutiennes et Djiboutiennes ont entendu l’appel de l’opposition et de la Voix de Djibouti à un meeting de protestation. Ils sont venus en masse à ce meeting tenu par l’UAD vendredi 11 juin 2010 à quinze heures devant les sièges du MRD, de l’UDJ, non loin de celui de l’ARD.
Jeunes, moins jeunes, femmes, hommes, les habitants de la capitale, qui concentre la majorité de la population du pays, étaient présents par milliers et milliers. Soit plus que les trois autres meeting tenus à Balbala.
Comme d’habitude, les dirigeants de l’Union pour l’alternance démocratique (UAD), qui regroupe le MRD, l’UDJ et l’ARD, se sont successivement adressés aux Djiboutiennes et Djiboutiens. Ils les ont encore harangués et encouragés à rester mobilisés pour l’action. Parmi les personnalités qui ont pris la parole, il y avait Ismaël Guedi Hared, président de l’UDJ, Ahmed Youssouf Houmed, président de l’ARD, Souleiman Farah Lodon, vice-président du MRD, Farah Abadid Hildid, cadre dirigeant du MRD, Mère Mako Houssein Miguil, grande figure du MRD, Adan Mohamed Abdou et Jirdeh Djama, respectivement vice-présidents de l’ARD et de l’UDJ. Le plus jeune des orateurs, Farah Abadid Hildid, a exhorté les jeunes à se mobiliser plus que jamais pour jouer un rôle déterminant dans la libération du pays du dictateur Guelleh dont il a dénoncé les méfaits.
Ce meeting de protestation contre la modification de la constitution et le troisième mandat de Guelleh était le dernier de l’été. Il sera suivi de bien d’autres dès la rentrée de septembre.
C’est par ces slogans «A la rentrée pour d’autres actions de masse. A la victoire» que s’est terminé le meeting.
Beau succès qui en annonce bien d’autres.
Nouvelle manifestation de l’opposition djiboutienne à Bruxelles le 26 juin 2010
Les opposants et les autres démocrates djiboutiens en exil manifestent samedi 26 juin à partir de midi à Bruxelles devant le siège de l’Union européenne, 170 Rue de la Loi, Métro Schuman. Ils renouvellent ainsi leur rejet de la modification de la constitution et du troisième mandat du président Guelleh, relayant la mobilisation populaire massive en cours en République de Djibouti. Tous celles et ceux qui veulent agir pour leur pays ainsi que les amis démocrates de Djibouti sont invités à cette manifestation.
Pénurie d’eau et d’électricité: la situation n’a jamais été aussi grave
En cette saison estivale, la soif et la chaleur n’ont jamais été aussi subies à Djibouti-ville, la capitale. L’eau ne coule quasiment plus des robinets comme des quelques fontaines publiques, que ce soit dans les anciens quartiers ou dans ceux plus récents de Balbala. Le spectacle des jerrycans et autres seaux en quête d’une introuvable eau est saisissant. Et pour cause, puisque cela fait des années qu’aucun nouveau forage n’a été mis en exploitation, tandis que la population augmente chaque année. Tout aussi saisissante est la fréquence des coupures d’électricité. Une heure de courant électrique pour plusieurs heures de coupure, voilà l’état de la fourniture du courant électrique.
Désaccord FMI/Guelleh autour du billet de 5000 francs Djibouti
Les relations entre le Fonds monétaire international (FMI), dirigé par le français Dominique Strauss-Kahn, et le président Guelleh, ne sont pas au beau fixe. Outre les reproches de mauvaise gestion adressés au régime, le FMI demande avec insistance le retrait de la circulation de l’ancien billet de 5000 francs Djibouti qu’il soupçonne d’être l’objet de trafics de fausse monnaie. Ce que refuse le chef de l’Etat, qui confirme ainsi qu’il a intérêt à la circulation douteuse de ce billet de banque.
Le passeport djiboutien otage du ministre de l’Intérieur
Selon nos informations, la tension entre le ministre de l’Intérieur, Yacin Elmi Bouh, et son homologue des Finances, Ali Farah Assoweh, qui l’accuse de détourner diverses recettes collectées par son ministère, est loin de cesser. Elle gagne le service Passeport et bloque la délivrance des documents de voyage aux Djiboutiens. Ce blocage fait suite à la découverte par les services du ministère des Finances de l’usage de faux timbres par le ministère de l’Intérieur pour les passeports ordinaires qu’il délivre.
En effet, le ministère des Finances ayant cessé de l’approvisionner en timbres officiels suite aux détournements répétés des recettes de leur vente, le ministre de l’Intérieur s’est tout simplement procuré de faux timbres pour les apposer sur les passeports et continuer ainsi à voler les recettes que ces timbres génèrent. Et Guelleh ne fait rien. Y a-t-il encore une once d’Etat ?
Des agents de la santé publique en grève
Les agents paramédicaux (infirmiers, sages-femmes, aides-soignants, etc.) de l’hôpital général Peltier de la Santé publique, ministère dirigé par Abdallah Abdillahi Miguil, un homme notoirement connu pour sa corruption, font grève depuis le 10 juin 2010. Motif : ils ne sont plus payés pour leurs heures supplémentaires depuis le mois de janvier 2010.
En outre, l’indice de rémunération des heures supplémentaires a été réduit de 30% de manière unilatérale et tout dialogue leur est refusé. Dans une lettre adressée au directeur de l’hôpital, aux ministres de la Santé et de l’Intérieur comme à l’Inspection du Travail, ces agents se disent déterminés à poursuivre cette grève jusqu’obtention du juste paiement de leurs heures supplémentaires. A suivre.
Guelleh cherche activement à mettre la main sur Boreh
Selon nos informations, le président Guelleh que dérange beaucoup le procès intenté contre lui à Paris par Abdourahman Boreh, l’homme d’affaires djiboutien devenu opposant, cherche activement à mettre la main sur cet adversaire. Contre Boreh, il a émis un mandat d’arrêt international et organisé pour le 24 juin 2010 un procès politique dont le verdict est prévisible. Objectif : obtenir l’extradition de Boreh qui séjourne actuellement à Dubaï pour l’éliminer selon ses méthodes, comme il l’a déjà fait contre bien d’autres avant lui. A suivre.
Après Boreh, Al-Gamil ?
Les relations se détériorent entre le couple présidentiel et son proche ami et homme d’affaires Gamil Abdoulkarim. Selon des témoins oculaires, le commerçant a été récemment agressé en public par la première dame, Kadra Mahamoud Haïd. C’était au supermarché Nougaprix où il est associé au couple. Elle lui a lancé un trousseau sur le visage et l’a traité de voleur.
Quelques jours après, vendredi 4 juin 2010, en l’absence d’Al-Gamil, parti en voyage, le domicile de son frère et bras droit, Ali Abdoulkarim, situé au quartier commercial de la capitale, a mystérieusement pris feu. Il a totalement brûlé. L’incendie porte la signature du couple présidentiel, en voyage à ce moment là, comme toujours quand il donne des instructions criminelles.
La grosse frayeur du président Guelleh
Jeudi 10 juin 2010, le Chef de l’Etat a connu l’une des plus grosses frayeurs de sa vie au rond-point d’Ambouli dans la capitale. Cela s’est produit vers 10 heures lorsque son cortège a été percuté par un camion benne devenu incontrôlable suite à une défaillance de freins.
Quelques-unes des grosses cylindrées présidentielles ont été endommagées par le poids lourd chargé de pierres, et Guelleh a poussé des cris de frayeur. Arrêté, brutalisé et emmené par les gardes du corps de Guelleh, le chauffeur du camion n’a plus donné signe de vie depuis lors. A-t-il été assassiné? Une victime de plus au sinistre tableau de chasse à l’homme de Guelleh? A suivre.
Message de condoléances
Nous adressons nos sincères condoléances à la famille de docteur Mokhtar Mahamoud Sougueh, jeune médecin décédé samedi 12 juin 2010 à Djibouti des suites de blessures subies lors d’un accident de la circulation survenu la veille vendredi à Djibouti. Ce médecin de valeur était au nombre de ces cadres du pays persécutés par le régime pour leur sens de la dignité. Il était âgé d’une trentaine d’années, issu d’une vieille famille djiboutienne et père d’un enfant. Allah l’accueille en son Paradis Eternel. Amin.
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================================================================ Mercredi 16 Juin 2010 Interview: Ahmed Youssouf, président de l'ARD
«D’ores et déjà, nous assurons et rassurons les autorités du caractère pacifique de cette mobilisation, qui aura lieu en tout état de cause.»
En attendant de mettre en ligne l'interview en voie de finalisation du président de l'ARD, présent en France depuis le 14 juin, nous avons estimé utile d'exhumer cette interview du même président datant du 9 mars 2005. Et ce, afin qu'il soit clair pour tout le monde que la mobilisation en cours ne doit rien au hasard du calendrier et péripéties constitutionnelles, mais s'inscrit dans une démarche cohérente et mûrement réfléchie de l'ARD..." La rédaction.
Lire la suite dans Réalité en cliquant ici
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================================================================ Mercredi 16 Juin 2010 Nouvelles en bref : Kadamy à LVD demain
Le Dirigeant du FRUD (Front pour la Restauration de L’Unité et la Democratie) A Djibouti, MONSIEUR MOHAMED KADAMY, Intervient dans la Voix De Djibouti ce Jeudi 17 juin. Il nous parle de la situation generale du Pays ainsi que son avenir. A ne pas le rater! La Voix de Djibouti “LVD”
* Vous pouvez écouter l'interview en ligne ou à la radio à 15:30 heure de Djibouti. http://www.lavoixdedjibouti.com
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================================================================ Mardi 15 Juin 2010 LDDH : Note d'information du 15 juin 2010
Un trou de plusieurs milliards de francs Djibouti... Le corps de la santé va très mal
Questions préalables.
1) combien se chiffre le trou financier au niveau de l’Hôpital Peltier: un (1) milliards de Francs Djibouti ou nettement plus? 2) A combien se chiffre le trou financier au niveau de l’aide internationale octroyée au Ministère de la Santé pour lutter contre le SIDA : à cinq (5) milliards de Francs Djibouti? 3) Qui a octroyé cette aide d’un tel montant alors que tout le monde même le HCR connait très bien les antécédents de l’actuel Ministre de la Santé ? 4) La Banque Mondiale et l’OMS vont-ils ou ont-ils déjà réagi? Un fait récent qui prouve le ras-le-bol du corps médical. Depuis le 10 juin 2010 les personnels paramédicaux de l’Hôpital Peltier ont déclenché un mouvement de protestation.
Ce mouvement continue encore, alors que le silence gouvernemental montre clairement leur irresponsabilité ou leur inconscience. Ci-après la teneur de leur lettre au directeur de l’hôpital. Hôpital Général Peltier au directeur de l’hôpital
Objet : Préavis de grève Monsieur le Directeur,
Par la présente et conformément à l’article n° 13 de LOI ORGANIQUE n° 48/AN/83/Ière L du 26 juin 1983 portant statut général des fonctionnaires et suivants du Code du travail, les personnels paramédicaux vous notifient d’un préavis de grève.
Le mouvement de protestation débutera le 10/06/2010 à 8 h et prendra fin qu’à l’obtention de tous nos honoraires, sans diminution de leurs valeurs actuelles.
Par cette action, nous souhaitons attirer votre attention sur les faits suivants :
- Un retard chronique de payement de nos heures supplémentaires
- Une diminution de plus de 30% de leurs valeurs, sans négociation préalablement avec les personnels
- Absence de communication sur la situation actuelle de votre part
- Aucune prise de décisions pour rétablir la situation
- Manque de transparence sur la situation de ces honoraires
A ce titre nous revendiquons les éléments ci-dessus :
1) Payement de nos honoraires depuis janvier 2010 2) Rétablir la valeur initiale de nos honoraires.
Recevez, Monsieur le Directeur, l’expression de nos salutations les plus distinguées
Les personnels paramédicaux de l’HGP remis au Directeur de l’Hôpital Peltier et reçu par Yasimin le 31/5/10
Copie:
- Au Ministre de la Santé
- Au Ministre de l’Intérieur
- A l’Inspection de travail
Par ces motifs :
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) dénonce d’une manière générale, tous les détournements des fonds publics, des biens sociaux, pire encore les dons en médicament et autre assistance financière à divers échelon ministériel.
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) encourage l’ouverture d’enquête indépendante et une expertise internationale sur les détournements en particulier pour les départements ministériels aux objectifs essentiellement sociaux tels que la santé, l’éducation, l’intérieur dans la lutte contre la sécheresse et les calamités naturelles.
D’autres secteurs comme l’EDD qui endettent et hypothèquent à outrance l’avenir et à la viabilité de notre pays nécessite d’urgence un audit international indépendant et dont leur rapport devra être public et médiatisé.
Le Président de LDDH: NOEL ABDI Jean-Paul
......Retour aux titres ......... ================================================================ Dimanche 13 Juin 2010 UADed DEEQO TIKKI INAAMAK 2010, JUIN’ H ALSAK 26IH -- BRUXELLES MAGAALAL NANGARAWAY.
Xukkó kee meesissól baaxó abbiyek sarra:
- Doorol dumah, 1999ah UAD,yengele sadih eglah afak, Moussa Ahmed Idris kaal faxiteh yen. Kah naaxige innah, ma genna woo doorol fula. Abeh yen boolá cinak, Ismail Omar Guelleh woysa doorok xalu ( resultat ) makeh, nanu abnen nen iisá eseh orbiseh yen. Tokkéey takke, usuk ummattak halay ( liberté ) seewa kah yabbixem.
- Dudda le wagarih ittin geyiy, Baaxóh abba kee, Frud afak Ahmed Dini fanat 2001ih firmá kah tekkeh tene makak,
- Abbootanak oobe wayuh, 1992ah xisen baaxô distuurut abeh yan milaaguk amakkaquk,
- Gabuuti kee Eretriyâ fanih ittin wayay, mabló luk yeney, qeebi kah gaadisek xagar xagak, kalah ni toobokó, Soomalih ummattah fanat, ittal hayis kee xiine kali gaba, axcih net xeyi Somaalilandi buxat abbaxuk,
Ismaqil Qumar Gelle a saaku qabaabak Gabuutih Ummatta, gabbi Ameerikal tanu, Europal tanu, tet fanah giitima. Wacarriye waa num yi cummadih afle, texce’yyen dumah barrá. Usuk keenil baaheeh, usun kaak kak kudeenimih bagul usuk uxih anuk, kaa elle faysaanaah, kay abtó elle faysan kassowná away ken fanah baahe leemit yaaban. Amah takkuh, sahdá baaxól qululuh rabak, maaluk qabbadi esketti heeh, baaxót caxam faxa. Minneapolisi, Atlanta, New-York kee Washington lakal, away, ransáy fayya itta kassowná le, alsak juin’ah, yamaatu waa 27 ih, Bruxelle magaalal, ayti le kalluwan absiisam faxa.
Usuk isim tet abam faxa kaa ‘mmay, ama ayroy curriyat ayró kinni, kay im hinnaay, kaa m’aabussa. Baaxóoy, baaxóh tú faxa marih imik kalah, usuk edde lem mali. Sumaaqil umaané saakuuy rike maada. Umam elle baahen urruk cabeey cabey kah iyyan gurrah, kay xintók kudak, eleeliten baaxol yan marih lakal abah yan cambaariyyo sugay gubat maca lee ?
UADek, naharsi gicló, amó yani abbootan waasak, akke kaltaama. Sarrak, baaxóh addal takku wayta uluulukay, ummattak qeebit cabtu wayta akke kaltu, ama kobox Bruxelle’il kah abtam
Giti caylat cabak dumal, UAD demokraasi Gabuutil daffessuh, tet aadó 2010, juin’ak 27, carra 2 aay 5 û fanah, malah elle koboxxu wayta sigma ah teeti:
ESPACE PINO FABRIK 35, Rue de Fort 1060 Saint-Gille
Pour répondre à ce message, suivez ce lien : http://www.facebook.com/p.php?i=100000821304485&k=Z6E3Y56YT45C2JAJPB63QTTUTP1AZ25NUWGWGKTEXR&oid=1134014206739
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================================================================ Samedi 12 Juin 2010 Compte rendu du meeting de l'UAD «U.A.D. 2010!»
Malgré la concurrence de la coupe du monde, du roi khat, la canicule du mois de juin et les habituelles tentatives d’intimidation des forces de l’ordre présentes sur les lieux depuis le matin, les militants de l’U.A.D. sont venus en force assister au meeting d’explication de ce vendredi 11 juin à l’avenue Nasser pour écouter les dirigeants de l’U.A.D. exposer leur programme de lutte.
Jamais depuis les manifestations pour l’Indépendance et les manifestations contre la guerre civile imposée au pays par le R.P.P., notre pays n’a connu une telle ferveur populaire en dehors des périodes électorales. Cela prouve la maturité politique d’un peuple déterminé à en découdre avec l’imposture qui cherche à perdurer au pouvoir.
S’exprimant tour à tour les dirigeants de l’U.A.D. ont axé leurs discours sur trois points essentiels: L’absolue nécessité de rester mobilisé tout au long de l’année 2010 pour imposer le changement au cours de cette année pré-électorale, des règles régissant la compétition électorale et mettre un terme définitif aux violations par le R.P.P. des lois, constitutions, engagements internationaux, Accords de Paix… et le cas échéant imposer la transition démocratique, car en 2011, il sera trop tard !
Cette mobilisation doit être permanente à Djibouti-ville considéré par le pouvoir comme le pays utile et où sont stationnées les forces militaires étrangères que nôtre visibilité ici cette année doit aider à comprendre la nécessité de réviser sa coopération avec un pouvoir en guerre contre son propre peuple car il en va de la préservation de ses intérêts chez Nous ! Cette mobilisation devra garder ses caractères pacifiques et légaux comme elle l’est à ce jour!
Au Président de la République qui a déjà illégalement entamé sa campagne électorale en affichant à grands frais publics, à tous les carrefours de la ville, des pancartes publicitaires où il affirme sans rire « Je me soumets à la volonté du peuple », la réponse populaire a été et restera sans équivoque «U.A.D. 2010 !». Rendez-vous a donc été pris pour l’Aîd el fitr pour relancer une mobilisation qui prend chaque jour une grandissante ampleur et annonce des lendemains prometteurs !
Les manifestations se déroulant cette année 2010, là où elles font le plus mal au régime, à Djibouti-ville, la diaspora est invitée à relayer ces manifestations sur le plan médiatique en interpellant par écrit , les décideurs politiques Français, Américains ou autres partenaires traditionnels de notre pays! Le premier relais médiatique prévu étant le forum organisé par l’U.A.D. à Bruxelles le 26 juin, toutes les forces politiques de la diaspora sont vivement encouragées à faire de cette table ronde un vif succès qui doit ridiculiser les festivités en faveur du troisième mandat de la tristement célèbre ambassade djiboutienne de Bruxelles.
Tous ensemble nous vaincrons!
......Retour aux titres ......... ================================================================ Samedi 12 Juin 2010 Une video de l'UAD de Djibouti
Voici une courte video amateur en provenance de Djibouti (format .mp4 pouvant être lu par la plapart des navigateurs récents (IE, Firefox, etc.)) . Elle montre le grand rassemblement organisé par l'UAD.
Les choses bouges à Djibouti. À la diaspora de faire sa part!
Cliquer ici pour la regarder.
......Retour aux titres ......... ================================================================ Samedi 12 Juin 2010 Nouvelles en bref de Djibouti Source "infodjib"
A) Djibouti:
A son retour du sommet Afrique-France à Nice, le président Ismaïl Omar Guelleh n'a pas pu attendre d'être seul avec son ministre de la défense, Ougouré Kiflé, et avec le chef d'état-major général des armées, le général Fathi Ahmed Houssein, pour leur exprimer son mécontent. Dès sa descente d'avion, il les a traités d’incapables, en faisant allusion aux militaires morts lors des accrochages avec les rebelles du FRUD, fin mai.
B) IOG veut la peau de Boreh à tout prix
N'étant pas parvenu à faire extrader Abdourahman Boreh de Dubaï, le président Ismaïl Omar Guelleh va maintenant le faire condamner par un tribunal djiboutien.
Le conflit qui oppose le président Ismaïl Omar Guelleh (IOG) et son épouse à l'homme d'affaires franco-djiboutien Abdourahman Mahamoud Boreh, qui fut longtemps leur ami, va connaître un nouveau rebondissement. Pour se venger de la plainte déposée par Boreh à Paris contre lui et son épouse, IOG a déjà tenté en avril d'obtenir son extradition de Dubaï où il réside une partie de l'année ( LOI nº1284 ). Les Emirats arabes unis ayant refusé de céder à une simple injonction du chef de l'Etat djiboutien, celui-ci a eu une autre idée: il vient de faire convoquer Boreh le 24 juin par le tribunal de Djibouti afin qu'il réponde à l'accusation de complicité dans un "attentat" qu'auraient commis des cousins à lui.
Cette affaire n'est pas nouvelle et fait d'ailleurs partie des accusations portées par Boreh contre le couple présidentiel sous l'appellation suivante: "la séquestration, la torture et le décès de Mahdi Abdillahi" en prison. Ce cousin de Boreh avait été arrêté avec son jeune frère le 22 mars 2009 et accusé d'avoir jeté une grenade dans un magasin sans faire de victime. Mais ce témoin capital dans cette affaire est mort mi-avril de manière mystérieuse alors qu'il était en prison. Et la demande de son épouse pour que son corps soit autopsié a été refusée par les autorités. Depuis, des pressions de toutes sortes sont exercées sur le frère du défunt, Mohamed Ahmed Abdillahi, toujours emprisonné, afin qu'il témoigne contre Boreh.
Le 24 juin, l'accusation devrait donc produire un témoignage attestant d'échanges téléphoniques entre Mahdi Abdillahi (qui n'est plus là pour les confirmer) et Boreh durant lesquels ce dernier aurait dénoncé le régime du président IOG et appelé ses proches à s'y opposer fermement. Avec cela, IOG veut faire condamner Boreh par contumace (puisque ce dernier ne se rendra pas à Djibouti) afin que son administration puisse lancer un mandat d'arrêt international contre lui. En réalité, tout cela n'a qu'un seul but: empêcher Boreh de se présenter contre IOG au scrutin présidentiel de 2011.
C) De nouveaux ennuis pour Wissam Cassim
Rien ne va plus entre la première dame et son partenaire en affaires, l'Ethiopien Wissam Cassim.
Après avoir rencontré de graves problèmes en Ethiopie il y a plusieurs années, Wissam Abdallah Cassim avait travaillé à Djibouti pour le compte d'Abdourahman Boreh, dont il est un parent par alliance. Mais il s'est brouillé avec lui et a fait cavalier seul, devenant un proche collaborateur en affaires de la première dame, Kadra Mahamoud Haïd, avant que les relations avec cette dernière ne se détériorent. La première dame et Cassim sont partenaires dans la firme ICC qui sert d'intermédiaire pour de nombreux contrats de BPT. Avec cet appui politique, Cassim a pu contracter de nombreux prêts dans les banques locales. Mais les travaux réalisés via ICC pour le couple présidentiel ou des dignitaires du régime n'ont pas toujours été payés. Du coup, les dettes bancaires de la société gérée par Wissam Cassim ont explosé. Tant et si bien que celui-ci a voulu quitter Djibouti en catimini. Pour l'en empêcher, les autorités djiboutiennes lui ont confisqué son passeport. Cassim a également eu des problèmes avec les invesisseurs américains des sociétés Maple Indian Ocean Resources et Maple Contracting Co., dont il était le gérant et qui ont récemment été mises en liquidation.
D) Des concessions minières en zone afar
Le gouvernement djiboutien vient d'accorder des licences d'exploration de l'or à une compagnie britannique sur une zone frontalière avec l'Ethiopie.
Dans le prolongement géographique des permis d'exploration de l'or qu'elle détient déjà en Ethiopie, la compagnie britannique Stratex International Plc, cotée sur l'AIM de Londres, a obtenu six licences à Djibouti. Elles recouvrent un total de 535 km2, situés dans la dépression Afar, à la frontière avec l'Ethiopie. Dirigée par David Hall et Bob Foster, Stratex aura 90% d'intérêts sur ces permis, lesquels seront valables pour une période de deux ans renouvelables. Le gouvernement de Djibouti disposera de 5% et d'un droit de préemption pour acquérir jusqu'à 35% sur ces permis. Les 5% restants sont destinés aux propriétaires de la firme Green River Geology, en contrepartie de l'accès à sa base de données. Cette société fondée par Don Gustafson et deux anciens géologues de l'Anglo American Corp. (AAC), Murray Surtees et Roy Corrans, avait obtenu les premiers permis de rospection aurifères à Djibouti en 2004 (LOI nº1186). Avec ses nouvelles licences, Stratex disposera d'une zone totale d'exploration de 2 780 km2 à cheval sur l'Ethiopie et Djibouti. La compagnie britannique a embauché le géologue italien Franco Maranzana comme consultant sur ce programme d'exploration minière.
......Retour aux titres ......... ================================================================ Jeudi 10 Juin 2010 Un grand meeting demain vendredi à Djibouti Un nouveau et grand meeting est prévu pour vendredi 11 juin 2010 dans l’après-midi, à Djibouti-ville, Avenue Nasser, devant les sièges du MRD et de l’UDJ. Les Djiboutiens sont invités à venir nombreux.
......Retour aux titres ......... ================================================================ Jeudi 10 Juin 2010 Entrevue de MOHAMED KADAMY Source: dabio.net Crée en Août 1991 à BALHO, petit village au Nord Ouest de la République de Djibouti sous sa forme actuelle. Le FRUD est issu de 3 mouvements fruits des luttes populaires multiformes. Ce mouvement s’est assigné comme objectif la création d’un véritable Etat national et d’une authentique démocratie, ainsi que la justice sociale et l’égalité entre les citoyens.
La lutte menée par le Front pour la Restauration de l’Unité et la Démocratie dans les montagnes des MABLAS et MOUSSA ALI contre la dictature à Djibouti participe à l’émancipation des peuples d’Afriques. C’est en ce sens que le FRUD s’inscrit dans une démarche panafricaine.
Les différents conflits en Afrique se sont construits sur l’échec économique et la déliquescence de l’Etat. Face aux échecs de tentatives démocratiques, la lutte armée a pu apparaitre comme la véritable alternative politique. Autrement dit la dictature ouvre la voie à l’insurrection.
1- Alwihda Actualité: Monsieur Kadamy, vous dirigez depuis plusieurs années le Front pour la restauration de l'unité et la démocratie, le FRUD, un mouvement armé dont l'objectif est de lutter contre le pouvoir en place à Djibouti. Aujourd’hui, le Président djiboutien s’apprête en 2011 à se faire élire pour un troisième mandat après avoir fait modifier l’article 23 de la Constitution qui stipule que le Président est élu pour six ans au suffrage universel direct et au scrutin majoritaire à deux tours. Il n'est rééligible qu'une seule fois. Quelle est la position de votre mouvement?
Kadamy: Cette décision qui n’est pas pour étonner, est humainement scandaleuse dans la mesure où elle va pérenniser la misère de la grande majorité de la population, politiquement irresponsable en fermant définitivement la porte à toute alternance par les urnes du vivant d’Ismael Guelleh, totalement illégale au regard du propre corpus juridique du régime, est porteuse d’une révolte massive, comme la nuée porte l’orage.
L’opposition au 3ème mandat est très forte au sein de toute la population, y compris au sein des soutiens traditionnels du pouvoir, Le PND d’Aden Robleh Awaleh, membre de la coalition UMP (Union pour la Majorité Présidentielle) a refusé son soutien à la révision constitutionnelle relative à la levée de la limitation du mandat présidentiel. Lié à cette conjoncture, l’homme d’affaire Aboulrahman Boreh qui a été un homme clé sur le plan économique (la construction des infrastructures) en introduisant les investisseurs de pays de Golfe, a été évincé par le fait de prince ou de « princesse ». Tous ses biens ont été confisqués ; ses proches parents ont été pris comme cibles (arrestations arbitraires, tortures, assassinats …).
Les forces de l’ordre (Armée, gendarmerie, et police), qui constituent le bouclier du régime jusqu’aujourd’hui, sont traversées par des crises profondes, l’armée n’est pas très motivée pour combattre le FRUD. L’exécution du chef d’Etat major de la gendarmerie, le colonel Ali Bogoreh le 12 mai 2010, probablement par les éléments du régime, toujours liée aux péripéties du 3ème mandat, suscite de sérieux remous au sein de cette corporation.
Le FRUD, qui avait déjà dénoncé l’éventualité d’une présidence à vie de Guelleh, dans sa déclaration de Bruxelles (26 juin 2009), condamne avec force cette fuite en avant d’un président illégitime adoubé par un parlement coopté et non moins illégitime, qui risque de mettre le pays dans une situation chaotique.
Nous, nous élevons contre l’escalade de la répression dans le Nord et le sud ouest, où de mesures de tortures, d’expulsions et de bannissements qui ont touchés 300 citoyens de SIYARU, HILU, et MARGOÏTA en février et avril 2010,et contre les arrestations et les assassinats des femmes innocentes dans la capitale.
2- Alwihda actualité : M. Ismail Omar Guelleh estime que son parti le Rassemblement Populaire pour le Progrès est le parti de l'avenir et le pionnier de la mutation qualitative et par conséquent, il doit briguer un troisième mandat pour continuer la mission de réforme. Que pensez- vous de cette attitude?
Kadamy : Une petite explication s’impose pour comprendre le système politique qui dure depuis 33 ans à Djibouti. Qualifiée d’ethnocratie par Philippe DECREANE, la République de Djibouti suit le même processus politique que la somalie de Ziad Barré. C’est un système clanique, qui a évolué vers un caporalisme lignager, c’est un régime quasi dynastique dans la mesure où le président actuel a succédé à son oncle Hassan Gouled qui n’avait pas d’enfant. Ce processus est une machine à exclusion dont le noyau s’est rétréci comme une peau de chagrin au couple présidentiel autour duquel gravitent les surgeons du lignage du président et les proches parents de son épouse. Le RPP, qui est resté un parti unique de fait n’a plus aucun rôle depuis la présidence de Guelleh, est devenu l’appendice du pouvoir du couple présidentiel.
3- Alwihda Actualité: L’année dernière et précisément en Août, une recrudescence des combats entre vos combattants et les forces gouvernementales a été constatée. Comment arrivez-vous à armer vos combattants? Y a t-il un pays tiers qui vous apporte un soutien militaire et financier?
Kadamy : Le FRUD a pu conserver sa structure politico militaire, grâce à la détermination des combattants, des cadres et des certains dirigeants qui sont restés fidèles à la ligne politique de ce mouvement, en dépit des dissidences, des traités de paix qui n’ont jamais abouti. Il a pu ainsi conserver ses armes tout en renouvelant son stock. N’oublions pas que cette partie d’Afrique est surnommée de zone de 100 millions de Kalachnikov. (qui constituent dans certains coins reculés seuls outils de la modernité).
Mais l’arme la plus redoutable reste la volonté de résister, qui crée finalement d’une manière ou d’une autre les moyens de résistance. Nous comptons principalement sur nos propres forces.
4– Alwihda Actualité: Selon votre communiqué du fin août, vos combattants ont fait face à l'armée nationale Djiboutienne appuyée par deux hélicoptères de combats durant six heures. La résistance de vos combattants, si l'on en croit le communiqué, atteste que vous êtes soutenus militairement par un pays étranger. Que dites-vous des accusations selon lesquelles l'Erythrée vous apporterait un soutien militaire?
Kadamy : Les recrudescences des combats entre nos combattants et les forces gouvernementales, sont d’abord le fait du pouvoir. La résistance de nos combattants face à l’A.N.D* appuyés par des hélicoptères, prouve tout simplement que le FRUD est bien organisé et les combattants assez aguerris et que l’Armée n’est pas très motivée. Les combattants du Front pour la Restauration de l’Unité et la Démocratie viennent de repousser une nouvelle attaque des éléments de l’armée renforcés par des mercenaires somalis (formés par la communauté internationale pour combattre à Mogadiscio), du côté de Moussa Ali, le 19 mai 2010, au moment même où le Président djiboutien pérorait au Conseil de Sécurité sur les bienfaits de la paix dans la région, et traitait les combattants pour la démocratie de bandes de malfaiteurs infiltrés par l’Erythrée.
L’accusation selon laquelle l’Erythrée apporte un soutien au FRUD ne résiste à aucune analyse sérieuse des faits, pour la simple raison que le FRUD serait au palais de HARAMOUS* s’il recevait une quelconque aide d’un pays, parce que notre organisation bénéficie du soutien et de la sympathie de l’ensemble de la population.
5. Alwihda Actualité: Qu’elles sont les relations entre le FRUD et le reste de l’opposition?
Kadamy : Nous essayons de tirer les leçons d’un certain nombre de changements qui ont lieu en Afrique ces 20 dernières années. Le FRUD essaie de construire une alternative crédible, et prépare l’après dictature pour mettre fin à la spirale de l’instabilité, avec les forces politiques et sociales représentatives. Le FRUD qui ne prétend pas à un rôle d’avant-garde propose une synthèse entre les luttes armées triomphantes en Afrique de l’est et les conférences nationales chères aux ouest africains.
Nous refusons aussi bien la formule de la 3ème force que celle du mouvement d’avant-garde.
C’est cette conception qui lui permet, la recherche effrénée d’une entente entre les forces démocratiques.
Des discussions sont aujourd’hui avancées et une plateforme politique va voir le jour dans les mois suivants.
6. Alwihda actualité: Quelle relation entretient le FRUD avec la Diaspora Djiboutienne qui représente une forte présence dans les grandes métropoles d'Europe et d'Outre Atlantique
Kadamy : Les premières vagues d’émigration ont été consécutives au début de la guerre civile (1991), et se sont en majorité installées en Ethiopie. Ensuite, beaucoup sont partis en Europe et en Amérique du Nord. Le FRUD entretient des relations privilégiés avec une partie importante de la diaspora, d’autres partis de l’opposition ont aussi des relais parmi les Djiboutiens installés à l’extérieur.
7. Alwihda actualité: Jusque quand votre mouvement et les forces gouvernementales continueront à s'affronter à un moment où le pays a besoin d’une stabilité pour s’attaquer au développement ?
Kadamy : L’alternance par les urnes est cadenassée, les partis légalisés sont paralysés, les syndicats sont interdits, les violations des droits humains sont quotidiennes, dans ces conditions la résistance est un impératif catégorique. Ce régime qui va fêter ses 33 ans le mois prochain, est la principale source d’instabilité, son armée qui ratisse régulièrement les régions du nord et du Sud ouest est un facteur d’instabilité. Ses dirigeants qui sont dans une incapacité quasi-congénitale d’amender, de réformer leur système, de démocratiser le pays, d’instaurer une paix durable, ne peuvent pas s’éterniser plus longtemps.
8. Alwihda Actualité : Pourquoi ne privilégiez-vous pas le dialogue avec le président djiboutien?
Kadamy: Le FRUD a toujours privilégié le dialogue avec le pouvoir mais cela n’a pas abouti, d’ailleurs un des apports important du FRUD, à la pratique de la lutte armée, est le paradigme de règlement pacifique de conflit.
La quête permanente du FRUD de la recherche de la paix est même apparue à des observateurs comme, un certain angélisme et peut être comme une faiblesse par le pouvoir
Mais le règlement pacifique du conflit est vraiment la marque de fabrique de notre mouvement, intégré à nos pratiques de base, ce principe a été d’abord appliqué au sein du FRUD. Ce qui a évité des affrontements violents à l’intérieur de cette organisation en dépit des défections et des dissidences.
Les deux accords de paix signés avec le régime se sont révélés être un cautère sur une jambe de bois.
Le dernier accord signé en 2001 avec le regretté Ahmed Dini a été piétiné comme un bout de papier par Ismael Omar Guelleh, incapable d’honorer la moindre de ses engagements. Comme disent les berbères, une mouche ne produit pas le miel.
9. Alwihda Acrualité – Pourquoi ne sollicitez vous pas la médiation de la France pour une solution pacifique à Djibouti ?
Kadamy : La France s’est engagée dans les années 1992, comme médiatrice, et n’a pas pu infléchir l’intransigeance du pouvoir, à cause justement du Président actuel, qui était alors Chef de Cabinet de la Présidence et Chef de la Sécurité.
Son interposition a sauvé cependant le régime de la déroute militaire. Il est temps que les pays africains s’impliquent d’avantage dans le règlement pacifique du conflit à Djibouti pour favoriser une transition démocratique et pour empêcher que cette situation ne se transforme en scénario à la somalienne.
10. Alwihda actualité: Comment expliquez-vous aux lecteurs l'existence de deux FRUD? Un mouvement armé que vous dirigez et un autre FRUD légalisé en parti politique dirigé par Mr. Ali Mohamed Daoud?
Kadamy : Le FRUD, qui a d’abord agrégé plusieurs mouvements et a même…pu fédérer autour de lui d’autres forces politiques, a permis d’ouvrir un espace démocratique. Dans une phase de reflux, qui a débuté en 1994, une tendance dissidente s’est alliée avec le régime avec armes et bagages, en emportant y compris le nom du FRUD, pour créer la confusion. Cette tendance n’a fait que conforter la dictature, en devenant un alibi pour le pouvoir qui s’est radicalisé. Elle vient surtout de signer son arrêt de mort, en soutenant le 3ème mandat de Guelleh, qui a entrainé le départ de 70% de ses militants. Alors même nous assistons au renforcement spectaculaire, à la renaissance du FRUD dit armé, pour le distinguer du FRUD désarmé politiquement
11. Alwihda Actualité: La piraterie maritime a connu ces dernières années une recrudescence dans la Mer Rouge, le Golfe d'Aden et l'Océan Indien. Près de cinq cents navires ont subi depuis 2008 les assauts des pirates qui sévissent au large des côtes somaliennes. L'ampleur du phénomène a précipité la tenue de la conférence de Djibouti sur les actes de piraterie au mois de janvier 2009. Quel regard porte votre mouvement sur cette situation sachant qu'on accuse maintenant la nébuleuse organisation AlQaida de s'être mêlée à la guerre en Somalie?
Kadamy : La Somalie vit une situation dramatique depuis 1991, jamais une population n’a été à ce point martyrisée.
L’Etat a implosé, laissant place à des multiples groupes armés. Les pays Africains, ses élites, ses démocrates, ses penseurs doivent méditer l’exemple Somali, qui est révélateur de la crise de l’Etat en Afrique Subsaharienne. Ce qui est arrivé dans ce pays peut arriver dans n’importe quel autre pays africain.
Le chaos somalien ne pouvait pas ne pas affecter ses côtes.
Les Somalis ont inventé une forme nouvelle de piraterie qu’ils assimilent à un exercice de souveraineté sur leurs mers territoriales, et parfois au-delà, la notion des frontières étant assez floues dans leur esprit des nomades.
Les pirateries sont devenues de commerces juteux auxquels participent presque tous les acteurs de la société somalienne, y compris, les groupes censés lutter contre ce fléau et qui sont soutenus par la Communauté Internationale. D’où les difficultés de cette dernière à y mettre fin.
Notre mouvement condamne les actes de piraterie qui mettent en danger le commerce international. Mais tant que la Situation en Somalie ne sera pas stabilisée (ce qui est loin d’être le cas avec le Président Cheik Charif Cheik Ahmed qui ne contrôle qu’une seule rue de Mogadiscio, mais soutenu par l’ensemble des pays de la communauté internationale), beaucoup de groupes y compris les plus extrémistes, ou encore certains Etats profiteront de ce chaos.
Paradoxalement, cette insécurité des côtes somaliennes a braqué les projecteurs sur la République de Djibouti, qui contrairement au mythe de stabilité véhiculé par quelques griots modernes dont Jeune Afrique, commence à inquiéter les puissances occidentales, les systèmes des Nations Unies, ont estimé dans leur rapport de février 2010 que 50% des territoires Djiboutiens étaient dans une situation d’insécurité.
Les derniers évènements survenus entre le 11 et le 14 mai : assassinat du chef d’Etat Major de la gendarmerie, et de plusieurs femmes dans la capitale, ne sont pas pour rassurer.
12. Alwihda Actualité - Quel message adressez vous au Président Djiboutien, à partir de la Tribune d’Al Wihda Actualité?
Kadamy : Nous disons au Président Djiboutien de tirer sa révérence, il a une chance historique de se retirer, et peut être de négocier sa sortie, car il peu craindre, à juste titre des poursuites pénales pour de nombreux crimes et massacres dont il est accusé.
L’exemple somalien doit l’inciter, à ne pas emprunter le même chemin.
Nous lançons un appel pressant aux forces militaires et de police Djiboutiennes dont la majorité végètent dans la misère, de ne pas servir de chair à canon au couple présidentiel, qui a déjà aménagé .des hôtels particuliers en Europe pour s’exiler dès les premières difficultés, de s’abstenir de toutes les opérations contre les civils et contre les résistant du Front pour la Restauration de l’Unité et la Démocratie.
Nous mettons en garde les militaires et les policiers contre les exactions des civils qui constituent des crimes de guerre, qui ne resteront jamais impunis, aussi bien les exécutants que les commanditaires auront à répondre de leurs actes ignobles contre les populations civiles.
Notre message s’adresse aussi à tous ceux qui aspirent au changement dans notre pays dans ses différentes composantes et catégories sociales, y compris au sein du régime qu’ils ont une opportunité historique de tourner la page de ce pouvoir qui dure depuis 33 ans, en empêchant le Président de briguer un troisième mandat.
......Retour aux titres .........
================================================================ Lundi 7 Juin 2010 APPEL DE L’UAD TOUS ENSEMBLE A LA TABLE RONDE DU 26 JUIN 2010 A BRUXELLES
Continuant de régner par la répression et l’intimidation et après avoir :
- spolié la liberté du peuple en 1999 face au candidat Moussa Ahmed Idriss de l’Opposition unie ;
- violé l’Accord de Paix définitive de 2001 signé avec le Président du Frud Ahmed Dini Ahmed ;
- modifié la Constitution de la République de 1992 pour rester à vie au pouvoir ;
- provoqué contre l’Erythrée une guerre qui aurait pu être évitée ;
Et après ses ingérences dans les affaires intérieures somaliennes au détriment de notre voisin somalilandais ; Ismail Omar Guelleh cherche désespérément à séduire la diaspora Djiboutienne en Amérique du Nord et en Europe, en organisant des soirées de soutien à son régime et à sa personne à coups de centaines de milliers de dollars. Après Minneapolis, Atlanta, New-York et Washington, son projet mystificateur pour l’Europe commencerait à Bruxelles par l’organisation d’une soirée culturelle grandiose pour le 27 juin prochain.
Or, cette journée nationale de l’indépendance appartient à nous tous enfants de ce pays et l’imposture du dictateur se révèle dans toute sa dimension : pourquoi courtise-t-il une diaspora qui, par définition, a fui son régime par un exhibitionnisme qu’il est incapable d’imposer à notre Peuple au pays ?
Combattre ce projet de présidence à vie est aujourd’hui le premier objectif de l’opposition pacifique. Une mobilisation populaire s’affirme comme dernier rempart contre une reprise du conflit armé.
En renfort à cette dernière chance d’instaurer pacifiquement la Démocratie, et au nom de toute l’UAD, une table ronde est organisée le 26 juin 2010 à Bruxelles, de 14 heures à 17 heures à l’adresse suivante :
ESPACE PINO FABRIK 35, Rue de Fort 1060 Saint-Gille
Le thème en sera : la contribution de la diaspora à l’actuelle mobilisation populaire.
Toutes les sensibilités de l’opposition djiboutienne exilée sont invitées à y participer en prenant contact avec moi. Le programme complet sera bientôt rendu public après concertation avec tous nos alliés.
Pour l’UAD Mahdi Ibrahim Vice-président de l’ARD Membre du comité directeur de l
......Retour aux titres ......... ================================================================ Vendredi 4 Juin 2010 La Voix de Djibouti du 3 JUIN 2010 - Edition N0 22 http://www.lavoixdedjibouti.com
UAD : Nouvelle action de masse, nouveau succès
Vendredi 28 mai 2010, l’Union pour l’alternance démocratique (UAD), coalition des partis djiboutiens d’opposition, qui regroupe le MRD, l’ARD et l’UDJ, a tenu un nouveau meeting aux abords des sièges du MRD et de l’UDJ à Hayabley, Balbala. Des milliers et des milliers de personnes se sont rassemblés là, exprimant leur rejet du régime et scandant des slogans hostiles au pouvoir. Non au troisième mandat ! Non à la modification de la constitution ! Non au président Guelleh !
Les dirigeants des trois partis ont tour à tour pris la parole pour haranguer la foule et appeler à une mobilisation nationale décisive. Premier à prendre la parole, le président de l’UDJ et président en exercice de l’UAD, Ismaël Guedi Hared, a, comme dans les précédents meetings, insisté sur la nécessité d’une mobilisation permanente pour faire échec à la volonté de présidence à vie de Guelleh. Le chef de l’ARD, Ahmed Youssouf Houmed, a insisté sur l’importance de l’unité et de l’action. A son tour, le MRD s’est exprimé par la bouche de son vice-président Souleiman Farah Lodon et de Farah Abadid Hildid, cadre dirigeant du parti. Souleiman Farah a longuement souligné l’intérêt fondamental à limiter le nombre de mandats présidentiels, avec à l’appui de solides références historiques. Farah Abadid a, lui, déclaré que meeting après meeting les Djiboutiens montrent au monde entier leur rejet définitif de Guelleh.
Après les dirigeants, les poètes Ahmed Darar Robleh dit Arsanyo et Mohamed Darar Waberi dit Kanio ainsi que d’autres personnalités se sont exprimés. Ils ont salué la mobilisation et encouragé les Djiboutiennes et Djiboutiens à maintenir ce cap.
Au cours de ce meeting, un grand nombre de nouvelles affichettes portant des slogans hostiles au troisième mandat et au pouvoir illégitime du président Guelleh ont été distribuées.
Un nouveau et grand meeting est prévu pour vendredi 11 juin 2010 dans l’après-midi, à Djibouti-ville, Avenue Nasser, devant les sièges du MRD et de l’UDJ. Les Djiboutiens sont invités à venir nombreux.
Nouveaux affrontements entre l’armée et le FRUD
Sur ordre du président Ismaël Omar Guelleh, qui panique et veut des résultats immédiats, l’armée a lancé deux attaques contre les combattants de FRUD au Nord de Djibouti. La première attaque s’est produite le 28 mai 2010 à côté de Bouya, près de la frontière éthiopienne. Elle a été repoussée par le mouvement armé d’opposition et s’est soldée par 2 morts et 7 blessés parmi les militaires. La seconde opération de l’armée s’est déroulée, elle, le 29 mai 2010 à Eshatou Asmadera à 35 km d’Obock. Elle a également été repoussée et a fait 1 mort et 3 blessés dans les rangs de l’armée.
Depuis lors, les tensions sont très vives dans les régions de Mabla, de Moussa Ali et de Bouya.
Dans un communiqué publié le 30 mai 2010, le FRUD impute l’entière responsabilité de cette escalade à l’entêtement du régime à s’enfermer dans une logique guerrière, au lieu de favoriser la résolution pacifique des causes des conflits.
Pour sa part, le régime parle de ratissages et cherche à taire l’ampleur des combats.
Ces combats répétés rappellent que, contrairement au discours de Guelleh, il n’y a pas de paix à Djibouti et qu’il est urgent de trouver une solution politique à la situation sans cesse plus grave de notre pays.
Nous adressons nos sincères condoléances aux familles et proches des soldats tombés lors de ces combats inutiles commandés par Guelleh. Allah les accueille en son Paradis Eternel. Amin.
Les cartes grises en rupture de stock
Selon une enquête menée par La Voix de Djibouti, il n’y a plus de cartes grises vierges au Service des Mines chargé de l’immatriculation des véhicules et des permis de conduire au ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation. Les usagers se voient remettre une feuille rose volante qui s’abîme rapidement. La rupture du stock des cartes grises est liée à un conflit entre le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, Yacin Elmi Bouh, et son homologue des Finances, Ali Farah Assoweh. Le second refuse de renouveler le stock de documents au premier à qui il reproche de détourner les recettes de la vente des timbres. Or, Guelleh ne réagit pas et laisse la situation pourrir au détriment de l’intérêt général.
Les jets de pierre encore et toujours
Les jets de pierres par des bandes de jeunes continuent dans la capitale. Ils se poursuivent dans tous les quartiers, dans les anciens comme dans ceux plus récents de Balbala. Ce, sous les yeux de la police qui ne réagit pas. Cela fait maintenant plus d’une année que ces jets de pierres ont débuté. Les quartiers n’en peuvent plus et accusent le président Guelleh d’être responsable de cette situation par mauvaise gouvernance et inaction. Rappelons que le président Guelleh a déclaré en mars 2010 qu’il fallait laisser ces jeunes s’opposer deux à deux jusqu’à épuisement.
Commentaire de la dernière interview de Guelleh à Jeune Afrique
Nous poursuivons notre commentaire de l’interview publiée le 10 mai 2010 dans le numéro 2574 de Jeune Afrique, journal ami de Guelleh.
Affirmation de Guelleh par rapport à la situation économique du pays : La crise nous a frappés de plein fouet, comme tout le monde (…). Grâce au soutien de nos frères saoudiens, émiratis, koweïtiens ou indiens, nous avons pu juguler cette crise et ces difficultés. Et nous continuons d’avancer (…). En vérité, cette crise a été un mal pour un bien, car elle nous a contraints à mieux nous organiser et à trouver des solutions urgentes mais inventives, comme notre initiative pour le développement social, l’acquisition de terres en Éthiopie ou au Soudan pour produire nous-mêmes les céréales dont nous avons besoin, ou encore la mise en culture, ici à Djibouti, d’une variété japonaise de riz qui supporte très bien les concentrations importantes de sel et les fortes chaleurs. Le pire ennemi d’un dirigeant, c’est le confort et la routine.
Commentaire de LVD : Si la crise a été jugulée, si Guelleh est inventif et dynamique, comme il le prétend, comment se fait-il que l’écrasante majorité des Djiboutiens rencontrent des difficultés au quotidien? Comment se fait-ils qu’au moins deux ménages sur trois ne mangent pas à leur faim, que le chômage continue de se massifier, qu’il y ait une grave pénurie d’eau et d’électricité, une inflation galopante y compris des denrées de première nécessité? Et ces céréales, ce riz, qui les a vus? A supposer qu’ils existent, qui en bénéficie en dehors de Guelleh et des siens?
* La fin de cette misère sociale ne peut venir que de la fin du pouvoir en place. A suivre *
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