SOMMAIRE DES NOUVELLES
Jeudi 5 Mars 2010
Mardi 2 Mars 2010
Samedi 13 Février 2010
Vendredi 12 Février 2010
Dimanche 8 Février 2010
Samedi 7 Février 2010
Vendredi 5 Février 2010
Vendredi 28 janvier 2010
Vendredi 22 janvier 2010
Vendredi 22 janvier 2010
Lundi 18 janvier 2010
Vendredi 15 janvier 2010
Jeudi 14 janvier 2010
Mercredi 13 janvier 2010
Mardi 12 janvier 2010
Dimanche 10 janvier 2010
Samedi 9 janvier 2010
Vendredi 8 janvier 2010
Mardi 5 janvier 2010
Samedi 2 janvier 2010
Vendredi 1er janvier 2010
Mardi 29 décembre 2009
Lundi 28 Décembre 2009
Jeudi 23 Décembre 2009
Mercredi 22 Décembre 2009
Vendredi 18 Décembre 2009
Jeudi 17 Décembre 2009
Mardi 15 Décembre 2009 :
Dimanche 13 Décembre 2009 :
Mardi 8 décembre 2009:
========================================== Jeudi 5 Mars 2010 Aden Robleh @ LVD / Aadan Roobleh @ Codka Jabuuti
Depuis l'annonce de sa candidature à la présidence de Djibouti en 2011, Aden Robleh a rarement parlé. Il va faite des déclarations sur LA VOIX DE DJIBOUTI. L'interview du vieux baroudeur sera diffusée ce jour-même.
Aden Robleh Awaleh est le president du Parti National Democratique (PND). Il est actuellement un membre de l'Assemblée nationale de Djibouti.Vous pouvez écouter cette interview soit en ligne dans le monde entier soit à la radio à djibouti à 18h30, heure de Djibouti.
Aadan Rooble Cawaale oo ah madaxweyna xusbiga qaran ee PND oo sida aan wada ogsoonahay ah musharax madaxtooyada Jamhuuriyadda Jabuuti sanadka soo socda ee 2011 ayaa ka hadli doona adeecdda madaxabanaan ee Codka Jabuuti.
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========================================== Mardi 2 Mars 2010 OTTAWA: Commémoration des évènements du 19 MARS 1967
À l’occasion du 43ème anniversaire des évènements du 19 Mars 1967, deux hauts responsables de l’ARD (Alliance Républicaine pour la Démocratie) seront en visite officielle dans la région de la capitale fédérale du Canada.
Ces deux hauts responsables, M. Mahdi Ibrahim Ahmed God, vice-président de ce parti et M. Cassim Ahmed Dini, son représentant pour l'Europe seront parmi nous entre le 12 et le 20 Mars 2010. Ils prendront part à une grande conférence commémorant le 43ème anniversaire du référendum truqué du 19 mars 1967 et du massacre qui a suivi. Ils vont également consulter les djiboutiennes et les djiboutiens ainsi que les amis de Djibouti vivant dans la région d'Ottawa.
Les thèmes suivants seront abordés à la grande conférence :
- Portée nationale des événements du 19 Mars 1967,
- Changement démocratique nécessaire à Djibouti en 2011,
- Contre le projet de changement de la constitution.
La conférence se tiendra le samedi 20 mars 2010 entre 15h30 et 17h30 à l’Université du Québec en Outaouais (UQO succursale de Hull) au 283 boulevard Alexandre-Taché à Gatineau (secteur Hul) dans le grand amphithéâtre de la section D de l’université (salle D-0443-0445). En outre, pendant leurs séjours, ces hauts responsables vont consulter les djiboutiennes et les djiboutiens vivant un peu partout à Ottawa et ses environs. Tous les djiboutiennes et les djiboutiens sont invités à venir nombreux à cette conférence.
Enfin, ces deux responsables vont également avoir des rencontres avec les médias locaux et internationaux.
Un site qui sera mis à jour continuellement a été créé pour cette conférence.
Pour de plus amples renseignements, prière de contacter les organisateurs par courrier électronique :
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=================================== Samedi 13 Février 2010
Communiqué de l’ARD
Décidées le 22 décembre 2009 lors de la réunion du Bureau Politique du Parti, des Assises Nationales se dérouleront à Balbala du jeudi 25 février 2010 à 14 heures au vendredi 26 février 2010 à 17 heures. L’ordre du jour est le suivant :
- Compte rendu des activités du Parti dans le pays, à l’étranger et sur le plan diplomatique
- Analyse de la situation aux niveaux national, régional et international
- Perspectives d’action:
a) Renforcement du Parti b) Dynamisation de l’opposition c) Démarches diplomatiques
- Recommandations et mots d’ordre
- Questions diverses
- Adoption du procès verbal et clôture
Le contexte présidant à leur tenue donne à ces Assises une portée toute particulière :
- la détérioration croissante des conditions de vie de nos concitoyens, malgré l’augmentation des recettes publiques générées par celle des différentes présences militaires étrangères ;
- la glose et le donquichottisme autour d’un énième mandat présidentiel, alors que toute alternance démocratique est institutionnellement impossible et que persiste gravement une citoyenneté à plusieurs vitesses ;
- l’aggravation des injustices à l’origine du conflit armé et de sa reprise actuelle.
Enfin, dix ans après l’accord-cadre du 7 février 2000, intervenu à Paris entre le gouvernement et l’organisation politico-militaire FRUD, dont l’ARD est l’émanation historique, il reviendra à ces Assises de rappeler que le boycott des consultations électorales, pour légitime qu’il soit, ne peut durablement contribuer au renforcement de la paix. Et d’y remédier...
Le Secrétaire Général de l’ARD Kassim Ali Dini
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================================================== Vendredi 12 Février 2010
Sixième émission de : "La Voix de Djibouti" (ou LVD)
La Voix de Djibouti (LVD) en est déjà à sa sixième émission. Elle va en ondes le jeudi de 18:30 à 19:30 (heure locale de djibouti) à la fréquence 15165 khz sur la bande des 19m (SW ou ondes courtes).
Désormais, pour aider l'écoute sélective, nous séparons les langues. Il vous suffit de cliquer sur le libellé de la langue de votre choix pour écouter l'émission de la semaine, dans cette langue!
En outre, à notre grand regret, cette semaine non plus, il n'y a pas eu d'émission en langue arabe (et la langue afar est toujours attendue). À la place, nous vous proposons un coup de coeur musical : un morceau du regretté M.A.Fourchette (A.H.N.). En coeur avec lui: "Saatiroow Allahayoow, sannadkan maanta samo iyo wanaag waa inaad na siisaa". Aamiin!
Les points saillants de l'actualité: Deux accidents mortels sur la route nationale 1. Dans le premier, on déplore 5 victimes toutes passagères d'un véhicule de transport en commun. Dans le second, un inspecteur d'anglais de l'Éducation Nationale a perdu la vie. Nos condoléances aux familles des victimes. Innaa Lilaah wa inna Ilaahi rajicuun. Nous aussi souhaitons un prompt rétablissement aux nombreux autres blessés de ces 2 accidents.
>>>>> | Écouter la 6ème émission en français | <<<<<<<< >>>>> | Écouter la 6ème émission en somali | <<<<<<<< >>>>> | Cette semaine, une surprise! | <<<<<<<<
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================================================== Dimanche 8 Février 2010 "Ismaaciil C. Geelle, degamada wa u halis!" (IOG est un danger pour la région) Par Hassan A. Aden "IOG est un danger pour la région" est la traduction en français de l'article suivant que j'ai publié dans deux sites web somalilandais. J'ai fait cette publication en réponse à de nombreux écrits sur les activités de IOG dans la région nord-ouest de la somaliland. Ces derniers temps, les publications et les vives réactions des habitants de ce pays frère considérant que IOG est en train d'annexer une partie de leur territoire, sont légion.
En effet, Il a quelques semaines, une forte délégation djiboutienne conduite par les 5 personalités suivantes, s'est rendue à Zeilah:
- le Président de l'assemblée nationale M. Idriss Arnaoud Ali
- le ministre de l'intérieur,
- le ministre de l'Éducation nationale,
- le ministre du transport,
- le ministre de la Justice.
Dans ce article, j'explique que IOG est un danger pour paix, la stabilité et la coexistence pacifique entre les peuples de la région et qu'il fait tout cela pour détourner l'opinion publique de son projet de modification de la constitution. Ce n'est pas un secret : il mijote cette modification pour qu'il puisse briguer un nombre indéfini de mandats à l'instar de ces présidents/empereurs africains et arabes. Ce n'est pas non plus un secret que les djiboutiens sont majoritairement très hostile, à son projet. D'où, cette diversion. Voici le message, tel que publié, en langue somalie:
Ismaaciil Cumar Geelle degmada waa u halis
Walalayaal, maqaalkan waxaan ugu hal daray: “Ismaaciil Cumar Geelle degmada waa u halis”. “Oo calanshaan, leesh”? “Calashaan kida”! Waxan ahay muwaadin reer Jabuuti ah oo la yidhaa Xasan Cabdi Aadan. Waxaanan haatan ku noolahay dalka Canada, siiba magaalada Ottawa. Haatan ka hor, waxaan ahaan jiray macallin, dabadeed, principal, ugu dambayn, Computer application developer (programmer). 1990dii waxaan ahaa soo-saaraha 3 wargays oo madax banaan oo la odhan jiray:
- “Horizon” oo uu lahaa xusbigii UDD ee ay diiday inay sharciyaayso xukumaddii la maroorsaday/reeraysta ee dabadeed laga dhigay dhaxaltooyada, ee kelidood-taliyaasha Guleed/Geelle!
- “L’enseignant” oo ay lahayd sindikada macallimiinta dugsiyada dhexe/sare ee reer Jabuuti.
- “L’Éducateur” oo ay lahayd sindikada macallimiinta dugsiyada hoose ee reer Jabuuti.
Is-barashadaa ka dib, maanta waynu wada ogsoonahay wacyiga ka taagan Jabuuti. Waxa kele oo aan wada ogsoonanahay, Xukuumadda ina-Geelle Batal, oo faro-gelin qayaxan ku haysa arrimaha Soomaliland (dalbalaadhsi tartiib-tartiib ah: maanta Saylac, Sacad-a-diin, Ceebaad… illaa Ceelgaal! berrina illaa halkee?). Xukuumadda ina-Geelle Batal oo Farogellin ku haysa, qandaraas furanna ku qaatatay arrimaha soomaaliya (450 askari oo reer Jaabuuti ah ayaa ka hawlgelaya Xamar). Waxase laakiin layaable, ninkaa ina-Geelle Batal ee haalkaa marayaa, waa nin dhulkii madaxweynaha looga dhigay, Qayb ka mid ah (Doumeira), uu haysto dal shisheeye (Erythrea)!
Hadal waa murti ambase mataataq eh, aniga oo ka tirsan maqaaridka Jabuuti, waxaan leeyahay arrimaha xumuudda waqtigii kasii dhacayo ee ina Geelle Batal ay kawaddo gudaha iyo debedda dalkayaga Jamhuuriyadda Jabuuti, maaha kuwo dano noogu jiraan, reer Jabuuti ahaan. Mahaa kuwo dani ugu jirto dadka aan wada dhalanay ee reer Soomaliland. Maaha kuwo dani ugu jiraan dadka aan walaalaha nahay ee reer Soomaaliya. Maaha kuwo dani ugu jirto nabadda, xasiloonida iyo wada noolaanshaha degmada Geerska Afrika iyo Badda Cas. Hadaba danuhuu ka leeyay Kelidii-Taliyaha ina Cumar Geelle faragellintaa, waa maxay? Waxay runtu tahay inuu ka leyahay labadan danood hoos ku qoran:
- Xagga Soomaliland: Kelidii-taliyuhu, wuxuu abuurayaa ciiro iyo dhallaan-habaabis uu ku daahayo qorshaha uu doonayo inuu ku bedelo dastuurka dalkayaga oo aan ogolayn inuu mar sadexaad dib isku soo sharaxo. Kelidii-taliyuhu wuxu doonayaa inuu dadka wada dhashay ee Samaroon iyo Ciise (oo labadaba u kasoo jeedo) ee nabada ku wada nool, inuu ka dhex alooso xiisad dagaal, si, inta la’isku jeedo, isga, looga jeedo!
- Xagga Soomaliya : Qandaraas furan ayuu qaatay si uu qasnadihiisa gunta dheer ee buux-dhaafay, usii buux-dhaafiyo!
Sidaa awgeed, anigu shaqsi ahaan, si aan uga qeybqaato isbedelka looga bahan yahay dalkayga Jabuuti iyo degmadiisa, sidii logu soo dabaalilahaa caddalad waarta, dimuqraadiyad dhab ah iyo wada noolaansho lagu wadaago nabad iyo caano, waxaan doorbiday inaan codkayka ku biirsho kuwa dalka, degmada iyo debedaba ka halgamaya. Markaa, halganka nin meelbuu kaga jiraayeh, waxaan wax ku qoraa, ugu yaraan 3dan meelood:
Bologroolka (1.), anigaa iyaa si shaqsi ahaan ah u falleeya arrimaha Jabuuti (anoo huwan shaqsiyaadayda iyo muwadinnimadayda gaarka ah). Wesiteku se (2.) waa mid ay wadaagto bah aan ka mid ahay oo ka kooban dakda xisseya ama wax ka qora arrimaha Jabuuti. Youtubekana waxaan ku uriyaa video iyo audio wixii aan ka soo saarro Ottawa.
Maqaaladaha boloogga “kulanbaded.blogspot.com” iyo kuwa bahda “djiboutii.net” waxay inta badan ku qoran yihiin afka faransiiska; kaaso ah afka qoomiyadaha kala duwan ee reer Jabuuti (soomali, cafar, carab, i.q.k.b.) ay ku wada hadlaan. Lakiin waxa dhacda inaannu wixii af-soomaali kusoo baxa, sidiisa aan u soo dayno. Masalo ahaan, waxa jira warar iyo faalooyin af-soomaali ah, oo uu soo daayo raadiyo madax banaan, oo ay sameeyeen mucaaridiin reer Jabuuti ah… Raadiyahaa oo layidhaa “Codka Jabuuti” (ama “La voix de Djibouti”) waxa hawada lagasii daayaa todobaadkii hal saaq (imika ahaan) fiidka maalinta khamiiseed, 6:30pm illaa 7:30pm (saacadda Afrikada-Bari). Raadiyuhu wuxuu kasoo galaa hawada hilinka 15165 khz ee mawjadda gaaban ee 19m. Waxa kaloo laga dhegeysan karaa: http://www.lavoixdedjibouti.com/.
Walaalyaal, dadkayaga reer Jabuuti ee qurbajoogu, waxaanu wararka dalkayaga ka hellaa, inta badan, wargeysyada Soomaliland iyo, kuwa shisheeye sida BBC, RFI, VOA… Waxa taa sobobay, argagiriso, xakamayn, caqo-juglayn iyo dhego-dhegayn ayku hayso xukuumadda xumbada qab-qabsanaysa, ee ina Geelle, dhamaan isgaadhsiita dalka (telephon, internet…)!
Waad mahadsantihiin.
Xasan C. Aadan hassan.aden@ncf.ca.
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=================================== Compte rendu de la réunion d’information de l’ARD à Paris le 30 janvier 2010
L’ARD a tenu une réunion d’information le samedi 30 janvier de 14 heures à 19 heures à la réception du Restaurant "Aux Oliviers" situé dans le dixième arrondissement de Paris. La conférence a été animée par cinq personnalités du mouvement :
- le vice-président du parti Mahdi Ibrahim,
- le délégué plénipotentiaire de l’ARD à l’étranger Cassim Ahmed,
- le représentant en Europe Maki Houmedgaba, et
- le représentant en France Hamad Daoud.
L’assistance nombreuse comptait une trentaine de participants et accueillait quatre invités d’honneur :
- Madame Laurence Davidovitch, présidente de Survie-Paris,
- Madame Karera Hassan, réfugiée djiboutienne accueillie en France le 18 décembre dernier,
- Ahmed Kassim, président de l’Association pour la démocratie et de développement (ADD), et
- Jean-Loup Schaal, vice-président de l’Association pour le respect des droits de l’homme à Djibouti (ARDHD), co-représentant en Europe des réfugiés et animateur du site ardhd.org.
Après introduction de la réunion par le délégué plénipotentiaire Cassim Ahmed qui a présenté les différentes personnalités de l’ARD et les thèmes qui allaient être abordés par chacun, le vice-président de l’ARD Mahdi Ibrahim a évoqué l’histoire de la lutte politique à Djibouti entre 1992 et 2003. Cet intervalle charnière a marqué de fait des moments forts de la lutte pour la démocratie à Djibouti entre la fondation d’un idéal national avec la création du Front uni de l’opposition djiboutienne (FUOD) en juin 1992 et en janvier 2003 les élections législatives que l’UAD considère avoir gagnées. Cette période a incarné le premier soulèvement djiboutien contre l’autocratie et le monopartisme et a vu la transformation en avril 1992 du Frud-armé en ARD un an après l’accord de réforme et de concorde civile signé en mai 2001 entre le Frud-armé et le gouvernement djiboutien. Le vice-président a rappelé la réalité selon laquelle la création de l’ARD a permis la création des autres partis, ce qui fait de l’ARD un parti précurseur du premier multipartisme à la djiboutienne.
Enfin, introduisant l’intervention du Délégué Plénipotentiaire, le Vice-Président Mahdi Ibrahim a insisté sur le fait que l’actuelle impasse politique est, selon l’ARD, d’ordre institutionnel et non constitutionnel. Pour proposer un véritable programme de société, il ne s’agit pas seulement de s’opposer à un troisième (4ème, 5ème, énième) mandat d’un Président mal élu. Qu’il ait été candidat solitaire en 2005 est la meilleure preuve d’un blocage institutionnel persistant qui ne peur être dépassé que par la restauration dans leurs droits les plus fondamentaux des citoyens, par l’octroi des pièces d’identité nationale à qui y a droit, et des électeurs, par la mise en place d’une CENI véritablement indépendante.
Lui succédant, le Délégué Plénipotentiaire Cassim Ahmed a présenté la situation générale qui prévaut actuellement en république de Djibouti. L’accent a été mis sur le contexte particulier relatif à l’état de non droit qui y perdure depuis l’indépendance nationale en 1977. Le délégué a rappelé la tenue en février 2010 à Djibouti des Assises de l’ARD destinées à fixer le nouveau cap des actions prévues dans le cadre du renforcement des activités de l’opposition nationale. Parce que la constitution djiboutienne ne fait aucune place à la séparation effective des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire, l’ARD appelle à une mobilisation populaire pour provoquer le changement de régime. Dans ce cadre, réunions d’information et meetings seront organisés à Djibouti à partir des Assises nationales du parti. Un hommage appuyé est rendu à l’action de Jean-Loup Schaal et de l’Ardhd aux côtés des Djiboutiens depuis le début du soulèvement à Djibouti dans les années 1990.
A sa suite a pris la parole le représentant de l’ARD en Europe Maki Houmedgaba qui a présenté les raisons pour lesquelles l’opposition djiboutienne et notamment l’ARD a été conduite à élire domicile aussi à l’étranger. Il a justifié les choix des pays comme la France, la Belgique et la Suisse pour installer les représentations de l’ARD en Europe. Alors que la France est le bailleur de fonds principal de la république de Djibouti avec 30 millions d’euros alloués annuellement depuis 2003, la Belgique est le siège de la Commission Européenne décisionnaire dans l’aide au développement mais aussi le siège des tribunaux belges à compétence universelle, tandis que la Suisse est la résidence de la Commission des droits de l’homme des Nations Unies et du Bureau international du travail, toutes institutions qui seront assidument approchées par les différents représentants permanents installés localement. De même, l’ARD va développer les contacts avec les autorités politiques des pays concernés.
Le représentant de l’ARD en France Hamad Daoud a poursuivi l’exposé en évoquant l’organisation concrète de cellules locales que le mouvement va créer en France afin de mobiliser les Djiboutiens de la diaspora. Aussitôt que l’organisation sera opérationnelle, elle pourra servir de modèle pour d’autres pays. Le représentant en France a saisi l’occasion pour appeler à un travail de proximité avec les Djiboutiens restés dans le pays en développant un système de jumelage entre des écoles en France et à Djibouti. Organiser une entraide entre les Djiboutiens de l’exil et ceux vivant au pays permet de constituer un capital de militants concrets. Le représentant en France a tenu à demander à l’assistance de renouveler leur soutien à l’ARD afin de rendre possible les actions envisagées par le parti.
Le président de l’ADD, Ahmed Kassim, a pris la parole pour rappeler la présence de l’ADD dans la lutte pour les droits de l’homme et la démocratie à Djibouti. Il a rappelé que l’ADD a toujours organisé aux côtés des autres organisations la manifestation d’Arhiba tous les 18 décembre devant l’ambassade de Djibouti pour commémorer le massacre de 59 civils à Arhiba le 18 décembre 1991. Appelant les Djiboutiennes et les Djiboutiens à agir pour aller de l’avant, « aide-toi et le ciel t’aidera » a conclu le président de l’ADD.
Jean-Loup Schaal, le vice-président de l’ardhd, a remercié l’ARD pour l’invitation reçue et a rappelé dans quelles circonstances l’ardhd a commencé sa mobilisation aux côtés des Djiboutiens victimes de la dictature dans leur pays. L’ardhd a joué un rôle dans la défense des droits de l’homme et privilégie le partenariat avec les militants. Le site internet de l’ardhd sert de vecteur à cette cause avec 3000 à 4000 connections par jour. M. Schaal rappelle que l’ardhd a beaucoup œuvré pour la défense des demandeurs d’asile et des réfugiés djiboutiens en France. Un remerciement chaleureux a été adressé à Omar Ali Gabassé, qui a travaillé à la venue des réfugiés djiboutiens en France. M. Schaal a révélé que le site de l’ardhd souvent coupé à Djibouti, restait consulté par des voies détournées.
Laurence Davidovitch, présidente de Survie-Paris, a présenté la genèse de l’association Survie et son engagement dans la lutte contre le phénomène de la Françafrique. C’est dans ce cadre que Survie-Paris s’est impliqué dans l’affaire Borrel, du nom du magistrat français assassiné à Djibouti en 1995. C’est donc à partir de l’affaire Borrel, que la présidente de Survie-Paris s’est intéressé à Djibouti et à la Corne de l’Afrique, une région peu connue en France. Lorsque le Medef s’était rendue à Djibouti, Survie-Paris a mené une campagne d’information sur Djibouti, a rappelé Mme Davidovitch. L’association prépare actuellement un article de presse sur la visite surprise du président Sarkozy à Djibouti qui sera publié sur le site de l’ardhd.
A la fin des interventions programmées, l’assistance a engagé une série de questions réponses. Le délégué plénipotentiaire de l’ARD a rappelé à cette occasion que la mobilisation de la diaspora aujourd’hui faisait écho à la décision de l’ARD de se mobiliser à Djibouti en 2010.
Le vice-président de l’ARD Mahdi Ibrahim a conclu la séance en rappelant que la réunion ne devait pas en rester là et qu’il appartenait à chacune et à chacun d’être l’ambassadeur de cette lutte, même si la responsabilité des acteurs politiques est la plus grande dans le rôle à jouer.
A 19 heures la réunion touchait à sa fin, alors que les derniers mots portaient sur l’échange des coordonnées afin de consolider les liens et de rééditer la rencontre dans un délai de quatre à six semaines.
Maki Houmedgaba
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================================================== Vendredi 5 Février 2010
Cinqième émission de : "La Voix de Djibouti" (ou LVD)
La Voix de Djibouti (LVD) en est déjà à sa cinquième émission. Elle va en ondes le jeudi de 18:30 à 19:30 (heure locale de djibouti) à la fréquence 15165 khz sur la bande des 19m (SW ou ondes courtes).
Désormais, pour aider l'écoute sélective, nous séparons les langues. Il vous suffit de cliquer sur le libellé de la langue de votre choix pour écouter l'émission de la semaine, dans cette langue!
En outre, à notre grand regret, cette semaine, il n'y a pas eu d'émission en langue arabe et nous avons enlèvé la partie musicale de l'émission, l'Hymne nationale et la sourate du saint Coran. Nous avons fait cela pour économiser à la fois l'espace dans notre serveur et, la bande passante. Ce n'est que partie remise. Patience!
Les points saillants de l'actualité: la hausse du prix du courant électrique, le "mangeage" des infrastructure du port par Guelleh and Co., l'école djiboutienne qui se meurt, etc. Bonne écoute.
>>>>> | Écouter la 5ème émission en français | <<<<<<<< >>>>> | Écouter la 5ème émission en somali | <<<<<<<< >>>>> | Cette semaine, pas d'émission en arabe | <<<<<<<<
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================================================== Vendredi 29 Janvier 2010 Quatrième émission de : "La Voix de Djibouti" (ou LVD)
La Voix de Djibouti (LVD) en est déjà à sa quatrième émission. Elle va en ondes le jeudi de 18:30 à 19:30 (heure locale de djibouti) à la fréquence 15165 khz sur la bande des 19m (SW ou ondes courtes).
Désormais, pour aider l'écoute sélective, nous séparons les 3 langues. Il vous suffit de cliquer sur le libellé de la langue de votre choix pour écouter l'émission de la semaine, dans cette langue!
En outre, à notre grand regret, nous avons enlèvé la partie musicale de l'émission. Nous avons fait cela pour économiser à la fois l'espace dans notre serveur et, la bande passante. Ce n'est que partie remise. Patience!
>>>>> | Écouter la 4ème émission en arabe | <<<<<<<<< >>>>> | Écouter la 4ème émission en français | <<<<<<<< >>>>> | Écouter la 4ème émission en somali | <<<<<<<<<<
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================================== Jeudi 28 Janvier 2010 Communiqué de l'ARD : Réunion d’information et de sensibilisation
25 janvier 2010 L’Alliance républicaine pour le développement (ARD) organise samedi 30 janvier à Paris une première réunion d’information et de sensibilisation sur la situation présente en république de Djibouti et sur les projets d’actions citoyennes en préparation.
Dans le cadre de la relance des actions militantes de l’opposition nationale, Djiboutiennes, Djiboutiens et tous leurs amis démocrates sont conviés à cette réunion pour examiner ensemble le programme de mobilisation présenté par l’ARD en France.
La réunion d’information et de sensibilisation aura lieu
Samedi 30 janvier 2010 de 14 heures à 19 heures Dans la salle de réception du Restaurant Aux Oliviers 19, rue Lucien Sampaix, 75010 Paris Métro Jacques Bonsergent
........Retour aux titres ......... ================================== Communiqué de LDDH : NOTE D'INFORMATION DU 23 JANVIER 2010
Référendum programmé d’une élection d’un chef d’Etat: « Voter OUI ou NON aux nombreux et dangereux barrages du dictateur djiboutien sournois et avide du pouvoir » ? La justice djiboutienne et la liberté auront le dernier mot !!!
« Nin Daar ku Jira Daruur iyo Dhawsarasho ma Arko » (Une personne dans une maison ne voit ni les nuages ni les scandales)
Le procès MRD contre l’Etat de Djibouti auprès du Tribunal de Djibouti de la Cour du Contentieux Administratif, après plusieurs absences du représentant de l’Etat, vient d’être mis en délibéré par la présidente de la Cour d’Appel. Rappelant que, le dernier renvoi de la présidente de la Cour était celui de permettre au Commissaire du Gouvernement d’apporter ses observations écrites.
Maître Zakaria défenseur du MRD (Parti de l’Opposition Djiboutienne constamment harcelé pour ses engagements politiques en faveur de la bonne gouvernance), après avoir pris connaissance des observations de la Commissaire du Gouvernement a immédiatement demandé à Madame la Présidente de la Cour de présenter ses observations en tant que défenseur.
C’est avec brio, que Maître Zakaria a balayé toutes les orchestrations politico médiatiques tendant à paralyser un mouvement d’opposition politique de l’UAD mais aussi un mouvement populaire en république de Djibouti.
Maître Zakaria est en effet intervenu pour mettre en exergue des brèves rappels palpables sur les contextes et les interrogations politiques sous jacents d’une décision ultra rapide, qui ont été prises sur des bases de documents sans aucune signature, sans aucune signification et sans aucune base juridique pour permettre au moins la prise (en toute sérénité) au chef de l’Etat, Premier Magistrat et garant des lois en vigueur dans une mesure digne, conforme, et JURIDIQUEMENT INCONTESTABLE.
Déstabilisé, le représentant de l’Etat a reproché à Madame la Présidente d’avoir accordé à Maître Zakaria de faire des observations. Madame la Présidente a immédiatement répondu. En effet, c’est le droit le plus légitime à la défense d’intervenir et d’émettre toutes ses observations.
Très brièvement, le représentant de l’Etat a timidement demandé à la Cour : pourquoi « l’Etat prendrait une telle décision alors que ce parti politique (MRD) existe depuis très longtemps et n’a jamais été inquiété ??? » Sans un autre commentaire.
Toutefois, faut-il encore rappeler tous les faits et gestes d’un régime usurpateur imposé depuis plus de dix ans grâce aux forces étrangères pré positionnées en république de Djibouti, avec toute leur puissance en aval et en amont afin d’étouffer les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre, les crimes de génocide sans oublier les crimes organisés, notamment dans la Corne d’Afrique?
NOEL ABDI Jean-Paul
........Retour aux titres ......... ================================== Radiyo KULANKA (somali) WARAYSI Maxamed Xuseen Cawaale
Maxamad Xuseen Cawaale oo waraysi siiyay shabakada kulanka isaga oo ku sugan magaalada Denver ee dalka Maraykanda ayaa ka waramay waxyaabaha uu ka yaabay mudadii Jabuuti joogay (dhamaadkii 2005 ilaa 2008).
Maxamad X. Cawaale waxa uu shabakadaha ku daabacay qoraalo badan oo ku saabsan Geeska Afrika iyo Jabuuti. Shabakada Kulanka waxa ay ka waraysatay qoraal dhawaan uu soo saaran.
Maxamad X. Cawaale waxa uu ka hadlay shaqo la'aanta ka jirta Jabuuti iyada oo shaqaale ajanabi ah dalka la keenayo. Maxamad X. Cawaale waxa uu ku tilmaamay waxa keenay in dalka ay ku soo qulqulaan shaqaale ajanabi ah iyada oo shacabku shaqo hayn " cudur maskaxeed " oo laga dhaxlo gumaysiga. Isaga oo hadalka sii wada waxa uu yidhi: " Maanta waxa aad arki nin ganacsata ah oo ajanabi shaqo siiyay si loo yidhaahdo cadaan ayaa u shaqeeya".
Maxamad X. Cawaale waxa kale uu ka hadlay xildhibaanada maroorsaday hantida dad weynaha. Waxa uu yidhi:" Caloosha ayaa iga xanoontay marka aan arkay xildhibaanada oo shaqo kaste oo soo baxda qaadanaya ". Maxamad X. Cawaale waxa uu ku tilmaaman "doqon" wasiirka tacliinta Mudane Xaamud. " Iskoolka caruurtiisa u diiday sidee ayuu madax uga noqon" ayuu yidhi Maxamad.
Maxamad X. Cawaale waxa hadalkiisa ku soo gaabiyay in Jabuuti Cadaalad ka jirin iyada oo Madaxweyne Ismaaciil Cumar Geele noqday xaakin iyo madaxweyne.
**** Halkan ka dhegeyso ****
........Retour aux titres ......... ================================== Vendredi 22 Janvier 2010 Troisième émission de : "La Voix de Djibouti" (ou LVD)
La Voix de Djibouti (LVD) en est déjà à sa troisième émission. Elle va en ondes le jeudi de 18:30 à 19:30 (heure locale de djibouti) à la fréquence 15165 khz sur la bande des 19m (SW ou ondes courtes).
Cette semaine, la langue arabe s'est ajoutée à la programmation en langues somalie et française. En plus, pour aider l'écoute sélective, nous avons séparé les 3 langues. Il vous suffit de cliquer sur le libellé de la langue de votre choix pour écouter l'émission de la semaine, dans cette langue!
>>>>> | Écouter la 3ème émission en arabe | <<<<<<<<< >>>>> | Écouter la 3ème émission en français | <<<<<<<< >>>>> | Écouter la 3ème émission en somali | <<<<<<<<<< .
........Retour aux titres ......... ============================================ Lundi 18 Janvier 2010 "Ne salissez pas la mémoire de Ahmed Dini"
C'est en errant dans le net que je suis tombé sur le blog d'un groupe de djiboutiens qui se dénome "DOLÉANCES DU PEUPLE DJIBOUTIEN" (http://doleancesdupeupledjiboutien.blogspot.com/) intitulé "Le Parti du Ralliement qui va l’égaliser Mr Ali Coubba". Et voici ce que j'ai à leur dire:
Chers amis anonymes,
Qui que vous soyez, ce qu j'ai à vous dire tient en ces quelques mots: cessez de salir la mémoire de monsieur AHMED DINI AHMED.
Vous pouvez discuter certaines de ces décisions ou actions qu'il a faites durant sa longue carrière politique (comme historiens si vous en avez le profil et la rigueur requise). Hélàs ce n'est pas ce vous faites. Vous le salissez.
Pour être crédible chères doléances anonymes sorties tout droit du néant, il faut que vous vous soumettiez à l'épreuve de la comparaison. Dini d'un côté, vous, de l'autre.
Dini, on le connaît, on peut être pour, on peut être contre. Vous, par contre, vous sortez d'on ne sait ou! Vous êtes sans nom, sans visage, sans bilan. Du jour au lendemain vous sortez du néant et vous commencez à faire des grandes déclarations. Je trouve qu'il y a beaucoup de questions qu'on est en droit de se poser sur vous ainsi que sur votre projet et sa motivation!
Vous vous attaquer à plus de 40 ans de combat de tous les jours. Ça demande bien plus que de la simple paraphrase pour en dire quelque chose qui tienne la route.
J'ignore ce que vous voulez et encore moins qui vous êtes, mais je vous prie de ne pas éclabousser ce monument du paysage politique de notre pays qu'était feu AHMED DINI AHMED.
Que Allah le place parmi les bienheureux.
Un djiboutien.
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================================== Vendredi 15 Janvier 2010 Seconde émission de : "La Voix de Djibouti" (ou LVD)
Cette nouvelle de radio s'est s'ajouté au paysage audio-visuel Djibouti. Un paysage, il faut l'avouer tristement désert, où régnait sans partage la RTD, voix de son maître, IOG.
Cette nouvelle station de radio qui se veut indépendante en est déjà à sa seconde émission. Elle va en ondes le jeudi de 18:30 à 19:30 (heure locale de djibouti) à la fréquence 15165 khz sur la bande des 19m (SW ou ondes courtes). Les programmes de cette nouvelle station sont, bien sûr, en langues nationales (afar, arabe et somali) mais aussi, en français et en anglais.
Un coup de coeur (à la fin de l'enregistrement). Une tune célèbre de notre l'indémodable "père du calaacal": Med Ali "Fursheed".
"Goohiyo dhibtaan qabo Gulloow iga gargaar..." Yaa Jaliil, yaa jabbaar! Aax!!!!!!!!! Way!!!!!!!!!!!!
Ma runbaa, rag waa kuwii hore, hadalna waa intuu yidhi? Allah ha u naxariisto. À écouter aussi les propos d'une citoyenne de Xayaablay.
Pour écouter cette seconde émission, cliquez sur le lien ci-dessous
>>>>> | Écouter la 2ème émission | <<<<<<<< .
........Retour aux titres ......... ================================== Jeudi 14 Janvier 2010 Guelleh sert-il la cause de sa tribu? Vérité ou jeu politique ?
Les tendances tribales et ethnicises dans leur manifestation négative constituent les facteurs déterminants des difficultés connues par le continent africain. Aussi longtemps que les Africains ne se débarrasseront pas de ce qui est une vraie tare humaine, l'occident ne s'abstiendra guère de transformer l'Afrique en un terrain de livraison d'armes et autre forme d'exploitation.
Mon intervention portera sur un sujet très tabou dans la société djiboutienne et qui me semble très important: Le tribalisme
Le tribalisme est un sérieux problème que nous avons. Il serait ridicule de le nier au point ou nous en sommes. Je ne pense pas que nous pouvons l'éradiquer comme certaines maladies (variole etc...) tout simplement parce que ça se passe dans la tête et vous et moi savons que toutes sortes d'idées traversent nos têtes.
Ce que nous pouvons faire c'est d'essayer de réduire l'influence négative qu'a le tribalisme sur nôtre qualité de vie et sur nôtre volonté ou nôtre nécessité de vivre ensemble. Pour y parvenir nous devons mesurer l'impact qu'a le tribalisme dans nos choix, et voir comment réduire son influence négative.
En effet, parler du tribalisme ne signifie en rien être sois même tribaliste ou vouloir l'exercer. Mais au contraire c'est faire preuve de courage et dénoncer cette tare qui marque notre société. Le tribalisme est une sorte de racisme et du racisme on en parle tout le temps, aussi bien les victimes que les racistes. C'est vrai qu'au temps du parti unique, nul ne pouvait se permettre de tout dire. Mais le tribalisme se vivait au quotidien et à tous les niveaux de notre société.
Il est soutenu par beaucoup de Djiboutiens que le parti RPP était à l'origine du tribalisme. Mais nous devons nous poser la question chaque jour de savoir si nous sommes prêt à remettre en cause cette pratique nous qui parlons du renouveau. C'est sans doute ce qui nous permettra de prouver que le tribalisme est le faite d'une personne ou d'un groupe de personne qui nous a gouverné pendant plus de trois décennies.
Le tribalisme est aujourd'hui quelque chose qui a atteint notre subconscient au point où nous le sommes tous sans le savoir. C'est devenu un réflexe chez les Djiboutiens. Il me semble à moi que c'est une tare qui arrange aujourd'hui tous tant l'opposition que le pouvoir.
Il est vrai que Guelleh nous renvoi cet image de s'appuyer sur son ethnie pour se maintenir au pouvoir mais pour moi, au contraire le couple présidentiel jouent un jeu trop dangereux pour monter les uns (Mamassans et Issack) contre les autres. De ce fait, nous autres devons faire très attention à ne pas tomber dans les préjugés tribaux et autres. Combien de familles issus des ces tribus sont dans des situations lamentables par rapport aux tribus ‘dénonciateurs’? Seuls les sympathisants de ces tribus sont acceptés à profiter du pillage du denier public et cette image que nous voyons.
Pourquoi ne pointant pas le doigt sur ceux de notre tribu, qui font la même chose et beaucoup plus même? Parce que le président n’est pas de notre tribu. Hallucinant ! Alors sincèrement quel est la définition de cette aberration : Le tribalisme
Le bateau du dictateur Guelleh, comporte moins de Mamassan, si nous voulons parler en termes de profits. Regardez bien autour de vous et vous me donnerez raison. J'ai entendu des politiciens et autres tenir ou écrire ces genres de propos et cela m'écoeure jusqu'à aujourd'hui. Ceci s'appelle du tribalisme et nous devons le dénoncer en tant que tel.
Nous aimons donner des exemples sur les critères qui caractérisaient les attributions des postes à responsabilités au plus haut sommet de l’Etat. Voyons un peu comment les responsabilités au sein des partis politiques sont attribuées, voyons comment les militants de l’opposition sont constitués, voyons comment le Premier Ministre a constitué son administration. (90% du personnel de la primature est afar) il y a d'autres exemples que je n'ai pas cité.
Sommes nous dans ces conditions en train de corriger les tares du régime? Ou bien nous voulons rendre le coup? Si c'est le cas, il vaut mieux ne pas rêver instaurer la démocratie dans notre pays. Il y a des réalités qu'il faut dénoncer, c'est la seule voie de salut pour tous. Certes les premiers dénonciateurs seront mal vu mais qu'à cela ne tienne mais il faut le faire même si on vous comprendra un siècle après.
Les affirmations ou préjugés selon lesquelles le régime aurait favoriser les Mamassan et les Issack ne me parait pas évident. Regardons autour de nous, et nous comprendrons que le régime n'a favorisé que des individus venant de toutes les régions du pays. Je dis bien des individus. Oui des individus.
Une question me taraude l’esprit: Seriez-nous, par hasard de ceux qui, à Djibouti ou ailleurs, pensent et sont convaincu que l'ethnie Mamassan (du Président) et de l’Ethnie Issack (de la première dame) serait privilégiée au détriment des autres tribus? Si notre réponse est affirmative, je crois que nous sommes tribalistes et que nous sommes tombés dans le jeu de Guelleh.
Ma conviction est que la dictature de IOG ne sert pas son ethnie dans sa politique de division du peuple Djiboutien. Mais je voudrais tout juste dire sur le cas de la tribu Mamassan que c'est surtout une tribu prise en otage par une minorité de personnes originaires de celle-ci.
Nous ne devons donc pas considérer le favoritisme que ce régime a conçu comme du tribalisme car ceux qui ont été favorisés ne sont forcement pas originaire de la tribu de Mamassans ou autres. S'agissant des critères d'attribution des postes importantes, le favoritisme n'est pas directement lié aux origines de ceux qui en bénéficient, mais à ceux qui sont conçus comme bon militant du RPP et ses ailes marchantes. C’est ceux là qui bénéficient de façons injustes pour services rendus au régime (tous tribu confondue). Il est facile de juger sans savoir.
Si nous pensons un seul instant qu' IOG doit partir pour la simple raison qu'il est Mamassan, ou que nous ne considérons pas les communautés Issak,Gadabourci, arabes ou autres comme des vrais citoyens comme les Issas et les Afars : c'est que nous sommes tribalistes.
Si nous pensons un seul instant que le prochain président de la république doit absolument être de telle tribu parce que l'actuel est de l’autre, c'est que nous sommes tribaliste.
Si nous avons le courage de dire que notre armée est composée en majorité Issas, ayons le même courage de dénoncer d’autres services publics qui est composé à 98% des autres tribus du pays.
N’oublions pas que la lutte pour l’indépendance était patriotique mais pas tribale. Ce qui nous pousse non seulement à appuyer les convictions de nos aînés mais aussi de regarder la réalité comme elle est sans être influencé par des individus aux idées nauséabondes.
Tous, nous devons faire très attention et surtout les responsables des partis politiques qui se sacrifient jour et nuit pour voir un jour un Djibouti moderne où on ne parlera plus de régions au sens de division; où on n'aura pas besoin de savoir si vous êtes de tel ou tel autre tribu pour vous engager à tel ou tel poste si vous le méritez; où on ne doutera pas de la sincérité de certains Djiboutiens militants de l'opposition à cause de leurs origines.
Voilà le Djibouti qui sera démocratique; Voilà le Djibouti dont nous rêvons.
En conclusion, nous devons travailler à ce que le peuple reste souverain et que les mécanismes d'accès au pouvoir et aux services publics soient équitables et transparents. Ces règles doivent être bien définies et acceptées par tous. Les gens se sont regroupés bien avant et se regrouperont dans le futur sur une base ethnique, l'essentiel étant qu'il puissent vivre en harmonie avec les autres et ce sur l'ensemble du territoire national. "La règle d'or de la conduite est la tolérance mutuelle, car nous ne penserons jamais tous de la même façon, nous ne verrons qu'une partie de la vérité et sous des angles différents."
Djiboutiennement
FreeDjibouti freedjibouti@windowslive.com http://afraissas.over-blog.com
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================================== Mercredi 13 Janvier 2010 Ce que le chef de l'état devait nous dire...
Cette contribution passe en revue quasiment tous les domaines de la vie nationale pour lesquels nous attendons une réponse et un projet de Guelleh depuis 10 ans. En lisant cette contribution nous mesurons bien l'ampleur de la tâche et la nécessité de s'y atteler sérieusement aussitôt que possible.
Discours du nouvel an : rompre avec le « miel dans les oreilles » Tous les ans, à la même date et à la même heure, le chef de l’Etat de Djibouti sert un discours à la nation. Avec toute la solennité qui l’entoure, ce discours souvent, met en exergue quelques éclats et intentions en esquivant le diagnostic et l’engagement ferme. Dans ces discours, est escamotée en général la situation réelle du pays au profit du vœu pieux. Il ne s’agit pas le plus souvent dans ces discours de mettre à niveau le citoyen par une information succincte et précise sur l’état de la nation et sur les axes du projet-chronogramme pour demain. Il s’agit juste pour le chef de lire des phrases bien agencées dans un style poétique qui capte plus par la forme que par le fond.
C’est sans doute la raison pour laquelle les discours de fin d’année à Djibouti se ressemblent presque tous et la diction du lecteur acteur face au prompteur n’y change pas grand-chose.
Un discours de rupture devrait permettre d’y voir clair et répondre à la question simple de savoir « où va Djibouti ? ». A cette question, devrait répondre en toute lucidité le chef de l’Etat qui doit dire sans ambages ni autoglorification le présent et le futur aux citoyens embarqués dans la même barque Djibouti.
Un discours véritable doit dire aux citoyens l’exactitude de la situation pour que chacun sache le chemin qui nous reste et le rôle qui doit être le sien dans l’entreprise de construction nationale. En passager du navire Djibouti, nous osons poser ce qui nous semble être les axes d’un discours de nouvel an crédible en 10 points.
1- INSTITUTIONS DEMOCRATIE ET JUSTICE Il y a pléthore d’institutions inutiles à Djibouti qui doivent être supprimés! Il y a risque grave pour la démocratie djiboutienne qui ne fait plus référence en Afrique. A un an de l’élection présidentielle, la constitution ne doit pas être modifiée sans consensus préalable avec les partis d’opposition. La CENI doit être dirigé par une personne neutre et devrait recevoir les moyens légaux et matériels d’exercer sa fonction de supervision des élections en amont et en aval. Le ministère de l’intérieur doit être neutre pour au moins coller dans un scénario transparent.
L’indépendance du pouvoir judiciaire est inexistante. La justice ne doit donner l’impression saugrenue d’être aux ordres de l’exécutif. La mission du procureur de la république doit être plus circonscrite dans les textes et dans la pratique dans des missions régaliennes et non dans une mission politique désastreuse.
2- DIPLOMATIE ET COOPERATION INTERNATIONALE Djibouti tâtonne et semble s’être embourbé par le fait de prise de positions et de décisions impactant négativement à la fois sur notre image et notre développement. La diplomatie djiboutienne doit obéir à des principes universels de respect de la démocratie et de la bonne gouvernance. Elle doit aussi mettre en exerce l’intérêt de Djibouti et de l’Afrique de l’Est.
Nous avons depuis 2000 opté pour un fort arrimage aux pays du golf arabique. Il est temps d’en faire le bilan sans complaisance ni considérations amicales insensées. Qu’est-ce que le peuple djiboutien a gagné du changement noté et en cours de partenaires stratégiques ? Quelles sont les bases textuelles stratégiques de cette coopération subite et quel est son avenir au moment où Dubaï est dans un tourbillon financier à l’issue incertaine ? Une réponse objective à cette question permettra de recadrer la diplomatie et la coopération stratégique djboutienne qui ne doivent pas obéir aux amitiés de personne mais à l’intérêt supérieur de la nation. DP World semble briller par sa frilosité dans les investissements avec le risque majeur de mort certaine du port de Djibouti en dépit du tintamarre. Sommes-nous mariés pour le meilleur et pour le pire à Dubaï ? Il est temps de faire le bilan de cette coopération avec les pays du golf et de ne voir que l’intérêt de la nation. Sommes-nous assez libres pour le faire ? That is the question.
3- SECURITE Les citoyens ne se sentent plus en sécurité dans leur propre pays en particulier à Djibouti-ville. Des polices de proximité doivent être implantées dans toutes les communes d’arrondissement et, les moyens de la protection civile doivent être renforcés sine die.
La sécurité aux frontières doit être renforcée en dotant l’armée, la douane et la gendarmerie de moyens adéquats pour lutter contre le grand banditisme.
4- ECONOMIE, FINANCES ET EMPLOI L’image profane que donne la gestion des finances publiques à Djibouti ne semble pas reluisante dans le sens orthodoxe du terme. Les récents dépassements budgétaires ont semblé donner de Djibouti une image de navire piloté à vue qui n’a pas pu éviter de cogner sur l’iceberg.
Les finances publiques doivent être assainies par un strict respect des procédures et des budgets votés à l’assemblée nationale. Le gaspillage et la gabegie doivent être fortement combattus et le ministère des finances gagnerait à s’affranchir de considérations non orthodoxes. Une communication claire et sincère doit être faite sur notre niveau d’endettement intérieur et extérieur à la lumière de l’utilisation faite des sommes que les générations futures vont devoir payer un jour.
Quel est le coût réel des infrastructures ? Comment ont-elles été financées ? Quand est-ce et comment seront-elles payées ? Les citoyens doivent trouver des réponses à ces questions.
Parlant d’emploi, les Djiboutiens sont plus désœuvrés qu’actifs et n’ont pas assez de revenus pour tirer la croissance par la consommation. L’emploi des jeunes et des femmes doit être une priorité qui ne saurait faire l’objet de tape-à-l’œil politique ou d’appât électoral conjoncturel.
La ligne directrice de l’auto entreprenariat doit être clairement définie. Les questions de la formation à l’auto entreprenariat, du financement et, du suivi des projets doivent être prises en charge par l’Etat qui définira les secteurs porteurs à forte incidence sur la stratégie de croissance. Il s’agira d’agir sur l’emploi dans un cadre autocentré et auto entretenu par une maitrise nationale de la production qui doit viser d’abord la forte satisfaction de la consommation locale. Il ne doit plus s’agir de saupoudrage ou d’effets d’annonce avec des emplois précaires aux relents électoralistes. Il doit s’agir de faire des djiboutiens des autos entrepreneurs.
5 - SANTE Les Djiboutiens n’ont pas les moyens d’assurer leur propre santé. C’est une lapalissade. Une personne qui n’a pas les moyens de se soigner doit être prise en charge par l’Etat qui n’a pas le droit de se dérober de sa mission d’assistance au citoyen. L’Etat doit assurer le maintien et le renouvellement de l’infrastructure sanitaire publique sérieusement entamée.
Il y a trop de folklore autour de la santé notamment dans la gestion des maladies endémiques comme le paludisme, les maladies nutritionnelles, respiratoires et cutanées. L’Etat doit agir dans ce domaine par une politique claire d’éducation, de sensibilisation, de prévention et de traitement loin des campagnes simplement rituelles et éphémères. Cette politique prendra en compte les avis des acteurs de la santé d’abord.
Certaines maladies graves tuent quasiment toute personne atteinte et sans moyens. Une politique de couverture sanitaire par la prise en charge des grandes maladies comme le cancer, le sida, les AVC entre autres doit être définie clairement et le rôle de l’Etat bien précisé. Il est inadmissible de gaspiller autant d’argent dans des secteurs non prioritaires au moment où l’hôpital public fout le camp. C’est une question de dignité humaine.
6- AMENAGEMENT DU TERITOIRE, URBANISME, HABITAT, TRANSPORT ASSAINISSEMENT ET, DECENTRALISATION Souvent on a l’impression que tout se limite à Djibouti-ville. Djibouti ne se limite pas au 0,3% de superficie nationale que représente Djibouti. Une stratégie claire de sortie de cette macrocéphalie urbaine doit être mise en place et comprise par tous. La Capitale administrative doit être délocalisée le plus éloigné possible de Djibouti-ville pour permettre une redéfinition de l’occupation efficiente de l’espace nationale. Un projet urbain national clair doit être mis en place à l’horizon 2030. Ce projet doit prendre en compte des aspects liés à l’habitat, au transport, à l’assainissement entre autres. De même, un projet rural clair versant logique du projet urbain doit aussi être mis en place pour préserver l’espace pastorale.
L’assainissement du milieu rural doit être d’égale priorité que celui du milieu urbain et, l’ONEAD doit élargir son champ d’action sur l’étendue du territoire. Les deux projets (urbain et rural) ne sauraient tenir sans une refonte des textes sur la décentralisation qui doivent tendre vers plus d’autonomie et de moyens pour les régions, villes, communes et communautés rurales du pays. Nous devons oser déconcentrer un peu plus les pouvoirs centraux de l’Etat en recadrant le découpage administratif plus sur des bases d’homogénéité géoéconomique que sur des calculs politiques ou électoralistes.
7- EAU ET ENERGIE L’eau et l’énergie sont vitales et n’en constituent pas moins des casse-tête à Djibouti. L’EDD semble être une société de délestage périodique et l’eau potable est une denrée rare. L’accès à l’eau potable et à l’énergie est un problème impactant sur le développement de Djibouti.
Djibouti doit avoir une politique eau potable très claire. Cette eau doit être accessible à toutes les populations urbaines et rurales. La question de la sécurité eau doit être clairement posée. Djibouti ne doit plus dépendre de la seule EDD pour régler ses besoins en énergie. La politique énergétique doit être revue en prenant en compte les énergies renouvelables et en permettant à d’autres acteurs d’investir dans ce secteur (projets attendues depuis des années).
8- EDUCATION ET FORMATION L’enseignement public se meurt à Djibouti. L’école et l’université ne forment plus pour le marché de l’emploi. Aujourd’hui, inscrire son fils ou sa fille dans le privé n’est plus un effet de snobisme mais bien une nécessité que la plupart des familles ne peuvent pas supporter. Cela pose un problème de justice social.
Les élites se renouvelant en fonction du rang social. Le problème de l’adéquation de l’éducation aux niches d’emploi doit être posé en relation avec les différents acteurs. Des assises de l’éducation et de la formation doivent être organisées avec les acteurs pour cerner les problèmes et mettre l’école et l’université au service du développement national au lieu de gaspiller des millions pour des Etas généraux stériles (organisation d’un grand rassemblement des élèves au stade Gouled avec le président)
9- AFFAIRES SOCIALES ET SOLIDARITE L’Etat à Djibouti semble avoir démissionné de sa mission d’impulsion de la solidarité au bénéfice des véritables nécessiteux. Les personnes frappées de handicap et les victimes de la conjoncture économique n’ont pas de cadre organisé pour les aider à se passer de l’aide.
Le fonds de solidarité nationale (FSN) et l’Agence djiboutienne de développement social (ADDS) sont loin d’atteindre leurs objectifs qui consistait non seulement à lutter contre la pauvreté et l'exclusion d’une frange importante de la population djiboutienne mais aussi celles de créer des activités génératrices de revenus au profit des populations déshérités.
Le secrétaire d’état en charge de la solidarité doit être plus visible et avoir des démembrements dynamiques pour mettre en place un vaste réseau d’appui aux nécessiteux en relation avec les communes et communautés rurales au lieu de glorifier la politique nauséabonde de Guelleh dans tous ses interventions publique. Les questions comme la pauvreté interpellent l’Etat au premier chef qui doit trouver des solutions urgentes et durables à ces problèmes.
10- SPORT ET CULTURE Le sport à Djibouti semble être l’affaire de quelques bénévoles suant sous la chaleur de l’amateurisme et qui ne voient l’Etat qu’au moment de la récolte des fruits de la performance. Il est trop facile de brandir en récupération politique les trophées de ces bénévoles qui dans le secret des sacrifices d’avant trophées comptaient l’Etat parmi les abonnés absents. Cette politique de la récupération doit cesser au profit d’une véritable politique sportive articulée autour de l’école, des clubs et du milieu associatif. La stratégie doit être claire entre sport d’élite qui doit tendre vers le professionnalisme et sport de masse qui doit être une affaire collective nationale multi générationnelle.
Dans le domaine culturel, l’écoute doit être de mise. Les projets culturels ne doivent pas obéir à la seule inspiration du chef mais bien à la somme des avis des acteurs culturels. La culture doit dépasser le stade contemplatif et simplement folklorique. L’Etat doit poser la réflexion sur l’articulation du projet culturel au formatage des djiboutiens modernes enracinés autour de valeurs de progrès. Une fois le projet culturel bien campé, l’Etat doit mettre les moyens pour aider les vecteurs de ce projet que sont les acteurs culturels.
Au total, ce discours virtuel en 10 points n’a pas la prétention de l’exhaustivité. Seulement, les problèmes génériques de fond qu’il pose ne sauraient être esquivés ou mis au frigo. Au-delà de la belle phraséologie du nouvel an, un discours sur l’état réel de la nation djiboutienne est de loin préférable au simple speech vertical du maitre à la nation. Le comprendre serait déjà un pas important vers plus de respect et de considération pour les citoyens qui, eux aussi, ont leur discours quotidiens en sourdine sur la nation. Il est inquiétant de constater que ce discours silencieux des citoyens passe peu à peu de la déception à la révolte sans qu’une oreille attentive n’entende cette complainte.
En 2010, plus d’humilité pourrait permette au discours de voir Djibouti au-delà de la simple lucarne électoraliste qui en plus d’être réductrice serait tentée de peindre à nouveau un tableau virtuel occultant la « réelle réalité ».
Oui pour un discours véritable calé à la mesure de ce peuple majeur et réfléchi qui préfère le miel sous la langue au miel dans les oreilles.
Où va Djibouti? Un discours qui ne répond pas avec précision et assurance à cette question sera comme les autres : rangés dans les armoires moisis (de l’ADI) des simples discours qui passent et repassent.
Plus qu’une année Monsieur le Président pour vous SUPPORTER.
Djiboutiennement
FreeDjibouti freedjibouti@windowslive.com http://afraissas.over-blog.com
........Retour aux titres ......... ================================== Mardi 12 Janvier 2010 Bienvenue à la nouvelle station radio : "La Voix de Djibouti" (ou LVD)
Une nouvelle de radio s'ajoute au paysage audio-visuel Djibouti. Un paysage, il faut l'avouer tristement désert, où régnait sans partage la RTD, voix de son maître, IOG.
Heureusement, une nouvelle station de radio qui se veut indépendante et appelée La Voix de Djibouti ou LVD vient naître. Elle émettra le jeudi de 18:30 à 19:30 (heure locale de djibouti) à la fréquence 15165 khz sur la bande des 19m (SW ou ondes courtes). Les programmes de cette nouvelle station seront, bien sûre, en langues nationales (afar, arabe et somali) mais aussi, en français et en anglais.
Souhaitons-lui beaucoup de succès.
Pour écouter la première émission, cliquez sur le lien ci-dessous
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........Retour aux titres ......... ================================== Dimanche 10 Janvier 2010 LA RÉVOLUTION EST-ELLE EN MARCHE POUR L’ALTERNANCE POLITIQUE RÉPUBLICAINE?
«Soyons des hommes de biens, des hommes de probité et d’honneur quelque soit notre dénomination ou nos croyances pour servir la vertu de la république, faire valoir la raison et nous modérer vers nos concitoyens afin qu’ils vivent pour nous dans une fraternité républicaine Djiboutienne»
Une alternance politique est une continuité de la nation, avec un mandat donné à une autre politique pour consolider les acquis de notre constitution et de notre bien être commun. L’alternance politique, ce n’est ni une revanche, ni un règlement de compte, mais une autre politique choisie pour un temps donné pour réaffirmer l’indépendance de la justice, pour favoriser la manifestation d’autre choix de politiques économiques et sociales, comme aux États-Unis, en Grande Bretagne, en France, en Allemagne, en Chine, en Russie, au Ghana, en Afrique du Sud. Une autre politique pour corriger les carences et relancer la politique économique de notre nation, de notre pays, de notre « or de l’humanité».
A* PLATE FORME POUR UNE ALTERNANCE REUSSIE. «LE CHEVAL GAGNANT»
Cette plate forme doit définir, ce que seront les institutions du pays, la politique économique et les cadres formés pour appliquer cette politique. Nous devrions porter nos travaux du programme de l’alternance pour avoir un but du réalisme ou d’étendre les limites les plus éclairées, ou multiplier sur le terrain le sens des lumières pour le peuple djiboutien. De mon point de vue, un rassemblement de tous les démocrates, des cadres de l’intérieur et de l'extérieur du pays, pour relancer cette politique. Sans oublier la diaspora et les autres partis de progrès». Trouver un deal pour répartir les responsabilités et la gestion future du pays.
Par exemple: prenons le cas de la France. *Les forces du progrès «les communistes, les verts, les radicaux» se rassemblent autour du parti socialiste. *Les forces conservatistes se rassemblent autour de l’UMP, pour parvenir au pouvoir. Le cheval gagnant doit rassembler au moins les 2/3 des Djiboutiens sur son nom, afin d’avoir le pouvoir et l’exercer pour le bien-être de tous les Djiboutiens. *Faire du cheval gagnant un chef en cas de victoire qui devrait gouverner avec des limites et les dangers du pouvoir. Tout pouvoir corrompt, si bon que soit le chef, le gouvernant, il ne sera pas toujours bon de le laisser agir sans contrôle, ni limite.
*Le pouvoir des conseillers, ou des technocrates Dans notre société contemporaine, qui utilise des sciences et des techniques compliquées, on a besoin de prendre des décisions pour le bien-être de la population. La consultation de savants, d’experts, de spécialistes, devient obligatoire lorsqu’il faut prendre des décisions. Autour du cheval gagnant devraient se réunir les philosophes, les professeurs, des scientifiques, des politiques, des femmes, des jeunes pour définir une politique crédible avec un esprit critique L’esprit en vertu devrait combiner la faculté de permettre une quantité innombrable de points de vue, et de nous éloigner du principe divin qui oblige à une pensée divine.
*Le pouvoir de l’opinion dans la république L’idée républicaine vient par la force d’en bas et la lumière d’en haut, l’une et l’autre sont nécessaires, l’une et l’autre s’opposent pour constituer le sel de la république. Résistance et obéissance, sont les deux vertus du citoyen. Par la résistance il assure la liberté et détruit la tyrannie, par obéissance, il assure l’ordre et combat l’anarchie.
«Les médias, les sondages, la personnalité, le charisme» Comment choisir le cheval gagnant, il est l’homme politique en qui le peuple croit le plus pour effectuer ce changement de cap, qui peut garantir une évolution de notre pays à travers une pensée politique, une idée économique et sociale pour permettre à chaque Djiboutien de sortir de la misère, et de se prendre en mains, afin de recommencer à rêver d’un avenir à travers un travail et une opportunité. Nous devons former une vaste enceinte des compétences les plus diverses, sur un vaste terrain parsemé de places éclairées pour les citoyens Djiboutiens de la diaspora, et du peuple djiboutien. Bref nous peuple djiboutien dans son ensemble, garant des textes constitutionnels, qui définissons une république «unité, égalité, paix», nous permettant la réalisation de certains principes «démocratie, liberté individuelle et collective, égalité devant la loi, égalité des chances, égalité des êtres, égalité des sexes et fraternité nationale», devraient porter haut ces flambeaux, qui sont tournés en dérision par certaines forces conservatrices de notre peuple .
B* UN DÉFI POUR LES DJIBOUTIENS DANS LA RÉPUBLIQUE, « UN SLOGAN POUR L’ESPÉRANCE»
Nous devrions porter comme emblème de changement une étoile pour l’espérance, et trouver un slogan rassembleur comme aux États-Unis d’Amérique «Yes we can». Nous devrions aller vers l’idéal, en nous donnant la main, en organisant des colloques, des meetings, sur les thèmes de la république, du pardon, de la tolérance, de l’indépendance de la justice, de la corruption, du progrès économique, de l’éducation, de la liberté d’opinion et de la sécurité. Chaque Djiboutien désireux ce changement devrait se sentir concerné comme aux États-Unis, «yes we can» de Barack Obama. Lancer la fièvre du changement, par le rêve, la mobilisation des citoyens, des ressources humaines et la participation financière dès maintenant partout dans la diaspora et à Djibouti.
*Construire la paix dans la république. «C’est laisser gronder la révolte, la révolte permanente de l’esprit, contre la vraie guerre qui est celle du despotisme contre la liberté» Construire la paix, c’est d’abord faire la guerre en soi même et tuer le colonel qui sommeille en chacun de nous.
Construire la paix, c’est aussi d’avoir en face une force mobilisée pour la cause. C’est combattre le fatalisme, c’est conserver notre capacité d’indignation Nous devons construire la paix, en éloignant le fanatisme si prompt à renaître en chacun de nous à chaque instant de notre vie. Non pas celui méprisable de nos plus bas instincts, mais au contraire celui que l’on s’empresse à justifier par de belles et bonnes raisons.
Le malheur est autour de nous, mais le mal est en nous, réduire l’homme à sa patrie, c’est le réduire à l’état d’animal. C’est par l’humanité que nous sommes des hommes, car c’est aux immortels, « Homère, Platon, Archimède, Marc-Aurèle, Montaigne, Descartes, Voltaire, Rousseau, Abraham Lincoln, Jefferson Thomas, Cheick Anta- Diop,» à tous les penseurs et les inventeurs d’idées que nous sommes ce que nous sommes. La pensée ne connaît de frontière, ni dans l’espace, ni dans le temps.
Conclusion. Je dirais que l’erreur la plus nuisible est peut-être de croire qu’il s’agit de fonder une fois pour toutes une bonne organisation et de donner un pouvoir absolu à des hommes, dont on approuve le caractère ou la doctrine.
Ce qui compte, c’est le rapport qui existe entre les doctrines et les idéologies et le contre-pouvoir permanent du citoyen. Former un citoyen éveillé, c’est garantir la république et la démocratie par de longs et pénibles efforts nécessaires pour la vie dans la cité, par la pérennité des valeurs «vertu, travail, paix, Liberté, Justice et solidarité» pour former une nation.
Djiboutiennement
FreeDjibouti freedjibouti@windowslive.com http://afraissas.over-blog.com
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================================== Samedi 9 Janvier 2010 Faire de la politique à Djibouti
A analyser rétrospectivement la situation politique à Djibouti depuis 1992, il faut admettre que les hommes politiques de l’opposition n’ont pas la tâche facile dans la mesure où pour s’opposer il est nécessaire d’avoir une partie de la population fidèle et prête à supporter son leader pour ses idées et non son ethnie a fortiori son compte en banque. Raison pour laquelle, nous estimons qu’après la tournure des premières élections, l’opposition aurait dû faire une pause et s’atteler à d’abord éduquer politiquement les électeurs en les sensibilisant sur leurs droits et le jeu démocratique pour espérer avoir plus de militants engagés et décidés à s’opposer aux injustices et "tricheries". Tout le temps que l’opposition a passé dans l’abstention aurait pu servir à cela de façon plus utile. Il y a un "verrou mental" à faire sauter pour qu’ils adhérent aux exigences de la lutte politique (qui n’implique pas l’affrontement obligatoire).
Beaucoup trop de citoyens estiment, à tort, que l’Etat a toujours raison et que se soumettre est la garantie de survie : peut être mais dans quelles conditions de bien-être ?
Hélas, dans notre pays, les contingences matérielles couplé à un passé de féodalités et de dictature après l’indépendance font que les notions de démocratie, de libertés individuelles et d’expressions sont considérés pour la plupart comme des sources de divisions importées de l’Occident.
La "plupart" signifie majoritairement les générations nées avant les années 60 et vivant à Djibouti (nonobstant les séjours à l’étranger) ; et par conséquent sans éléments de comparaison par expérience personnellement vécue ni la culture de contradiction du chef abusif pour pouvoir réaliser ce que le Pays perd en terme de progrès humain. Cette attitude n’a rien à avoir avec le respect due à une fonction ou une personne : ne voit on pas des pères de famille (mettre leur dignité de côté) ramper pour saluer le Président ? Avec ce genre de comportement, nous sommes les propres artisans de nos dictatures. Que feront-ils devant Dieu alors? C’est encore une mentalité rétrograde du lèche bottes et non du respect !
La peur et la soumission à l’autorité selon leur entendement sont les meilleurs moyens de mener une vie tranquille sans être inquiété bien que l’histoire du Pays ait largement démontré le contraire : tout individu peut être la cible de l’Etat sans en être conscient et n’avoir rien fait de mal pour différentes "raisons d’état"!
Les pays occidentaux où les membres du Gouvernement au Président de la République font face aux invectives quotidiennes des électeurs et des media permettent de rappeler à ces derniers que le vrai patron est le peuple et non eux. Pour ceux qui suivent les actualités françaises de près se souviennent de l’altercation de Sarkozy avec un membre du public au salon de l’agriculture où cette personne a refusé de lui serrer la main ("elle ne veut pas se salir") et le "respectable" Chef d’Etat français l’a traité de « (…) con » devant tout le monde : chez nous (à Djibouti) ce monsieur aurait certainement fini en prison pour rien, à tort.
Voilà des pays où démocratie et liberté d’expression ne sont pas des vains mots !
La tradition par l’exemple des parents reste un obstacle énorme à l’émancipation des Djiboutiens et à leur "libération mentale" par rapport au chef et l’autorité pour l’instauration d’une démocratie participative par un acte volontaire : beaucoup la (pour démocratie) subisse sans participer.
En effet, la pratique religieuse et la fatalité servent d’alibi pour tout accepter et remettre son sort entre les mains du "hasard".
Nous entendons très souvent les gens (plutôt d’un certain âge) dire vouloir la paix et par conséquence condamnent tout acte de contestation : peut on parler de "paix" lorsqu’on a faim, sans travail et sans pouvoir se soigner ? A ce sujet, un internaute mentionnait tantôt en termes de besoins élémentaires.
Le Président Houphouët-Boigny disait : « l’homme qui a faim n’est pas un homme libre (…) ».
Heureusement, ceux qui se sont battus pour notre indépendance n’ont pas eu la même logique de survie!
Dans ce contexte, il est évident que ceux qui ont décidé de descendre dans l’arène politique devaient intégrer cette particularité et trouver les voies et moyens de contourner cette difficulté comme suggéré plus haut.
Profitons-en pour relever une autre spécificité Djiboutienne : être accusé d’enrichissement illicite n’est pas un handicap pour faire de la politique à Djibouti mais plutôt un "avantage" car avoir l’opportunité de s’enrichir avec les deniers de l’Etat et ne pas le faire est considéré comme une malédiction.
Cela peut étonner et choquer certains mais c’est hélas vrai !
A-t-on vu à Djibouti une seule affaire de détournement ou d’abus de biens sociaux poursuivie jusqu’au bout avec condamnation des coupables ou susciter un embarras/honte de ces derniers?
Jamais ! Au contraire, ils/elles affichent fièrement voitures, villas et biens mal acquis avec l’admiration des autres qui utiliserons l’expression typiquement guinéenne de « il/elle a réalisé » pour parler de "réussite".
Tout au plus, l’Etat menace, inquiète les présumés coupables et le dossier est classé. Même la population ne trouve rien à dire car chacun espère un jour, avant un changement, avoir (ou un proche) l’opportunité d’être aussi en mesure de se servir dans les caisses du Gouvernement.
Il y a aujourd’hui une classe moyenne non négligeable à Djibouti grâce à cet état de fait. Comme nous l’avons déjà dit : le régime de notre dictateur s’est maintenu, principalement, parce que personne ne souhaitait qu’il changeât avant d’avoir eu "son tour". Ce qu’a très bien compris le Président Guelleh et explique le haut turn over (roulement) de ministres et hauts fonctionnaires à Djibouti.
Adeptes de realpolitik et étant démocrates, nous prenons acte de l’indifférence de la majorité des électeurs en la matière même si c’est moralement choquant et inacceptable comme jurisprudence. C’est cela aussi notre Djibouti en 2009 !
Autrement en pis-aller pour consolation, notre approche est de considérer que ce fut, peut être, involontairement un mal nécessaire pour créer une classe moyenne indispensable dans la structure de toute société moderne : cela leurs a permis de voyager extensivement à l’étranger, apprendre et voir un autre standard de vie et surtout envoyer leurs enfants étudier et éventuellement ramener au Pays une autre façon de faire les choses – pour la proportion de ceux qui acceptent de revenir à Djibouti.
Le prochain gouvernement devra faire un audit et la lumière sur les grands scandales financiers qui ont défrayé la chronique afin de tirer un trait définitif sur cette période de laxisme et rétablir une éthique. Les éventuelles coupables ne devraient pas être emprisonnés mais il faudra plutôt saisir leurs biens à Djibouti et à l’étranger. La prison serait injuste dans la mesure où le Pays n’aura jamais assez de ressources pour poursuivre ni suffisamment de places pour enfermer tous ceux qui se sont enrichis illicitement- fonctionnaires et commerçants- : nous savons tous de quoi nous parlons !
Ceci dit encore, notre sentiment est qu’en 2009 encore, tout candidat issu du sérail est irrationnellement préféré à celui qui pour des raisons objectives a dû vivre et faire une carrière à l’étranger. On en parle peu ou de moins en moins mais être issu de la "diaspora" reste un handicap politiquement parlant même si toutes les familles à Djibouti ont de nombreux parents expatriés.
Pour finir, l’espoir de l’avènement d’un Pays démocratique avec des libertés individuelles débarrassé du culte du Chef et surtout un esprit de contestation face à l’injustice et les abus de pouvoir repose désormais entre les mains des jeunes et ceux de moins de 50 ans principalement. Précisons que les citoyens plus âgés ne sont nullement exclus mais ils sont majoritairement les plus réfractaires aux exigences nécessaires au changement tant souhaité.
Dieu merci, l’avènement de l’Internet a permis de contourner la censure et les libertés d’opinions et d’expression de parvenir à Djibouti même si c’est toujours difficile de visiter les sites de l’opposition.
Pour réussir en politique à Djibouti., il faut impérativement accepter aussi la possibilité de devenir un "héro mort" ; autrement l’alternative est une carrière dans l’opposition: pour preuve, en trente deux ans, le Pays est si stable qu’il n’a connu que deux Présidents avec des partis politiques plus abstentionnistes que participatifs !
Le plus dommage est que les leaders de l’opposition n’aient jamais activement participé à aucun changement à Djibouti., hormis la relative liberté d’expression. Le moment est pourtant opportun pour qu’ils nous démontrent leur capacité d’intervention et d’influence dans ce climat de blocage et de chienlit sans attendre de monter dans un train en marche comme la dernière fois.
Il y aurait un autre mouvement de contestation populaire en gestation qui viendrait encore de structures "apolitiques". Finalement, Djibouti pourrait tout aussi bien se passer de partis politiques sans en souffrir car ils n’ont pas encore marqué l’histoire de ce pays : l’initiative viendrait peut-être d’ailleurs! C’est dans les missions difficiles que les meilleurs excellent et se font remarquer.
Vivement les élections de 2011, pour leurs donner une raison d’être !
Djiboutiennement.
FreeDjibouti
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================================== Vendredi 8 Janvier 2010 Un entretien avec Hassan A. Aden Waraysi Xasan C. Aadan
FRANÇAIS: IOG doit quitter le pouvoir en 2011.
“IOG doit quitter le pouvoir en 2011” c'est le mot-clé de la vidéo qui suit et qui est en langue somalie. C'est l'enregistrement d'un entretien que j'ai eu avec le journaliste Mohamed Houssein de radio Kulanka.com. Pour regarder cette vidéo et d'autres documents multimedia, prière de visiter les liens à la fin du présent article.
SOOMAALI: Ismaaciil Cumar Geelle ha ka dego xukunka 2011.
“Ismaaciil Cumar Geelle ha ka dego xukunka 2011” waa murtida waraysi uu ila yeeshay bishii noofembar ee inna dhaaftay (novembre 2007) mudane Maxamed Xuseen oo ay warfidiyaha shabakadda iyo radiyooga KULANKA (www.kulanka.com, oo laga maamulo magala-madaxda dalkan Canada).
Warraysigani wuxuu la xidhiidhsan yahay socdaalkii dheeraa ee uu noguu yimid Ottawa, Mudane DAAHIR AXMED FAARAX (oo ku magac dheer DAF (u akhri “daaf”)) madaxweynaha xusbiga MRD (Mouvement pour le Renouveau Démocratique).
Waraysigii, halkan ka daawo: http://www.youtube.com/kulanbadeed
Waraysigaa iyo kuwo kele ka daawo, ka degeyso, ama, ka akhriso: 1. http://www.youtube.com/kulanbadeed 2. http://www.djiboutii.net 3. http://www.kulanka.com/
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================================== Mardi 5 Janvier 2010 La question du pouvoir et les limites de l'opposition démocratique à Djibouti
Djibouti est bloquée dans une phase pré-démocratique ou l'accès à la scène politique est réservé aux seuls thuriféraires du régime ; plus que jamais aujourd'hui l'exercice des droits citoyens est le privilège - l'exception - réservé aux clientèles du pouvoir.
La bureaucratie qui s'est installée depuis aux commandes de l'état, à Djibouti, limitée aux rares lettrés de l'époque a ensuite, et en permanence, reproduit les mêmes formes d'organisation et le même appareil d'état. Pour être menée à bien cette reproduction bégayante a eu besoin d'instruments idéologiques, d'instruments économiques et de règles de gestion de la société.
Les instruments économiques n'ont pas manqué : dans la période qui a suivi l'indépendance, avec les biens vacants et propriétés nationalisées.
Au plan idéologique, la bureaucratie a capté l'héritage du mouvement national et de la guerre d'indépendance en se présentant comme une classe politique de libérateurs, faisant valoir le danger extérieur représenté par l'ancienne puissance coloniale et les voisins immédiats du pays tout en développant un chauvinisme autour des appareils d'état. L'idée centrale étant de fabriquer l'image d'une citadelle assiégée en permanence dont la survie passe par la soumission unanime de la société à un ordre autoritaire.
Au plan des règles de gestion sociale, l'état d'urgence et les lois d'exception constituent la norme continue de régulation juridique de la société
La nature du pouvoir
Soumis à l'extérieur, corrompu à l'intérieur ; le système de pouvoir n'est rien d'autre qu'une sorte de féodalité prédatrice et inculte fondée sur le clanisme. La bureaucratie prélève des prébendes les distribue à ses obligés et asservit le corps social ; elle empêche les conditions d'autonomie des organisations comme des individus. De fait, l'action continue du pouvoir consiste dans l'émiettement du front social et la désintégration de toutes les institutions et organisations manifestant des velléités d'autonomie. Le maintien du statu-quo étant sa seule perspective, elle n'a d'issue constante que dans la gestion des fausses contradictions et l'exacerbation des fractures sociales, linguistiques, culturelles et régionales. Ce pouvoir ne se situe pas dans les cadres institutionnels, il est aux commandes de structures policières qui instrumentalisent les institutions en dévoyant leurs statuts à celui de simples appareils. Cet état de fait se vérifie de manière caricaturale dans le fonctionnement de la justice à Djibouti, réduite selon moi à un appareil servile.
Cette organisation a pour effet d'étouffer les initiatives et de surreprésenter les dimensions les plus conservatrices de la société. Le débat interdit a pour conséquence de stériliser toute avancée et toute remise en cause du statu-quo, ceci dans tous les domaines. C'est ainsi qu'au plan économique, l'ouverture en trompe l'œil profite d'abord aux affairistes improductifs installés dans les groupes d'intérêts dirigés par les maîtres effectifs du pouvoir et au plan politique les seules voix habilitées à s'exprimer sont celles qui couvrent les revendications populaires.
En bout de course, la bureaucratie se réduit à sa seule dimension de police clanique chargée de gérer le désordre structurel pour maintenir son hégémonie sur la société.
Comment une opposition peut elle se manifester ?
Comment influencer ce pouvoir, leitmotiv de l'action politique autonome ? L'opposition à Djibouti, démocratique ou non, (il faut s'entendre sur les mots), ne connaît des conditions favorables d'émergence qu’à condition que l'un ou l'autre des instruments cités vienne à faire défaut.
L'opposition réelle, celle qui agit sur le contrôle démocratique des trois instruments, ne peut émerger sans être éliminée. Le pouvoir utilise pour cela, les techniques éprouvées des systèmes totalitaires :
- le refus d'autorisation d'existence (en agissant par la politique sécuritaire et de terreur, les moyens financiers, les lois d'exception)
- la dénaturation systématique du message de l'opposition réelle (contrat de Rome) en créant de pseudo-mouvements d'opposition et une fausse presse indépendante, en utilisant l'infiltration policière et la corruption sur une large échelle, en décrédibilisant, y compris par l'élimination physique les militants sincères ...
- l'enfermement du débat politique autour de la seule question de dénigrement
Il réussit ainsi à affaiblir et isoler les oppositions à l'intérieur et à l'extérieur et à récupérer graduellement ceux et celles qui ne s'opposent pas sur le fond, c'est à dire sur la nature du régime.
L'action politique autonome est donc très difficile, à la pleine satisfaction d'un système obnubilé par l'idée de refermer la parenthèse ouverte en 1992. L'expression des malaises sociaux ne s'exprime plus que par des faibles émeutes.
Quelles perspectives ?
Dans ce contexte peu enthousiasmant, le pouvoir djiboutien bénéficie d'un soutien international déterminé par les intérêts bien compris et la confusion autour de l'anti-terrorisme : la scène politique est strictement verrouillée.
Il est donc nécessaire aujourd'hui pour tous ceux qui pensent qu'un avenir démocratique est possible à Djibouti de maintenir la veille critique et la construction intellectuelle d'alternative sociale et politique crédibles.
L'irrésistible effondrement de l'Etat augure de lendemains très complexes, loin d'être résolue par des artifices sans prise sur la réalité, la crise politique Djiboutienne s'aggrave chaque jour. Il importe à ce stade d'envisager la formation de réseaux d'animation du débat politique sur les questions concrètes, l'analyse et l'information de l'opinion sur les conditions et opportunités de modification des équilibres politiques .
En effet, les déséquilibres structurels de la société Djiboutienne ne peuvent en rien être améliorés par un système d'un autre âge se situant à contre-courant de l'évolution historique mondiale.
Djiboutiennement.
Par FreeDjibouti freedjibouti@windowslive.com http://afraissas.over-blog.com
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=================================== Dieu ou Allah vecteur de violence?
Attentats Bombay Dieu ou Allah n’est-il pas amour? Dieu ou Allah n’est-il pas paix ? Dieu ou Allah n’est-il pas fraternité ? Dieu ou Allah n’est-il pas entraide ? Dieu ou Allah n’est-il pas solidarité ? Dieu ou Allah n’est-il pas charité ? Dieu ou Allah n’est-il pas justice ? Dieu ou Allah n’est-il pas compassion? Dieu ou Allah n’est-il pas bonté? Dieu ou Allah n’est-il pas bienveillance ? Dieu ou Allah n’est-il pas humanisme ? Dieu ou Allah n’est-il pas miséricorde ?
La déclinaison de la longue litanie que ci-dessus est motivée par le fait que depuis les années 1990 au nom de Dieu ou de Allah le sang d’innombrables innocentes victimes (personnes humaines) coule abondamment à travers le monde. Par air, sur mer, sur terre ou sur réseau ferré au nom prétendument de Allah des illuminés posent des bombes, déclenchent de cruels et violents attentats, opèrent des tueries dans des conditions de barbarie extrême !
Tandis que quelques-uns revendiquent l’appellation de talibans (étudiants en théologie nous dit-on), pour opprimer femmes, enfants et hommes, tuant et égorgeant sans distinction au nom de Allah ; d’autres ont l’inouïe hardiesse d’invoquer la condition de (sic) « mécréant » de leurs victimes pour justifier leur forfait !
Quelques victimes en réchappent démembrées, handicapées et traumatisées à vie.
Pas un jour ne passe sans que les radios, télévisions et la presse ne nous relatent des faits de mort volontairement et violemment occasionnée au nom de Dieu ou de Allah.
Quel est donc le contenu de l’enseignement "théologique" que ces "étudiants" ou "croyants" reçoivent ? Quel précepte religieux chrétien ou musulman incite ainsi aux attentats mortels et à l’égorgement de son semblable ?
Quel est-il donc cet Allah au nom duquel l’on tue si massivement et ce dans des conditions de violence effroyable ?
En ces circonstances, l’usage du nom de Dieu ou de Allah n’est-il pas particulièrement impropre et dévoyé ? L’ensemble des caractères communs aux sociétés humaines évoluées n’est-il pas fragilisé, mis en désordre, provoquant dès lors des antagonismes rédhibitoires ?
Aux plans moral, cognitif et psychosomatique, l’homme n’est-il pas doué d’intelligence, de raison et d’un langage structuré ? S’il est patent que l’homme n’est ni ange ni bête sauvage pour autant, depuis [son] avènement, un panel d’actes posés de mains d’hommes donne incontestablement le tournis et incline à désespérer de l’espèce humaine !
N’est-il pas vrai que dorénavant, c’est avec la crainte d’un plausible attentat mortel que l’on prend l’avion, le bateau ou le train ? N’est-il pas vrai que désormais, c’est avec l’appréhension d’un risque dramatique que l’on se rend dans quelques édifices publics ciblés, représentations diplomatiques ciblées ou bureaux d’organisations internationales ? N’est-il pas vrai que dorénavant que vous cheminez sur la voie publique ou voyagez dans quelques pays, à tout moment, en tout endroit, au nom de Dieu, de Allah ou d’une revendication politique vous ne pouvez affirmer être à l’abri d’une explosion visant un seul objectif : La mort massive.
La vie sociale en est chambardée ! Il nous est désormais demander de nous soumettre avant d’embarquer à bord d’un avion, d’un train, d’un bateau ou à l’entrée de quelques édifices publics, de passer par des filtres de sécurité et de nous soumettre à des fouilles de sécurité. Ces contraintes sécuritaires se sont largement multipliées et sont devenues la règle. Elles provoquent en quelques occasions agacement et irritation en raison de ce que vous trouverez immanquablement un "zozo" au nombre des agents de sécurité qui fera du zèle.
En l’espèce, nous sommes en présence d’un principe de précaution direct et immédiat, conséquence de tant et tant de violences mortelles perpétrées de mains d’homme !
Vers quel abîme se dirige [notre] humanité ? Les faiblesses de l’humanité sont-elles irréductibles ?
Se peut-il que quiconque allègue valablement d’une conviction religieuse, d’un enseignement religieux ou d’une conscience religieuse pour semer si massivement drame et mort ?
Par avance, je repousse toute imputation relative au fait que je serai mû par une posture pro-occidentale, pro-américaine ou pro-que sais-je ! Au vu de la mort volontairement occasionnée à d’innocentes personnes humaines dans des conditions violentes au nom de Dieu ou de Allah, ma réflexion est seulement inspirée par un questionnement sur le genre humain.
En ce début de l’année 2010 l’on dénombra encore plus d’une centaine de morts à travers le monde ; ainsi, il est semé la mort sur un fondement religieux !
D’ailleurs, les violences entraînant la mort au nom de Dieu ne sont pas exclusives, il est également infligé à l’âme et à l’esprit de l’homme, au nom de Dieu, des violences morales. Des prédicateurs (bonimenteurs et escrocs notoires) aux intentions éminemment vénales promettent à des personnes atteintes de maladie grave : La guérison irréversible. À d’autres il est promis : Le mystère de la Rédemption (…) sous condition dans les deux cas ci-avant mentionnés d’une instantanée générosité financière. Cependant ni guérison, ni Rédemption ne seront au rendez-vous. Sur le continent Africain, des prédicateurs de cette espèce prospèrent et en ce qui nous concerne en Somalie!
Ni Dieu ni Allah n’est vecteur de violence ; les imposteurs qui tirent justification de je ne sais quel précepte religieux pour propager la mort doivent recouvrer la raison et le discernement.
Religieusement
Par FreeDjibouti freedjibouti@windowslive.com http://afraissas.over-blog.com
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=================================== Samedi 2 Janvier 2010 La problématique de la présidentielles de 2011
Trois fois déjà, depuis la nouvelle mode qu’est une plus grande démocratisation des états africains qui fait l’écho du fameux discours de la Baule, il a été organisé des élections présidentielles à Djibouti. Autant de fois déjà, les attentes des uns et des autres sont restées inassouvies.
L’un des paris majeurs de l’élection présidentielle de 2011 est sans nul doute celui de contrer l’initiative de Guelleh de changer la constitution pour un 3eme mandat mais aussi et surtout celui de résorber la fracture systémique de plus en plus béante, que Djibouti, à l’instar de presque tous les états africains, n’a cessé de connaître durant tant d’années de micmac politicien.
Ce pari a pour enjeu de clarifier le « système » politique qui pourrait être la nôtre, en ne perdant jamais de vue les moyens authentiques qui aideraient dans son application. Le constat actuel est de loin en défaveur de cet état de fait.
Il n’y a aucun intérêt ici à revenir sur les événements qui ont jalonné l’histoire récente ou lointaine de ce pays, des plus douloureux aux plus incompréhensibles, en passant par les ambigus et encore les plus inadmissibles… !
L’élection présidentielle de 2011 doit donc servir de nouveau départ pour une nouvelle ère républicaine à Djibouti. Elle doit permettre à ce pays qui aura ainsi vécu trente deux ans d’indépendance sans jamais avoir pu décider du sort qui devrait être le sien, de s’afficher en tant que nation définitivement tournée vers l’avenir.
C’est du moins, ce qui pourra permettre d’éviter le chaos tant annoncé. Il y va de l’engagement des uns et des autres. Il y va surtout de celui du pouvoir, afin qu’il ne soit plus entaché de cette espèce de peste vénielle qui est la résultante de plusieurs années de gestion du pouvoir dans laquelle nombre de Djiboutiens ne se retrouvent aucunement.
L’état chronique de frustration et la condition d’éternel désabusé que l’on peut remarquer chez les Djiboutiens aujourd’hui, répondent à la déclinaison qui est faite du paradigme « changement » auquel elles ne sont pas arrivées à attribuer, tout au moins pas encore, une orientation répondant à leurs attentes légitimes. La crainte étant de faire du surplace encore et toujours en se demandant jusqu’à quand cela durerait.
Ces populations méritent donc en effet qu’un changement visible, dont la traçabilité est dénuée de toute équivoque dans leur quotidien soit enfin advenu réalité.
Qu’est-ce donc que ce changement ?
L’objet même du changement est invariablement celui de toute nation, c’est-à-dire celui de vouloir vivre ensemble autour d’un projet commun qui requiert l’adhésion d’une majorité dans le souci de susciter chez les plus réticents, le désir d’appartenir aussi audit projet.
Loin d’une utopie, c’est bien ainsi que se définit une nation afin de se donner les moyens de s’affirmer en tant que telle. Les exemples sont légions dans l’histoire des hommes. Que de fois la nation n’a-t-elle été au prix du sang et de rêves non assouvis ! Elle reste cependant le socle sur lequel se dressent les peuples pour se réclamer d’un processus sociétal ambitieux. La nation djiboutienne ne saurait être privée de cette vision.
C’est donc justement parce que la perspective d’une telle vision ne semble pas s’inscrire dans le système que le pouvoir a toujours incarné, que le changement devient la condition pour que naisse enfin une nation djiboutienne. Tous les Djiboutiens veulent le changement, dit-on !
Il y a ceux qui veulent un changement parce que le régime en place est népotique ; nous ne sommes quand même pas dans une dynastie, mais plutôt dans une république, aussi bananière fusse-t-elle !
Il y a aussi une minorité épris par une haine tribale veulent changer Guelleh par un autre despote de leur clan !
Viennent ensuite ceux qui estiment que c’est le bilan économique qui laisse à désirer et que l’espoir de tout homme moderne d’être au fait de l’avancé des sociétés du monde contemporain n’est point permis aux Djiboutiens. Au détriment du bien-être des jeunes populations, la gabegie a été établie comme méthode de gouvernance.
On peut aussi relever ceux pour qui le changement est synonyme de cessation de l’arbitraire et de l’impunité pour que ces incongruités ne soient plus érigées en privilège. Il en va du nécessaire besoin de toutes les forces vives pour jeter les bases d’une véritable nation djiboutienne.
Autrement, on s’évertuera à perpétuer des pratiques qui ne cesseront d’éloigner les générations entre elles et d’entretenir un inconfort qui viendrait à bout de toute volonté de cohésion. Le déshonneur serait de participer, d’une manière ou d’une autre, à cet échec !
Le changement peut être entendu par certains comme étant tout simplement le besoin que les mêmes choses soient faites par d’autres, même à compétences égales, pour peu que le style des uns ne convient pas à une majorité. Le choix des peuples ne se fait toujours suivant des critères prévisibles. Il ne saurait y avoir aucune autre considération si ce n’est seulement une observance en toute objectivité de l’inadaptabilité des compétences indéniables reconnues, au demeurant aux détenteurs du pouvoir.
Enfin, le changement peut se décliner vers une radicale rupture entre ce qui est illégitimement établi pour nettoyer de fond en comble la classe politique, quelle qu’elle soit, parce que ne répondant en rien aux aspirations des différentes générations qui sont le capital garanti de Djibouti d’aujourd’hui et de demain.
Cette radicalité doit être envisageable dans la mesure où l’élection annoncée de 2011 viendrait à laisser comme un arrière-goût de réchauffé, une espèce de déjà-vu dans l’opinion nationale ; où les mêmes recettes sont resservies, malgré les brillants essais de justification ça et là pour adoucir l’onde de choc. Les générations djiboutiennes ne font pas du surplace. Elles aimeraient certainement que les politiques suivent, afin de combler le décalage qui s’installe au fil des ans. Tout ceci devient lassant !
Au regard de ce qui précède, le changement nous oblige donc en tant qu’enjeu unique et irréversible de l’échéance prochaine à Djibouti. Il est non seulement souhaitable qu’il en soit ainsi, mais il est surtout important que ce soit à la régulière, devrait-on dire.
Pour ce faire, trois préalables s’imposent : l’intelligence des acteurs politiques, l’adhésion à une pratique collective et l’égoïsme d’un particularisme retrouvé.
La classe politique djiboutienne offre un spectacle des moins plaisants depuis que le peuple lui a souverainement confié de garantir un lendemain meilleur après plusieurs décennies d’immobilisme outrageant. Il est encore de se ressaisir. Bon courage…..
Djiboutiennement.
FreeDjibouti freedjibouti@windowslive.com http://afraissas.over-blog.com
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On entend par intelligence (humaine), l’aptitude avérée de l’homme, animal réputé pensant, à anticiper autant que possible une sortie heureuse d’une quelconque contrainte, aussi infime soit-elle. Elle perd de sa vertu si elle ne sert qu’à changer uniquement la couleur du mal pour pouvoir s’en plaindre davantage.
Il est donc inquiétant qu’à l’heure où les grandes puissances de ce monde se dépatouillent (et c’est le cas de le dire) inlassablement pour réorienter leurs pratiques habituelles, force est de constater que Djibouti, à l’instar toujours de ses pairs africains, continue de maintenir l’immobilisme comme règle absolue. Il est un intérêt certain à s’interpeller sur la source de cette résolution affichée de ne point s’inscrire dans la marche en avant de l’histoire.
En effet, si l’on fait une relecture de l’histoire africaine, il est fort remarquable que ce continent semble être le seul qui se donne un mal insensé pour se libérer d’un fléau innommable, sans jamais être arrivé, non seulement à tirer des leçons de la lutte qui y a mené, mais aussi et surtout, en prenant un malin plaisir à s’enfermer dans une autre servilité.
L’Afrique a lutté pour se libérer de l’esclavage, et à quel prix ! Elle le remplace par la colonisation… et, cette dernière, devenant plus que soutenable, elle s’active pour s’en libérer. Il y a eu par la suite, comme si tous les efforts des uns et des autres pour les indépendances tant espérées devraient s’annihiler pour des raisons occultes et ignominieuses, les différentes libérations nationales dont des journées commémoratives courent les pays, sans oublier celles dites économiques qui se célèbrent à coup de frasques indignes des sacrifices consentis.
Au final, pour toute libération, l’Afrique se retrouve à chercher encore à se libérer d’une nouvelle servitude, et c’est la plus imbécile de toutes : la dictature. Alors, le bon sens oblige à se demander sur quoi s’empaler ensuite… Il apparaît clairement que les mêmes inepties prennent la place des mêmes balourdises pour que l’immobilisme trouve les meilleures conditions pour s’installer indéfiniment dans les sociétés de l’homme noir. A tel point qu’on en oublie presque les vraies raisons de ce manque de clairvoyance et de cet obscurantisme endoctrinant qui est transmis à travers les générations. Le comble serait d’en faire un universalisme. Pauvre Afrique, dirait-on ! S’il est vrai qu’on ne peut pas changer l’histoire, il est tout autant vrai que ce sont les changements qui font l’histoire. Et ce, parce que les changements que les hommes opèrent dans leurs vies constituent les cadres réels et légitimes qui servent de creuset à leur histoire commune.
En Juin 1977, l’histoire de Djibouti a fait sensation en remettant le peuple dans son droit inaliénable à se donner une orientation qui lui sied. Du moins, c’est la résultante attendue par ceux qui ont eu une telle vision, on ne peut plus, noble. C’est tout le sens du sacrifice si âprement consenti. C’est toute la vertu que procure le sentiment d’une œuvre accomplie.
Les valeureux fils de ce pays ont su, en leur temps, mettre un nom sur la soif du peuple djiboutien, celle d’indépendance qui a fini par être proclamée en Juin 1977. Ils ont su incarner cette aspiration, en proposant au peuple une unicité de choix, qui correspondait à se lancer le défi fort audacieux de propulser cette nation, que l’histoire leur a donné à conduire, vers des horizons brillants.
Il leur a suffit, en définitive d’associer le peuple à la construction de leurs ambitions diverses et légitimes, au demeurant ! Ils avaient très vite compris également que la méthode constituait le socle même de leur entreprise, partant périlleuse.
Ils avaient surtout astucieusement noué les bonnes alliances malgré les divergences d’approches des différents acteurs. L’honneur de la jeunesse, mise largement à contribution par ailleurs, était la garantie de leurs actions. Le parti RPP en est une illustration édifiante. Alors, même si aujourd’hui la donne a changé (on ne chasse plus « le blanc » de nos territoires…), le schéma reste le même.
Il y a toujours en face du peuple, un oppresseur pernicieux, sibyllin, et malicieux, qui plus est!
Essayons-nous à ce que je me risquerai d’énoncer comme étant la théorie des trois
’’A’’ : Alternative-Alternance-Autogestion.
L’Alternative n’est possible que si on est attentif au souhait du peule djiboutien. Ceci se traduit par le tissu sociopolitique qu’il a composé depuis les années 92. La vraie raison est d’éviter d’entrer dans un émiettement de ce tissu sociopolitique qui garantirait au pouvoir la légitimation qu’il recherche par tous moyens, même les moins honorables. Il est bien évident que le sentiment d’un scénario inachevé est la limite à ne pas franchir si l’exception Djiboutienne peut constituer une valeur dans l’entendement des uns et des autres. L’objectif n’est pas de donner à plébisciter un parti nommé. Il est tout simplement question de mettre le peuple djiboutien face à un choix qu’il a toujours exprimé au travers de précédentes échéances. Le jeu des partis politiques et autres tentatives individuelles, bien qu’intéressantes, renforcent plutôt la position du pouvoir qui ne cessent d’enrôler fatalement des forces actives de la jeunesse par des stratagèmes plus efficaces les uns que les autres. Il n’est plus tout à fait contraignant de se déclarer membre du R.P.P, parti au pouvoir, comme qu’il a pu le sembler, il n’y a pas si longtemps.
Pourquoi faire plus compliqué, alors que le plus dur est déjà fait. L’unanimité autour de la question de débarrasser Djibouti d’un système plutôt abrutissant, sans jamais verser dans l’abus, est faite. Il ne reste plus qu’à l’appliquer.
Le réel constat est qu’effectivement les partis politiques tels que structurés ne laissent pas tout le temps percevoir clairement leur façon d’accéder à la volonté du peuple. Il revient alors au peuple de confirmer son choix, conforter son tissu sociopolitique pour enfin consommer deux décennies d’une illusion sur trente deux années d’indépendance.
C’est la seule garantie pour éviter la compromission qui est devenue le jeu intellectuel le plus prisé depuis peu. Ajoutées à cela la stigmatisation des uns et l’incongruité des autres, la marmite est pleine pour que le réchauffé soit resservi. On ne peut pas être tous fous en même temps, dirait-on !
Cette Alternative constitue l’assurance d’une Alternance propre, sous tous les angles, parce que respectant tout simplement la perspective suggérée par le peuple djiboutien. L’Alternance est sans doute le tremplin pour asseoir la démocratie participative qui est reconnu par les expériences venues d’ailleurs comme étant le modèle le plus proche d’une bonne gouvernance.
L’Autogestion est la porte de sortie qui apparaît la plus adaptée pour compter relever les défis actuels auxquels toutes les nations du monde sont confrontées aujourd’hui.
Il me semble qu’une mise au point s’impose. Cette analyse sur la problématique de la présidentielle de 2011 se veut basée sur une observation évoluée de l’expression de l’aspiration profonde du peuple djiboutien à un changement systémique. Elle ne saurait donc souffrir d’aucune adhésion partisane.
Le but étant de traduire dans les faits, la marche du peuple djiboutien vers l’affranchissement d’un système de gouvernement s’inspirant prétendument des méthodes colonialistes rétrogrades, n’ayant pour finalité que de dégouter les Djiboutiens d’une appartenance nationale dont l’adhésion est massivement tronquée. Il ne s’agit pas uniquement de prendre monsieur tel associé explicitement ou non à un autre, afin de remplacer un autre encore, au nom d’un hypothétique changement qui renforcerait dans le pays un malaise profond qui finirait par appeler les uns et les autres à s’affronter vertement au mépris des règles élémentaires de bienséance qui exclut toute violence comme moyen de socialisation des individus.
Il est de bon ton que les Djiboutiens se sentent pour une fois concernés par l’engagement, sans nul doute sincère, des acteurs politiques, même si leurs initiatives ne semblent pas tout le temps traduire avec justesse la volonté du peuple de se défaire des liens d’un système qui l’étouffe.
Le vrai challenge consiste à aider ces mêmes acteurs politiques pour une instauration efficiente de la démocratie dans notre pays. Ce n’est qu’après que nous pourrons jauger dans les règles de l’art, des nécessités ou non de l’à propos du choix à faire ou à ne pas faire dans la stratégie des uns et des autres. Il n’est ici pas question de remettre en cause leur professionnalisme, loin s’en faut !
Le schéma classique qui suit est justement celui de l’exercice du pouvoir dans les conditions que la nouvelle classe dirigeante sera appelée à assumer.
Dès lors que la vraie démocratie est le mécanisme d’expression de la volonté du peuple le plus fiable expérimenté jusqu’alors, l’exercice du pouvoir est avec la réalité du pouvoir l’enjeu inévitable.
Djiboutiennement
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** Retour au sommaire ** ================================================= Vendredi 1er Janvier 2010 Voeux du MRD pour la nouvelle année 2010
Le président du parti, Monsieur Daher Ahmed Farah, le Bureau national ainsi que l’ensemble des militants et sympathisants du MRD souhaitent à toutes les Djiboutiennes et à tous les Djiboutiens comme au reste du monde une bonne et heureuse année 2010.
Puisse cette nouvelle année être celle où se réalisent nos vœux individuels de bonheur et de prospérité. Puisse-t-elle être celle où se concrétisent les vœux collectifs de changement démocratique, de justice et de progrès harmonieux que forment le peuple djiboutien et d’autres à travers le monde.
En plein accord avec la communauté nationale, le MRD et le reste de l’opposition entendent faire de cette année 2010 l’année de l’intensification de la lutte et de la victoire.
Allah nous entende. Amin.
A Bruxelles, le 27 décembre 2009 Le président du MRD, Daher Ahmed Farah
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============================================== Interview du président Daher Ahmed Farah
“Usons de tous les moyens légitimes pour créer le rapport de force nécessaire au changement», déclare le président du MRD, M. Daher Ahmed Farah (DAF), dans une interview au journal le Renouveau Djiboutien” Dans une interview accordée au Journal le Renouveau Djiboutien, organe de presse interdit du MRD, le président du MRD, Daher Ahmed Farah, aborde le procès pour faux du MRD, la situation générale à Djibouti, l’état de la démocratie et des droits humains, l’action du MRD et du reste de l’opposition, le projet de troisième mandat du président Guelleh, la position américaine et française ainsi que les voies et moyens de réaliser le changement démocratique à Djibouti.
Voici l'intégrale des propos recueillis par Mohamed Houssein:
Le Renouveau : Le procès du MRD a été maintes fois renvoyé. Qu’est-ce qui retient la justice djiboutienne de trancher cette affaire ?
DAF : Je voudrais d’abord profiter de l’occasion que vous m’offrez pour adresser aux Djiboutiennes et aux Djiboutiens mes meilleurs vœux pour la nouvelle année 2010. Puisse-t-elle être l’année du bonheur pour chacun d’entre nous et celle du changement démocratique tant désiré pour nous tous. Pour revenir à votre question, il est vrai que le procès que nous avons engagé contre la dissolution arbitraire et illégale du MRD par décret présidentiel du 9 juillet 2008, va de renvoi en renvoi. Ce, du fait de la partie adverse, à savoir l’Etat de Djibouti. A défaut d’arguments, puisque le MRD a été dissout sur la base d’un faux grossier fabriqué par le régime, l’Etat de Djibouti (malheureusement incarné par le seul pouvoir du président Guelleh) pratique la politique de la chaise vide. Et lorsque son représentant paraît comme il l’a fait (miracle !) le 26 décembre 2009, c’est pour déclarer n’avoir rien à dire. Mais qu’il soit clair, contrairement aux motivations inavouables et inavouées mais non moins flagrantes de cette dissolution, le MRD poursuit de plus belle sa lutte pour le changement démocratique à Djibouti. Un parti politique, faut-il le rappeler, est une organisation de femmes et d’hommes unis par un projet national et non une faveur à tout moment révocable de despote.
Le Renouveau : De quoi accuse-t-on réellement le MRD ?
DAF : Il y a une accusation inventée de toutes pièces et transcrite dans un faux grossier dont tous celles et ceux qui suivent cette affaire ont connaissance puisque ce document a été publié par nos soins comme par le régime. A savoir que le MRD aurait demandé au président érythréen d’envahir la République de Djibouti et de mettre fin au régime du président Guelleh au profit de l’opposition. Et il y a l’accusation réelle qui reproche au MRD de s’engager et de lutter légalement et légitimement pour l’avènement d’une société juste, fraternelle et démocratique à Djibouti. Le régime nous en veut pour nos convictions politiques, voilà la vérité.
Le Renouveau : La vie politique djiboutienne est dominée par un seul parti politique depuis plus de 32 ans. Le pays n’a jamais connu d’alternance démocratique depuis plus de trois décennies. Quel tableau pouvez-vous nous dresser de la situation en général, et dans le domaine de la démocratie et des droits de l’homme en particulier ?
DAF : La situation générale, celles et ceux qui s’intéressent à ce pays le savent, est préoccupante à Djibouti. Plus de trente deux ans après l’Indépendance, quiconque observe la République de Djibouti est frappé par la misère sociale, la concentration des ressources économiques entre les mains d’une poignée d’individus, la confiscation et la gestion désastreuse de l’Etat, le caractère policier du régime. Il n’est pas étonnant, dans ces conditions, que notre pays soit très mal placé en matière de démocratie et de droits de l’Homme : notre chère terre est l’un des rares lieux au monde où la liberté et les droits humains sont traités comme une menace par les gouvernants. De fait, la République de Djibouti est, à peine née et à tous les niveaux, devenue la chose d’un homme et de son petit entourage. D’où la profonde lassitude des Djiboutiens et le rejet du pouvoir en place. Rapports et autres enquêtes internationaux sur Djibouti confirment cette analyse de la situation. Je renvoie les lecteurs au rapport de l’Observatoire international pour la défense des droits de l’Homme du 9 août 2006, aux rapports annuels sur la situation des droits de l’Homme dans le monde publiés par les Etats-Unis d’Amérique, au rapport d’enquête parlementaire de l’Union européenne en date du 1er décembre 2008, document suivi d’une résolution du Parlement européen sur la situation dans la Corne d’Afrique le 15 janvier 2009, aux rapports annuels de Reporters sans Frontières, aux nombreux écrits de l’Organisation internationale du travail (OIT) et de son organe exécutif, le Bureau national de travail (BIT), etc. etc. Il est symptomatique que le président Guelleh ne rassure même pas ses amis et autres proches partenaires, comme le montrent les cas de l’homme d’affaires Abdourahman M. M. Boreh et du défunt général de police Yassin Yabeh. Et qu’à leur tour les plus zélés «fous du roi» du Chef de l’Etat confient en privé leur déception à son égard. Savez-vous qu’Ismaël Omar Guelleh a brutalement déclaré persona non grata, en août 2009, le directeur général que ses amis de Dubai Ports International avaient placé à la tête du Port de Djibouti ? Savez-vous que dans le classement de Doing Business 2009 (Banque Mondiale) Djibouti se retrouve en 163ème sur 183 pays classés pour la facilité de faire des affaires ? Savez-vous que, selon Famine Early Warning Systems Network (Fews.net), organisation américaine d’alerte précoce, 340.000 personnes, soit la moitié de la population djiboutienne, souffraient de la faim et avaient d’urgence besoin d’assistance alimentaire en 2008 sous nos cieux, problème qui ne s’est pas arrangé depuis lors ?
Le Renouveau : Il semble y avoir comme un parfum de fin règne à Djibouti. Est-ce votre avis ?
DAF : La fin de règne aurait dû intervenir depuis longtemps. La vérité est que s’il y a règne autocratique c’est qu’il y a faiblesse de nous autres Djiboutiennes et Djiboutiens. Il est grand temps de cesser d’attendre la fin de ce règne fossoyeur et de la provoquer. N’attendons pas la chance, soyons notre chance.
Le Renouveau : Vous venez d’effectuer une visite de travail en Amérique du Nord. Vous avez aussi participé à une conférence sur Djibouti récemment à Bruxelles. On a l’impression que l’opposition djiboutienne redouble d’activités ?
DAF : L’opposition djiboutienne doit pleinement prendre ses responsabilités, et elle le sait. D’où ses efforts. D’où les efforts constants du MRD et de son président. Nous devons intensifier la lutte et susciter un sursaut national pour réaliser le changement.
Le Renouveau : L’élection présidentielle à Djibouti aura lieu en 2011. Que compte faire l’opposition pour faire advenir une alternance démocratique dans ce pays ?
DAF : La position du MRD et du reste de l’opposition crédible est claire en matière électorale. Comme nous l’avons rappelé dans notre appel au peuple djiboutien et à la communauté internationale du 26 septembre 2009, appel lancé au nom de la coalition des partis légalisés (Union pour l’Alternance Démocratique ou UAD), avant tout nouveau scrutin, les conditions électorales de transparence, de liberté et d’équité doivent être réalisées. Or, rien n’est fait et ne le sera probablement en ce sens par le pouvoir en place. C’est dire qu’il appartient à l’opposition et au peuple djiboutien de créer le rapport de force nécessaire pour débloquer la situation, mettre fin aux mascarades électorales et rendre enfin possible l’alternance démocratique sous nos cieux.
Le Renouveau : L’actuel chef de l’Etat djiboutien, Monsieur Ismail Omar Guelleh, veut modifier la constitution pour briguer un troisième mandat. De quels moyens dispose l’opposition pour faire barrage à ce projet ?
DAF : Monsieur Guelleh, qui ne comprend que le langage du rapport de force, agit ainsi parce qu’il s’estime en position de force. A nous donc de le faire renoncer au troisième mandat et à l’intention de présidence à vie qui sous-tend ce projet. Il nous faut user de tous les moyens légitimes pour créer le rapport de force nécessaire au changement. Je dis bien rapport de force.
Le Renouveau : La France et les Etats-Unis ont des intérêts importants à Djibouti. Pensez-vous qu’ils sont opposés à ce troisième mandat ? Que leur diriez-vous ?
DAF : La France et les Etats-Unis d’Amérique sont deux grands pays démocratiques. Ils ont su s’opposer à la tyrannie et conquérir de haute lutte la liberté dont ils jouissent aujourd’hui. La France aime à se dire patrie des droits de l’Homme et les Etats-Unis ne sont pas en reste qui réaffirment régulièrement leur attachement à la démocratie. Dans son retentissant discours d’Accra en date du 11 juillet 2009, le président Barack Obama a déclaré que l’Afrique a besoin d’institutions fortes (strong institutions) et non d’hommes forts (strong men). Or, le président Guelleh n’est ni un champion des droits de l’Homme, ni un adepte de la démocratie. C’est un homme fort (strong man) qui ne se soucie que de ses intérêts personnels, ce que savent Français et Américains. Nous leur disons donc que si un camp mérite leur soutien, c’est bien celui du peuple djiboutien épris de liberté et de progrès harmonieux. Il va d’ailleurs de leurs intérêts que Djibouti cesse de s’enfoncer dans la misère et dans l’absence de liberté pour renaître dans la démocratie, l’Etat de droit et le développement durable. Ce qui se passe autour de Djibouti, y compris sur l’autre rive de la Mer Rouge, devrait être pris en compte par nos amis français et américains.
Le Renouveau : Vous êtes un opposant notoire au régime Djiboutien. Mais vous vivez en dehors du pays depuis ces dernières années. Quelle est votre marge de manœuvre pour faire avancer votre combat pour la démocratie à Djibouti ?
DAF : En effet, je vis aujourd’hui en exil avec d’autres compagnons de lutte, mais cela ne nous empêche pas d’agir. Nous le faisons avec la diaspora djiboutienne, auprès des démocrates et démocraties amis de Djibouti, mais aussi vers l’intérieur de notre pays. Nous le faisons avec un souci constant d’unité avec le reste de l’opposition. Et nous sommes plus que jamais déterminés. Toutes choses qui dérangent le régime et expliquent ses persécutions à l’encontre de notre organisation politique.
Le Renouveau : En l’absence de liberté de presse et de communication à l’intérieur du pays, de quels moyens de communication dispose l’opposition pour toucher les Djiboutiens?
DAF : Il est vrai que la liberté d’expression est déniée à l’opposition, comme d’ailleurs au reste des Djiboutiens. Nous nous sommes vu refuser l’autorisation d’ouvrir une radio libre, le Renouveau Djiboutien a été interdit en 2007…Même les communiqués de la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH) ne sont pas épargnés. Or, il nous faut toucher les Djiboutiens. A l’extérieur, en terre de liberté, c’est aisé ; mais vers l’intérieur, il nous faut faire preuve d’imagination. Les démocrates djiboutiens y travaillent activement. Le MRD, qui est conscient de l’importance des moyens de communication de masse, est très attaché à ce que ce vide soit comblé.
Le Renouveau : Merci, Monsieur le président.
DAF : C’est moi qui vous remercie.
** Retour au sommaire ** ================================================= Mardi 29 décembre 2009 Mise au point du 28 décembre 2009
Comme si Djibouti était stable!
Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté, le 23 décembre 2009, une résolution demandant, entre autres "à l’Érythrée de régler par la voie pacifique le différend frontalier qui l’oppose à Djibouti".
Nous soutenons pleinement cet appel au dialogue, conforme aux dispositions du chapitre VI de la Charte des Nations unies et souhaitons qu’une nouvelle confrontation armée soit évitée et que la paix revienne entre Djibouti et l’Érythrée.
Cette évidence étant posée, I’ARD ne peut totalement souscrire à la perception des réalités djiboutiennes qui semble être celle du Conseil de sécurité lorsqu’il « Exige de tous les Etats Membres et en particulier de l’Érythrée qu’elle cesse d’armer, d’entraîner et d’équiper les groupes armés et leurs membres, dont Al Shabaab, qui visent à déstabiliser la région ou fomenter des violences et des désordres civils à Djibouti ... ».
Est-ce à dire que la paix civile règne à Djibouti, havre de paix dans une région tourmentée, qu’une force maléfique extérieure chercherait à déstabiliser ?
Si tel est le postulat qui sous-tend cette assertion du Conseil de sécurité, qu’il nous soit permis d’estimer, nous, émanation d’un mouvement politico-militaire cosignataire de l’accord de paix du 12 mai 2001 violé par la partie gouvernementale, nous, membres d’une opposition djiboutienne à laquelle est quotidiennement et brutalement dénié le droit fondamental de concourir à l’expression du suffrage universel, que c’est le régime djiboutien qui, en aggravant les causes du conflit armé, constitue le plus grand danger pour la paix civile.
Présenter Djibouti comme un modèle de stabilité relèverait à la fois de l’onction thaumaturgique et de la politique de l’autruche: c’est la violence répressive que cette dictature sortie des urnes impose aux partis politiques, aux syndicats et à la société civile dans son ensemble qui pousse un nombre croissant de Djiboutiens à choisir des voies radicales.
Bien que nous souscrivions à l’indispensable curialisation des oppositions, afin que les inévitables confrontations se déroulent dans un cadre pacifié, nous estimons toutefois que l’on ne peut condamner une légitime Contestation armée sans donner toutes ses chances à une opposition pacifique légalement constituée.
Ne pas admettre que Djibouti est fondamentalement instable du fait de la nature dictatoriale du régime en place, fait enfin désagréablement suite au silence complaisant de la communauté internationale (et singulièrement les grandes démocraties militairement présentes à Djibouti) face à la répression sauvage de l’opposition pacifique et aux exactions récurrentes et impunies contre les populations civiles du nord et du sud-ouest de notre pays.
Pour nous, Djibouti n’est pas seulement un port, une position géostratégique ou un avant-poste pour des forces militaires étrangères: c’est un Peuple déterminé à en finir avec une dictature qui s’asservit depuis trop longtemps et à pleinement se réaliser dans un développement harmonieux.
Quand le bulletin de vote n’est que le papier peint d’un vaste décorum démocratique et que les revendications pacifiques ne rencontrent que des tirs à balles réelles, c’est au Peuple et à lui seul de définir le meilleur moyen de se libérer d’un régime qui constitue une intolérable calamité pour ses citoyens ainsi qu’une grave menace pour ses voisins.
Le délégué plénipotentiaire de l’ARD Cassim Ahmed Dini
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IOG et sa milice traversent la frontière
Ces derniers temps, beaucoup de journaux (en ligne) de Somaliland parlent de l'achat en secret, par IOG, de deux iles de ce pays: l'île Saad-ad-diin et l'île Ebaad. Il fait cela sous couvert d'intérêts privés. En réalité, il a déjà installé du matériel et une milice. Cette milice a expulsé manu-militari des pêcheurs installés sur ces îles. Là-bas en Somaliland, l'affaire fait des vagues.
À Djibouti, beaucoup de gens sont encore sceptiques devant ces allégations. Ils “attendent que la lune viennent devant la maison”. C'est juste une question de temps car à part la politique politicienne, cela est corroboré par plusieurs autres faits dans le passé récent:
- Contruction de la Route Djibouti-Zeila qui devient comme par magie la priorité d'IOG après 32 ans de reigne de son clan. Cette construction a commencé après une visite-éclair du ministre de l'intérieur somalilandais (voyage: Hargueysa-Djibouti-Zeila et sa région-Hargueisa). Mais pourquoi une route qui s'arrête à Zeila et construite avec des moyens exclusivement djiboutiens?
- Nomination comme gouverneur de Salal (région de Zeila) d'un salarié d'IOG. M. Mohamed Moussa Bououl dit “Bouni-Ilkoolé” n'est natif ni de la région de Zeila ni, encore moins, de Djibouti.
- Couronnement de l'ougas à Zeila pour occuper tout le monde pendant un certain temps (la planification de sa prochaine farce électorale)
- Relation très étroites entre IOG et Daher Rayalé (dictateur de Somaliland) dont la famille a demandé l'asile en France avec des papiers djiboutiens.
- Soldats somaliens à Holl-Holl. Ces soldats ne sont pas tous de la Somalie (Mogadiscio)!
Il n'y pas de fumée sans feu. Tous ces faits mis ensemble appuient la thèse selon laquelle IOG prend "sa part" de la Somalie. Le plus grave est qu'il fait ça non pas pour agrandir Djibouti mais pour récupérer et intégrer à Djibouti "la terre des mamassanes". Il fait ça pour damer le pion aux contestataires trouble-fête assajogs et afars et à tout ceux qui le traitent d'étranger.
S'il gagne, c'est lui et son clan seuls qui gagnent. Mais, s'il perd, c'est Djibouti tout entier qui perd. On partage les riques mais pas les profits.
Malin et demi IOG? Rien n'est moins sûr. Outre-frontière, la défense s'organise.
Abdo Ali M.
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================================================== Lundi 28 décembre 2009 Le MRD sort un DVD sur la visite au Canada de DAF
Le bureau d'Amérique du Nord du MRD (Mouvement pour le Renouveau Démocratique) vient de sortir un DVD sur les grands moments de la dernière visite au Canada de Daher Ahmed Farah. En effet, ce dernier a effectué une viste officielle de plus de 3 semaines (du 22 octobre au 12 novembre) au Pays du Castor. Il a rencontré beaucoup de monde (djiboutiens de la diaspora mais aussi des ressortissants des pays de notre sous-région).
Il a aussi accordé plusieurs entretiens à plusieurs médias de ce pays. Tout cela est compilé dans ce DVD. Vous pouvez d'ailleurs regarder un apperçu de moins de 2 min à l'adresse suivante: http://www.kulanka.com/
Pour acheter ce DVD, il suffit de contacter le bureau du MRD, le plus proche de chez vous..
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=============================================== Jeudi 24 Décembre 2009 Dépêche de l'ARD
A l’invitation du FDP (Forum pour la Démocratie et la Paix), l’ARD a participé au débat qui s’est tenu le 19 Décembre 2009 à Bruxelles à la mémoire des victimes du massacre d’Arhiba du 18 décembre 1991.
La délégation de l’ARD comprenait MM. :
- Mahdi Ibrahim Ahmed God, vice-président ;
- Cassim Ahmed Dini, délégué plénipotentaire;
- Hamad Daoud, Représentant en France.
Le MRD (Mouvement pour le Renouveau Démocratique) était représenté par Monsieur Daher Ahmed Farah, de même que le FRUD (Front pour la Restauration de l’Unité et de la Démocratie) en la personne de Monsieur Mohamed Kadamy.
Une assistance nombreuse avait honoré de sa présence le débat cette commémoration dont les trois moments forts ont été : la projection d’un film sur le massacre du 18 décembre 1991, les exposés des cinq intervenants officiels (Mahdi Ibrahim et Cassim Ahmed pour l’ARD, Daher Ahmed et Abdoulfatah Omar pour le MRD ainsi que Mohamed Kadamy pour le FRUD) ; les échanges entre ces intervenants et le public, fructueux et courtois grâce au travail de la modératrice, Mme Selma Benkhelifa.
Les délégués de l’ARD ont rappelé que, depuis ses origines en 1992 sous l’impulsion du FUOD et du regretté Cheiko, la commémoration du massacre d’Arhiba s’est toujours inscrite dans la nécessité impérieuse de combattre les cloisonnements ethniques imposés par la dictature en honorant, dans un même respect, toutes les victimes civiles sans distinction aucune. C’est le moyen le plus efficace d’organiser un vaste front national pour combattre le régime en place et en finir avec l’impunité qu’il assure aux auteurs des exactions et des exécutions extrajudiciaires.
Les représentants du MRD ainsi que celui du FRUD ont abondé dans le sens en soulignant qu’il était de la responsabilité historique des leaders politiques de l’opposition d’afficher une image solidaire et d’unir concrètement leurs efforts pour l’avènement d’un Etat de droit. Quant à la forme d’action la plus pertinente, considérant la nature répressive et liberticide du régime djiboutien, les délégués de l’ARD ont pour leur part insisté sur la nécessité, qui incombe aux partis politiques légalement constitués, d’épuiser toutes les voies pacifiques ou, à tout le moins, d’en poser publiquement le constat et d’en tirer toutes les conséquences qui s’imposent. Par ses nombreuses interrogations, le public a fortement réaffirmé la volonté qui animait la diaspora djiboutienne d’apporter sa contribution au combat démocratique mené par l’opposition nationale. L’ARD en est convaincue et l’en remercie. L’ARD remercie également le FDP pour cette initiative et le félicite pour son franc succès.
Voir notre album photo : Cliquer ici
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=============================================== Mardi 22 décembre 2009 Lettre ouverte à Mohamed Kaddamy, Président du FRUD.
Cher compatriote,
Mon nom peut être Houmed, Bouh, Nigmi, Warsame ou Fathi. Il n'est pas important! Ce qui est important, c'est que je suis un djiboutien. Je suis né en 1977 dans une République de Djibouti indépendante mais je fus forcé de quitter notre pays avant d'avoir l'âge de voter. Je vis actuellement quelque part en Amérique du Nord.
J'ai quitté le pays quand j'ai échoué mon passage en classe de seconde. J'ai cherché du travail partout pour essayer de gagner ma vie: banques de la place, armée, police, éducation, etc.). Toutes les portes se son refermées parce que je n'avais pas de ministre ou de haut fonctionnaire dans ma proche proche famille. Mon pays ne m'offrait rien.
J'ai alors tenté ma chance dans l'éxil. Ma famille s'est ruinée pour me faire partir. Même un de mes oncles de la brousse a vendu un chameau pour m'aider à partir. Tant bien que mal, j'ai débarqué ici, en Amérique du Nord. Quand la plupart de mes potes s'éclataient en abusant souvent de leur nouvelle «liberté», moi, sachant ce que j'ai quitté, je bûchais pour me faire une petite place dans ma société d'accueil. Aujourd'hui, on peu dire que j'ai réussi. Alhamdou Lillaa. Seulement voilà!
Au pays ça va mal. L'espoir d'un changement de régime vient de s'évanouir. Notre «lanterne suprême» et ses flatteurs ont décidé de faire chanter notre cher peuple djiboutien. Ils ont décidé de faire croire que le peuple insiste pour que sa magnanime grandeur Guelleh 1er, lanterne des lanternes, gardien des portes des lamentations, défenseur de la veuve et de l'orphelin... (excusez-moi, je coupe car je manque d'air) reste au pouvoir jusqu'à ce que mort l'en arrache et que, même après ça, sa grandeur nous garantisse que sa succession nous guident illaa yowm'addiin. Allah Wakiil!
Mais pourquoi donc je vous raconte tout ça et quel est l'objet de ma lettre ouverte?
Cher compatriote, je viens de lire dans plusieurs sites web une interview que vous avez accordé à un journal qui s'appelle «Nouvelles d'Addis». Dans votre interview, tout ce que vous dites est pertinent et souvent bien dit. Bravo! Personnellement, je suis pour le changement radical et des sujets comme le FRUD m'intéressent beaucoup. Je ne suis pas contre l'option militaire. Ceux qui règnent par les armes ne seront défaits que par les armes...»
Comme vous rappelez, c'est vrai qu'entre 1991 et 1993, le FRUD a conquis 2/3 du pays. Hélas, en 1994, c'était la fracture interne, le schisme, puis la reddition des agabas à Ab'aa, en décembre de la même année (et l'exil pour les autres comme vous). Pourquoi une telle déroute? Sans paraphraser, il y avait une cause majeure à cette déconfiture: le FRUD ne comprenait que des afars en son sein!
Profitant de cette erreur, Gouled et son entourage avaient alors ourdi un plan infaillible en décrétant la mobilisation générale avec ces mots d'ordre: 1.aux uns “Oodacalibaa inna soo galay oo dhulkii inaga qaadanaya” (les oda'ali nous ont envahis pour nous prendre nos terres). Imaginez la puissance de mobilisation de ces simples quelques mots. 2.aux autres : “Soomaaliyeey, cafar, xabashi iyo faransiis baa isasoo bahaysta, oo meeshii yarayd ee nabad inoogu hadhay baabi'inaya''. (les afars se sont ligués avec les français et les abyssins pour détruire le dernier petit coin de notre terre qui reste encore en paix, à l'aide!). Ça aussi, ça a fait “tilt” en déclenchant un véritable instinct de survie chez tous les somalis qui ont accouru de partout (Somalie, Éthiopie) pour s'enrôler massivement dans la défense du “seul bout de terre en paix qui leur restait”.
Au plan militaire, cette mobilisation était un coup de maître d'autant qu'elle était soutenu par toutes les recettes de l'État y compris les caisses des services publiques autonomes comme l'EDD et, les fameuses “contributions patriotiques” prélevées à la source sur les salaires de tous les djiboutiens.
Cher compatriote, je ne suis pas en train de vous donner une leçon d'histoire ni de vous enseigner les ba ba des sciences politiques ou militaires. Je n'en ai pas la qualification! Mais, le bon sens, s'il n'est pas altéré par les raisons du cœurs, est la chose la mieux partagée au monde. Ce bons sens me dit aujourd'hui que l'histoire risque de se répéter à cause de certains de vos propos. Pourquoi?
Regardez bien ces deux extraits de votre interview dans “Nouvelles d'Addis”.
Un extrait productif: “À l’heure où nous parlons, aucun mouvement, aucun État, et aucune entreprise ne soutient le FRUD. Notre atout ce sont les ressources humaines, notre richesse c’est l’élément humain qui reste très précieux. Nous nous efforçons surtout de ne pas nous créer des ennemis, ni parmi les organisations ni parmi les États voisins ni parmi les puissances”. En effet, dans un conflit qui vous oppose à un régime et non à un peuple, il ne faut pas se faire des ennemis pour rien. Il faut essayer d'avoir la sympathie ou tout du moins, la neutralité de tous les peuples et de les pays de la région du théâtre des opérations. Je suis d'accord avec vous à 100%!
Hélas, voici un extrait qui peut avoir un effet de boomerang: “Aussi incroyable que cela puisse paraître, le FRUD contrôle aujourd’hui un territoire plus vaste que le président somalien, Cheik Cherif Ahmed, soutenu par la communauté internationale”.
Cher compatriote, cet extrait peut avoir des effets contre-productifs dévastateurs et sera une arme puissante entre les mains du régime de Beit-el-Wali. Il faut savoir que vous dites ça dans “Nouvelles d'Addis” et vous êtes un afar. À priori, vous dite une chose vraie dans un journal x. Où est le problème? Le problème est qu'il est facile pour le dictateur ventru d'associer afar et Addis («deux ennemis héréditaires» qui viennent menacer TOUS les somalis). Il faut se rappeler qu'il a associé le MRD à l'Érythrée (et à l'invasion du pays par des étrangers). Afar et Addis voilà 2 mots qui mis côte à côte, risquent de travailler contre le FRUD et contre toutes les forces qui veulent le changement.
Je suis persuadé que vous avez effectué cette comparaison de bonne foi et sans arrière-pensée, dans l'unique but de donner une image réaliste de la situation sur le terrain. Néanmoins, ces mots repris, modifiés et amplifiés par la machine de propagande de Guelleh peuvent réveiller des vieux démons. Selon moi, dans l'état actuel des choses et dans de telles circonstances, toute allusion à la Somalie ne va aider que celui qui, soit disant, fait tout pour que ce pays (la Somalie) se remette débout: IOG (et il paraît qu'il veut le Prix Nobel pour ça).
Je vous écris la présente en toute fraternité, pour vous mettre en garde contre le pouvoir destructeur de certains propos. De propos qui risquent de reboucler la boucle comme en 77 et en 91. Des propos qui risquent de faire l'histoire, se répéter...
Je vous écris la présente lettre à vous et, à travers vous, à tous les leaders afars pour leur demander d'être plus visionnaires en investissant plus d'énergie pour gagner le cœur et la raison de leurs frères somalis. Les vieilles rengaines des dirigeants de la vieilles garde (Gouled, Siad, Aref, etc.) qui avaient pour fond de commerce la division de nos peuples, pourtant si proches, ont la peau dure et la tâche ne sera pas facile. Mais elle est plus que jamais nécessaire et, il faut commencer maintenant. Demain, ça sera trop tard.
Il faut dissiper et faire disparaitre à tout jamais la méfiance réciproque créée par cette vieille garde pour que nos peuples puissent tirer leur épingles du jeu dans notre région. Pour cela, le bon leader être un exemple dans ses actions, dans ses propos, dans ses fréquentations, etc.
Cher compatriote, en vous disant cela, je suis peut-être un naïf mais je suis de ceux qui croient encore qu'on peut éviter le suicide collectif. Et ceux qui ont la responsabilité de nous sauver de ce suicide collectif, sont ceux comme vous, qui ont accepté une charge publique. Être président d'une organisation politique est une charge publique, selon moi.
En dernier lieu, je finirais pas cette lettre sans rendre hommage à 3 leaders afars visionnaires qui avaient compris avant tout le monde ce dont je parle dans ma présente lettre : Mohamed Ahmed Issa “Cheiko”, Ali Oudoum et enfin Ahmed Dini Ahmed. Paix à leurs âmes.
Fraternité et joyeuses fêtes.
** Retour au sommaire ** =============================================== Vendredi 18 Décembre 2009 L'entourage de Aden Robleh persécuté?
Aden Robleh Awaleh est le premier candidat déclaré pour les élections présidentielles djiboutiennes de 2011. Les mauvaise langues disaient que ce vétéran de la lutte pour l'indépendance de notre pays était en fait "un lièvre pour IOG". Mais nous venons d'apprendre que les membres de sa famille qui travaillaient pour la fonction publique ou les sociétés d'état comme l'EDD, sont victimes de répression ou de mise à pied sans realtion avec le rendement au travail.
Est-ce une mise en scène de plus pour faire mieux passer la pillule ou, est-ce que Aden Robleh est vraiment décidé à "faire tomber" IOG?
Dans ces milieux, il est très difficile d'obtenir des informations crédibles pour étayer l'une ou l'autre des thèses car le pays est sous écoute. Mais une chose est sûre, il y a du mouvement.
Dossier à suivre.
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Djibouti: Ce pays si cher, si merveilleux et son article 23
La question de la modification de l’article 23 semble ne concerner ou n’intéresser que ceux qui veulent le modifier et quelques organisations de la société civile. D’aucuns diront que, à part quelques égarements de gens tel le président Aden Robleh, etc, officiellement la question ne serait pas à l’ordre du jour.
Mais, ce serait s’illusionner car lesdites sorties sont manifestement téléguidées et commandées ; Ce serait s’illusionner car il est de notoriété publique qu’une commission officieuse dirigée par le président de l’Assemblée qui croit être chef de terre, planche actuellement et avec tout son génie sur cette question, en recherchant les moyens, les méthodes et les stratégies pour noyer cette modification dans d’autres réformes et faire avaler la pilule par la communauté nationale et internationale.
Ce serait s’illusionner, car bien de bonzes du parti dirigeant de la majorité y sont opposés, voyant leurs ambitions étouffées, mais n’ayant pas le courage de s’exprimer, activent des réseaux pour le faire à leur place.
Ce serait s’illusionner, disons-nous enfin, car après Aden Robleh, rentreront en scène, les " tontons ", les " tanties ", les " amis ", les " fédérations ", les " sages, les " chefs " et leurs " valets ", dès le premier trimestre de l’année 2010, pour demander cette révision et exiger un référendum sur le sujet.
Et pourtant, cette question de révision de l’article 23 nous concerne tous, autant que nous sommes. Car la question brûlante de l’heure est de savoir si l’on veut constitutionnaliser la monarchie ou si l’on a la volonté de consolider la démocratie par le maintien des possibilités d’une alternance véritable.
La question brûlante de l’heure c’est aussi de savoir si nous voulons renter dans le cercle fermé des pays ou des grands peuples, qui illuminent l’humanité et son histoire par leur sagesse, leur choix courageux, leur engagement citoyen et républicain ou si nous voulons lézarder parmi ces pays où les systèmes sont bâtis autour d’une personne, d’un clan, d’une famille au détriment du bien-être et de l’intérêt supérieur de toute la nation.
La ou les réponse (s) à ce questionnement impose (nt) un positionnement citoyen, responsable et sans ambiguïté si tant est que nous sommes engagés à inscrire le nom de notre pays sur les tablettes de l’histoire, de la Grande Histoire des hommes et des peuples.
On dit, le plus souvent que le changement s’opère facilement de l’intérieur. Autrement dit, stopper le mouvement de confiscation des pouvoirs politico-économiques de Djibouti, nécessite en premier lieu que ceux qui sont à l’intérieur du parti dirigeant ou du système, démocrates convaincus et pleins de bonnes intentions pour leur pays, osent opposer leur non possumus : " nous ne pouvons pas, nous ne voulons pas ". Il est bien vrai que quand on a été fabriqué par un système, il est difficile d’en ressortir sans en souffrir des conséquences.
Cependant c’est dans ces épreuves que se distinguent les grands hommes. A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire, dit-on. Or, on ne saurait être sempiternellement l’avocat du diable. L’instinct alimentaire et la volonté de puissance ne peuvent être éternellement les principes de vie d’un homme ou d’une femme qui se veut " utile " à son pays, à ses frères, à ses parents.
Il faut avoir le courage et assumer ses responsabilités.
Mais, il n’y a pas que les éléments du parti dirigeant. Il reste que les partis d’opposition et l’ensemble de la société civile devraient, eux également, jouer leur partition. Les grandes démocraties et les grandes nations se sont toujours construites sur impulsion des plus déterminés de leurs fils. Car en définitive, " l’histoire n’est-elle pas solidaire du présent historique et condamnée à changer avec lui ? " Chaque société réécrit son histoire, parce qu’elle se choisit, recrée son passé.
Citoyens du présent, nous sommes au même niveau que le devenir que nous devons nous efforcer de retracer " ou de tracer.
Ce ne sont et ce ne seront jamais les déclarations, les conférences de presse, les débats de salon qui empêcheront le processus de monarchianisme et patrimonialisation de s’instaurer. La " fin est dans les moyens, a dit Ghandi, comme l’arbre est dans la semence ".
Que ceux qui aiment ce pays soient pépiniéristes de l’avenir en imaginant les arbres.
Djiboutiennement.
FreeDjibouti freedjibouti@windowslive.com http://afraissas.over-blog.com ** Retour au sommaire ** =============================================== Le 17 décembre 2009 LA VOIX AU CHAPITRE : par AÏNACHÉ -
L’OBSESSION
Plus le temps passe, et plus j'ai l'intime conviction que nos dirigeants actuels nous mènent droit vers la catastrophe. Le chemin sur lequel s'avancent nos dirigeants, avec cette obsession de la modification de la constitution, me semble suicidaire. Il paraîtrait que la propagande menée à cet effet est au zénith. Paradoxalement, ce petit comité de bateleurs répète à perdre haleine la nécessité de modifier la constitution, mais sans ne jamais donner aucune explication valable argumentée qui motive cette modification tant désirée. Tout le monde devine sans peine que cette modification de la Constitution n’a d’autre but que de permettre une troisième élection en vue d’une présidence à vie sans l’once d’un débat.
Nous savons tous, que la modification ou la non application de la constitution ne leur pose aucun problème et ne chahute pas leur conscience, par contre ce que j'attend, c'est la justification qu'ils vont trouver pour nous la faire accepter. Quels arguments vont-t-ils exposer pour justifier cette modification annoncée.
Quels est la politique : économique, sociale ou culturelle qu'ils n'ont pas pu faire, faute du temps après trente deux ans de pouvoir absolu. Il me vient en mémoire la phrase dans un discours prononcé par l'ancien Président, H. GOULED APTIDON, à l'époque où le jour de fête, il tenait les meetings encore à l'avenue 13. Je crois même c'était la dernière fois où la cérémonie s'est déroulée dans ce lieux populaire. Au milieu de son discours avec ses phraséologies habituelles il dit en raillant ses collègues du continent d’Afrique, avec un petit sourire au coin : '' Moi, je ne vous demanderais pas comme les autres de m'élire à vie. Je me présenterais à votre suffrage pour un mandat de six ans renouvelable une seule fois.'' Je me souviens d'avoir tiqué un peu en entendant cette phrase et je me suis ouvert d'une manière spontanée à la petite groupe avec qui je me trouvais en disant : « Compte tenue de son age après deux fois six ans cela équivaut à une présidence à vie. »
Ma petite sortie n'a pas amusé mes compagnons et particulièrement notre président actuel. Peut-être mes déboires avec ce régime ont commencés ce jour là ???
Quoi qu'il en soit cette modification annoncée déclanche une avalanche de réactions, dans tous les sites et les différents forums. Les plus virulents, et qui sont farouchement contre, sont les moins de trente ans. Ceux là même qui n’ont connu que ce régime.
A ce propos, je constate la vitalité renouvelée de nos compatriotes en observant les différents forums et la multiplication des sites. Comme chacun sait à la fin de cette semaine (samedi 19) se tient un forum à Bruxelles sur la commémoration du massacre d'Arhiba., organisé par l'association FDP (Forum pour la Démocratie et la Paix)
Je salue par ailleurs, le nouveau site Djiboutien qui vient d'être mis en ligne par un groupe de jeunes dynamiques : www.djiboutii.net . Il se donne comme mission de donner ''une voix pour les sans voix'' Autant dire que cela représente la grande majorité des djiboutiens
Voici la définition qu'ils se sont donnés et qu'on peut lire sur leur page d'accueil : ''Ce site vient s'ajouter aux nombreux autres mis en ligne par des djiboutiens vivant au pays, en Amérique du nord et en Europe. L'objectif premier est d'ajouter une voix, celle des sans voix. Nous allons ajouter notre voix mais aussi, et surtout, notre énergie, pour que notre pays redevienne une terre de partage, une terre de prospérité et une terre de fraternité pour tous ses enfants et nous sommes convaincus que c'est encore possible''.
C'est un programme louable auquel j'adhère sans réserve. Bravo aux animateurs de ce site et longue vie à leur projet. Saluons également, le blog prolifique ‘’FreeDjibouti’’ qui fournit beaucoup d’articles très intéressants. Grâce à ces multiples initiatives, les djiboutiens qui ont la possibilité pourront se ressourcer et s’informer. .
AÏNACHÉ
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15 Décembre 2009 : COMMUNIQUÉ DU MRD
"LES DJIBOUTIENS D’AMERIQUE DU NORD ET D’AILLEURS : EN MASSE POUR LE CHANGEMENT DEMOCRATIQUE A DJIBOUTI"
Pour sa seconde tournée[1] de lutte au Canada, le président du MRD, Monsieur Daher Ahmed Farah (DAF), s’est vu réserver un accueil chaleureux, fraternel, digne des sacrifices qu’il consent depuis des années pour la cause du renouveau national. Comme lors de la première visite, sa tournée était principalement destinée à la nombreuse diaspora djiboutienne vivant au Canada, la plus importante en nombre de toutes les communautés djiboutiennes de l’étranger. Mais très vite, la nouvelle de l’arrivée de DAF s’est répandue et les Djiboutiennes et Djiboutiens des Etats-Unis et d’ailleurs se sont tournés vers le Canada. De sorte que le voyage, initialement programmé pour deux semaines, s’est prolongé d’une semaine et que le message du Canada a pu atteindre la plupart de nos concitoyens, à l’intérieur comme à l’extérieur de Djibouti. En partie grâce à une bonne couverture médiatique (Voix de l’Amérique, Télévision parlementaire canadienne, TV Rogers d’Ottawa, Hiiraan on line, Chin et CFKCU Radios, Kulanka.com, le site du MRD, Youtube, etc.). C’est dire si cette seconde tournée du président du MRD au Canada a été un succès mémorable. Elle a pris date comme le coup d’envoi de l’intensification de la lutte. Coup d’envoi d’Ottawa, de Toronto, de Montréal, d’Edmonton, de Minnesota, de Chicago, de Pennsylvanie, d’Europe, mais aussi de Djibouti.
Arrêtons-nous un instant sur le déroulement de cette longue visite de grande portée politique, sociale et symbolique effectuée par le président du MRD. Elle a touché toutes les couches et composantes de la communauté djiboutienne. Dès le lendemain de son arrivée à l’aéroport international d’Ottawa, jeudi 22 octobre 2009, arrivée marquée par l’accueil des responsables et militants du MRD vivant au Canada parmi lesquels Ali Salem Omar, directeur de cabinet du président DAF, Ahmed Ibrahim Abdallah (président du Bureau du MRD en Amérique du Nord), Liban Abdi Khaireh (vice-président du Bureau), Mohamed Houssein Absieh et Abdillahi Hojor (Secrétaire général et Trésorier du Bureau), mais aussi d’autres cadres du parti tels que Houssein Abdourahman Andoleh et Mahdi Omar. Sans oublier le doyen Abdallah Hassan Mouneyfi, Mahdi Abdi Houssein, Saïd Adoyta ou encore Rafat Mohamed Ahmed. C’est l’école Ibn Batouta d’Ottawa qui a eu l’honneur de la première visite de DAF. Cet établissement, fondé par une grande figure intellectuelle et indépendantiste nationale, Docteur Omar Osman Rabeh, est essentiellement fréquenté par des élèves issus de la communauté somalo-djiboutienne d’Ottawa. Il s’est adressé aux apprenants de cette école en bon père de famille, avec ces mots forts : «Ne manquez pas une seconde pour étudier. Gardez à l’esprit qu’apprendre c’est s’élever vers un avenir décent. C’est une fierté pour vous-mêmes et vos parents. C’est aussi pouvoir être utile au pays d’origine comme à celui d’adoption. Vous êtes les bâtisseurs de demain. Bon courage». Rencontre suivie de la prière du vendredi et d’un premier bain de foule à la mosquée Asalaam.
Puis ont débuté une série de réunions aussi intéressantes les unes que les autres avec les membres de la communauté nationale. Le président du MRD a ainsi rencontré femmes et hommes, cadres et intellectuels djiboutiens, jeunes et moins jeunes. Il a sillonné tous les lieux de sociabilité : mijlis, campus universitaires, salles associatives, cafés, autres lieux de commerce, mais aussi logements familiaux. He «grounded» with his people, pour reprendre la jolie formule empruntée par Docteur Kennedid Ali Hassan. Et si les principaux centres physiquement visités ont été la capitale fédérale (Ottawa), Toronto et une partie du Québec, le président DAF a souvent été en contact téléphonique avec les communautés djiboutiennes d’Edmonton, de Montréal, de Québec-City où vit notamment le concitoyen Docteur Ali Dahan, de Minnesota où le dynamisme d’Aden Osman est à saluer, de Chicago, de Pennsylvanie…, toutes contrées d’où il a enregistré adhésions et actions. Au téléphone comme au face-à-face, il a abordé toutes sortes de questions avec ses interlocuteurs, fidèle à la règle du zéro sujet tabou. Il a longuement évoqué la lutte et le projet politique du MRD. Il a rappelé que le MRD est un parti résolument national et démocratique, qu’il est né en septembre 1992 sous l’appellation de PRD[2] pour rassembler les Djiboutiens tandis que le régime s’évertuait à les diviser. Il a insisté sur le changement que prône le MRD. Changement dans la forme (manière de faire la politique), dans le fond (idées) mais aussi dans les femmes et les hommes qui portent la politique. Dans la forme, car s’engager en politique c’est se placer au service de son peuple et de son pays, se poser en serviteur, non se servir ; c’est accepter les sacrifices qu’un tel don de soi comporte, surtout en temps de lutte, et persévérer en dépit de toutes les épreuves; c’est rechercher l’adhésion la plus large de ses concitoyens, de tous ses concitoyens. Changement dans le fond aussi, en rompant avec la mal-gouvernance à tous les niveaux : politique, administratif, économique, social, culturel et diplomatique. Avec au centre des préoccupations, la construction nationale et le développement harmonieux. Construire et développer par la justice sociale (notamment par la solidarité active et la récompense du mérite), par la fraternité et l’unité entre les Djiboutiens, par le respect de la volonté populaire (débat national, transparence électorale, mode de scrutin à la proportionnelle pour plus d’équité, réhabilitation de la fonction de député), par la décentralisation politique, par le respect de la séparation des pouvoirs (législatif, judicaire et exécutif équilibré), par l’exercice démocratique des prérogatives d’Etat (fin des abus et accountability), par le progrès économique et socioculturel. Changement dans les femmes et les hommes enfin, avec des Djiboutiennes et Djiboutiens crédibles et dynamiques pour porter le changement. Le MRD entend donner toute leur place aux jeunes et aux femmes qui sont autant de talents et d’énergies indispensables au renouveau. Le président n’a pas oublié de souligner l’attachement du MRD à l’unité de l’opposition, qu’il s’agisse des partis légalisés ou du mouvement armé du FRUD. Outre les Djiboutiennes et Djiboutiens, DAF s’est réuni avec des ressortissants des pays de la région, notamment avec des personnalités en vue et autres membres de la diaspora somalienne, somalilandaise et yéménite tels que Docteurs Iyow et Aïdid ou encore le patron de média Ahmed E. Gure. Il leur a renouvelé le soutien sincère du MRD et du reste de l’opposition mais aussi l’attachement du parti aux principes de respect mutuel et de bon voisinage avec tous les pays de la région. Il a dénoncé au passage l’absence de vision et les agissements du régime quant aux affaires du Somaliland et de la Somalie et, plus généralement, dans les relations extérieures de notre pays.
La grande conférence tenue dans l’enceinte de la mairie de la ville d’Ottawa le samedi 31 octobre 2009 (qui a également vu la participation des camarades de Montréal) et celle non moins importante du samedi suivant 7 novembre 2009 à Toronto (la grande capitale économique du Canada qui n’a pas lésiné sur les moyens pour accueillir le président du MRD), ont été le point d’orgue de ce voyage de rassemblement et de mobilisation. Pour l’une comme pour l’autre de ces deux conférences d’Ottawa et de Toronto, les Djiboutiens se sont déplacés de manière massive et spontanée pour entendre le président du MRD. Ils n’ont pas été déçus. Le message de Daher Ahmed Farah a répondu à leurs questions et abordé avec franchise leurs sujets de préoccupation. D’ailleurs, après l’intervention de DAF et celle éclatante d’engagement des autres responsables présents du parti, Ali Salem Omar, Ahmed Ibrahim Abdallah, Houssein Abdourahman Andoleh, ou encore Mohamed Houssein Absieh, mais aussi d’autres participants tels que Houmed, Mahamoud Barkadleh, Mohamed Ali, Hassan A. Aden, toutes à la tonalité résolument djiboutienne, ou encore du représentant de la diaspora somalilandaise, Ali Farah Djama dit Jackson, le président du MRD s’est longuement prêté au jeu démocratique des questions et réponses, parachevant le dialogue fructueux avec les Djiboutiens. En toute franchise, cette visite du président Daher Ahmed Farah a rencontré un intérêt sans précédent de la part des Djiboutiens. Quelque chose s’est produit au Canada, aux Etats-Unis et, au-delà, à Djibouti : la prise de conscience chez nos concitoyens que le changement démocratique est non seulement urgent mais possible au pays. Ils se sont prononcés pour le renouveau démocratique, rejetant les méfaits du régime : tribalisme, sectarisme, corruption, peur instillée par le pouvoir, mauvaise gouvernance… Ils ont dit NON au vieux et funeste «diviser pour mieux régner ».
Le président du MRD et le Bureau du parti en Amérique du Nord remercient toutes celles et ceux qui ont contribué, d’une manière ou d’une autre, au succès de cette visite de lutte. Ils remercient les médias en ligne ou traditionnels pour leur couverture de l’événement. Ils remercient les autorités canadiennes pour leur bienveillance et leur attention aux souffrances du peuple djiboutien.
L’heure est désormais à l’intensification de la lutte et à l‘avènement du changement.
Le président Ismaël Omar Guelleh serait bien inspiré d’écouter et de répondre favorablement aux cris du peuple djiboutien, au lieu de tendre l’oreille à son égoïsme et à la poignée d’individus intéressés qui l’encouragent à s’éterniser au pouvoir. Il serait bien inspiré de saisir, enfin, que les temps ont changé et qu’aujourd’hui n’est pas hier.
Le Bureau du MRS en Amérique du Nord ** Retour au sommaire ** ================================== 13 décembre 2009 Entretien avec MED KADAAMY - Nouvelles d addis (decembre2009)
“Le FRUD contrôle un territoire plus vaste que le président somalien, Cheik Cherif Ahmed, soutenu par la communauté internationale” “Après avoir été réduit à une force de proposition, le FRUD redevient un acteur important à Djibouti” Mohamed Kadamy, dirigeant du FRUD (Front pour la restauration de l’unité et de la démocratie)
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L'intégrale de l'entretien avec Mohamed Kadaamy Propos recuellis par Colette Delsol et Alain Leterrier Les nouvelles d'Addis (LNA). À quoi sert le FRUD ? Mohamed Kadamy (MK). Il faut peut-être au préalable se demander ce qu’est le FRUD, c'est-à-dire sa nature, ses objectifs. Le FRUD n’a pas jailli du rocher. Incontestablement, le FRUD est l’émanation et le fruit des luttes populaires multiformes pour les libertés, la démocratie, qui rythment la vie des citoyens ces trois dernières décennies. Le FRUD s’est inscrit dès sa création, il y a dix-huit ans, dans un mouvement d’émancipation des peuples, avec une volonté radicale de changement. Le FRUD a consenti d’énormes sacrifices, pour une projection dans l’avenir, en essayant toujours, de semer ici et maintenant les graines pour un futur meilleur pour ce pays et sa population. Bien sûr, tout œuvre de cette nature, tout dessein de cette ampleur n’est pas une promenade tranquille, il suscite des obstacles, des oppositions, et engendre aussi ses propres contradictions. C’est pourquoi le FRUD a été affaibli par les moyens colossaux du pouvoir et de ses alliés, mais aussi par ses différentes défections et divisions. Nous avons maintenu, contre vents et marées, la structure politico-militaire, grâce à la volonté farouche des combattants, des cadres, et de quelques dirigeants. La reconstruction du FRUD s’est faite dans un contexte très difficile, souvent à contre courant. La persistance dans nos positions d’une part, les dégradations constantes de la situation du pays et de la population d’autre part, ont eu raison de l’hostilité ambiante, de l’indifférence complice, et généré des ralliements de plus en plus importants pour notre mouvement. Après avoir été réduit à une force de proposition, le FRUD redevient aujourd’hui – en dépit des analyses nombreuses ici et là annonçant sa disparition – un acteur important à Djibouti. Aussi incroyable que cela puisse paraître, le FRUD contrôle aujourd’hui un territoire plus vaste que le président somalien, Cheik Cherif Ahmed, soutenu par la communauté internationale. Dès lors, le FRUD va contribuer au changement démocratique. LNA. – Qui soutient votre organisation ? : l’Éthiopie, l’Érythrée, un mouvement islamiste… MK. – D’une manière générale les mouvements politiques répondent à ce genre de question en disant qu’ils comptent sur leur propre force. En ce qui concerne le FRUD, le slogan « compter d’abord sur ses propres forces » n’est pas l’expression d’une langue de bois, et reflète l’exacte réalité de notre situation. Historiquement, le FRUD est connu comme le mouvement qui a pu libérer et contrôler 2/3 du territoire djiboutien de novembre 1991 à mars 1993 sans le soutien d’aucun mouvement, ni d’aucun État. Il faut ajouter à ce tableau, qu’il n’y a ni or ni diamants ni pierres précieuses dans les régions où opère le FRUD. À l’heure où nous parlons, aucun mouvement, aucun État, et aucune entreprise ne soutient le FRUD. Notre atout ce sont les ressources humaines, notre richesse c’est l’élément humain qui reste très précieux. Nous nous efforçons surtout de ne pas nous créer des ennemis, ni parmi les organisations ni parmi les États voisins ni parmi les puissances. LNA. – Vous avez déclaré aux Nouvelles d’Addis que le FRUD n’écartait aucune hypothèse concernant son action, excepté le terrorisme (1). Où en êtes-vous concernant les voies politiques et/ou armées ? MK. – L’humoriste français Raymond Devos disait : « Il m’arrivait de prêter l’oreille à un sourd. Il n’entendait pas mieux ». Depuis l’indépendance nous avons affaire, à des dirigeants complètement sourds, qui n’entendent, aucun raisonnement, aucun avertissement et qui sont dans une fuite en avant permanente. Mais la surdité du président actuel est totale, il a même poussé le bouchon très loin, en piétinant le dernier accord de paix signé d’une manière solennelle le 21 mai 2001 avec le regretté Ahmed Dini, qui pourtant nous l’avons dit et répété, ne remettait pas en cause son pouvoir omnipotent. Cet homme, qui tire sa seule légitimité de ses liens de parenté avec l’ancien président Gouled et de sa répression sauvage contre les démocrates et la communauté Afar, et qui n’a jamais reçu l’onction des urnes (parce qu’en 1999, c’est son concurrent Moussa Ahmed Idriss qui l’a emporté et en 2005, il était le seul candidat en lice où seuls 10 à 13% des électeurs se sont déplacés), a fait preuve d’une arrogance inouïe. Il a déchiré sa seule carte d’entrée en politique que constituait l’accord de paix. L’accord de paix ce ne sont pas des privilèges qu’une partie accorde à une autre, ce n’est pas une dévolution des propriétés appartenant au gouvernement ; ce n’est pas un don que le prince régnant accorde à une partie de la population ou à ses sujets : c’est une obligation sacrée pour les parties signataires d’honorer leurs engagements, pour atteindre les objectifs fondamentaux de la paix. Les décrets, les lois et même l’acte fondamental qu’est la constitution doivent s’adapter aux clauses de l’accord de paix, qui n’est pas un bout de papier mais un engagement fondamental liant les parties pour l’avenir et constituant le fondement du vivre ensemble des citoyens d’un État. Nous sommes très étonnés, que les puissances présentes à Djibouti militairement n’aient pas daigné critiquer cette violation flagrante par Ismaël Omar Guelleh de l’accord de paix, tout en sachant que c’est lourd de conséquences. La politique menée depuis trente-deux ans est extrêmement suicidaire pour l’État de Djibouti (opinion partagée par une grande partie du peuple djiboutien et par de nombreux observateurs), car sans pays Afar, il n’existe pas de République de Djibouti. Non seulement les questions soulevées par le conflit n’ont pas été réglées, mais elles ont été aggravées, et sont devenues même taboues. Face à la violence fondatrice de ce régime, basée sur la seule force, qui tourne le dos à la création d’un État national et démocratique, la résistance (entendue à la fois comme môle de résistance face à l’oppression et comme processus de création d’une nouvelle alternative) est un combat légitime, juste et nécessaire. Nous avons, en tant que FRUD, scrupuleusement respecté les populations des zones où nous menons nos actions, nous n’avons jamais pris comme cible un seul civil, nous avons soigné, bien nourri, les prisonniers militaires que nous avons détenus. Il faut être conscient que ces combattants, qui essaient d’écrire une nouvelle page de l’histoire de notre pays, en refusant le confort douillet des villes, luttent pour l’intérêt de toute la population, et doivent être soutenus par tous ceux qui aspirent au changement. Cela ne nous empêche pas de faire nôtre la citation d’Antonio Gramsci qui dit : « Il faut avoir une parfaite conscience de ses propres limites, surtout si on veut les élargir ». LNA. – Il y a des accrochages dans le Nord de Djibouti, entre les éléments armés du FRUD et l’armée nationale djiboutienne (AND). Il semblerait que l’AND ne soit pas tellement pressée d’en découdre, qu’elle évite le contact… Confirmez-vous nos informations ? Si oui, à quoi ça tient ? MK. – Il y a eu plusieurs accrochages entre le FRUD et l’AND dans les districts d’Obock et de Tadjourah. Le deux plus importants ont lieu du côté de Moussa Ali et à Sismo dans les Mablas. Dans ce dernier affrontement, du 30 août 2009, l’attaque de l’armée a été repoussée malgré l’utilisation des hélicoptères, et elle a subi des pertes. Mais à chaque fois, les officiers supérieurs doivent faire les déplacements pour convaincre les troupes d’aller combattre le FRUD. Il est exact que la plupart du temps, l’armée évite le contact. Plusieurs problèmes secouent l’AND ces dernières années. Face à l’érosion de leur pouvoir d’achat, consécutive en partie à la hausse des denrées de première nécessité, les militaires basés au Nord ont organisé un mouvement de mutinerie, en février 2008, pour revendiquer des hausses des salaires et surtout l’alignement de leurs salaires sur ceux de la garde présidentielle. À cette crise sérieuse au sein de l’armée, qui a failli dégénérer, s’est ajoutée au moment même où les militaires s’attendaient à bénéficier des hausses de salaires promises, en avril 2008, une guerre dite frontalière avec l’Érythrée, déclenchée par le chef de l’État Ismaël Omar Guelleh et le chef d’État Major de la Défense, Zakaria Cheik Ibrahim. Beaucoup des soldats mutins ont été envoyés au front où ils ont payé un lourd tribut lors des affrontements meurtriers entre les deux pays en juin 2008. Certains officiers ont émis des doutes sur le bien-fondé de cette opération et ont été sanctionnés. Ces deux événements ont mis le moral des troupes à plat, entraînant des désertions par dizaines. Ce malaise est amplifié par l’éviction de l’homme d’affaire Abdourahman Boreh (personnalité économique de première importance, qui a vu tous ses biens confisqués par le fait du prince), qui semble influent au sein de l’armée. L’AND a par ailleurs des difficultés croissantes avec les anciens du FRUD, incorporés après les deux accords de paix. Ils n’ont jamais été réellement acceptés, beaucoup d’entre eux ont quitté suite aux harcèlements, à l’ostracisme. Trois d’entre eux ont été exécutés sur ordre de la hiérarchie : Aboubakar Ayoub, le 7 mai 2008, à Galilée à la frontière éthiopienne ; Ali Mahamad, à Balbala, mi-décembre 2008 ; et Mohamed Halloyta dit Reedo, le 18 août 2009, à Boli (50 km de Tadjourah). Depuis la mort de Halloyta, qui était très populaire parmi ses camarades, les anciens du FRUD se sentent en danger et des incidents se sont multipliés. Cinq d’entre eux sont emprisonnés parce qu’ils se sont opposés à des exactions contre des civils : à Assagueila, suite à l’explosion d’un camion-citerne militaire, le 15 octobre 2009 ; ou à Galéla, la même semaine, en empêchant le viol de deux jeunes filles dont celle du notable ; ou encore le 10 novembre, à Dawdaya. Les exactions contre les civils, de plus en plus nombreuses, ne sont pas le fait d’actes isolés et spontanés ; parmi les militaires, il y a des personnes recrutées dans le sérail des proches du Président, spécialement chargées de basses besognes, de sévir contre des civils innocents, pour provoquer un clash entre l’armée et la population et créer des tensions tribales. LNA. – Le Premier ministre djiboutien a tenu des propos très durs au sujet de votre mouvement. C’était dans le Nord et il s’exprimait en afar. Certains de ses propos sont surprenants : il a dit entre autres que le FRUD bloquait les routes, paralysait la région… Curieuse déclaration, non ? MK. – Cette déclaration du Premier ministre n’est pas isolée et s’inscrit dans le cadre d’une communication gouvernementale tous azimuts. Le discours en afar du Premier ministre, prononcé à Tadjourah le 22 octobre 2009 (à l’occasion de la remise d’un ferry-boat, don de la coopération japonaise), s’adressait à la population du Nord qui connaît mieux que lui la situation dans la région et l’importance du FRUD. Mais il en a surpris plus d’un, en déclarant que le FRUD paralysait de facto les districts de Tadjourah et d’Obock (c’est-à-dire la moitié du pays). C’était aussi une manière de faire mieux passer le message de fermeté du chef de l’État, à l’endroit des habitants de la région, soupçonnés de soutenir cette organisation. Autre auditoire autre discours, en contradiction avec le précédent, le ministre de l’Intérieur (très malmené au sein du pouvoir), a été le dindon de la farce, en jouant le plus mauvais rôle. Il a déclaré en somali à la radio Voix de l’Amérique, le 2 novembre, que le FRUD est constitué de quelques bandits qui maltraitent les habitants. Enfin, une fois n’est pas coutume, la partition la plus délicate a été attribuée au ministre des Affaires étrangères, celle qui consiste à démontrer qu’il n’y a pas de conflit interne à Djibouti et que tous ses malheurs viendraient de l’extérieur. En novembre 1991, lors de premier affrontement entre le FRUD et les troupes gouvernementales, le FRUD était qualifié de milice éthiopienne. Cette fois-ci, c’est l’Erythrée qui est accusée d’entraîner des milices pour déstabiliser Djibouti. Ce ministre qui a lu le communiqué à la chaîne Al-Jazeera, au Caire le 25 octobre, sans état d’âme, sait mieux que quiconque que le FRUD est Djiboutien dans sa composition, dans ses revendications et dans ses objectifs. Il s’est personnellement rendu compte de l’importance de cette organisation, lors de son déplacement dans les Mablas (sa région natale) en septembre 2009, où les notables ont accusé l’armée d’utiliser les habitants comme bouclier humain. Le FRUD a existé et existera, nonobstant les péripéties entre le régime de Djibouti et les États voisins (Éthiopie, Érythrée). En réalité Ismaël Omar Guelleh, tente désespérément de régionaliser le conflit djibouto-djiboutien, comme il l’a fait à partir de février 1992, en recrutant 8.000 anciens soldats somaliens de Ziad Barré. De la même manière, il essaie d’utiliser les centaines de soldats somaliens en formation à Holhol (Sud de Djibouti), contre les combattants du FRUD. LNA. – Quelle est la spécificité du FRUD, par rapport à l’opposition légalisée de Djibouti ? MK. – Le FRUD est une organisation politico-militaire, c’est sa place particulière dans le paysage politique djiboutien. Nous considérons que la phase primaire de la constitution de l’État national n’est pas achevée à Djibouti ; dès lors, le monopole de la violence exercée par le régime depuis trente-deux ans n’est pas légitime. Fort de ce constat, le FRUD conteste ce monopole depuis dix-huit ans. Il y a comme une relation dialectique entre le renforcement du FRUD et la libération des espaces démocratiques, et son corollaire : la création des partis politiques. Les premières avancées du FRUD ont obligé le régime à se doter d’une constitution et d’un quadripartisme, vite vidés de leur contenu. Dans un deuxième temps, les poussées du FRUD ont permis l’instauration d’un multipartisme à partir de septembre 2002, qui ne conservera que l’aspect administratif. Il y a aujourd’hui quatre partis d’opposition, dont trois sont regroupés dans une coalition UAD (Union pour l’alternance démocratique), avec des moyens d’action très limités, et dont la légalité peut être annulée à n’importe quel moment, comme ce fut le cas pour le MRD (Mouvement pour le renouveau démocratique), dissout par décret présidentiel sous un prétexte futile. Jamais deux sans trois, nous espérons cette fois, atteindre nos objectifs avec la participation de l’ensemble des forces de changement. Les puissances occidentales, présentes à Djibouti et les pays voisins n’ont aucun intérêt à soutenir la présidence à vie d’Ismaël Omar Guelleh. Ce régime, facteur d’instabilité pour son pays et pour la région, a déjà entamé sa descente dans une sorte de Sombololoho (2), qui en afar évoque « un genre de piste glissante comme le toboggan ». LNA. – Y a-t-il des interconnexions entre le FRUD et les autres mouvements de l’opposition démocratique ? L’opposition accepte-t-elle l’éventualité d’une action armée ? MK. – Dans un contexte marqué par un sentiment de désespérance et d’impuissance, le FRUD est porteur d’espoir parce qu’il peut affaiblir l’omnipotence militaire du régime. Perçu avec méfiance par un secteur de la population il y a quelque temps, le FRUD est désormais encouragé dans ses actions par différents acteurs, y compris par les partis légalisés, comme facteur de démocratisation. Le renforcement du FRUD permet d’établir un rapport de force en faveur de l’ensemble des mouvements démocratiques avec lesquels nous entretenons de bonnes relations. Mais la question récurrente au sein de ces mouvements, de l’alliance avec notre organisation doit être tranchée rapidement. Pour notre part, nous essayons d’entretenir avec les partis d’opposition un rapport d’égalité, compte tenu de la configuration politique actuelle caractérisée par l’existence de plusieurs courants politiques. Cette situation exige la formation d’un large front basé sur une plate-forme, assorti du respect, de l’autonomie et de la liberté d’action de toutes les formations démocratiques. Cette démarche ouvre une autre perspective et s’oppose aux pratiques du pouvoir en place depuis l’Indépendance, qui a cannibalisé tous les groupes qui se sont ralliés à lui, comme la tendance dissidente du FRUD ou le PND d’Aden Robleh. LNA. – On parle aussi d’insécurité, d’exactions de jeunes et de voyous à Djibouti-ville. Quelles sont les formes et les conséquences de ce climat dans la capitale ? MK. – Il faut distinguer trois niveaux d’insécurité qui frappent les citoyens de la capitale. La première violence est le fait des services d’ordre (police et garde présidentielle), qui s’attaquent à tous ceux qui défendent leurs droits : les chômeurs, les lycéens, les habitants des quartiers considérés comme hostiles au pouvoir. Trois personnes ont été tuées à Balbala, en résistant aux destructions de leurs logements, en août 2009. En second lieu, on assiste à des incendies plus ou moins organisés des bâtiments administratifs (Cour des comptes avec destruction de toutes ses archives, bureaux de la Cour suprême, ministère de l’Agriculture, etc.), et certains logements bien ciblés. Aucune enquête n’a été diligentée, donc aucune personne n’a été arrêtée. Enfin, une violence des jeunes a fait son apparition ces derniers temps, qui prennent possession des quartiers après 21h00. Cette insécurité s’apparente à ce que le politologue camerounais Achille Mbembe qualifiait de lumpen-radicalisme , c'est-à-dire une violence sans projet politique. Elle est alimentée par les tensions, nées au sein du pouvoir, après l’annonce du parti au pouvoir de l’éventualité du troisième mandat pour l’actuel président. Cette nouvelle forme de violence urbaine met à mal la fiction de stabilité et risque de s’amplifier au fur et à mesure que le régime dépérit ; elle est favorisée par les démantèlements des structures politiques, syndicales et associatives. LNA. – Par ailleurs, la situation alimentaire est grave à Djibouti, dans le Nord et dans le reste du pays. Est-ce globalement un problème de même nature que dans le reste de la corne de l’Afrique ? MK. La situation alimentaire s’aggrave d’année en année. En 2008, l’organisme américain d’alerte précoce, Famine Early Warning Systems Network (Fews.net) a estimé à 340.000 (c’est-à-dire la moitié de la population) le nombre de personnes souffrant de la faim et qui auraient un besoin urgent d’assistance ; en 2009, leur nombre est en nette progression. S’il est vrai que Djibouti subit de la même manière le cycle de la sécheresse et de la famine qui frappe le reste de la corne de l’Afrique, la situation alimentaire est aussi aggravée par le détournement (jusqu’à 90%) de l’aide internationale. La situation est encore plus dramatique pour les populations du nord et du sud-ouest, qui subissent une destruction lente de la part du pouvoir et qui n’ont toujours pas accès aux aides et services des ONG. Les habitants de la zone frontalière avec l’Érythrée sont les plus durement touchés, parce qu’ils sont soumis à un embargo de la part des autorités djiboutiennes ; autorités qui ont pris la décision scandaleuse d’interdire le déplacement dans cette région du sultan de Rahaita, M. Abdoulkader Daoud, personnalité coutumière très respectée parmi la population djiboutienne, ainsi que celui de ses frères et de sa famille. ** Retour au sommaire **
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8 décembre 2009 Nominations à l'ARD
Convaincu de la nécessité d'impliquer toutes les composantes de la diaspora djiboutienne dans le combat démocratique, Le Comité exécutif de l'ARD réuni en session ordinaire, a décidé de procéder aux nominations suivantes :
- M. Madhi Ibrahim Ahmed God au poste de vice-président,
- M. Hassan Cher Hared, en qualité de représentant de l'ARD en Suisse,
- M. Hamad Daoud, en qualit de représentant de l'ARD en France.
Signé par le Président de l'ARD.
Toutes nos félicitaions aux 3 nouveaux responsables de l'ARD en Europe. Pour plus d'infos, cliquer ici.
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8 décembre 2009 ARD : Le mot du Vice-Président de l’ARD
Je tiens avant tout à remercier l’ensemble de la Direction de mon parti pour la confiance qu’elle me témoigne par cette nomination au poste de Vice Président de l’ARD.
Je tiens aussi à encourager davantage toutes les actions quotidiennes, parfois rendues difficiles par le régime en place, des responsables du parti à tous les échelons de la hiérarchie, ainsi que celles encore plus pénibles de nos militantes et militants présents sur place en République de Djibouti.
Je salue le courage, l’assiduité et la détermination du Président de la LDDH, mon camarade Jean-Paul ABDI NOEL et de ses proches collaborateurs. Leur travail à Djibouti, dans l’état actuel des choses, est plus que salutaire et je salue leur courage et leurs efforts inestimables à cette lutte pour la démocratie et l’Etat de droit.
Je salue enfin la lutte des hauts responsables politiques du pays qui continuent hardiment à combattre les régimes d’hier et d’aujourd’hui, qu’ils soient ou non membres de la coordination de l’opposition UAD.
Je me réjouis de la nomination de deux grands responsables à des postes d’importance en Europe. J’adresse mes sincères félicitations au Docteur Hamad Daoud, Représentant de l’ARD en France et à Monsieur Hassan Cher Hared, Représentant de l’ARD en Suisse. Leur combat ne datant pas d’aujourd’hui, je suis convaincu qu’ils apporteront un sang neuf à la nouvelle direction de l’Europe et que leur travail répondra sans faille à l’attente de nos compatriotes ici comme à Djibouti.
Dans le cadre de la nouvelle approche organisationnelle de l’ARD-Europe, d’autres nominations seront bientôt effectuées pour d’autres pays dans cet espace géographique, afin de répondre le plus efficacement possible aux attentes de nos compatriotes ici. Ces prochaines nominations compléteront la couverture géographique de l’espace européen et permettront de coordonner au mieux les actions politiques, sociales et culturelles de la communauté djiboutienne. Les pays actuellement en vue sont la Belgique, la Hollande, le Royaume-Uni, et les Pays Scandinaves. Nous ne nous désintéressons certainement pas de l’Amérique du Nord. Une nomination est aussi à l’étude pour cet espace géographique où la présence de la diaspora djiboutienne est importante.
Comme vous le savez, chers compatriotes, le choix de ma personne au poste de vice-président est la consécration d’une lutte active et militante, officiellement engagée depuis qu’une opposition civile (le FUOD, Front Uni de l’Opposition Djiboutienne) est venue renforcer l’action décisive du Front pour la Restauration de l’Unité et de la Démocratie (FRUD) en 1991. Quant à mon aversion pour ce régime, elle date de ses origines, c’est-à-dire de l’instauration du parti unique dans le pays, consécutive à la confiscation du sens de la lutte pour l’Indépendance et de l’élimination de ses véritables héros, hommes et femmes.
L’action militaire du FRUD fin 1991 est et reste le principal acte fort de la lutte du peuple djiboutien dans son ensemble pour l’avènement de la Démocratie, de la Justice et de l’Unité bâillonnée par le régime sectaire et improductif de Gouled dès la formation du Rpp.
Sans équivoque aucune, c’est l’action militaire du FRUD qui a ouvert la voie à l’expression et à l’affirmation de toutes les contestations politiques et sociales qui marquèrent les années allant de 1992 à 1997. Ces ressentiments « tués dans l’œuf » des années durant s’étaient transformés, après les tracts anonymes, en de contestations pacifiques, ouvertes et engagées contre la dictature par la biais de partis politiques, légaux comme le PRD du regretté Mohamed Djama ELABE ou non légaux regroupés sous la bannière du FUOD, dirigé par le regretté Mohamed Ahmed Issa dit CHEIKO, et au niveau social par les plus actifs syndicats comme le SEP et le SYNSED de la grande centrale syndicale de l’UDT.
Vous conviendrez avec moi qu’aucune victoire significative aussi minime soit-elle n’a été enregistrée depuis fin 1991 par l’opposition, armée ou pas. Les timides conquêtes que furent le multipartisme intégral, comme la publication de journaux de l’opposition, ou encore l’organisation de meetings à caractère pacifique n’ont tout simplement été que des parenthèses, des feux de paille. Que le régime se permette d’interdire en toute illégalité le MRD de mon ami Daher Ahmed Farah est bien la preuve qu’une épée de Damoclès est suspendue au-dessus de chaque parti politique d’opposition : la démocratie est un leurre à Djibouti. Chers amis et compatriotes, cette lutte continue. Gouled a légué sa place à ses forces du mal qui hantent encore le peuple de Djibouti. Ismail Omar Guelleh est l’incarnation de cette force du mal. Nous devons le combattre avec encore plus de détermination.
MAHDI IBRAHIM AHMED GOD VICE-PRESIDENT DE L’ARD
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